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Meilleur placement pour un senior : où investir après 70 ou 80 ans ?

Meilleur placement pour un senior : où investir après 70 ou 80 ans ?

À la retraite ou après 70 ans, bien placer son argent devient essentiel pour sécuriser son avenir, compléter ses revenus ou transmettre dans les meilleures conditions. Mais face à la multitude d'options, difficile de s'y retrouver. Dans cet article, on vous guide pour identifier le meilleur placement pour un senior, selon votre âge, vos objectifs et votre profil.

L'essentiel en bref

Il n'existe pas un placement unique adapté à tous les seniors. Après 70 ans, l'assurance-vie reste l'enveloppe la plus polyvalente pour transmettre et générer des revenus, complétée selon les cas par des livrets, des SCPI ou une donation.

  • Le choix dépend de trois critères : ce dont vous avez besoin rapidement, ce que vous souhaitez transmettre, et le risque que vous acceptez.
  • Après 70 ans, l'assurance-vie ouvre un abattement de 30 500 € sur les primes versées, mais les gains produits par le contrat sont exonérés de droits de succession sans plafond.
  • Le don familial de 31 865 € en franchise de droits n'est plus possible à partir de vos 80 ans : c'est le principal levier de transmission à anticiper.
  • Depuis 2026, les versements sur un PER après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
  • Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Quel placement choisir en un coup d'oeil ?

Placement À quoi il sert pour un senior Rendement de référence Disponibilité de l'argent Fiscalité des gains Intérêt pour la transmission
Livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) Épargne de précaution, faire face aux imprévus 1,70 % (Livret A, LDDS) et 2,50 % (LEP) au 1er août 2026 Immédiate Aucun impôt ni prélèvement social Aucun avantage : les sommes entrent dans la succession
Assurance-vie Transmettre, générer des revenus, sécuriser 2,63 % sur le fonds en euros en 2025 (ACPR) ; unités de compte non garanties Quelques jours 17,2 % de prélèvements sociaux, imposition allégée après 8 ans Abattement de 30 500 € après 70 ans, gains exonérés de droits de succession
Contrat de capitalisation Prolonger l'assurance-vie une fois les 30 500 € utilisés Mêmes supports que l'assurance-vie Quelques jours 17,2 % de prélèvements sociaux Transmis avec son antériorité fiscale, sans abattement spécifique
Compte à terme Bloquer une somme à un taux connu d'avance Variable selon la durée et l'établissement Bloquée jusqu'à l'échéance 31,4 % depuis 2026 Aucun avantage
SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) Percevoir des revenus complémentaires réguliers 4,91 % de distribution en 2025, pour une performance globale de +1,46 % (ASPIM) Réduite : plusieurs semaines à plusieurs mois 17,2 % de prélèvements sociaux Démembrement possible pour transmettre à valeur décotée
Viager Transformer son logement en capital et en rente Dépend du bien et de votre âge Bouquet immédiat, puis rente à vie Rente imposable sur 30 % de son montant après 69 ans Le bien sort du patrimoine et n'est pas transmis
PER (plan d'épargne retraite) Peu d'intérêt pour de nouveaux versements après 70 ans Dépend des supports choisis Disponible si vous êtes déjà à la retraite 18,6 % depuis 2026 Abattement selon l'âge au décès, commun avec l'assurance-vie

Les rendements indiqués sont des références de marché constatées, données à titre illustratif. Ils ne préjugent pas des performances futures.

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Comment choisir le meilleur placement pour un senior ?

Il n'est pas rare qu'un senior de plus de 70 ou même de 80 ans se retrouve avec une somme d'argent à investir, suite à un héritage, une vente immobilière ou simplement une épargne accumulée. La question se pose alors : quel est le meilleur placement après 70 ans ? Ou encore, quel type de placement d'argent après 80 ans permet de concilier sécurité, rendement et simplicité de gestion ?

Le problème, c'est que l'offre en matière de placements financiers est aujourd'hui très vaste. Et pour un senior, il peut être difficile de s'y retrouver. Le meilleur placement pour un senior dépend en réalité de plusieurs critères propres à chaque individu : votre appétence au risque, votre horizon de placement, mais aussi vos objectifs patrimoniaux.

Autrement dit, il n'existe pas de réponse toute faite à la question "quel est le meilleur placement pour un senior ?". Ce qui fonctionne pour l'un ne sera pas forcément adapté à un autre. Et bien souvent, la réponse ne se limite pas à un seul produit d'épargne : il s'agit plutôt de construire une stratégie diversifiée, pensée pour protéger son capital tout en le faisant fructifier avec prudence et sans contraintes de gestion.

Déterminer son profil de risque et son horizon de placement

Avant de choisir le meilleur placement pour un senior, il est essentiel de connaître son profil de risque. Celui-ci correspond à votre capacité à accepter les fluctuations de vos investissements. Plus vous êtes à l'aise avec l'idée de pertes temporaires, plus vous pouvez viser des placements dynamiques. À l'inverse, si vous privilégiez la stabilité, des solutions plus sécurisées seront à privilégier.

Avec l'âge et l'espérance de vie qui diminue progressivement, on entre souvent dans une phase de préservation du capital. Un senior de 70 ou 80 ans ne cherche plus nécessairement à maximiser la performance, mais plutôt à sécuriser son patrimoine. Pourquoi ? Parce que l'horizon de placement est plus court : les projets sont plus immédiats, et le temps pour amortir une éventuelle baisse de marché est limité.

Résultat : la majorité des seniors optent pour un profil de risque défensif ou modéré, en privilégiant des placements prudents mais rentables. Pour cela, il est crucial de choisir des supports d'épargne offrant la possibilité d'une diversification efficace. C'est ce qui permet de limiter les risques tout en optimisant le couple rendement/risque. Autrement dit, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, même après 70 ou 80 ans.

Une nuance toutefois : horizon court ne veut pas dire horizon nul. La part de votre capital que vous ne consommerez pas de votre vivant sera transmise, et son horizon est donc celui de vos bénéficiaires. La confondre avec votre épargne de court terme conduit souvent à trop sécuriser un capital qui aurait pu continuer à travailler.

Lire aussi : Quels sont les meilleurs placements financiers sans risque ?

Bien définir ses objectifs patrimoniaux

Autre élément clé pour sélectionner le meilleur placement pour un senior : les objectifs. Car selon que vous souhaitiez compléter votre retraite, préparer votre succession ou protéger votre conjoint, les solutions ne seront pas les mêmes.

Voici une liste non-exhaustive des objectifs patrimoniaux les plus fréquents chez les seniors :

  • Obtenir un complément de revenus pour maintenir son niveau de vie à la retraite.
  • Préparer la transmission de son patrimoine à ses enfants ou petits-enfants.
  • Se protéger financièrement en cas de dépendance ou de frais médicaux importants.
  • Transmettre une partie de son patrimoine à une personne non héritière.
  • Protéger le conjoint survivant en cas de décès.
  • Pouvoir profiter de ses capitaux sans entamer le patrimoine de manière excessive.
  • Réduire la fiscalité sur son patrimoine et ses revenus.

C'est en fonction de ces objectifs que l'on pourra orienter le choix vers des placements adaptés aux seniors, que ce soit une assurance-vie, un contrat de capitalisation, des livrets, des SCPI ou une vente en viager selon les cas. Nous y revenons après vous avoir présenté les différents placements adaptés aux seniors.

Lire aussi : Comment anticiper pour mieux optimiser sa succession ?

Quels sont les meilleurs placements pour les seniors ?

Une fois votre profil de risque, votre horizon de placement et vos objectifs patrimoniaux clairement définis, vous pouvez passer à l'étape suivante : sélectionner les supports d'investissement adaptés. Il n'existe pas un unique meilleur placement pour un senior, mais plusieurs options complémentaires selon vos besoins. Les meilleurs placements pour un senior sont rarement uniques : le tout est de construire une stratégie équilibrée, flexible et alignée avec vos priorités.

1. Le contrat d'assurance-vie après 70 ans : un outil clé pour transmettre intelligemment

Globalement, l'assurance-vie permet :

  • D'investir dans une allocation diversifiée (fonds en euros, actions, obligations, SCPI, SCI, produits structurés…).
  • De générer des revenus complémentaires à travers des rachats partiels programmés ou des rentes viagères peu fiscalisées.
  • De préparer une potentielle dépendance tout en gardant le contrôle sur son capital.
  • D'optimiser la transmission, grâce à une fiscalité avantageuse en cas de décès (abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, et 30 500 € après). Pour en savoir plus, on vous invite à lire notre article sur la fiscalité de l'assurance-vie en cas de décès.
  • De désigner librement les bénéficiaires, y compris une personne non héritière ou une association.
  • De faire évoluer votre stratégie selon votre âge, vos projets ou votre situation personnelle.

Après 70 ans, l'assurance-vie reste un outil central de transmission du patrimoine, mais son intérêt repose sur une logique différente de celle d'avant 70 ans. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas parce que le régime fiscal change que l'assurance-vie devient moins pertinente. Elle doit simplement être utilisée avec une stratégie adaptée.

En effet, les versements réalisés après 70 ans bénéficient d'un abattement global de 30 500 €, tous bénéficiaires confondus, ce qui est moins avantageux que le régime applicable aux primes versées avant 70 ans. En revanche, un point souvent sous-estimé joue fortement en faveur de l'assurance-vie : les gains générés par le contrat (intérêts et plus-values) sont totalement exonérés de droits de succession, quel que soit leur montant.

Autrement dit, après 70 ans, l'enjeu n'est plus tant d'optimiser l'abattement sur les sommes versées, mais de maximiser ou sécuriser la valeur finale transmise, selon votre situation patrimoniale et votre appétence au risque.

Bon à savoir : cet abattement de 30 500 € est global. Il se partage entre tous vos bénéficiaires, tous contrats et tous assureurs confondus : ouvrir plusieurs contrats ne le démultiplie pas. Et si votre objectif est de protéger votre conjoint ou votre partenaire de PACS, la question ne se pose pas, puisqu'ils sont exonérés de droits de succession en toutes circonstances.

Lire aussi : Assurance vie 70 ans révolus : quelles conséquences ?

Deux stratégies d'investissement pertinentes après 70 ans

Stratégie n°1: dynamique pour maximiser la part transmise hors droits de succession

Cette première approche s'adresse aux seniors disposant déjà :

  • d'une ou plusieurs assurances-vie alimentées avant 70 ans,
  • d'un socle patrimonial sécurisé (immobilier, épargne de précaution, fonds en euros),
  • et d'un objectif clair de transmission à moyen terme.

Dans ce cas, une assurance-vie alimentée après 70 ans peut être investie sur des supports plus dynamiques (unités de compte diversifiées, actions, immobilier indirect, thématiques long terme). L'objectif est alors de faire croître le capital, car ce sont précisément les gains générés qui seront transmis sans droits de succession.

Cette stratégie revient à accepter une volatilité plus élevée pour chercher à transformer une partie du risque en avantage fiscal successoral. Elle n'est pertinente que si :

  • le capital investi n'est pas indispensable au quotidien,
  • le reste du patrimoine est suffisamment sécurisé,
  • et l'horizon de transmission est suffisamment clair.

Deux réserves à garder en tête. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : la valeur transmise peut être inférieure aux sommes versées, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Par ailleurs, comme vu plus haut, plus les gains sont importants, plus l'assiette des prélèvements sociaux dus au dénouement l'est également. L'avantage successoral reste réel, mais il n'est pas gratuit.

Stratégie n°2 : prudente pour préserver la valeur du capital transmis

À l'inverse, certains seniors privilégient une approche plus conservatrice, notamment lorsqu'ils souhaitent :

  • protéger un conjoint survivant,
  • transmettre un capital stable à court ou moyen terme,
  • ou éviter toute incertitude sur la valeur du patrimoine transmis.

Dans ce cas, une allocation majoritairement investie sur le fonds en euros, complétée éventuellement par une faible part d'unités de compte défensives, permet de :

  • sécuriser le capital,
  • conserver une liquidité élevée,
  • et garantir une transmission lisible et prévisible.

Cette stratégie est particulièrement adaptée lorsque l'assurance-vie après 70 ans joue un rôle central dans la transmission, à défaut d'autres assurances-vie ouvertes plus tôt (avant 70 ans).

Lire aussi : L'assurance-vie expliquée aux nuls : le guide pour débutant

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2. Le contrat de capitalisation : le complément à l’assurance-vie pour la transmission

Moins connu, le contrat de capitalisation ressemble à l'assurance-vie dans son fonctionnement : mêmes supports d'investissement, même fiscalité sur les rachats après 8 ans de détention, et mêmes prélèvements sociaux à 17,2 %. La principale différence concerne la succession.

Contrairement à l'assurance-vie, le contrat de capitalisation ne se dénoue pas au décès : il est transmis tel quel aux héritiers, avec son ancienneté fiscale. Cela signifie que les héritiers peuvent, après la succession :

  • conserver le contrat et continuer à faire travailler les capitaux en adaptant les investissements à leur profil,
  • ou réaliser des rachats avec une fiscalité déjà optimisée.

Le contrat de capitalisation ne bénéficie donc pas d'un avantage successoral spécifique, puisqu'il entre dans l'actif successoral du défunt et se voit appliquer les droits de succession classiques en fonction du lien de parenté.

Ainsi, ce contrat est très pertinent pour ceux qui ont déjà utilisé les plafonds fiscaux de l'assurance-vie après 70 ans, en particulier les 30 500 € de versements. Il constitue alors une brique complémentaire dans une stratégie de transmission et de gestion sur le long terme.

Lire aussi : Contrat de capitalisation : avantages et inconvénients 

3. Les livrets réglementés : utiles, mais pour une part limitée de votre patrimoine

Le Livret A, le LDDS et le LEP constituent le socle de l'épargne de précaution. Capital garanti par l'État, disponibilité immédiate, aucune fiscalité ni prélèvement social : leur utilité n'est pas discutable pour faire face à un imprévu : des frais de santé, une adaptation du logement, une aide ponctuelle à un proche.

Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,70 %, contre 1,50 % au premier semestre. Le LEP reste à 2,50 %, et mérite un mot particulier : il est réservé aux personnes dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain plafond, une condition que remplissent de nombreux retraités sans le savoir. Si vous y êtes éligible, c'est mécaniquement le meilleur rendement garanti et défiscalisé du marché, et c'est souvent le premier réflexe à avoir avant d'aller chercher plus compliqué ailleurs.

Le vrai sujet n'est pas le taux, ni même le plafond. C'est la part de votre patrimoine que vous y laissez.

Un capital qui rapporte 1,70 % pendant que les prix augmentent de 2 % perd du pouvoir d'achat chaque année. L'érosion est lente, donc peu visible : sur cinq ans, elle reste modeste ; sur quinze ans (l'horizon d'un septuagénaire et de ses bénéficiaires), elle devient significative. Beaucoup de seniors conservent sur leurs livrets des sommes très supérieures à leurs besoins réels de trésorerie, par prudence, et paient ce confort en pouvoir d'achat sans l'avoir décidé.

La question à se poser n'est donc pas « combien puis-je mettre sur mon Livret A ? », mais « de combien ai-je réellement besoin sous la main, et à quelle échéance ? ». Ce qui excède ce montant a vocation à travailler ailleurs, y compris de manière prudente.

Lire aussi : LDDS : combien rapporte-t-il quand il est plein ?

4. Le compte à terme : de la visibilité, mais une fiscalité alourdie

Le compte à terme répond à un besoin précis : bloquer une somme sur une durée connue, à un taux fixé d'avance. Le capital est garanti, aucun arbitrage n'est nécessaire, et vous savez dès la souscription ce que vous percevrez à l'échéance. Pour un épargnant qui a saturé ses livrets et n'a pas besoin des fonds à court terme, c'est une solution lisible.

Deux limites, dont une nouvelle. Les fonds sont immobilisés, et une sortie anticipée entraîne généralement une pénalité de taux, ce qui le rend peu adapté à une épargne de précaution. Et sa fiscalité s'est alourdie en 2026 : les intérêts sont désormais taxés à 31,4 % au lieu de 30 %. Sur un placement dont l'argument principal est la prévisibilité, comptez donc environ 69 € nets pour 100 € d'intérêts bruts.

5. Les SCPI : investir dans l'immobilier sans les contraintes

Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) sont souvent considérées comme l'un des meilleurs placements pour les seniors qui souhaitent générer des revenus complémentaires réguliers à la retraite. Elles permettent d'investir indirectement dans un vaste parc immobilier : bureaux, cliniques, commerces, logistique.

Les atouts des SCPI :

  • Revenus complémentaires potentiels, versés le plus souvent trimestriellement.
  • Diversification immobilière importante.
  • Aucune contrainte de gestion.

Cependant, plusieurs points de vigilance :

  • Une fiscalité lourde sur les revenus fonciers si les parts sont détenues en direct.
  • Une liquidité réduite en cas de besoin de retirer rapidement ses fonds.
  • Un risque de perte en capital : ni le rendement ni la valeur des parts ne sont garantis.

Ce dernier point mérite d'être chiffré, car il est souvent escamoté. En 2025, le taux de distribution moyen des SCPI s'est établi à 4,91 % selon l'ASPIM, en progression de 0,19 point sur un an. Mais ce taux ne mesure que les loyers versés. La performance globale annuelle, qui intègre la variation du prix de la part, n'a été que de +1,46 % en moyenne sur la même année : les baisses de valorisation ont absorbé l'essentiel des dividendes. Une SCPI peut très bien distribuer généreusement tout en voyant sa part se déprécier. Le rendement affiché n'est donc pas le rendement perçu.

Conseil de Goodvest : en logeant vos SCPI dans une assurance-vie, vous bénéficiez d'une fiscalité allégée sur les rachats après 8 ans, d'une meilleure liquidité, et des avantages successoraux liés à l'assurance-vie. Dans les assurances-vie Goodvest, vous trouverez une gamme de SCI dédiée à l’immobilier durable pour diversifier votre portefeuille avec de l’immobilier !

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Le démembrement de SCPI : dissocier les revenus et le capital

Il existe une variante particulièrement adaptée aux objectifs d'un senior : acquérir des parts de SCPI en démembrement de propriété, c'est-à-dire séparer l'usufruit (le droit de percevoir les loyers) de la nue-propriété (le droit de récupérer la pleine propriété au terme).

Deux usages en découlent :

  • Acheter l'usufruit temporaire permet de percevoir des revenus immédiats pour un prix d'achat réduit, les parts vous échappant au terme prévu : c'est une logique de complément de revenus, pas de constitution de capital. 
  • Donner la nue-propriété à ses enfants permet à l'inverse de transmettre à valeur réduite tout en continuant à percevoir les loyers de son vivant.

Lire aussi : Comment investir dans l'immobilier avec son assurance-vie ?

6. Vendre en viager : transformer son logement en revenus

Lorsqu'on cherche le meilleur placement pour un senior, on pense souvent à l'épargne financière. Pourtant, il existe une solution patrimoniale particulièrement adaptée aux personnes de plus de 70 ou 80 ans : la vente en viager. C'est une manière de transformer son bien immobilier en source de revenus tout en continuant à en profiter.

Avec le viager, vous vendez votre bien à un acquéreur, mais vous continuez à y vivre dans le cas d'un viager occupé. En échange, vous percevez deux types de revenus :

  • Un bouquet : un capital versé au moment de la vente, immédiatement disponible, que ce soit pour être réinvesti sur un autre support ou pour un usage personnel.
  • Une rente viagère : un revenu mensuel ou trimestriel versé à vie, partiellement défiscalisé selon votre âge au moment de la signature.

La rente est imposable seulement pour partie, et cette part diminue avec l'âge. Si vous vendez après 69 ans, seuls 30 % de la rente perçue sont soumis à l'impôt sur le revenu, les 70 % restants n'étant pas imposés. C'est l'une des raisons pour lesquelles le viager est souvent envisagé après 70 ans.

En contrepartie, l'opération est irréversible et modifie profondément votre succession : le bien sort de votre patrimoine et ne sera pas transmis. L'accompagnement d'un notaire est indispensable. 

7. Le PER après 70 ans : ce qui a changé, et ce qu'il en reste

Le Plan d'Épargne Retraite (PER) a longtemps été présenté comme un outil de transmission efficace après 70 ans, parce qu'il combinait deux avantages : la déduction fiscale des versements, et un régime successoral proche de celui de l'assurance-vie. Le premier a disparu en 2026.

La déduction des versements ne s'applique plus après 70 ans

Depuis 2026, les versements réalisés sur un PER à partir de 70 ans ne sont plus déductibles de votre revenu imposable. Autrement dit, verser 10 000 € sur un PER à 72 ans ne réduit plus votre impôt d'un centime. La mesure concerne tous les PER, individuels comme collectifs ; elle vise à recentrer le dispositif sur sa finalité d'origine, à savoir la préparation de la retraite.

Concrètement, la stratégie qui consistait à verser après 70 ans pour réduire son impôt et constituer un capital destiné aux bénéficiaires n'a plus d'objet. Les versements restent possibles, mais sans avantage à l'entrée.

Avant 70 ans, en revanche, le dispositif reste entier, et une mesure de la même loi l'a même assoupli : le report des plafonds de déduction non utilisés est passé de 3 à 5 ans. Pour un épargnant de 65 ou 68 ans encore imposé, cela ouvre une fenêtre d'optimisation à saisir avant l'échéance.

Faut-il garder son PER après 70 ans ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Le fermer pour récupérer les fonds déclencherait l'imposition des sommes que vous aviez déduites de vos revenus, ce qui est rarement avantageux, et il vous laisse la possibilité d'une sortie en rente à vie. En revanche, il n'y a plus de raison d'y verser : l'assurance-vie et le contrat de capitalisation ont repris l'avantage pour cet usage.

Attention à un piège fréquent : pour un PER, la fiscalité appliquée à vos bénéficiaires dépend de votre âge au décès, et non de la date de vos versements. Passé 70 ans, ils relèvent donc de l'abattement de 30 500 €, qu'ils partagent avec celui de votre assurance-vie : vous n'en bénéficiez pas deux fois.

Lire aussi : Tout savoir sur la fiscalité du PER : versement, rachats, sortie, succession

Quel placement senior choisir en fonction de ses objectifs ?

Maintenant que nous avons vu les différents placements adaptés aux seniors, reste à savoir ce qui convient le mieux selon vos objectifs. Le tableau ci-dessous permet d'identifier rapidement les solutions les plus adaptées à chaque objectif patrimonial.

Objectif principal Placement(s) le(s) plus adapté(s) Pourquoi ?
Disposer d'une réserve pour les imprévus Livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) Capital garanti, disponibilité immédiate, aucune fiscalité
Sécuriser son capital au-delà de l'épargne de précaution Assurance-vie (fonds en euros), supports obligataires prudents Faible volatilité, capital largement sécurisé, liquidité élevée
Générer des revenus complémentaires Assurance-vie (rachats programmés), SCPI, usufruit de SCPI, rente viagère Revenus réguliers possibles sans vendre l'intégralité du patrimoine
Transmettre à ses proches Assurance-vie, contrat de capitalisation, donation Fiscalité successorale optimisée, désignation libre des bénéficiaires
Transmettre après 70 ans en optimisant la fiscalité Assurance-vie (stratégie adaptée après 70 ans) Les gains sont exonérés de droits de succession, les primes seules sont taxées au-delà de 30 500 €
Transmettre avant 80 ans en franchise de droits Don familial de sommes d'argent, abattement de 100 000 € Jusqu'à 131 865 € par enfant et par parent, renouvelable tous les 15 ans
Transmettre un bien en conservant ses revenus Donation de la nue-propriété, SCPI en démembrement Droits calculés sur une valeur décotée, revenus conservés de son vivant
Anticiper la dépendance et les frais de santé Assurance-vie liquide, livrets, rente viagère Fonds rapidement disponibles, revenus à vie pour financer les dépenses futures
Simplifier la gestion patrimoniale Assurance-vie en gestion pilotée Allocation ajustée selon l'âge et le profil de risque
Transformer un bien immobilier en revenus Vente en viager Capital immédiat et rente à vie, fiscalité de la rente allégée avec l'âge

À retenir : dans la majorité des cas, la solution la plus efficace consiste à combiner plusieurs placements, chacun répondant à un objectif précis. C'est cette approche globale et équilibrée qui permet aux seniors de sécuriser leur avenir tout en préparant la transmission de leur patrimoine dans de bonnes conditions.

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Les informations présentées ont une finalité pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Tout investissement en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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