Net zero

Le net zero, ou zéro émission nette, désigne l'équilibre entre les gaz à effet de serre émis par l'activité humaine et ceux retirés de l'atmosphère. Selon les Nations Unies, il suppose de réduire les émissions mondiales d'environ 45 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010, afin de limiter le réchauffement à 1,5 °C et d'atteindre le zéro net en 2050.

Le terme est partout, dans les rapports annuels comme dans les brochures de fonds. Il cohabite avec « neutralité carbone », « zéro émission nette » ou « net zéro », le plus souvent employés comme des synonymes. Cette confusion n'est pas anodine. Derrière des mots très proches se cachent des exigences méthodologiques radicalement différentes, et c'est précisément là que se joue la crédibilité d'un objectif climatique. Cette fiche définit le net zero, le distingue de la neutralité carbone, détaille la hiérarchie entre réduction et compensation, présente les référentiels qui l'encadrent et explique ce qu'un investisseur peut en faire.

Net zero (zéro émission nette) : la définition

Le net zero décrit un état d'équilibre. Les émissions de gaz à effet de serre rejetées dans l'atmosphère par les activités humaines sont compensées par une quantité au moins équivalente de gaz retirés de cette même atmosphère. La coalition pour le zéro émission nette des Nations Unies le formule ainsi : les émissions sont « réduites à un niveau aussi proche que possible de zéro, les émissions restantes présentes dans l'atmosphère étant réabsorbées, par les océans et les forêts par exemple ».

Deux éléments méritent d'être soulignés dans cette définition. D'abord le mot « net » : il ne s'agit pas de zéro émission, ce qui serait hors d'atteinte pour une économie réelle, mais d'un solde nul entre ce qui est émis et ce qui est absorbé. Ensuite l'ordre des opérations : la réduction vient en premier, l'absorption ne traite que le reliquat.

Le net zéro couvre l'ensemble des GES, et pas seulement le CO2 : le méthane, le protoxyde d'azote et les gaz fluorés y sont inclus, convertis en équivalent CO2 pour être additionnés. Les gaz retirés le sont par des puits de carbone, naturels comme les forêts, les sols et les océans, ou technologiques comme la capture et le stockage.

Cette cible n'est pas une invention d'entreprise. Elle découle directement de l'accord de Paris de 2015, qui vise à contenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C et si possible à 1,5 °C. Les travaux du GIEC ont traduit cet objectif en trajectoire : pour rester à 1,5 °C, les émissions mondiales doivent atteindre le zéro net autour de 2050. Selon les Nations Unies, plus de 70 pays, couvrant environ 76 % des émissions mondiales, se sont fixé un objectif net zéro, rejoints par plus de 3 000 entreprises et institutions financières.

Net zero ou neutralité carbone : la différence qui compte

C'est la question la plus posée, et la réponse habituelle est trop simple. On lit souvent que la neutralité carbone ne concernerait que le CO2 quand le net zéro couvrirait tous les gaz à effet de serre. Au sens strict du GIEC, c'est exact. Dans les faits, l'accord de Paris et la France emploient « neutralité carbone » au sens large, tous GES confondus. Sur le fond, les deux expressions désignent donc largement la même chose.

La vraie ligne de partage est ailleurs, et l'ADEME la pose sans ambiguïté. Dans son avis sur la neutralité carbone, l'agence écrit que « l'objectif de neutralité carbone n'a donc réellement de sens qu'à l'échelle de la planète », et que les acteurs économiques, les collectivités et les citoyens « ne sont individuellement, ni ne peuvent devenir, ni se revendiquer "neutres en carbone" ». La formulation est plus rude qu'une simple mise en garde : à l'échelle d'un acteur, l'objectif n'est pas seulement déconseillé, il n'est « pas directement transposable ».

Surtout, le constat vaut pour les deux mots, et pas seulement pour l'un d'eux. Le référentiel Net Zero Initiative, développé par le cabinet Carbone 4, l'énonce sans détour : « le mot "neutralité carbone" (ou "net zéro") désigne uniquement l'objectif mondial d'équilibrage entre émissions et absorptions. Ce terme ne s'applique pas à une organisation. » Autrement dit, changer d'étiquette ne rend pas une allégation plus solide.

Ce qui distingue réellement un engagement crédible d'un slogan, ce n'est donc pas le mot choisi, c'est la méthode qu'il recouvre. Une entreprise ne devient pas neutre à son échelle : elle contribue à une neutralité qui, elle, ne se joue qu'au niveau planétaire. À l'échelle d'un acteur, l'ADEME recommande de parler de décarbonation, de trajectoire bas carbone, ou d'émissions résiduelles compensées.

Le tableau ci-dessous résume ce qui sépare l'usage courant du terme, le concept de net zero tel que la science le définit, et sa version opérationnelle validée par un tiers.

Neutralité carbone, net zero et SBTi : ce qui les sépare

CritèreNeutralité carbone (usage courant)Net zero (zéro émission nette)Objectif net zéro validé SBTi
Périmètre des gazCO2 seul au sens strict du GIEC, mais tous les GES dans l'usage de l'accord de Paris et de la FranceTous les gaz à effet de serre, en équivalent CO2Tous les GES, sur les scopes 1, 2 et 3
Place de la compensationSouvent centrale, parfois substituée à la réductionRéservée aux seules émissions résiduellesNeutralisation du reliquat après une réduction d'au moins 90 %
HorizonVariable, fréquemment non précisé2050 à l'échelle mondiale2050 au plus tard, avec des jalons intermédiaires datés
Cadre de référenceAucun cadre unique, terme d'usage libreAccord de Paris et travaux du GIECCorporate Net-Zero Standard, objectif validé par un tiers
Échelle où le terme a un sensLe monde. Aucun acteur ne peut se revendiquer neutre à son échelleLe monde. À l'échelle d'un acteur, on parle de contributionL'entreprise, via une trajectoire alignée sur 1,5 °C

Un dernier écueil mérite d'être levé, car le vocabulaire climatique ne s'arrête pas à ces deux expressions.

Zéro carbone, climat positif : les termes voisins

Plusieurs formules circulent, souvent employées comme des équivalents alors qu'elles décrivent des situations distinctes :

  • le zéro carbone (ou carbon free) désigne une activité qui n'émet pas de CO2 du tout, sans avoir besoin de compenser quoi que ce soit. C'est une exigence plus forte que le net zéro, et rarement atteignable à l'échelle d'une entreprise entière ;
  • le climat positif et le carbone négatif désignent la même chose : retirer de l'atmosphère davantage de gaz à effet de serre que l'on n'en émet, donc aller au-delà du zéro net ;
  • la neutralité climatique élargit encore le périmètre : le glossaire du GIEC y intègre des effets sur le climat qui ne relèvent pas des seules émissions de GES, comme la modification de l'albédo des surfaces.

Aucune de ces expressions ne repose sur une définition universelle faisant autorité. C'est précisément ce qui rend les engagements climat difficiles à comparer entre eux, et ce qui justifie de regarder la méthode plutôt que l'étiquette.

Réduire d'abord, compenser ensuite

Le cœur méthodologique du net zero tient en une hiérarchie : on réduit d'abord, on neutralise ensuite, et jamais l'inverse. La réduction des émissions à la source est prioritaire, la compensation ne traite que ce qui n'a pas pu être évité.

Cette hiérarchie est chiffrée. Le référentiel de la SBTi retient qu'une réduction d'au moins 90 % des émissions à l'horizon 2050, par rapport à une année de base 2020, est nécessaire pour la plupart des entreprises. Seuls les 10 % restants, les émissions dites résiduelles, peuvent être neutralisés par des puits de carbone. La norme européenne ESRS E1, issue de la CSRD, retient la même exigence de réduction absolue avant toute compensation du reliquat.

C'est ici que se loge le principal angle mort des annonces climatiques. Financer des projets de reforestation ou acheter des crédits carbone est utile, mais ne remplace pas la décarbonation. Trois limites reviennent systématiquement :

  • la permanence : un puits forestier peut brûler ou être exploité, alors que le CO2 émis reste dans l'atmosphère pendant des siècles ;
  • l'additionnalité : encore faut-il que le projet financé n'ait pas eu lieu de toute façon ;
  • la disponibilité : la surface de forêts de la planète est finie, et ne peut pas absorber les émissions de tous les acteurs qui s'en prévalent simultanément.

Une distinction technique mérite ici toute votre attention, car elle sépare deux solutions souvent vendues sous le même nom. Un crédit d'évitement finance un projet qui empêche des émissions d'avoir lieu ailleurs, par exemple une centrale renouvelable construite à la place d'une centrale à charbon. Un crédit de séquestration finance le retrait effectif de CO2 déjà présent dans l'atmosphère, par un puits forestier ou une technologie de capture. Or, seule la séquestration peut réellement neutraliser une émission résiduelle : éviter une émission chez un tiers ne retire rien de l'atmosphère. Un objectif net zéro adossé à des crédits d'évitement ne tient donc pas la définition.

Le référentiel Net Zero Initiative, déjà cité, publié en 2020, en tire une règle claire : une entreprise n'est pas neutre, elle contribue à la neutralité collective selon trois piliers, réduire ses propres émissions, aider les autres à réduire les leurs, et développer les puits de carbone. Ces trois piliers sont strictement non fongibles : ils ne s'additionnent pas et ne se soustraient pas. Un acteur qui présente sa compensation comme annulant ses émissions commet donc une erreur de méthode, et s'expose au reproche de greenwashing. Vous trouverez le détail des leviers de réduction dans notre fiche sur la décarbonisation.

Ce que le droit français impose déjà

Cette hiérarchie n'est pas qu'une bonne pratique, elle est entrée dans la loi. La loi Climat et résilience du 22 août 2021, précisée par le décret du 13 avril 2022 entré en vigueur le 1er janvier 2023, interdit d'affirmer dans une publicité qu'un produit ou un service est « neutre en carbone », ou toute formule équivalente, sauf si l'annonceur met à la disposition du public trois éléments :

  • un bilan des émissions de gaz à effet de serre du produit, intégrant les émissions directes et indirectes ;
  • la démarche par laquelle ces émissions sont prioritairement évitées, puis réduites, et enfin compensées ;
  • les modalités de compensation des émissions résiduelles, respectant des standards minimaux.

Ce rapport doit être actualisé chaque année et publié, avec un lien ou un QR code renvoyant vers lui sur la publicité elle-même. Autrement dit, le législateur français a repris la séquence éviter, réduire, compenser et en a fait la condition de l'allégation.

Sur le plan des normes, la certification des allégations de neutralité a également changé de main. La norme ISO 14068-1, publiée fin 2023, a remplacé le référentiel britannique PAS 2060, définitivement retiré le 30 novembre 2025. Elle accorde un poids nettement plus important aux réductions réelles avant compensation et exige une trajectoire explicite vers le zéro net. Une allégation appuyée sur PAS 2060 renvoie donc aujourd'hui à un référentiel périmé.

Scopes 1, 2 et 3 : ce que couvre vraiment un engagement

Un objectif net zéro ne vaut que par son périmètre. Le GHG Protocol, le protocole international de comptabilité carbone, découpe les émissions d'une entreprise en trois scopes, et c'est le premier élément à regarder dans une annonce.

  • le scope 1 couvre les émissions directes, celles que l'entreprise rejette elle-même, par exemple la combustion de gaz dans ses usines ou le carburant de sa flotte ;
  • le scope 2 couvre les émissions indirectes liées à l'énergie achetée, principalement l'électricité, la vapeur et le chauffage consommés ;
  • le scope 3 couvre toutes les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur, en amont comme en aval : achats, transport, déplacements, usage des produits vendus et fin de vie.

Le scope 3 est le plus difficile à mesurer, et c'est presque toujours le plus lourd. Dans de nombreux secteurs, il représente la grande majorité de l'empreinte totale : pour un constructeur automobile, l'usage des véhicules vendus pèse bien davantage que les usines ; pour une banque, les émissions financées par ses prêts et ses investissements dépassent de très loin celles de ses bureaux.

C'est pourquoi un engagement limité aux scopes 1 et 2 dit finalement assez peu de chose sur l'exposition réelle d'une entreprise au changement climatique. La question à poser est simple : le périmètre annoncé inclut-il le scope 3 ? Notre fiche sur le bilan carbone détaille la façon dont ces émissions sont mesurées.

Qui fixe les règles : SBTi, NZI et NZAM

Aucune autorité publique ne certifie les objectifs net zéro des entreprises. Ce sont des initiatives privées qui jouent ce rôle, avec des degrés d'exigence variables.

Qu'est-ce que la SBTi ?

La SBTi (Science Based Targets initiative) est une initiative privée, née en 2015, qui valide les objectifs de réduction des entreprises au regard des scénarios scientifiques compatibles avec 1,5 °C. Son rôle est celui d'un tiers de confiance : une entreprise lui soumet sa stratégie climat, la SBTi vérifie que la trajectoire annoncée correspond bien à ce que la science exige, puis la valide ou la rejette. Plus de 11 000 entreprises ont vu leurs objectifs validés à ce titre. C'est aujourd'hui le référentiel le plus structurant du marché, et le seul repère largement reconnu pour distinguer un objectif étayé d'une intention.

Son Corporate Net-Zero Standard connaît une évolution importante : la version 2.0 a été publiée le 11 juin 2026, et les objectifs pourront lui être soumis pour validation à partir du premier trimestre 2027. La version 1.3.1 reste utilisable jusqu'au 31 janvier 2028 ; au-delà de cette date, tout nouvel objectif devra être conforme à la V2. Cette nouvelle version met l'accent sur la mise en œuvre effective, et plus seulement sur l'ambition affichée.

Un point prête très souvent à confusion, y compris dans la presse spécialisée. La SBTi manie en réalité deux exigences chiffrées, qui ne mesurent pas la même chose :

  • la couverture du périmètre, c'est-à-dire la part des émissions qui doit entrer dans l'objectif : au moins 95 % des scopes 1 et 2, et au moins 67 % du scope 3 pour un objectif à court terme lorsque celui-ci pèse plus de 40 % du total ;
  • la profondeur de la réduction, c'est-à-dire l'ampleur de la baisse à atteindre : au moins 90 % avant de neutraliser le reliquat.

Autrement dit, le premier chiffre dit ce que l'on compte, le second dit de combien on baisse. Les confondre conduit à croire qu'une entreprise validée SBTi ne réduirait que de 67 % de ses émissions, ce qui est faux.

La Net Zero Initiative, portée par le cabinet Carbone 4, apporte de son côté la grammaire française de la contribution, avec ses trois piliers non fongibles évoqués plus haut.

Le cas de la NZAM (Net Zero Asset Managers initiative), qui regroupe des sociétés de gestion, illustre la fragilité de ces engagements collectifs. L'alliance a suspendu ses activités en janvier 2025, après le retrait de plusieurs grands gérants américains. Elle a redémarré le 25 février 2026 avec 253 signataires, mais dans une version nettement assouplie : la référence explicite à l'alignement des portefeuilles sur le zéro net en 2050 a été retirée des engagements, chaque signataire fixant désormais ses propres cibles et publiant ses progrès une fois par an. Le nombre de membres américains est passé de 44 à 12. L'appartenance d'un gérant à une alliance climat ne garantit donc pas, à elle seule, une trajectoire contraignante.

Net zero et cadre réglementaire européen

L'Europe a fait entrer ces objectifs dans le droit. La directive CSRD impose aux entreprises concernées de publier un plan de transition, et sa norme climat ESRS E1 exige d'expliquer en quoi ce plan est compatible avec une limitation du réchauffement à 1,5 °C. L'ESRS E1 est la seule norme du corpus dont une entreprise ne peut pas s'écarter sans justifier explicitement pourquoi le changement climatique ne serait pas matériel pour elle.

Cette information ne sort pas de nulle part. Elle prolonge l'architecture posée par la TCFD, qui a la première traité le climat comme un sujet financier et structuré la publication des risques physiques et de transition. Le résultat, pour un investisseur, est qu'un objectif net zéro d'entreprise devient vérifiable dans des documents publics, au lieu de rester une déclaration d'intention.

Ce que le net zero change pour un investisseur

Un objectif net zéro annoncé par un fonds ou par une entreprise n'a de valeur que si sa méthode tient. Plusieurs éléments, tous vérifiables dans la documentation, permettent de s'en faire une idée :

  • le périmètre : les scopes 1, 2 et surtout 3 sont-ils couverts, ou seulement les deux premiers ;
  • la trajectoire : existe-t-il des jalons intermédiaires, à 2030 par exemple, ou seulement une promesse pour 2050 ;
  • la place de la compensation : sert-elle à neutraliser un résidu après une réduction forte, ou à afficher un solde nul sans réduire ;
  • le référentiel : l'objectif est-il validé par un tiers comme la SBTi, ou auto-déclaré.

Ces éléments ne disent rien du rendement futur d'un placement. En revanche, ils éclairent une réalité financière : une entreprise très exposée aux énergies fossiles, sans trajectoire de réduction crédible, porte un risque de transition que la réglementation et le marché peuvent matérialiser à tout moment. Comme tout investissement en actifs de ce type, ces supports présentent un risque de perte en capital, et leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse.

C'est cette logique de vérification par la méthode que Goodvest applique à la sélection des supports de ses contrats d'assurance vie responsable, en s'appuyant sur des données extra-financières publiques plutôt que sur les seules déclarations d'intention. Comprendre le net zero, c'est pouvoir lire un engagement climat pour ce qu'il est, et distinguer une trajectoire documentée d'un argument commercial.

Ce qu'il faut retenir sur le net zero

Le net zero, ou zéro émission nette, est l'équilibre entre les gaz à effet de serre émis et ceux retirés de l'atmosphère, à atteindre vers 2050 pour limiter le réchauffement à 1,5 °C. C'est d'abord une cible planétaire, issue de l'accord de Paris.

Face à la neutralité carbone, la différence n'est pas d'abord une affaire de vocabulaire : les deux expressions désignent le même objectif mondial d'équilibrage, et aucune des deux ne s'applique à l'échelle d'une organisation. La différence tient à la méthode : réduire d'au moins 90 % ses émissions avant de neutraliser le reliquat, sur un périmètre incluant le scope 3, avec des jalons datés et un référentiel validé par un tiers.

Pour un épargnant, cette grille de lecture est un outil de discernement. Elle ne dit pas quel placement choisir, mais elle permet de faire la part entre un engagement climat étayé et une formule bien tournée.

Cette fiche est publiée à titre pédagogique et informatif. Elle ne constitue pas un conseil en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Félix Rivierre, Directeur de l’équipe Conseil
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