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PER ou assurance-vie en 2026 : différences, fiscalité et comment choisir ?

PER ou assurance-vie en 2026 : différences, fiscalité et comment choisir ?

PER ou assurance-vie en 2026 ? La loi de finances 2026 a modifié la donne fiscale, mais ces deux enveloppes restent complémentaires plutôt que concurrentes. Ce guide décortique fiscalité, liquidité et transmission, et propose une matrice décisionnelle par profil pour identifier l'arbitrage adapté à votre situation patrimoniale.

PER et assurance-vie : quelles sont les différences ? Le tableau comparatif

Le plan d'épargne retraite (PER) et l'assurance-vie partagent suffisamment de points communs pour entretenir la confusion. Le PER assurantiel est d'ailleurs juridiquement un contrat d'assurance de groupe, au même titre que la quasi-totalité des assurances-vie en France. Mais sous cette parenté formelle se cachent deux logiques patrimoniales opposées : le PER est une enveloppe tunnel, conçue pour la retraite, avec un avantage fiscal à l'entrée contre un blocage des fonds. L'assurance-vie est un contrat polyvalent, liquide à tout moment, avec une fiscalité qui devient avantageuse dans la durée.

Le tableau ci-dessous synthétise les principales différences entre les deux enveloppes en 2026.

Critère PER individuel Assurance-vie
Objectif principal Préparer la retraite Épargne polyvalente (projets, retraite, transmission)
Disponibilité des fonds Bloqués jusqu'à la retraite, 6 cas de déblocage anticipé Disponibles à tout moment
Fiscalité à l'entrée Versements déductibles du revenu imposable (optionnel) Aucune déduction
Fiscalité à la sortie Capital imposé au barème IR (si déduction fiscale à l'entrée) + gains au PFU 31,4 % Abattement de 4 600 € / 9 200 € après 8 ans, PFU 7,5 % sous 150 000 € de primes (+17,2 % de prélèvements sociaux)
Plafond de versement Plafonnement de la déduction en fonction des revenus d'activité Aucun plafond de versement
Transmission avant 70 ans 152 500 € d'abattement par bénéficiaire (PER assurance) Intégration dans l'actif successoral (PER compte-titre)
152 500 € d'abattement par bénéficiaire pour les versements réalisés avant 70 ans
Transmission après 70 ans Abattement global de 30 500 € Abattement global de 30 500 €, gains exonérés pour les versements réalisés après 70 ans
Cas de déblocage anticipé Invalidité, décès conjoint, surendettement, fin des droits chômage, liquidation judiciaire, achat résidence principale Sans objet (disponible librement)
Déductibilité après 70 ans Supprimée depuis le 1er janvier 2026 Sans objet

À la lecture de ce comparatif, deux constats s'imposent : 

  • Le PER est un outil de défiscalisation redoutablement efficace pendant la vie active, à condition d'être imposé dans une tranche significative. 
  • L'assurance-vie, elle, combine souplesse, fiscalité dégressive et cadre successoral privilégié, ce qui en fait un outil patrimonial polyvalent. 

Le bon arbitrage dépend moins d'un choix entre les deux que d'une réponse à quatre questions : quelle est votre tranche marginale d'imposition aujourd'hui ? Quel est votre horizon jusqu'à la retraite ? Avez-vous besoin d'une épargne disponible ? Et quel est votre objectif de transmission ? 

La suite de ce guide traite chacune de ces dimensions.

Ce que change la fiscalité 2026 dans l'arbitrage

La loi de finances 2026 et la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 ont introduit trois mesures qui modifient directement le rapport de force entre PER et assurance-vie. Deux pèsent sur le PER, une le rend plus souple.

  • Hausse de la CSG de 9,2 % à 10,6 % (LFSS 2026) : les prélèvements sociaux sur les gains du PER passent à 18,6 % (contre 17,2 % pour l'assurance-vie, épargnée par la mesure). Le prélèvement forfaitaire unique applicable au PER passe de 30 % à 31,4 %. Sur 10 000 € de plus-values retirées, l'écart de taxation entre les deux enveloppes représente désormais 140 € en faveur de l'assurance-vie.
  • Fin de la déductibilité des versements PER après 70 ans (LF 2026, article 9) : depuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Le versement reste autorisé, mais le PER perd son principal intérêt fiscal à l'entrée pour les épargnants concernés.
  • Report des plafonds de déduction étendu de 3 à 5 ans : les plafonds non utilisés à partir de 2026 pourront être mobilisés jusqu'à cinq ans plus tard, contre trois auparavant. Cette mesure favorable concerne notamment les travailleurs indépendants aux revenus irréguliers, les salariés encaissant un bonus ponctuel ou les contribuables souhaitant lisser leurs versements.

Concrètement, les conséquences pratiques de ce changement restent limitées, sauf peut-être pour les stratégies d’optimisation patrimoniale avancée consistant à exploiter le PER comme outil d’optimisation de la transmission après 70 ans. 

PER ou assurance-vie : quelle fiscalité à l'entrée et à la sortie ?

La différence fiscale entre les deux enveloppes se joue en deux temps : à l'entrée, le PER permet de réduire son impôt sur le revenu immédiatement ; à la sortie, l'assurance-vie offre un régime plus favorable après huit ans de détention. Comprendre ces deux mécanismes, puis les mettre en balance, est au cœur de l'arbitrage.

À l'entrée : le PER fait la différence, à partir d'un certain TMI

Le PER individuel autorise la déduction des versements volontaires du revenu imposable, dans la limite du plafond annuel calculé par l'administration fiscale. Cette déduction produit une économie d'impôt proportionnelle à la tranche marginale d'imposition (TMI) du contribuable : plus le TMI est élevé, plus l'avantage est conséquent.

Pour un versement de 10 000 € sur un PER, l'économie d'impôt immédiate se présente ainsi :

TMI Économie d'impôt pour 10 000 € versés Effort d'épargne net
11 % 1 100 € 8 900 €
30 % 3 000 € 7 000 €
41 % 4 100 € 5 900 €
45 % 4 500 € 5 500 €

Cette économie n'est pas un cadeau définitif au sens strict : les sommes déduites à l'entrée seront réintégrées au revenu imposable au moment du retrait. On parle donc techniquement d'un report d'imposition. Mais réduire le PER à cette lecture comptable serait une erreur, pour deux raisons économiques majeures :

  • Le prix du temps joue en votre faveur : Payer 100 € d'impôt dans trente ans n'équivaut pas à payer 100 € aujourd'hui : la valeur actualisée d'un euro futur est inférieure à celle d'un euro présent. Différer l'imposition, c'est mécaniquement en réduire la charge réelle. Ce principe, au cœur de toute la logique financière, transforme le PER en un crédit d'impôt à taux zéro consenti par l'État, dont la durée se compte en décennies.
  • L'effet de levier sur la surface d'investissement est immédiat : La déduction permet d'investir davantage que l'épargne disponible. Concrètement, pour un contribuable à TMI 30 %, verser 1 000 € sur un PER ne coûte réellement que 700 € après économie d'impôt : 700 € d'effort financier pour 1 000 € placés et capitalisés. Cette différence de 300 € travaille dès la première année sur la totalité du capital investi, et non sur l'effort net. Sur 20 ou 30 ans, ce supplément de surface d'investissement génère un volume de gains significatif, qui n'existerait pas dans une logique d'épargne à effort équivalent via une assurance-vie.

L'intérêt réel du PER dépend donc de trois variables combinées : 

  • le TMI à l'entrée (qui détermine l'effet de levier), 
  • le différentiel TMI actif / TMI retraite (qui détermine le gain fiscal net) 
  • la durée de capitalisation (qui amplifie l'effet temps). 

Si les revenus baissent à la retraite (cas le plus fréquent), l'épargnant bénéficie d'un triple avantage : il déduit à taux élevé, capitalise sur une base plus large et retire à taux réduit. Même à TMI identique actif / retraite, le PER conserve son intérêt grâce à l'effet temps et à la capitalisation sur l'effort déduit.

Lire aussi : Comment défiscaliser avec un PER ?

À la sortie : l'assurance-vie creuse l'écart après 8 ans

L'assurance-vie bénéficie d'un régime fiscal qui devient particulièrement avantageux à partir de huit ans de détention. Les rachats sont alors partiellement exonérés grâce à un abattement annuel, et le taux d'imposition diminue significativement. Le PER, à l'inverse, applique un régime plus sévère à la sortie, aggravé par la hausse de la CSG en 2026.

Le tableau ci-dessous compare les régimes de sortie pour chaque enveloppe.

Situation Assurance-vie (après 8 ans) PER : versements déduits PER : versements non déduits
Imposition du capital Non imposé (capital déjà fiscalisé) Barème progressif de l'IR Non imposé
Imposition des gains Abattement 4 600 € / 9 200 € puis PFU 7,5 % (sous 150 000 € de primes) PFU de 31,4 % PFU de 31,4 %
Prélèvements sociaux 17,2 % 18,6 % 18,6 %
Sortie en rente Rente viagère à titre onéreux (imposition partielle selon l'âge) Imposée comme une pension de retraite Rente viagère à titre onéreux

Lire aussi : Tableaux de la fiscalité de l'assurance vie

Pour les contrats d'assurance-vie de moins de huit ans, le PFU de 30 % s'applique sur les gains retirés, ce qui reste inférieur au traitement du PER. C'est cependant au-delà de huit ans que l'écart devient significatif : un couple peut retirer jusqu'à 9 200 € de plus-values par an sans aucune imposition (hors prélèvements sociaux), ce qui permet d'organiser un complément de revenu à la retraite dans des conditions fiscales très favorables.

La sortie du PER, elle, demande plus de stratégie. Sortir l'intégralité du capital en une seule fois peut provoquer un saut de tranche et neutraliser une partie de l'avantage fiscal initial. Le fractionnement des retraits sur plusieurs années ou la rente viagère reste la règle pour lisser l'imposition et conserver le bénéfice du différé.

Lire aussi : Tout savoir sur fiscalité du PER : versement, rachats, sortie, succession

L'effet de levier fiscal : un gain net réel, à condition de bien calibrer son différentiel TMI

L'argument souvent avancé contre le PER, "ce qui est déduit à l'entrée est repris à la sortie" ignore deux mécaniques décisives évoquées plus haut : 

  • la déduction fiscale élargit la surface d'investissement dès le premier versement (l'économie peut-être réinvestie) 
  • cette surface élargie capitalise pendant toute la phase d'épargne, avant que la fiscalité ne vienne prélever sa part à la sortie. 

Le résultat net dépend alors d'une variable critique : le différentiel entre le TMI en vie active et le TMI à la retraite.

Le graphique ci-dessous compare le capital net accumulé sur 30 ans, après fiscalité de sortie, pour un même effort d'épargne net de 10 000 € par an (c’est à dire en tenant compte de l’économie d’impôt) et un rendement annualisé hypothétique de 5 %.

Capital net après 30 ans, après fiscalité de sortie

Effort d'épargne net de 10 000 € par an, rendement annualisé hypothétique de 5 %

Capital net Fiscalité de sortie
Comparaison du capital net après fiscalité sur 30 ans : AV 584 000 €, PER 30/30 657 000 €, PER 30/11 739 000 €, PER 41/30 780 000 €, PER 41/11 876 000 €.

Hypothèses : fiscalité AV simplifiée (retrait fractionné après 8 ans, ≈22 % sur plus-values). PER : capital au barème IR selon TMI retraite, gains au PFU 31,4 %. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Exemple pédagogique, hors conseil en investissement.

Trois enseignements à retenir : 

  • même dans le cas le moins favorable (TMI stable à 30 % entre vie active et retraite), le PER conserve un léger avantage sur l'assurance-vie grâce à l'effet de levier initial. 
  • l'avantage se creuse nettement dès qu'apparaît un différentiel TMI : déduire à 30 % puis retirer à 11 % permet de gagner environ 155 000 € nets sur 30 ans par rapport à l'assurance-vie. 
  • les contribuables à TMI élevé qui anticipent une baisse significative de leur imposition à la retraite sont les grands gagnants : à TMI 41 % / 11 %, le gain net approche les 300 000 €, soit près de 50 % de plus qu'une assurance-vie à effort équivalent.

À l'inverse, un contribuable qui souscrirait un PER sans anticipation de baisse du TMI, ou à un TMI faible en vie active (11 %), verrait l'avantage du PER fondre voire disparaître. Le PER n'est donc pas universellement supérieur à l'assurance-vie : c'est un outil d'optimisation fiscale dont l'efficacité dépend du profil et de la trajectoire de revenus du souscripteur.

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Liquidité et horizon : le critère qui fait souvent basculer la décision

La fiscalité n'est pas le seul paramètre de la décision. À ancienneté et rendement égaux, deux enveloppes qui servent les mêmes objectifs se différencient aussi par leur rapport au temps : l'assurance-vie reste disponible à tout moment, le PER n'est mobilisable qu'à la retraite sauf exceptions. Ce critère de liquidité fait basculer de nombreux arbitrages, notamment chez les épargnants dont l'horizon de projet est incertain ou multiple.

L'assurance-vie : une épargne disponible à tout moment

L'assurance-vie n'impose aucune restriction de retrait. L'épargnant peut effectuer un rachat partiel ou total à tout moment, sans justification et sans pénalité, seule la fiscalité s'applique, selon l'ancienneté du contrat et le régime choisi (voir plus haut). En pratique, les fonds sont crédités sur le compte bancaire du souscripteur dans un délai d'environ 72 heures.

Cette souplesse transforme l'assurance-vie en véritable couteau suisse patrimonial. Elle peut servir à préparer la retraite, mais aussi à financer les études d'un enfant, accompagner un projet immobilier, absorber un coup dur ou constituer une épargne transmissible. L'épargnant n'a pas à figer son intention au moment de l'ouverture : le contrat s'adapte à la trajectoire de vie, pas l'inverse.

À noter toutefois : certains supports au sein d'une assurance-vie peuvent présenter leurs propres contraintes de liquidité. Les SCI, les fonds non cotés, les infrastructures ou les produits structurés imposent généralement une immobilisation de 4 à 5 ans. Ces contraintes ne concernent que la part du contrat investie sur ces supports, le reste du portefeuille (ETF, OPCVM, fonds en euros) demeure librement rachetable.

Lire aussi : Quelle est la meilleure assurance-vie en 2026 ?

Le PER : bloqué jusqu'à la retraite, sauf six cas de déblocage anticipé

Le PER fonctionne selon une logique inverse : les fonds sont bloqués jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite, soit 62 à 64 ans selon la génération du souscripteur et sa date de naissance. Cette contrainte est la contrepartie directe de l'avantage fiscal à l'entrée : le législateur considère que la déduction n'est légitime que si l'épargne sert effectivement à préparer la retraite.

Le Code monétaire et financier (article L.224-4) prévoit néanmoins six cas de déblocage anticipé, qui permettent de récupérer tout ou partie du capital avant la retraite :

  • Invalidité du titulaire, de son conjoint marié ou pacsé, ou de l'un de ses enfants (2e ou 3e catégorie).
  • Décès du conjoint marié ou du partenaire de PACS.
  • Expiration des droits à l'assurance chômage du titulaire, ou cessation de la fonction de mandataire social sans contrat de travail depuis deux ans.
  • Surendettement du titulaire, sur décision de la commission de surendettement.
  • Cessation d'activité non salariée consécutive à une liquidation judiciaire.
  • Acquisition de la résidence principale  seul motif "projet" autorisé, qui concerne uniquement les versements volontaires et l'épargne salariale, pas les droits issus des versements obligatoires.

Hors de ces six cas, le capital reste inaccessible. Cette rigidité explique pourquoi le PER n'est généralement pas recommandé comme unique vecteur d'épargne : il doit s'accompagner d'une poche liquide (livret, assurance-vie) permettant de faire face aux aléas de la vie ou de préparer d’autres projets que la retraite.

Lire aussi : Comment et pourquoi faire un déblocage anticipé du PER ?

Conseil de Goodvest : Débloquer son PER pour acheter sa résidence principale n'est pas une sortie gratuite. Le capital est fiscalisé comme à la retraite : les versements déduits réintègrent le revenu imposable, avec un risque de saut de tranche qui peut neutraliser l'avantage fiscal initial. Pour un apport immobilier, privilégiez plutôt une assurance-vie ou un PEA.

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Transmission : l'assurance-vie garde l'avantage, sauf cas particuliers

L'assurance-vie est historiquement l'outil de transmission patrimoniale le plus utilisé en France, grâce à un cadre fiscal hors succession particulièrement avantageux. Le PER assurantiel offre des dispositions proches, mais avec une asymétrie importante qui peut faire basculer le choix selon le moment du décès.

Situation Assurance-vie PER assurantiel PER bancaire
Avant 70 ans Abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les primes versées (art. 990 I CGI). Au-delà : 20 % jusqu'à 852 500 €, puis 31,25 %. Abattement de 152 500 € par bénéficiaire si le titulaire décède avant 70 ans. Régime aligné sur l'assurance-vie. Pas d'abattement spécifique. Capital intégré à la succession classique.
Après 70 ans Abattement global de 30 500 € sur les primes versées (à partager entre bénéficiaires). Gains exonérés de droits de succession. Abattement global de 30 500 € si le titulaire décède après 70 ans. Gains non exonérés : intégrés à la succession. Capital intégré à la succession classique, sans abattement spécifique.
Critère déclenchant Âge du titulaire au moment du versement des primes Âge du titulaire au moment du décès Sans objet (succession classique)
Bénéficiaires hors famille Possible avec clause bénéficiaire libre Possible avec clause bénéficiaire libre Limité au cadre successoral classique

Lire aussi : Tableau fiscalité assurance-vie succession avant/après 70 ans

L'asymétrie majeure à retenir : 

  • pour l'assurance-vie, c'est l'âge au moment du versement qui détermine la fiscalité applicable ; 
  • pour le PER, c'est l'âge au décès du titulaire

Cette différence désavantage structurellement le PER pour les stratégies de transmission tardive en ajoutant un aléa fiscal : un épargnant qui décéderait après 70 ans verrait son PER subir une fiscalité plus lourde, même pour les versements effectués bien avant cet âge. À l'inverse, l'assurance-vie alimentée intensivement avant 70 ans transmet ses primes dans le cadre privilégié des 152 500 € par bénéficiaire, quel que soit l'âge au décès.

Le tableau met également en lumière un autre point souvent négligé : le PER bancaire (sous forme de compte-titres) ne bénéficie d'aucun abattement spécifique. Il entre dans la succession classique, ce qui le rend nettement moins intéressant que le PER assurantiel pour un objectif de transmission. 

Chez Goodvest, nous proposons un PER assurantiel précisément pour cette raison : il combine l'avantage fiscal à l'entrée avec le cadre successoral privilégié de l'assurance.

Quelle enveloppe pour quel profil ? La matrice décisionnelle

La décision entre PER et assurance-vie ne se résume pas à une règle universelle : elle se construit à partir de quatre variables croisées

  • la tranche marginale d'imposition actuelle, 
  • l'horizon jusqu'à la retraite, 
  • le besoin de liquidité, 
  • l'objectif de transmission. 

La matrice ci-dessous propose une orientation par grand profil, à pondérer par la situation personnelle de chacun.

Profil type Situation Recommandation prioritaire Justification
Jeune actif 25-35 ans TMI 11-30 %, projets en cours (achat immobilier, voyage, études), horizon retraite > 30 ans Assurance-vie Liquidité totale pour les projets de vie, fiscalité dégressive après 8 ans, démarrage du compteur fiscal très tôt
Cadre 35-50 ans TMI 30-41 %, retraite dans 15-25 ans, capacité d'épargne stable Combinaison PER + assurance-vie Équilibre entre optimisation fiscale active et souplesse pour les projets intermédiaires
Cadre supérieur ou TNS TMI 41-45 %, revenus parfois irréguliers, plafonds de déduction non saturés PER prioritaire Effet de levier fiscal maximal, exploitation du report de plafonds sur 5 ans, mutualisation avec le conjoint si applicable
Actif 55-69 ans TMI élevé maintenu, retraite proche (5-15 ans), capacité d'épargne élevée PER en priorité, AV en complément Dernière fenêtre pour bénéficier de la déduction fiscale (fin de la déductibilité après 70 ans depuis 2026)
Senior 70 ans et + Retraité ou en cumul emploi-retraite, objectif de transmission Assurance-vie prioritaire Fin de l'avantage fiscal du PER après 70 ans, cadre successoral plus favorable de l'AV pour les versements avant 70 ans déjà effectués
Indépendant à revenus exceptionnels Année de bonus, cession d'entreprise, revenus inhabituels PER ponctuel maximal Saturation du plafond de l'année + report 5 ans pour absorber un pic de revenu fortement taxé

Cette matrice fournit des orientations générales, mais plusieurs nuances échappent à ce format synthétique : 

  • Le différentiel TMI actif / TMI retraite reste la variable la plus critique : un cadre actuellement à 41 % qui anticipe une chute brutale de revenus à la retraite (passage à 11 ou 30 %) tirera un bénéfice maximal du PER, là où un dirigeant qui maintiendra un patrimoine fortement productif verra cet avantage s'amenuiser. 
  • La situation familiale compte également : un couple marié peut mutualiser ses plafonds PER et démultiplier l'effet de la déduction. 
  • Le patrimoine global entre aussi dans l'arbitrage : si l'épargnant dispose déjà d'une épargne de précaution et d'une assurance-vie bien dotée, basculer vers le PER devient mécaniquement plus pertinent.

Faut-il cumuler PER et assurance-vie ?

La question revient systématiquement, et la réponse est presque toujours la même : dans la majorité des situations patrimoniales, la stratégie optimale ne consiste pas à choisir entre les deux enveloppes, mais à les combiner. Le PER et l'assurance-vie ne se concurrencent pas. Ils répondent à des besoins distincts qui s'additionnent dans une stratégie cohérente.

L'assurance-vie joue le rôle de socle patrimonial polyvalent : épargne disponible pour les projets de vie, capital constitué pour la retraite, vecteur de transmission optimisé. Le PER vient en complément comme brique de défiscalisation active, particulièrement efficace pour les contribuables fortement imposés. 

  • L'économie d'impôt générée par le PER peut d'ailleurs alimenter l'assurance-vie chaque année, créant une boucle vertueuse où l'avantage fiscal du PER finance la souplesse de l'AV. 
  • Ou, à l’inverse, l’encours de l’assurance-vie peut venir alimenter le PER pour maximiser l’usage des plafonds de déduction et profiter de l’abattement annuel de 4 600 euros de l’AV sur la part des gains retirés.

En pratique, une hiérarchie d'allocation simple permet de structurer la décision :

  1. Épargne de précaution : 3 à 6 mois de dépenses courantes sur un livret réglementé (Livret A, LDDS) ou un livret bancaire, pour absorber les imprévus.
  2. Assurance-vie : socle long terme, ouverte le plus tôt possible pour démarrer le compteur fiscal des 8 ans, alimentée régulièrement.
  3. PER : activé dès que le TMI atteint 30 %, calibré sur le plafond de déduction annuel et le différentiel TMI anticipé.
  4. Diversification avancée : immobilier (SCI, SCPI), non coté (private equity, infrastructures vertes), une fois les briques précédentes constituées.

Cette hiérarchie n'est ni rigide ni séquentielle : un cadre quadragénaire à TMI 41 % peut très bien alimenter simultanément les briques 2 et 3, en arbitrant le montant de chacune selon ses objectifs. L'essentiel est de garder une cohérence d'ensemble plutôt que de raisonner produit par produit.

Lire aussi : La pyramide de l’investissement, ou comment diversifier son patrimoine financier

Choisir son PER ou son assurance-vie chez Goodvest

L'intérêt d'un PER ou d'une assurance-vie ne tient pas qu'à sa fiscalité : il dépend aussi de ce que finance votre épargne. Goodvest propose les mêmes avantages que les contrats classiques (déduction fiscale du PER, souplesse de l'assurance-vie, cadre successoral privilégié) avec une allocation compatible avec l'Accord de Paris et sans énergies fossiles, sans rogner la performance attendue.

  • Goodvie : assurance-vie 100 % unités de compte, accessible dès 300 €, idéale pour un horizon long terme et la transmission.
  • Goodlife : assurance-vie multisupport avec Fonds Euro Objectif Climat (Article 9), pour combiner sécurité partielle et impact, accessible dès 500 €.
  • PER Goodvest : PER individuel assurantiel, déduction fiscale jusqu'à 37 680 € (salarié) ou 88 911 € (TNS) en 2026, accessible dès 300 €.

Les trois contrats sont cumulables : optimisez votre fiscalité avec le PER, gardez de la liquidité avec l'assurance-vie, donnez du sens à votre capital sur les deux enveloppes.

*Contenu à vocation informative et pédagogique. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.

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Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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