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Plan épargne enfant : quelles solutions pour épargner au nom de votre enfant ?

Plan épargne enfant : quelles solutions pour épargner au nom de votre enfant ?

Mettre de l'argent de côté pour son enfant est une intention simple, mais le choix de l'enveloppe l'est beaucoup moins : certains placements lui sont ouverts dès la naissance, d'autres lui sont interdits jusqu'à sa majorité, et l'écart de résultat entre deux d'entre eux, sur dix-huit ans, se compte en milliers d'euros. Précisons au passage que « Plan Épargne Enfant » désigne aussi des contrats commerciaux portant ce nom exact : nous traitons ici la question de fond, celle de l'enveloppe à ouvrir au nom d'un mineur, quel que soit l'établissement.

Enfant soufflant un pissenlit.
L’essentiel

Vous pouvez ouvrir au nom de votre enfant mineur un Livret A dès sa naissance, un PEL ou un CEL sans condition d'âge, un Plan épargne avenir climat (PEAC), une assurance-vie ou un compte-titres ; le LDDS et le LEP lui sont fermés tant qu'il est mineur, et le PER n'est plus accessible aux mineurs depuis 2024.

  • Le Livret A sert l'argent disponible à tout moment, mais son taux de 1,70 % depuis le 1er août 2026 le destine mal à un horizon de quinze ans.
  • Le PEAC et l'assurance-vie sont les deux enveloppes conçues pour le temps long, la première exonérée d'impôt et de prélèvements sociaux mais bloquée jusqu'aux 18 ans, la seconde plus souple.
  • À sa majorité, votre enfant devient seul maître des sommes déposées à son nom, quelle que soit l'enveloppe : c'est un paramètre à intégrer au choix, pas un détail.
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Quel plan d’épargne pouvez-vous ouvrir au nom de votre enfant mineur ?

Un enfant mineur peut être titulaire d'un compte ou d'un placement à son nom. C'est vous qui l'ouvrez et qui le gérez, mais l'argent lui appartient dès le premier versement.

Voici, produit par produit, ce qui lui est accessible et ce qui ne l'est pas.

Ce que vous pouvez ouvrir au nom d'un enfant mineur
Enveloppe Accessible ? Plafond Rendement Pour quel usage
Livret A Oui, dès la naissance 22 950 € 1,70 % net
depuis le 1er août 2026
Argent disponible à tout moment
Livret Jeune Oui, de 12 à 25 ans 1 600 € Libre, au moins 1,70 % net Première autonomie de l'adolescent
LDDS Non Réservé aux majeurs (sauf mineur fiscalement autonome)
LEP Non Interdit aux mineurs et aux majeurs rattachés
PEL Oui, dès la naissance 61 200 € 2,00 % brut
soit environ 1,40 % net
Droits à prêt immobilier, pas le rendement
CEL Oui, dès la naissance 15 300 € 1,25 % brut Version souple du PEL, versements libres
PEAC Oui, jusqu'à 21 ans 22 950 € Variable selon les marchés
gains exonérés d'IR et de PS
Capital à 18 ans, fonds bloqués
Assurance-vie Oui, accord des deux parents Aucun Variable selon les supports Capital à long terme, avec souplesse de retrait
Compte-titres Oui Aucun Variable, gains fiscalisés au PFU Liberté totale, sans cadre fiscal de faveur
PER Non Interdit aux mineurs depuis le 1er janvier 2024

Taux et plafonds en vigueur en août 2026 (info.gouv.fr, economie.gouv.fr, arrêté du 28 juillet 2026). Les taux réglementés sont révisables. À titre illustratif. Les enveloppes investies en unités de compte ou sur les marchés financiers comportent un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le Livret A : oui, dès la naissance

Le Livret A peut être ouvert dès le jour de la naissance, sans condition d'âge ni de nationalité. Il est plafonné à 22 950 € hors intérêts capitalisés, disponible à tout moment, et ses intérêts échappent à l'impôt sur le revenu comme aux prélèvements sociaux.

Son taux est de 1,70 % depuis le 1er août 2026, après une période à 1,50 % entre février et juillet 2026. Ce taux est révisé tous les six mois : ce n'est pas une donnée sur laquelle bâtir une projection à quinze ans.

Bon à savoir : la règle est un seul Livret A par personne, et non deux par foyer fiscal. Une famille de quatre personnes peut donc détenir quatre Livrets A, un par membre. La limite de deux livrets par foyer concerne le LEP.

Le Livret Jeune : à partir de 12 ans

Le Livret Jeune s'adresse aux 12-25 ans résidant en France. Son plafond est faible, 1 600 € hors capitalisation des intérêts, mais son taux est fixé librement par chaque banque avec une seule contrainte : il ne peut pas être inférieur à celui du Livret A. De nombreux établissements le servent au-dessus de ce minimum.

Il se cumule sans difficulté avec un Livret A. La signature du représentant légal est requise à l'ouverture.

Le PEL et le CEL : oui, dès la naissance

Toute personne physique, mineure comprise, peut être titulaire d'un PEL ou d'un CEL, sans condition d'âge, de nationalité ni de résidence. Vous pouvez en ouvrir un au nom de votre enfant le jour de sa naissance.

Les conditions du PEL sont les mêmes que pour un adulte :

  • versement initial de 225 € minimum ;
  • versements d'au moins 540 € par an, mensuels, trimestriels ou semestriels, sous peine de clôture ;
  • plafond de 61 200 € hors intérêts capitalisés ;
  • durée de 4 à 10 ans pour les versements, puis conservation possible jusqu'à 15 ans au total ;
  • un seul PEL par personne, tous établissements confondus.

Le taux d'un PEL ouvert depuis le 1er janvier 2026 est de 2,00 % brut, garanti pour toute la durée du plan. Les intérêts étant fiscalisés au prélèvement forfaitaire unique, le rendement net revient aux alentours de 1,40 %.

Le CEL obéit à une logique voisine mais plus souple : dépôt initial de 300 €, plafond de 15 300 €, versements libres, retraits possibles sans clôture. Son taux est passé à 1,25 % au 1er août 2026, également fiscalisé.

Reste à savoir si l'un ou l'autre est pertinent pour un enfant, ce que nous examinons dans la section suivante.

Le PEAC : oui, jusqu'à 21 ans

Le Plan épargne avenir climat existe depuis le 1er juillet 2024. C'est le seul produit d'épargne réglementé français conçu spécifiquement pour les jeunes, et il est adossé au financement de la transition écologique.

Ses caractéristiques :

  • ouvert aux moins de 21 ans, souscriptible dès la naissance par les représentants légaux ;
  • un seul plan par personne, plafonné à 22 950 € de versements ;
  • gains exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ;
  • fonds bloqués jusqu'aux 18 ans du titulaire, sous réserve d'une durée de détention minimale de cinq ans ;
  • clôture automatique au 30e anniversaire.

Contrairement à un livret, le PEAC n'a pas de taux fixé par l'État : les sommes sont investies sur des supports financiers, et le résultat dépend de leur évolution. Il comporte donc un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Une mécanique de sécurisation progressive est prévue à mesure que l'échéance approche.

L'assurance-vie : oui, avec l'accord des deux parents

Un contrat d'assurance-vie peut être ouvert au nom d'un mineur. L'enfant en est le titulaire, les parents le représentent et pilotent les versements comme les arbitrages.

C'est l'enveloppe la plus souple des solutions de long terme : 

  • pas de plafond de versement, 
  • choix entre supports sécurisés et unités de compte (qui présente un risque de perte en capital), 
  • retraits possibles avant la majorité si un besoin survient, 
  • antériorité fiscale qui court dès l'ouverture permettant notamment de profiter d’avantages fiscaux sur les retraits. 

L'accord des deux parents est requis, et un pacte adjoint peut encadrer l'usage des fonds après la majorité.

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Le compte-titres : oui, mais sans avantage fiscal

Un compte-titres ordinaire peut être ouvert au nom d'un mineur, et donne accès à l'ensemble des marchés. Toutefois, contrairement à l’assurance-vie : 

  • les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique, sans aucun cadre de faveur. 
  • le contrat doit être piloté par les parents et implique une sélection des investissements, le rendant peu accessible pour les non initiés

Bon à savoir : Le PEA, lui, n'est pas accessible avant la majorité.

Le PER : non, depuis 2024

La loi de finances pour 2024 a mis fin, au 1er janvier 2024, à la possibilité d'ouvrir un plan d'épargne retraite au nom d'un enfant mineur. Les plans souscrits avant cette date subsistent mais ne peuvent plus recevoir de versements. Si vous lisez ailleurs qu'un PER mineur permet de déduire des versements de vos revenus, l'information date d'avant 2024.

Quel plan d'épargne enfant choisir selon votre objectif ?

La bonne enveloppe dépend d'une seule question : dans combien de temps cet argent doit-il être disponible, et pour quoi faire ?

Pour de l'argent disponible à tout moment

Le Livret A, complété par un Livret Jeune après 12 ans. Aucun autre produit ne combine disponibilité immédiate, capital garanti et absence de fiscalité.

Son défaut est connu : à 1,70 %, sa rémunération protège mal du temps qui passe. C'est un outil de trésorerie, pour les cadeaux ponctuels et les dépenses imprévues, plutôt qu'un instrument de constitution de capital sur quinze ans.

Pour construire un capital à sa majorité

Deux enveloppes se détachent.

Le PEAC offre l'avantage fiscal le plus net : ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux sur les gains. Son plafond de 22 950 € couvre largement un effort d'épargne familial ordinaire. Mais il a plusieurs contraintes : 

  • le blocage jusqu'aux 18 ans, qui est aussi, pour beaucoup de familles, une discipline utile
  • l’allocation à 70 % vers des supports sécurisés. Sur un horizon long, ce type d’allocation pourrait sembler trop prudente et constituer un potentiel de manque à gagner pour la plupart des investisseurs avertis.

L'assurance-vie troque une partie de cet avantage fiscal contre de la souplesse : pas de plafond, retraits possibles en cours de route, et une liberté d'allocation plus large (sans contrainte de fonds sécurisés). Sur un horizon long, elle permet d'exposer l'épargne aux marchés tout en gardant la main.

Dans les deux cas, l'épargne est investie sur des supports financiers dont la valeur fluctue : le capital n'est pas garanti, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Pour un projet immobilier : faut-il ouvrir un PEL à son enfant ?

Ouvrir un PEL à la naissance est possible, et l'idée a une logique apparente : réserver aujourd'hui un taux d'emprunt pour un achat qui interviendra dans vingt ans. Elle ne résiste pourtant pas à l'examen dans la plupart des cas.

Comme placement de rendement, la réponse est non. Un PEL ouvert en 2026 rapporte 2,00 % brut, soit environ 1,40 % net une fois la fiscalité appliquée. C'est en dessous du Livret A, qui sert 1,70 % net de tout. Sur quinze ans, avec l'obligation de verser 540 € par an, le rapport entre l'effort et le résultat est défavorable.

Comme droit à prêt, la question mérite d'être posée, puisque le PEL ouvre droit à un prêt immobilier dont le taux est fixé dès la souscription : 3,20 % pour un plan ouvert en 2026, dans la limite de 92 000 €, après quatre ans d'ancienneté.

Deux réserves s'y opposent cependant :

  • la fenêtre d'utilisation des droits à prêt se referme avant la majorité de l'enfant. Un PEL ouvert depuis le 1er mars 2011 a une durée de vie limitée à quinze ans, au terme desquels il est automatiquement transformé en livret d'épargne non réglementé et les droits à prêt disparaissent. Pour un plan ouvert à la naissance, ces droits sont donc mobilisables entre les 4 ans et les 15 ans de l'enfant, c'est-à-dire à un âge où il ne peut pas emprunter ;
  • rien ne garantit que le taux réservé sera avantageux dans vingt ans, puisqu'il faudra le comparer aux taux de marché en vigueur à ce moment-là.

D’une manière générale, le PEL est un plan d’épargne qui présente peu d'avantages comparatifs par rapport à d’autres placements plus flexibles et potentiellement plus rémunérateurs sur le long terme comme l’assurance-vie.

Le cumul de l’assurance-vie et du Livret A

La configuration la plus courante consiste à séparer les usages : une poche disponible sur un Livret A pour les besoins courants et les cadeaux, et une poche longue sur un PEAC ou une assurance-vie pour ce que l'enfant recevra à sa majorité.

Le partage entre les deux dépend de votre horizon et de ce que vous êtes prêt à voir fluctuer. Il n'y a pas de règle chiffrée : plus l'échéance est lointaine, plus la poche longue peut être servie.

Conseil de Goodvest : Pour un enfant, la question n'est pas de trouver le placement le mieux rémunéré, mais de faire coïncider la durée du placement avec la date à laquelle l'argent servira. Sur dix-huit ans, c'est cet horizon qui commande le choix de l'enveloppe, bien avant le taux affiché le jour de l'ouverture.

Combien votre enfant aura-t-il à ses 18 ans ?

Avec 50 € versés chaque mois dès la naissance, vous aurez déposé 10 800 € au bout de dix-huit ans. Ce que cette somme sera devenue dépend ensuite du rendement obtenu.

Combien pour votre enfant à ses 18 ans ?

Ajustez les versements et l'âge de votre enfant pour visualiser trois hypothèses de rendement annuel moyen.

ans

 

Sommes versées 1,70 % par an 4 % par an 7 % par an

Méthodologie. Versement de début de mois, intérêts capitalisés mensuellement, jusqu'au 18e anniversaire de l'enfant. Hors frais de gestion et hors fiscalité éventuelle. Le taux de 1,70 % correspond au Livret A au 1er août 2026 (info.gouv.fr), révisable tous les six mois ; les hypothèses de 4 % et 7 % sont retenues à titre illustratif et ne correspondent à aucun produit ni à aucun objectif de gestion. Ce simulateur a une finalité pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Hors livrets réglementés, investir comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Prenons le réglage par défaut, 50 € par mois dès la naissance. Vous aurez versé 10 800 € en dix-huit ans. 

  • À 1,70 % par an (rendement d’un Livret A au 1er Août 2026, susceptible d’voluer à la hausse ou la baisse), ce capital atteint environ 12 600 €. 
  • À 4 % par an (rendement espéré approximatif d’une assurance-vie avec une allocation équilibrée entre fonds en euros et unités de compte*), environ 15 800 €. 
  • À 7 % par an (rendement espéré approximatif d’une assurance-vie avec une allocation dynamique majoritairement investie en unités de compte*), environ 21 500 €, soit à peu près le double de l'effort d'épargne. 

Trois précautions de lecture s'imposent :

  • ces hypothèses sont illustratives et ne correspondent à aucun produit en particulier ; seul le premier scénario s'appuie sur un taux réglementé connu, révisable tous les six mois ;
  • les deux autres supposent une exposition aux marchés financiers, donc un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures ;
  • les frais de gestion, propres à chaque contrat, ne sont pas déduits.

Ce que le calcul établit malgré ces réserves : à effort d'épargne identique, le rendement obtenu peut faire varier le résultat final du simple au double sur dix-huit ans. C'est la durée qui rend cet écart possible, et elle ne se rattrape pas.

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*L’assurance-vie en unité de compte présente des risques de perte en capital. Les rendements affichés ne sont pas garantis.

Qui gère l'argent du plan épargne enfant jusqu'à ses 18 ans ?

Votre enfant est propriétaire des sommes déposées à son nom dès le premier euro, mais il ne peut pas en disposer avant sa majorité : c'est vous qui administrez, en son nom et dans son intérêt.

L'ouverture et la gestion courante

L'ouverture du compte ou du contrat est faite par le représentant légal, sur présentation d'une pièce d'identité et du livret de famille. Les versements, les retraits usuels et la gestion quotidienne relèvent des actes d'administration : un seul parent peut les effectuer, l'autre étant présumé d'accord.

À partir de 16 ans, un adolescent peut effectuer seul certains retraits sur ses livrets, sauf opposition de son représentant légal.

Les décisions qui exigent davantage

Certains actes engagent plus lourdement le patrimoine de l'enfant : ouverture d'une assurance-vie, clôture d'un contrat, arbitrages significatifs. Ce sont des actes de disposition, et ils requièrent l'accord des deux parents. Dans les situations les plus engageantes, l'autorisation du juge des tutelles peut être nécessaire.

Le principe pratique est simple : plus la décision est irréversible pour l'enfant, plus le formalisme est exigeant.

Ce qui se passe le jour de ses 18 ans

À sa majorité, votre enfant devient seul maître de l'argent placé à son nom. Il peut le retirer intégralement, dès le lendemain de son anniversaire, sans avoir à vous en rendre compte. Cela vaut pour le Livret A comme pour l'assurance-vie et le PEAC.

Ce n'est pas un détail juridique, c'est un paramètre de choix. Deux réponses existent, et aucune ne consiste à retarder l'échéance :

  • le pacte adjoint, qui accompagne une donation et permet d'encadrer l'usage des fonds au-delà de la majorité, dans des limites précises ;
  • la conversation, tenue avant les 18 ans plutôt qu'après, sur ce à quoi cet argent est destiné.

Verser de l'argent à votre enfant : que dit le fisc ?

Alimenter le compte de son enfant n'est pas un acte neutre sur le plan fiscal. Deux régimes coexistent, et les confondre est l'erreur la plus fréquente.

Le présent d'usage : ni déclaration, ni droits

Un cadeau consenti à l'occasion d'un événement particulier et proportionné à vos ressources est un présent d'usage. Il n'est juridiquement pas une donation : aucune déclaration à faire, aucun droit à payer, et il n'est pas rapportable à la succession.

Deux conditions cumulatives le caractérisent, dont aucune n'est chiffrée par la loi :

  • l'occasion : anniversaire, naissance, Noël, réussite à un examen ;
  • la proportion : le montant doit rester en rapport avec vos revenus et votre patrimoine.

Un versement de 500 € pour un anniversaire relève du présent d'usage dans une famille aux revenus confortables, et probablement pas dans un foyer modeste. L'administration apprécie au cas par cas.

Les versements mensuels réguliers, eux, ne sont pas des présents d'usage, puisqu'ils ne sont liés à aucun événement.

Le don manuel : déclaration obligatoire

Au-delà du présent d'usage, un versement d'argent est un don manuel. Il doit être déclaré par le bénéficiaire dans le mois qui suit, en ligne depuis l'espace particulier sur impots.gouv.fr ou au moyen du formulaire dédié.

Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant en franchise de droits, abattement qui se reconstitue tous les quinze ans. Un couple peut donc transmettre 200 000 € par enfant sans droits à payer.

Bon à savoir : l'exonération supplémentaire de 31 865 € au titre du don familial de sommes d'argent (article 790 G du CGI) est réservée aux bénéficiaires majeurs ou émancipés. Elle n'est donc pas mobilisable pour un enfant mineur, contrairement à ce que l'on lit souvent. Seul l'abattement de 100 000 € s'applique.

Les intérêts, qui les déclare ?

Tant que votre enfant est rattaché à votre foyer fiscal, les revenus de ses placements entrent dans votre déclaration. En pratique, la question ne se pose que pour les enveloppes fiscalisées : les intérêts du Livret A, du Livret Jeune et les gains du PEAC sont exonérés, ceux d'un PEL, d'un CEL ou d'un compte-titres ne le sont pas.

Les livrets « enfant » proposés par les banques

La plupart des réseaux bancaires commercialisent un livret maison réservé aux mineurs, sous des appellations variées. Ce sont des livrets bancaires non réglementés : la banque en fixe librement le taux, le plafond et les conditions.

Deux points méritent d'être vérifiés avant d'en ouvrir un :

  • le taux affiché est souvent promotionnel et peut redescendre après quelques mois ;
  • les intérêts sont fiscalisés au prélèvement forfaitaire unique, là où ceux du Livret A ne le sont pas ; un livret maison affiché à 2 % brut rapporte donc moins qu'un Livret A à 1,70 % net.

Ces livrets gardent un intérêt quand les plafonds réglementés sont atteints, ou pour leur dimension pédagogique lorsque l'enfant grandit.

Épargner pour son enfant avec Goodvest

Épargner dix-huit ans pour un enfant, c'est faire un pari sur le monde dans lequel il aura vingt ans. Le capital que vous lui constituez et la planète que vous lui laissez se préparent au même moment, avec le même argent.

C'est l'idée de Goodvest Kids, une assurance-vie ouverte au nom de votre enfant et investie sur une sélection de fonds compatibles avec l'Accord de Paris, à l'exclusion des énergies fossiles, de l'armement et du tabac. L'épargne qui grandit avec lui est orientée vers les entreprises qui financent la transition dont il héritera.

Elle est investie sur des unités de compte : le capital n'est pas garanti, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les frais de gestion pilotée démarrent à 1,55 % par an, tout compris.

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Cet article a une finalité informative et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les taux, plafonds et règles cités sont ceux en vigueur en août 2026 et sont susceptibles d'évoluer. Investir sur des supports en unités de compte comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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