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Investissement ESG en 2026 : définition, différence avec l'ISR et guide pour choisir ses fonds

Investissement ESG en 2026 : définition, différence avec l'ISR et guide pour choisir ses fonds

L'investissement ESG s'est imposé comme la grille d'analyse dominante de la finance durable. Mais derrière l'acronyme, le marché s'est complexifié au point de devenir illisible pour la plupart des épargnants. Morningstar a recensé 1 104 changements de noms de fonds liés à l'ESG en Europe entre 2022 et 2024, sous l'effet conjugué du durcissement du label ISR, des lignes directrices ESMA et de la prochaine réforme SFDR 2.0. Comprendre ce que signifie réellement « investissement ESG » en 2026, le distinguer de l'ISR et savoir choisir ses fonds n'a jamais été aussi nécessaire, ni aussi déterminant pour la performance et l'impact réel de son épargne !

Qu'est-ce que l'investissement ESG ?

L'investissement ESG désigne une approche financière qui intègre, en complément des indicateurs économiques classiques, trois dimensions extra-financières : l'environnement, le social et la gouvernance. C'est aujourd'hui le cadre d'analyse dominant en finance durable, mais c'est aussi un terme largement mal compris par les épargnants.

La signification de l'acronyme ESG : trois piliers, pas seulement l'environnement

L'Autorité des marchés financiers (AMF) définit les critères ESG comme des indicateurs extra-financiers qui permettent d'évaluer un acteur économique en dehors des paramètres financiers traditionnels que sont la rentabilité, le prix de l'action ou les perspectives de croissance. Concrètement, ces critères se répartissent en trois catégories.

  • Le pilier Environnemental (E) mesure l'impact d'une entreprise sur la planète : émissions de gaz à effet de serre, consommation d'eau et d'énergie, gestion des déchets, préservation de la biodiversité, exposition aux risques climatiques.
  • Le pilier Social (S) évalue la qualité des relations avec les parties prenantes humaines : conditions de travail, sécurité des salariés, diversité, respect des droits humains, qualité des produits pour les consommateurs, impact sur les communautés locales.
  • Le pilier Gouvernance (G) examine la manière dont l'entreprise est dirigée : indépendance du conseil d'administration, parité, transparence des rémunérations des dirigeants, lutte contre la corruption, droits des actionnaires, qualité des audits.

C'est une nuance fondamentale qu'il faut intégrer d'emblée : un fonds étiqueté ESG n'est pas nécessairement un fonds vert. Une entreprise peut obtenir un excellent score ESG global grâce à une gouvernance exemplaire et de solides engagements sociaux, tout en exerçant une activité dont l'empreinte environnementale est lourde. C'est précisément cette ambiguïté qui justifie l'existence de cadres plus exigeants comme l'investissement socialement responsable (ISR) ou l'alignement avec l'Accord de Paris, que nous détaillerons plus loin.

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Comment fonctionne concrètement l'analyse ESG ?

L'évaluation ESG repose principalement sur le travail d'agences de notation extra-financière. Les plus connues sur le marché européen sont MSCI ESG Research, Sustainalytics (filiale de Morningstar), ISS ESG, Moody's ESG Solutions (qui a intégré Vigeo Eiris) ou encore Ethifinance. Ces agences attribuent des scores aux entreprises cotées en analysant des centaines d'indicateurs issus principalement de sources publiques : rapports annuels, déclarations de performance extra-financière, questionnaires complétés par les entreprises elles-mêmes.

Cette méthodologie a deux limites structurelles que tout investisseur doit connaître :

  • Les données sont en grande partie déclaratives : Les agences ne réalisent pas d'enquête de terrain ni d'entretiens systématiques avec les salariés ou les clients. Elles s'appuient sur ce que l'entreprise communique, complété parfois par des estimations lorsque l'information manque.
  • L’absence de méthodologie unique : Une étude d'Ernst & Young de 2021 recensait plus de 600 standards ESG différents à travers le monde, avec des indicateurs, des pondérations et des échelles d'évaluation distinctes. Une même entreprise peut donc être considérée comme exemplaire par une agence et insuffisante par une autre.

Cette absence de standardisation explique pourquoi les régulateurs européens, AMF en tête, multiplient depuis 2018 les initiatives pour clarifier le marché : doctrines sur l'information des investisseurs, règlement SFDR, lignes directrices ESMA sur les noms de fonds, certification finance durable obligatoire pour les conseillers depuis 2022.

Bon à savoir : Le concept ESG est né en 2005 avec le rapport « Who Cares Wins » des Nations unies, suivi en 2006 du lancement des Principes pour l'Investissement Responsable (PRI). Vingt ans plus tard, les fonds ESG européens dépassent 4 000 milliards d'euros d'encours, et la part des fonds dont le nom contient un terme ESG est passée de moins de 3 % en 2015 à près de 9 % en 2024 (ESMA). En France, 19 % des investisseurs particuliers déclaraient en 2023 détenir au moins un placement durable (selon l'AMF), une proportion qui a doublé en cinq ans.

Lire aussi : Quels produits choisir pour faire un investissement écologique ?

ESG, ISR, Greenfin, SFDR : ne plus confondre les concepts

Le vocabulaire de la finance durable peut décourager le néophyte. ESG, ISR, label ISR, label Greenfin, fonds Article 8, fonds Article 9… Ces termes ne désignent pas la même chose et n'offrent pas les mêmes garanties. Les distinguer est la première étape pour faire un choix d'investissement éclairé.

ESG vs ISR : l'outil de mesure face à la stratégie d'investissement

C'est la confusion la plus fréquente, et elle est rarement bien expliquée. Pourtant, la distinction est simple une fois posée :

  • L'ESG est un cadre d'analyse : un ensemble de critères extra-financiers servant à évaluer une entreprise sur ses pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. C'est un thermomètre.
  • L'ISR (Investissement Socialement Responsable) est une stratégie d'investissement : une démarche active qui utilise les critères ESG (et éventuellement d'autres filtres) pour sélectionner ou exclure les entreprises d'un portefeuille. C'est le médecin qui pose le diagnostic et prend la décision.

En pratique, une société de gestion qui propose un fonds ISR applique généralement plusieurs stratégies combinées :

  • L'exclusion sectorielle consiste à écarter d'office certains secteurs jugés incompatibles avec une démarche responsable : armement controversé, tabac, jeux d'argent, énergies fossiles…
  • L'approche « best-in-class » sélectionne les entreprises les mieux notées en ESG au sein de chaque secteur, y compris dans des industries polluantes. Une compagnie pétrolière peut ainsi figurer dans un fonds best-in-class si elle est jugée plus vertueuse que ses concurrentes.
  • L'investissement thématique cible des secteurs spécifiques alignés sur des enjeux de durabilité : énergies renouvelables, eau, économie circulaire, santé.
  • L'engagement actionnarial consiste à utiliser les droits de vote pour pousser les entreprises à améliorer leurs pratiques.
  • L'investissement à impact (impact investing) vise un résultat mesurable, environnemental ou social, en plus du rendement financier.

Cette nuance entre l'outil (ESG) et la démarche (ISR) explique pourquoi un fonds qui se présente comme « ESG » n'apporte pas les mêmes garanties qu'un fonds labellisé ISR. L'étiquette ESG signale simplement que des critères extra-financiers sont pris en compte, sans préciser à quel niveau d'exigence ni avec quelle ambition.

Les labels français : ISR, Greenfin et Finansol

Pour aider les épargnants à s'y retrouver, la France a structuré dès 2016 un écosystème de labels publics, attribués après audit par des organismes indépendants pour une durée de trois ans renouvelable.

  • Le label ISR, lancé en 2016 par le ministère de l'Économie et des Finances, est le plus répandu. Initialement critiqué pour son manque d'exigence, il a été profondément réformé. Depuis le 1er mars 2024, un fonds labellisé ISR ne peut plus investir dans des entreprises qui développent de nouveaux projets liés aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz). Les sociétés présentes dans les fonds ISR doivent en outre disposer d'un plan de transition aligné sur l'Accord de Paris. Cette réforme a entraîné un tri massif sur le marché : au 1er janvier 2025, environ 940 fonds conservaient le label ISR, contre un univers nettement plus large auparavant.
  • Le label Greenfin, créé en 2015 par le ministère de la Transition écologique (initialement label TEEC), va plus loin sur le volet environnemental. Il garantit que le fonds finance directement la transition énergétique et écologique : énergies renouvelables, efficacité énergétique, transports propres, gestion de l'eau, économie circulaire. Particularité notable : il exclut totalement les énergies fossiles ainsi que le nucléaire. C'est aujourd'hui le label le plus exigeant pour qui veut s'assurer que son épargne finance prioritairement la transition écologique.
  • Le label Finansol identifie les fonds d'épargne solidaire, c'est-à-dire ceux qui financent des activités à fort impact social : insertion par l'emploi, logement très social, agriculture biologique, entrepreneuriat dans les pays en développement. Il s'adresse moins à la performance financière qu'à la dimension solidaire de l'épargne.

Ces trois labels ne se concurrencent pas, ils se complètent. Un fonds peut cumuler plusieurs labels, c'est même un signal de qualité.

La classification européenne SFDR : Articles 6, 8 et 9

Au niveau européen, la transparence des fonds est encadrée par le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), entré en vigueur en mars 2021. Contrairement aux labels français, le SFDR n'est pas un cahier des charges qualitatif mais un système de classification déclaratif, qui oblige chaque société de gestion à positionner ses fonds dans une catégorie en fonction de leur niveau d'engagement durable.

Trois catégories coexistent aujourd'hui :

  • Les fonds Article 6 sont les fonds « classiques » qui n'intègrent pas explicitement de critères ESG dans leur stratégie. Ils peuvent prendre en compte certains risques de durabilité, mais sans en faire un objectif. Ce sont les fonds non durables au sens du règlement.
  • Les fonds Article 8, dits « light green », promeuvent des caractéristiques environnementales ou sociales. Ils intègrent des critères ESG dans leur sélection sans en faire l'objectif principal du fonds. C'est de loin la catégorie la plus large : selon Morningstar, elle représentait 48,2 % des fonds européens classifiés sous SFDR au troisième trimestre 2025, avec environ 12 046 fonds.
  • Les fonds Article 9, dits « dark green », poursuivent un objectif d'investissement durable explicite. Ils doivent démontrer le caractère durable des investissements sous-jacents et respecter le principe « Do No Significant Harm » (ne pas causer de préjudice significatif aux autres objectifs environnementaux ou sociaux). C'est la catégorie la plus exigeante du règlement, mais aussi la plus rare : toujours selon Morningstar, au troisième trimestre 2025, seuls 3,1 % des fonds européens étaient classés Article 9, soit environ 1 031 fonds.

Cela dit, cette rareté s'explique par les vagues de reclassements intervenues entre fin 2022 et 2024. Face au durcissement des exigences réglementaires et à la peur des sanctions pour greenwashing, plus de 300 gestionnaires ont préféré rétrograder leurs fonds Article 9 en Article 8 plutôt que de risquer une mise en conformité défaillante.

Bon à savoir : Le 20 novembre 2025, la Commission européenne a publié sa proposition de SFDR 2.0, qui doit remplacer la classification actuelle Article 6 / 8 / 9 par trois nouvelles catégories : Sustainable, Transition et ESG Basics. Chaque catégorie imposera un seuil minimal de 70 % d'investissements éligibles et des règles d'exclusion harmonisées (notamment renforcées sur les énergies fossiles). L'application du nouveau régime est attendue fin 2027 ou début 2028, après adoption par le Conseil et le Parlement européens.

Comment articuler tous ces repères ?

Concrètement, pour un épargnant qui regarde la fiche d'un fonds, voici comment lire les indications :

  • La classification SFDR (Article 8 ou 9) indique le niveau d'engagement déclaré par la société de gestion. C'est un minimum syndical, pas une garantie de qualité.
  • Le ou les labels (ISR, Greenfin, Finansol) indiquent qu'un audit indépendant a validé la cohérence entre les engagements affichés et les pratiques réelles.
  • La présence d'exclusions sectorielles strictes (notamment énergies fossiles) constitue un repère plus fiable encore, à condition d'examiner précisément ce qui est exclu et selon quels seuils.

Mais même avec cette grille de lecture, l'ESG conserve une faiblesse intrinsèque que les labels et les classifications ne corrigent pas entièrement. C'est ce que nous allons voir maintenant.

Lire aussi : PER vert de Goodvest : le placement retraite éco responsable et performant

La grande limite de l'investissement ESG : un fonds ESG n'est pas forcément un fonds vert

La confusion entre investissement ESG et investissement vert est encore très prégnante dans l’esprit des épargnants. Pourtant, l'étiquette ESG ne garantit ni l'absence d'énergies fossiles, ni un alignement climatique, ni même une cohérence environnementale du portefeuille.

Une note ESG globale peut masquer une mauvaise performance environnementale

Le mécanisme est mathématique : un score ESG global combine des notes sur les trois piliers (E, S, G). Un excellent score en gouvernance et en social peut compenser des performances environnementales médiocres et tirer la note globale vers le haut. En d’autres termes, des entreprises dont l'activité repose principalement sur les énergies fossiles peuvent figurer dans des indices et des fonds estampillés ESG, voire y être surpondérées si elles obtiennent de meilleurs scores que leurs concurrentes du même secteur.

C'est précisément ce que dénonce Reclaim Finance dans plusieurs études récentes : une majorité de fonds européens présentés comme durables conservent une exposition significative aux énergies fossiles (majors pétrolières, entreprises minières, utilities encore largement dépendantes du gaz et du charbon). Pour un épargnant qui souhaite réellement aligner son épargne avec la transition écologique, c'est insuffisant.

Conseil de Goodvest : Pour réaliser un investissement véritablement vert, mieux vaut opter pour une approche thématique en sélectionnant des fonds et entreprises dédiés par exemple à la transition énergétique. C’est le cœur du fonctionnement des assurances-vie et PER Goodvest !

L'affaire Orpea : quand les meilleures notations ESG passent à côté du réel

Le pilier social présente le même type d'angle mort, parfois de manière encore plus spectaculaire. L'affaire Orpea, révélée en janvier 2022, en est devenue le cas d'école.

À cette date, le groupe français de gestion d'EHPAD était massivement détenu par les fonds responsables. Avant le scandale, l'agence Sustainalytics classait Orpea 5ème sur 113 entreprises de son secteur. Vigeo Eiris la classait 4ème meilleur acteur du secteur de la dépendance fin septembre 2021. Gaia Rating, ISS-Oekom, MSCI : toutes ces agences attribuaient à Orpea une note supérieure à la moyenne.

La publication du livre Les Fossoyeurs du journaliste Victor Castanet, fruit de trois années d'enquête de terrain, a révélé une réalité radicalement différente : maltraitance des résidents, exploitation des soignants, rationnement des produits d'hygiène et de santé. Le cours de l'action a chuté de 55 % entre le 16 janvier et le 16 février 2022. Les principaux gérants ESG français (Sycomore, Dorval AM, Montpensier Finance) ont sorti la valeur de leurs portefeuilles dans les semaines qui ont suivi.

Comment un tel scandale a-t-il pu échapper aux agences ? Parce que le secteur d'activité d'Orpea (l'accompagnement des personnes âgées) était spontanément perçu comme un secteur durable, ce qui orientait à la hausse les évaluations sectorielles. Pour Léa Dunand-Chatellet, directrice de l'investissement responsable chez DNCA Finance, « Orpea est une faillite ESG » qui a marqué un tournant dans la perception des notations extra-financières.

La leçon est claire pour l'épargnant (et Goodvest) : un fonds ESG mainstream peut détenir des entreprises présentant des risques majeurs, parfois sur des dimensions qui semblaient pourtant centrales dans leur évaluation extra-financière. C’est pourquoi avant d’investir dans un fonds ESG, mieux vaut vérifier ligne par ligne les entreprises qui le composent, bien que pour Orpea, il eut été difficile de déceler la fraude avant sa révélation…

Le greenwashing au niveau des fonds eux-mêmes

Le risque de greenwashing ne concerne pas seulement les entreprises sous-jacentes, il peut aussi viser les gestionnaires de fonds eux-mêmes. En septembre 2023, DWS, filiale de Deutsche Bank, a été condamnée par la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine à une amende de 19 millions de dollars pour avoir surévalué l'intégration des critères ESG dans plusieurs de ses fonds. Une affaire qui a marqué les esprits et accéléré la réaction des régulateurs européens.

Deux dispositifs majeurs sont venus encadrer ces pratiques en 2024-2025.

  • Les lignes directrices ESMA sur les noms de fonds, applicables depuis le 21 mai 2025, encadrent désormais strictement l'utilisation des termes ESG, durable, transition, impact ou environnement dans la dénomination des fonds. Pour utiliser un terme lié à la durabilité, un fonds doit respecter des seuils d'investissement et des exclusions minimales. Morningstar a recensé 1 104 changements de noms de fonds liés à l'ESG en Europe entre 2022 et 2024, signe d'un marché qui s'assainit.
  • La doctrine AMF, formalisée dans la position-recommandation DOC-2020-03 et régulièrement actualisée, impose une proportionnalité entre la place donnée à l'ESG dans la communication d'un fonds et son poids réel dans la gestion. Pour les approches « best-in-class », l'engagement minimal est désormais une réduction de 20 % de l'univers d'investissement par exclusion des émetteurs les moins bien notés.

L'ensemble de ces évolutions converge dans une même direction : rendre l'étiquette ESG plus exigeante et plus vérifiable. Mais aucun de ces dispositifs ne dispense l'épargnant d'examiner attentivement la méthodologie réelle des fonds qu'il sélectionne, et de se poser la question légitime de leur rendement.

L'investissement ESG est-il rentable ?

C'est sans doute la question qui revient le plus souvent chez les épargnants qui découvrent la finance durable. L'idée reçue veut que privilégier des critères extra-financiers se fasse au détriment de la performance. Les études disponibles montrent une réalité plus nuancée, et globalement plus favorable à l'ESG qu'on ne le suppose.

  • Une performance plutôt favorable sur le long terme : Une étude d'ESG Book menée sur cinq ans (2017-2022) a mesuré une surperformance annuelle moyenne de 1,59 % des fonds actions ESG européens par rapport à leur indice de référence classique. Une méta-analyse de plus de 2 000 études empiriques, citée par le Label ISR, conclut que près de 90 % d'entre elles établissent un lien positif ou neutre entre ESG et performance financière. Robeco apporte toutefois une nuance utile : sur les portefeuilles, l'ESG est positif dans 38 % des cas, négatif dans 13 %, neutre le reste du temps. L'ESG n'est donc ni une garantie de surperformance, ni un handicap structurel.
  • Des frais qui ne sont pas plus élevés : Contrairement à une idée reçue tenace, les fonds responsables ne coûtent pas plus cher que les fonds classiques. Une étude AMF de 2021, portant sur 28 480 parts de fonds commercialisés en France entre 2012 et 2018, conclut que les frais de gestion des fonds ISR sont en moyenne inférieurs de 0,17 % à ceux des fonds classiques. Les ETF ESG, eux, affichent des frais courants généralement compris entre 0,15 % et 0,40 % par an.
  • Un avantage qui se construit sur le long terme. Sur un ou deux ans, un fonds ESG peut sous-performer ponctuellement, notamment lors des hausses brutales des énergies fossiles, comme en 2022. Mais sur 5, 10 ou 15 ans, la logique s'inverse : les entreprises mal notées accumulent des risques matériels (amendes, contentieux, dépréciations d'actifs liés à la transition), tandis que les entreprises alignées bénéficient des évolutions réglementaires (taxonomie européenne, ajustement carbone aux frontières), de la croissance structurelle des marchés de la décarbonation et de la souveraineté énergétique.

Comme tout placement en unités de compte, un investissement ESG comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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Comment choisir un fonds ESG en 2026 : la synthèse opérationnelle

Nous avons passé en revue les notions, les classifications, les labels et les limites de l'investissement ESG. Voici la grille de synthèse à conserver pour évaluer concrètement un fonds avant d'y investir.

Les 5 critères pour choisir un fonds ESG

Du filtre rapide à l'analyse fine — cliquez sur chaque étape pour afficher le détail

Entonnoir des cinq critères de sélection d'un fonds ESG Représentation en entonnoir des cinq critères hiérarchisés pour choisir un fonds responsable : classification SFDR, labels publics, politique d'exclusion, méthodologie d'analyse, et transparence du reporting. 1 Classification SFDR Article 9 ou Article 8 exigeant 2 Labels publics ISR, Greenfin, Finansol 3 Politique d'exclusion Énergies fossiles, seuil bas 4 Méthodologie d'analyse Alignement Accord de Paris 5 Transparence Reporting et sous-jacents Filtre rapide Analyse fine

Critère 1 sur 5

Classification SFDR

Privilégier les fonds Article 9 (objectif d'investissement durable explicite) ou Article 8 exigeant. Au T3 2025, seuls 3,1 % des fonds européens sont classés Article 9. À écarter : Article 6.

Source : grille d'analyse Goodvest

Ces cinq critères se lisent comme un entonnoir : la classification SFDR et les labels constituent un filtre rapide ; les exclusions, la méthodologie et la transparence séparent les fonds vraiment engagés de ceux qui se contentent du minimum réglementaire. Plus un fonds coche de critères, plus le risque de greenwashing est réduit.

Le défi, pour beaucoup d'épargnants, reste l'application pratique : identifier les bons fonds, suivre l'évolution des labels, ajuster son portefeuille en cas de reclassification, sans parler du temps nécessaire pour comparer les méthodologies. C'est précisément à ce besoin que répondent les solutions d'investissement ESG clé en main.

Comment investir ESG facilement ? Les solutions clés en main pour l'épargnant

Appliquer la grille des cinq critères à chaque fonds individuel demande du temps, de l'expertise et un suivi régulier. Pour la majorité des épargnants, deux grandes voies s'ouvrent : investir en autonomie via des supports cotés, ou s'appuyer sur une gestion pilotée responsable au sein d'une enveloppe dédiée.

Investir ESG en autonomie : ETF et OPCVM via PEA ou compte-titres

L'investisseur autonome peut sélectionner directement ses supports ESG via un Plan d'Épargne en Actions (PEA), un compte-titres ordinaire ou les unités de compte d'une assurance-vie classique. Cette approche présente des avantages réels : liberté totale de sélection, frais limités si l'on privilégie les ETF (généralement 0,15 % à 0,40 % par an), maîtrise de la stratégie d'allocation.

Mais elle a aussi des limites importantes. Le tri des supports prend du temps : il faut éplucher les prospectus, vérifier les classifications SFDR, examiner les politiques d'exclusion réelles, surveiller les reclassifications. La cohérence d'ensemble du portefeuille (diversification géographique, sectorielle, équilibre entre actions et obligations, intégration de l'immobilier ou du non coté) repose entièrement sur l'investisseur. Et le risque de greenwashing demeure élevé pour qui se fie aux seules étiquettes commerciales sans creuser la méthodologie.

Cette voie convient principalement aux épargnants disposant d'une bonne culture financière, du temps nécessaire pour suivre leur allocation, et de la volonté d'arbitrer eux-mêmes en fonction des évolutions réglementaires.

Lire aussi : Quels sont les types d'ETF dédiés à l'écologie ?

La gestion pilotée responsable au sein d'une assurance-vie ou d'un PER

L'autre voie, beaucoup plus accessible, consiste à confier la sélection des supports à une équipe de gestion spécialisée, dans le cadre d'une assurance-vie ou d'un plan d'épargne retraite (PER). Le gestionnaire applique alors sa propre méthodologie, sélectionne les fonds, ajuste l'allocation au profil de risque de l'épargnant et fait évoluer le portefeuille dans le temps.

L'intérêt de cette approche pour un investissement ESG est triple : 

  • Elle réduit le risque de greenwashing en confiant la sélection à une équipe qui applique une grille de critères stricte et constante (à condition que l’équipe soit compétente et transparente). 
  • Elle permet d'accéder à des supports difficiles à sélectionner en direct : fonds non cotés, infrastructures vertes, immobilier durable, qui sont rarement accessibles via un compte-titres classique. 
  • Elle libère l'épargnant du suivi opérationnel : reclassifications, mises à jour des labels, évolution de la réglementation SFDR.

L'enjeu, pour qui choisit cette voie, est de sélectionner une solution dont la méthodologie de sélection est elle-même cohérente avec ses convictions. Car toutes les gestions pilotées dites « responsables » ne se valent pas : certaines se contentent d'inclure des fonds Article 8 standards, d'autres appliquent des critères beaucoup plus exigeants.

Goodvest : une gamme entièrement compatible avec l’Accord de Paris

Goodvest est une fintech française dont l'ensemble de la gamme repose sur les cinq critères présentés plus haut. Sa promesse : permettre au grand public d'investir dans l'économie responsable via des enveloppes fiscales courantes, avec une méthodologie scientifique et une exclusion stricte des énergies fossiles.

La méthodologie Goodvest s'appuie sur Carbon4 Finance, fournisseur indépendant de données carbone et biodiversité, pour analyser chaque support disponible : alignement avec l'Accord de Paris, empreinte carbone du portefeuille, exposition aux risques de transition. Une étude de Reclaim Finance publiée en 2024 a d'ailleurs identifié l'exposition fossile minimale des contrats Goodvest, là où la majorité des fonds dits durables conservent une exposition significative aux énergies fossiles.

La gamme couvre les principaux besoins d'épargne :

  • Goodvie, assurance-vie 100 % unités de compte personnalisable selon sept thématiques d'investissement (transition écologique, solutions climatiques, accès à l'eau, santé, forêts, emploi et solidarité, pays émergents). Accessible dès 300 € avec versement programmé de 50 €.
  • Goodlife, assurance-vie multisupport intégrant le Fonds Euro Objectif Climat classé Article 9 SFDR (l'un des seuls fonds en euros du marché à cette classification) pour les épargnants qui souhaitent combiner protection partielle du capital et impact environnemental. Ticket d'entrée à partir de 500 €.
  • PER Goodvest, plan d'épargne retraite individuel offrant une déduction fiscale immédiate des versements et une allocation alignée sur l'Accord de Paris. Accessible dès 300 €.
  • Goodvest Kids, assurance-vie pour mineur destinée à constituer un capital long terme dans une logique responsable.

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Contenu à vocation informative et pédagogique. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.

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Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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