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Retirer l'argent d'une assurance-vie : rachat, avance et fiscalité (2026)

Retirer l'argent d'une assurance-vie : rachat, avance et fiscalité (2026)

Retirer l'argent de son assurance-vie est possible à tout moment, avant comme après 8 ans, mais chaque rachat mérite réflexion. Entre les différents types de retrait, les démarches, les frais et délais, et surtout une fiscalité qui change selon l'ancienneté du contrat, mieux vaut en comprendre les implications avant d'agir. Voyons ensemble comment récupérer son épargne au bon moment et dans les meilleures conditions.

Est-il possible de retirer l’argent de son assurance-vie avant et après 8 ans ?

Oui, il est tout à fait possible de retirer l’argent de son assurance-vie à tout moment, avant comme après 8 ans. Contrairement à d’autres produits d’épargne qui peuvent avoir des restrictions sur les retraits, l’assurance-vie offre en principe une grande flexibilité en termes de disponibilité des fonds. Seule la fiscalité des gains diffère selon que le retrait intervient avant ou après 8 ans de détention.

Le principe : la disponibilité de l’épargne en assurance-vie

L’épargne placée en assurance-vie est en principe disponible à tout moment, que ce soit avant ou après 8 ans de détention. Cela signifie que l’assuré peut, en fonction de ses besoins, effectuer des retraits (appelés rachats) partiels ou totaux à tout moment. Par exemple, avec l’assurance-vie Goodvest, il est possible de récupérer son épargne en moins de 72 heures (pour les rachats partiels). Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille la retirer tôt, et il est utile de savoir combien de temps garder son assurance-vie pour en tirer le meilleur parti.

Gardez toutefois à l’esprit qu’une assurance-vie investie en unités de compte reste exposée aux marchés financiers : la valeur de votre épargne n’est pas garantie et peut varier à la hausse comme à la baisse.

‍Conseil de Goodvest : Tous les contrats d'assurance-vie ne sont pas aussi flexibles. Certains peuvent imposer des restrictions ou des pénalités en cas de retrait anticipé. Ces pénalités peuvent prendre la forme de frais de sortie, qui réduisent le montant récupéré par l'épargnant. De plus, certaines assurances-vie peuvent avoir des délais de remboursement particulièrement longs, rendant le retrait des fonds plus complexe. Il est donc essentiel d'être vigilant quant aux conditions spécifiques du contrat souscrit et de bien comprendre les termes avant de s'engager.

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Quels sont les différents types de rachat ?

Il existe deux principaux types de rachats en assurance-vie :

  • Rachat partiel : Le rachat partiel consiste à retirer une partie de l’épargne accumulée sur le contrat d'assurance-vie, tout en laissant le reste investi. Ce type de retrait est souvent utilisé lorsque l’épargnant a besoin de liquidités immédiates, mais souhaite conserver son contrat actif et continuer à bénéficier de l’antériorité fiscale du contrat et de la croissance potentielle des investissements restants.
  • Rachat total : Le rachat total implique le retrait de la totalité de l’épargne placée sur le contrat d'assurance-vie. Cela entraîne la clôture du contrat et la fin de tous les avantages qui y sont associés. Le rachat total peut être une option pour ceux qui souhaitent utiliser l'ensemble de leur épargne pour un projet particulier ou réallouer leurs fonds ailleurs.

Au-delà de ces deux formes, deux autres modes de sortie existent. Le tableau ci-dessous récapitule l’ensemble des options.

Type de retraitEn quoi ça consisteImpact sur le contratFiscalité
Rachat partielRetirer une partie de l’épargne, le reste continue d’être investiLe contrat reste ouvert, l’antériorité fiscale est conservéeImposition des seuls gains retirés
Rachat partiel programméDes rachats partiels automatiques et réguliers (mensuels, trimestriels…)Le contrat reste ouvert, idéal pour un complément de revenusImposition des seuls gains à chaque versement
Rachat totalRetirer la totalité de l’épargneLe contrat est clôturé, l’antériorité fiscale est perdueImposition de l’ensemble des gains
AvanceUn prêt de l’assureur adossé à votre épargne, sans retrait réelLe contrat continue de fonctionner et de fructifierAucune imposition (ce n’est pas un rachat)
Rente viagèreConvertir le capital en revenu versé à vieLe capital est aliéné, le contrat se transforme en renteImposition partielle de la rente selon l’âge

Le rachat partiel programmé : se constituer un complément de revenus

Le rachat partiel programmé consiste à mettre en place des retraits automatiques et réguliers (mensuels, trimestriels ou annuels) d’un montant que vous définissez. C’est un outil particulièrement adapté pour se constituer un complément de revenus, par exemple au moment de la retraite, sans avoir à formuler une demande à chaque fois. Le contrat reste ouvert et continue de fructifier sur la part non rachetée, et chaque versement programmé bénéficie de la même fiscalité qu’un rachat partiel classique : seuls les gains contenus dans le retrait sont imposés.

La rente viagère : transformer son capital en revenu à vie

Plutôt que de récupérer son épargne sous forme de capital, il est possible de la convertir en rente viagère : l’assureur vous verse alors un revenu régulier jusqu’à la fin de votre vie. En contrepartie, le capital est définitivement aliéné, vous ne pouvez plus en disposer librement et, sauf option de réversion, il ne sera plus transmis à vos bénéficiaires.

Fiscalement, seule une fraction de la rente est imposable à l’impôt sur le revenu, déterminée une fois pour toutes selon votre âge lors du premier versement (article 158-6 du CGI) :

  • moins de 50 ans : 70 % de la rente imposable,
  • de 50 à 59 ans : 50 %,
  • de 60 à 69 ans : 40 %,
  • à partir de 70 ans : 30 %.

Comment retirer l’argent : démarches, frais et délais

Les démarches pour demander un rachat

Récupérer son argent suppose d’adresser une demande de rachat à votre assureur. La marche à suivre est simple et tient en quelques étapes :

  • formuler la demande directement depuis votre espace client en ligne pour les contrats modernes, ou par courrier recommandé pour les contrats plus anciens ;
  • préciser le montant souhaité (pour un rachat partiel) ou indiquer un rachat total ;
  • joindre les justificatifs habituels : une pièce d’identité en cours de validité et un RIB au nom du souscripteur.

Une fois la demande complète reçue, l’assureur procède au versement sur votre compte bancaire. Côté déclaration, vous n’avez en général rien à anticiper : l’imposition est prélevée à la source au moment du rachat, puis vous reportez les montants sur votre déclaration de revenus (formulaire 2042) l’année suivante, où s’opère la régularisation éventuelle, comme l’option pour le barème ou l’application de l’abattement.

Les frais de retrait

La grande majorité des contrats récents, en particulier les contrats en ligne, ne facturent aucun frais de rachat. Seuls certains contrats anciens ou distribués en agence peuvent encore appliquer des frais de sortie. Dans la plupart des cas, retirer son argent reste donc une opération gratuite.

Les délais de versement

La loi encadre strictement ce point. En application de l’article L132-21 du Code des assurances, l’assureur dispose d’un délai maximal de 2 mois pour verser les sommes dues à compter de la réception de la demande complète. Au-delà, des intérêts de retard sont automatiquement dus au bénéfice de l’épargnant. En pratique, les contrats en ligne versent les fonds en quelques jours, bien avant ce plafond légal.

Conséquence n°1 : La fiscalité des retraits avant et après 8 ans

C’est le point central de toute décision de retrait. La fiscalité de l’assurance-vie s’applique uniquement à la part des gains (intérêts et plus-values) contenue dans le rachat, et jamais au capital initialement versé. Son niveau dépend ensuite de l’ancienneté du contrat : le régime devient nettement plus avantageux après 8 ans de détention.

Lire aussi : Rachat partiel d'assurance-vie : guide, fonctionnement et fiscalité

Fiscalité du retrait avant 8 ans : la flat tax et ses impacts

Avant les 8 ans du contrat, seuls les gains contenus dans le rachat sont imposés, jamais le capital que vous avez versé. Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, ces gains sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, de 30 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

Vous pouvez toutefois opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si c’est plus avantageux, par exemple lorsque votre tranche marginale d’imposition est faible (0 % ou 11 %).

Le véritable impact d’un retrait avant 8 ans n’est pas une pénalité, puisqu’il n’existe ni frais de sortie ni sanction, mais l’absence d’abattement annuel : cet avantage de 4 600 € ou 9 200 € sur les gains n’existe qu’à partir de 8 ans. Retirer trop tôt revient donc simplement à renoncer à une fiscalité optimisée.

À noter : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont passés à 18,6 %, mais l’assurance-vie fait exception et reste à 17,2 % (source : service-public.fr).

Fiscalité du retrait après 8 ans : abattement et optimisation

Après 8 ans de détention, la fiscalité devient nettement plus douce, ce qui en fait le moment privilégié pour récupérer son épargne. Deux mécanismes se combinent : un abattement annuel sur les gains, puis un taux d’imposition réduit sur la fraction excédentaire.

L’abattement annuel

Une fois la barre des 8 ans franchie, les titulaires d'un contrat d'assurance-vie bénéficient d'un abattement fiscal annuel sur les gains retirés. Cet abattement est de : 

  • 4 600 euros pour une personne seule 
  • de 9 200 euros pour un couple soumis à une imposition commune. 

Concrètement, tant que le montant total des gains retirés au cours d’une année civile reste inférieur à ces seuils, ces gains ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu.
En revanche, les prélèvements sociaux restent dus, même lorsque l’abattement couvre intégralement les gains.

À noter également que cet abattement :

  • s’applique par foyer fiscal et par année,
  • concerne l’ensemble des contrats d’assurance-vie détenus par l’épargnant,
  • et se recharge chaque année civile (du 1er janvier au 31 décembre), ce qui ouvre la voie à des stratégies de rachats progressifs.

Le taux préférentiel de 7,5 %

Lorsque le montant des gains retirés dépasse l’abattement annuel, la fraction excédentaire est soumise à une fiscalité allégée par rapport à un retrait avant 8 ans. Après application de l’abattement, les gains sont imposés :

  • au prélèvement forfaitaire de 7,5 %,
  • auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %,
    soit une imposition globale de 24,7 %.

À titre de comparaison, les retraits effectués avant 8 ans sont, par défaut, soumis à la flat tax de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux).

Le cas des versements supérieurs à 150 000 €

Les versements effectués à partir du 27 septembre 2017 sont soumis à une règle spécifique lorsque le montant total des primes versées par l’épargnant sur l’ensemble de ses contrats d’assurance-vie dépasse 150 000 €.

Dans ce cas:

  • la fraction des gains correspondant aux versements jusqu’à 150 000 € bénéficie du taux réduit de 7,5 % après 8 ans,
  • la fraction correspondant aux versements au-delà de 150 000 € est imposée à 12,8 % (soit 30 % avec les prélèvements sociaux).

Ce seuil s’apprécie tous contrats confondus.

Durée de détentionImposition des gainsPrélèvements sociauxTotal
Avant 8 ans12,8 % (PFU) ou barème17,2 %30 %
Après 8 ans (versements ≤ 150 000 €)7,5 % après abattement17,2 %24,7 %
Après 8 ans (part des versements > 150 000 €)12,8 %17,2 %30 %

Exemple chiffré : un couple soumis à imposition commune rachète 15 000 € sur un contrat de plus de 8 ans, dont 3 000 € de gains. L’abattement annuel de 9 200 € couvre intégralement ces gains : aucun impôt sur le revenu n’est dû.

Restent uniquement les prélèvements sociaux de 17,2 %, soit 3 000 × 17,2 % = 516 €. Sur les 15 000 € retirés, la fiscalité totale se limite donc à 516 €, car les 12 000 € de capital ne sont jamais taxés.

Les cas d’exonération totale d’impôt

Certains rachats sont motivés par des accidents de la vie. Dans ces situations subies, les gains du rachat sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu, quelle que soit l’ancienneté du contrat (les prélèvements sociaux restent dus). C’est le cas lors d’un licenciement, d’une mise à la retraite anticipée, d’une invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie, ou de la cessation d’une activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire (article 125-0 A du CGI). L’exonération s’applique au titulaire ou à son conjoint, à condition que le rachat intervienne avant la fin de l’année qui suit l’événement.

Lire aussi : Tableaux de la fiscalité de l'assurance vie

Conséquence n°2 : La performance des investissements

Un retrait sur une assurance-vie, qu’il intervienne avant ou après 8 ans, a un impact direct sur la performance globale de l’épargne. En effet, lorsqu’un épargnant effectue un rachat, le montant retiré vient mécaniquement réduire l’encours du contrat, c’est-à-dire la somme réellement investie sur les marchés financiers.

Cette diminution de l’encours entraîne une baisse de la surface financière investie, ce qui réduit d’autant le potentiel de rendement futur. Autrement dit, même si les supports d’investissement continuent d’afficher de bonnes performances, celles-ci s’appliqueront sur un capital plus faible.

L’effet de la capitalisation interrompu

L’assurance-vie est avant tout un outil de capitalisation à long terme. Les gains générés chaque année viennent s’ajouter au capital existant et produisent eux-mêmes des intérêts : c’est le principe des intérêts composés. En procédant à un retrait, l’épargnant interrompt partiellement cette dynamique, diminue l’effet boule de neige des rendements dans le temps, et renonce à une partie de la performance future potentielle. Plus le retrait intervient tôt ou porte sur un montant important, plus l’impact sur la performance cumulée peut être significatif à long terme.

Fonds en euros et unités de compte : un impact différent selon les supports

L’impact d’un rachat sur la performance dépend également de la nature des supports détenus dans le contrat :

  • Sur un fonds en euros, le retrait réduit le capital garanti qui produit des intérêts chaque année. Même si le risque est limité, la baisse de l’encours se traduit par des intérêts futurs mécaniquement plus faibles.
  • Sur des unités de compte, le retrait peut conduire à désinvestir une partie des supports financiers (actions, obligations, immobilier, fonds ISR), ce qui réduit l’exposition aux marchés et le potentiel de rendement à long terme. Ces supports ne garantissent pas le capital et peuvent varier à la hausse comme à la baisse.

Dans une stratégie d’investissement responsable et diversifiée, chaque retrait doit donc être envisagé avec prudence. Toutefois, si vous êtes en gestion pilotée, un rééquilibrage automatique du contrat sera effectué par le gestionnaire afin de conserver le niveau de risque de votre profil d’investissement.

Lire aussi : En quoi consistent les arbitrages en assurance vie ?

Pourquoi privilégier des retraits partiels et ciblés ?

Lorsque des liquidités sont nécessaires, un rachat partiel est généralement préférable à un rachat total. Il permet de répondre à un besoin ponctuel de trésorerie, tout en conservant une partie du capital investi et en maintenant l’antériorité fiscale du contrat. Cette approche progressive limite l’impact sur la performance à long terme et permet de continuer à faire fructifier l’épargne restante dans un cadre fiscal avantageux.

Lire aussi : Quel rendement pour l'assurance-vie cette année ?

Conséquence n°3 : La transmission de l’assurance-vie en cas de décès

Un retrait, en ce qu’il diminue l’encours, réduit le capital transmissible aux bénéficiaires en cas de décès. Si le contrat a été souscrit pour optimiser la transmission patrimoniale, il est essentiel de limiter les retraits. Les sommes retirées et non dépensées sont réintégrées dans l'actif successoral et soumises aux droits de succession classiques, perdant ainsi les avantages fiscaux de l'assurance-vie en cas de décès. Avant de racheter, il est donc crucial de bien évaluer l'impact sur la transmission future.

Conséquence n°4 : La clôture de l’assurance-vie en cas de rachat total

Le retrait total des sommes investies en assurance-vie, que ce soit avant ou après 8 ans, entraîne la clôture du contrat. Cette clôture entraîne la perte de l’antériorité fiscale du contrat. Il faudra à nouveau attendre 8 ans après l’ouverture d’une nouvelle assurance-vie pour profiter des avantages fiscaux.

Lire aussi : Quel est le montant minimum à laisser sur une assurance vie ?

Quelle stratégie pour optimiser les rachats après 8 ans ?

La question de l'opportunité du rachat

Avant d’effectuer un rachat sur une assurance-vie après 8 ans, il est indispensable de clarifier l’objectif poursuivi et de s’assurer qu’il reste cohérent avec la stratégie patrimoniale initiale.

Lorsque l’assurance-vie a été constituée dans un but précis, par exemple financer un apport pour l’achat d’une résidence principale, accompagner un projet professionnel ou faire face à un besoin ponctuel de trésorerie, le rachat peut parfaitement se justifier.

En revanche, effectuer un rachat dans le seul but d’encaisser les plus-values sans projet identifié mérite réflexion. Même après 8 ans, un retrait entraîne :

  • une imposition (au moins sur les prélèvements sociaux),
  • une réduction de l’encours investi,
  • et une perte partielle du potentiel de capitalisation future.

Par ailleurs, désinvestir une assurance-vie pour réinvestir dans des produits d’épargne similaires n’est généralement pas optimal sur le plan fiscal. Cela revient à provoquer volontairement un frottement fiscal, alors que l’épargne pourrait continuer à fructifier dans un cadre déjà avantageux.

En l’absence d’objectif clairement identifié, il peut être plus pertinent de laisser l’épargne investie, afin de préserver la dynamique de long terme, l’antériorité fiscale et les avantages successoraux associés à l’assurance-vie.

L'AVIS DE GOODVEST

« Avant tout rachat, posez-vous une seule question : ai-je un projet concret pour cet argent ? Si oui, l’assurance-vie remplit pleinement son rôle d’épargne disponible. Sinon, chaque euro laissé investi continue de travailler dans un cadre fiscal avantageux. Racheter par réflexe, juste pour sécuriser des gains, est rarement la meilleure décision patrimoniale. »

Lire aussi : Faut-il garder son assurance-vie ?

La stratégie du transfert progressif de l’assurance-vie vers le PER pour défiscaliser en franchise d’impôt

Cette stratégie consiste à effectuer des rachats sur une assurance-vie de plus de 8 ans, puis à réinvestir les sommes sur un PER, afin de :

  • bénéficier de l’abattement annuel de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple) sur les gains issus de l’assurance-vie,
  • et déduire fiscalement les versements effectués sur le PER du revenu imposable, dans les plafonds en vigueur.

Dans ce cadre, les gains rachetés sur l’assurance-vie peuvent être totalement exonérés d’impôt sur le revenu, à condition que leur montant reste inférieur à l’abattement annuel, tandis que le versement sur le PER ouvre droit à une économie d’impôt immédiate. Mais attention, les gains restent soumis aux prélèvements sociaux !

Pour optimiser cette stratégie, il est souvent pertinent de procéder à un transfert progressif, étalé sur plusieurs années, afin de :

  • utiliser pleinement l’abattement annuel de l’assurance-vie,
  • lisser l’effort d’épargne,
  • et maximiser l’avantage fiscal global.


Cette approche est particulièrement adaptée aux épargnants qui se rapprochent de la retraite, disposent d’une capacité d’épargne régulière et souhaitent réorienter progressivement leur patrimoine financier vers un objectif retraite.

Lire aussi : Tout savoir sur fiscalité du PER : versement, rachats, sortie, succession

L’avance sur assurance-vie pour préserver l’épargne

Une avance sur assurance-vie est une solution permettant de répondre à un besoin de liquidités sans toucher au capital investi. Contrairement à un rachat, l'avance ne modifie pas le fonctionnement du contrat ni la valorisation de l’épargne. L'épargne continue de fructifier, y compris le montant de l'avance accordée. C'est une stratégie avantageuse pour les épargnants qui souhaitent éviter l'imposition liée à un rachat tout en ayant accès à des fonds supplémentaires pour des besoins ponctuels ou urgents.

Lire aussi : Peut-on obtenir une avance à partir de l'encours de son assurance vie ?

Conseil de Goodvest : Outre l’avance, nous proposons chez Goodvest des crédits lombards adossés sur l’encours de l’assurance-vie. Ils permettent de faire fructifier votre épargne tout en bénéficiant d’un crédit pour investir ou assurer votre train de vie. Pour le mettre en place, prenez RDV avec votre conseiller privé Goodvest !

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Conclusion : faut-il retirer l’argent de son assurance-vie ?

La décision de retirer l'argent de son assurance-vie, avant ou après 8 ans, dépend de chaque situation personnelle. Si le retrait permet de réaliser un objectif financier précis, comme l'achat d'une résidence principale ou la préparation de la retraite, il peut être judicieux. En revanche, pour ceux qui cherchent uniquement à encaisser des plus-values, il est important de considérer les impacts fiscaux et les conséquences sur la performance future de l'investissement.

Dans le doute, analyser ses besoins, ses objectifs de long terme et les conditions du contrat reste le meilleur réflexe avant de procéder à un rachat.

Si vous êtes déjà client Goodvest, n’hésitez pas à contacter un conseiller en investissement Goodvest pour obtenir des conseils sur l’opération envisagée !

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Cet article est fourni à titre informatif et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Les informations fiscales mentionnées correspondent à la réglementation en vigueur et sont susceptibles d’évoluer ; leur application dépend de votre situation individuelle. Investir comporte un risque de perte en capital, en particulier sur les supports en unités de compte, dont la valeur peut varier à la hausse comme à la baisse et qui ne garantissent pas le capital investi.

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