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Investissement responsable : définition, labels et solutions pour se lancer

Investissement responsable : définition, labels et solutions pour se lancer

Investir de façon responsable, ce n'est pas choisir entre le rendement et ses convictions. C'est appliquer à ses placements une grille d'analyse supplémentaire : celle de leur effet sur l'environnement, sur la société et sur la façon dont les entreprises sont dirigées. Le sujet a beaucoup changé depuis trois ans. Les labels ont été réformés, la réglementation européenne est en cours de refonte, et le vocabulaire s'est densifié au point parfois de devenir opaque. Ce guide remet les définitions à plat, fait le point sur ce qui est réellement en vigueur, et détaille les solutions accessibles à un épargnant particulier.

L'essentiel en bref

L'investissement responsable désigne toute démarche de placement qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance en complément de l'analyse financière. En France, ses encours atteignaient 2 971 milliards d'euros à fin 2025 selon l'AFG.

  • Les labels ISR et Greenfin ont tous deux été réformés : depuis janvier 2024, le label Greenfin n'exclut plus le nucléaire.
  • Le règlement SFDR fait l'objet d'une proposition de refonte non adoptée : les articles 8 et 9 restent la référence en vigueur.
  • Depuis août 2022, votre conseiller est tenu de recueillir vos préférences en matière de durabilité avant de vous proposer un placement.
  • Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Qu'est-ce que l'investissement responsable ?

L'investissement responsable désigne toute démarche de placement qui intègre des critères extra-financiers (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans la sélection et le suivi des actifs, en complément de l'analyse financière classique.

Concrètement, un gérant qui pratique l'investissement responsable ne se contente pas d'examiner le bilan, les marges et les perspectives de croissance d'une entreprise. Il regarde aussi ses émissions de gaz à effet de serre, sa politique sociale, la composition de son conseil d'administration ou son exposition à des controverses. 

Ces éléments sont considérés comme des facteurs de risque et d'opportunité à part entière : une entreprise dont le modèle repose sur une activité appelée à être réglementée porte un risque financier, même si ses comptes actuels sont bons.

L'expression est un terme générique. Elle recouvre des pratiques très différentes par leur exigence, ce qui explique une bonne partie de la confusion ambiante.

ISR, ESG, finance durable, impact : qui recouvre quoi ?

Terme Ce qu'il désigne Niveau d'exigence
Critères ESG La grille d'analyse elle-même : Environnement, Social, Gouvernance. Ce sont des indicateurs, pas une stratégie. Variable (dépend entièrement de l'usage qui en est fait)
Investissement responsable (IR) Le terme générique, qui englobe toutes les approches intégrant l'ESG. Le plus large, donc le moins précis
ISR (investissement socialement responsable) En France, désigne à la fois une pratique de gestion et un label d'État. Défini par le référentiel du label lorsqu'il s'agit du label
Finance durable Cadre englobant : produits, réglementations et flux financiers orientés vers la durabilité. Concept réglementaire européen. Cadre, pas exigence
Investissement à impact Vise une contribution positive mesurable, intentionnelle, en plus du rendement financier. Le plus exigeant

Retenez la hiérarchie : les critères ESG sont un outil, l'investissement responsable est une famille de pratiques, l'investissement à impact en est la forme la plus exigeante. Un fonds peut légitimement se dire « ESG » en ayant seulement écarté quelques secteurs. Un fonds à impact doit démontrer ce qu'il change.

Lire aussi : Quelles solutions pour faire un investissement à impact ?

L'investissement responsable en chiffres

Selon le panorama annuel de l'Association française de la gestion financière publié le 7 avril 2026, les encours de l'investissement responsable gérés en France atteignaient 2 971 milliards d'euros à fin 2025, en hausse de 4,8 % à périmètre constant après une année 2024 exceptionnelle. Ce marché reste très majoritairement institutionnel : 73 % des encours sont détenus par des investisseurs professionnels, contre 27 % pour la clientèle privée.

Croissance annuelle des encours de l'investissement responsable en France

Après une année 2024 exceptionnelle, le marché revient à un rythme de progression modéré.

Croissance annuelle des encours Dernière donnée disponible

Source : AFG, panorama annuel de l'investissement responsable, publié le 7 avril 2026 (données à fin 2025, à périmètre constant). Encours 2025 : 2 971 milliards d'euros. La croissance des encours du marché n'est pas un indicateur de performance des placements ; investir comporte un risque de perte en capital.

L'écart avec l'épargne des ménages reste net. La Banque de France chiffrait leur patrimoine financier à 6 590,5 milliards d'euros à fin 2025 : l'essentiel n'est pas alloué selon des critères de durabilité.

Une idée reçue mérite au passage d'être corrigée : les énergies fossiles ne captent plus l'essentiel des investissements énergétiques mondiaux. 

Sur les 3 400 milliards de dollars attendus en 2026, l'Agence internationale de l'énergie en attribue environ : 

  • 2 200 aux technologies bas carbone (renouvelables, nucléaire, réseaux, stockage, efficacité énergétique) ; 
  • contre 1 200 au pétrole, au gaz et au charbon. 

Mais cette bascule concerne les infrastructures énergétiques, pas les financements bancaires ni l'épargne : les soixante plus grandes banques mondiales ont investi 6 900 milliards de dollars dans les fossiles depuis l'Accord de Paris, et l'économie mondiale reste sur une trajectoire de réchauffement de 3,8 °C selon la méthodologie de Carbon4 Finance, sur inventaire au 31 décembre 2024.

En somme, le capital productif bascule ; l'épargne beaucoup moins.

Lire aussi : Meilleurs placements verts en 2026 : comparatif pour investir responsable

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Comment les fonds responsables sélectionnent leurs investissements ?

Derrière l'étiquette « responsable », plusieurs méthodes coexistent. Les connaître est le meilleur moyen d'évaluer un fonds sans se fier à son nom.

  • L'exclusion consiste à écarter d'emblée des secteurs ou des pratiques : énergies fossiles, armement, tabac, jeux d'argent. C'est la méthode la plus lisible et la plus ancienne. Sa portée dépend entièrement de la largeur des exclusions retenues et des seuils appliqués : exclure les entreprises réalisant plus de 30 % de leur chiffre d'affaires dans le charbon n'a pas le même effet qu'un seuil à 1 %.
  • Le best-in-class retient, dans chaque secteur, les entreprises les mieux notées sur le plan extra-financier. L'approche a le mérite de couvrir toute l'économie et d'encourager la progression de chaque secteur. Elle a l'inconvénient de conserver en portefeuille les meilleurs élèves de secteurs très émetteurs.
  • Le best-in-universe compare toutes les entreprises entre elles, tous secteurs confondus. Le portefeuille se concentre alors mécaniquement sur les secteurs les moins intensifs en carbone, au prix d'une moindre diversification.
  • Le best-effort valorise la trajectoire plutôt que le niveau : sont retenues les entreprises qui progressent le plus, même si elles partent de loin. C'est l'approche qui finance la transition au sens propre, et celle qui exige le plus de vigilance sur la crédibilité des plans annoncés.
  • L'approche thématique cible un enjeu précis (énergies renouvelables, accès à l'eau, santé, forêts) et concentre le portefeuille sur les entreprises qui y répondent.
  • L'engagement actionnarial, enfin, ne porte pas sur la sélection mais sur ce que fait le gérant une fois investi : dialogue avec les entreprises, dépôt de résolutions, vote en assemblée générale. C'est un levier réel, mais son efficacité se mesure (taux de participation aux assemblées, taux d'opposition, résolutions déposées) et rarement communiquée.

La plupart des fonds combinent plusieurs de ces approches. Le document précontractuel du fonds, ou son code de transparence, précise lesquelles.

Les labels : ISR, Greenfin, Finansol, Towards Sustainability

Les labels sont l'outil de repérage le plus accessible pour un particulier. Ils ne se valent pas, et deux d'entre eux ont été substantiellement modifiés récemment.

Label Créé par Périmètre Exclusions fossiles Nucléaire
ISR Ministère de l'Économie (2016) Généraliste, tous critères ESG Oui, depuis le référentiel 2024 Non exclu
Greenfin Ministère de la Transition écologique (2015) Transition énergétique et écologique Oui, toute la chaîne de valeur Éligible depuis 2024
Finansol FAIR, association (1997) Finance solidaire Selon le fonds Non concerné
Towards Sustainability Febelfin, Belgique (2019) Généraliste, marché belge Oui, avec seuils Selon le fonds

Ce que la réforme du label ISR a changé

Le label ISR n'avait pas connu de révision substantielle depuis sa création.

Depuis le 1er mars 2024, trois évolutions structurent cette réforme :

  • L'introduction d'une dimension climat : sont désormais exclues les entreprises qui exploitent du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels, ainsi que celles qui lancent de nouveaux projets d'exploration, d'exploitation ou de raffinage d'hydrocarbures (conventionnels compris).
  • Le renforcement de la sélectivité : les fonds doivent écarter les 30 % d'entreprises les moins performantes en matière d'ESG de leur univers d'investissement, contre 20 % auparavant.
  • Les plans de transition : les gérants doivent examiner ceux des entreprises qu'ils détiennent, et non plus seulement leur situation à un instant donné.

Le cadre réglementaire en 2026 de l’investissement responsable

SFDR et sa refonte en cours d'examen

Le règlement SFDR (pour Sustainable Finance Disclosure Regulation) est le texte européen qui impose aux acteurs financiers de publier des informations sur la durabilité de leurs produits. Il ne s'agit pas, à l'origine, d'un système de labellisation, mais d'obligations de transparence.

Dans sa version actuelle, il distingue trois cas : 

  • L'article 6 correspond aux produits sans engagement particulier en matière de durabilité.
  • L'article 8 vise ceux qui promeuvent des caractéristiques environnementales ou sociales.
  • L'article 9 désigne ceux qui poursuivent un objectif d'investissement durable explicite.

Ces catégories ont été massivement utilisées par le marché comme des labels commerciaux, ce qu'elles n'étaient pas censées être. Le résultat a été une hétérogénéité des pratiques et une perte de lisibilité pour les épargnants : un fonds classé Article 9 ne présentait pas nécessairement un niveau d'ambition supérieur à un Article 8.

Bon à savoir : La Commission européenne a publié le 20 novembre 2025 une proposition de refonte, communément appelée SFDR 2.0. Elle prévoit de remplacer ce régime de transparence par un régime de catégorisation, avec trois catégories assorties de critères minimaux et d'exclusions obligatoires : Transition, ESG Basics et Sustainable. Pour le moment, il s'agit d'une proposition, qui n'est pas adoptée. 

Le recueil obligatoire par un conseiller de vos préférences en matière de durabilité

Depuis août 2022, le droit européen impose à tout professionnel fournissant un conseil en investissement ou en assurance-vie de recueillir vos préférences en matière de durabilité, au titre des directives MiFID II et DDA. Cette obligation s'ajoute aux critères classiques d'adéquation du conseil : connaissances et expérience, situation financière, tolérance au risque, objectifs.

En pratique, elle est mal appliquée. Dans un document conjoint publié en novembre 2025, l'ACPR et l'AMF constatent, au terme de travaux sur place menés entre 2023 et 2025, une non-conformité significative des parcours de conseil et un recueil souvent inopérant de ces préférences, les clients ne les exprimant que très rarement.

Conseil de Goodvest : Vous êtes en droit d'exiger que la question vous soit posée, et que la réponse soit prise en compte dans les supports qui vous sont proposés.

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Comment investir de façon responsable ?

Un placement se construit à deux niveaux, et les confondre est l'erreur la plus fréquente.

  • L'enveloppe est le contenant : assurance-vie, PER, PEA ou compte-titres. Elle fixe la fiscalité, les conditions de retrait, et elle détermine quels supports vous seront accessibles.
  • Le support est le contenu : le fonds, l'ETF ou l'actif que vous détenez à l'intérieur de cette enveloppe. C'est lui, et lui seul, qui décide de ce que votre argent finance réellement (donc du caractère responsable de votre placement).

Concrètement, vous ouvrez d'abord une enveloppe, puis vous y répartissez votre épargne entre plusieurs supports. Une assurance-vie n'est ni responsable ni irresponsable en soi : tout dépend des unités de compte que vous y logez. C'est pourquoi nous commençons par l'enveloppe.

Choisir l'enveloppe : assurance-vie, PER ou PEA ?

Enveloppe Fiscalité Disponibilité des sommes Offre responsable accessible
Assurance-vie S'améliore après 8 ans de détention Rachats libres à tout moment La plus large : au moins une UC ISR, une Greenfin et une solidaire sont obligatoires
PER Versements déductibles du revenu imposable, dans la limite d'un plafond Bloquée jusqu'à la retraite, hors cas de déblocage prévus par la loi Large
PEA Favorable après 5 ans Retrait avant 5 ans entraînant la clôture, sauf exceptions Restreinte aux titres et fonds européens éligibles
Compte-titres Aucun avantage fiscal Totale Aucune restriction d'univers

L'assurance-vie est l'enveloppe la mieux fournie en supports responsables, précisément parce que la loi y impose depuis 2022 les trois catégories de fonds labellisés. Le PER répond à un objectif retraite et à une logique de déduction fiscale. Le PEA offre un cadre attractif après cinq ans, mais son univers limité aux titres et fonds européens éligibles restreint sensiblement le choix.

Choisir les supports : fonds, ETF, obligations vertes et non coté

Une fois l'enveloppe ouverte, il reste à décider ce qu'elle contient. La deuxième colonne indique dans quelles enveloppes chaque support se loge.

Support Accessible via Ticket d'entrée Liquidité Niveau de risque
Fonds labellisés Assurance-vie, PER, compte-titres Quelques centaines d'euros Bonne Modéré à élevé
ETF ESG PEA, assurance-vie, PER, compte-titres Quelques dizaines d'euros Bonne Modéré à élevé
Obligations vertes Assurance-vie, PER, compte-titres, le plus souvent via un fonds Quelques centaines d'euros Bonne via un fonds Modéré
SCPI et immobilier durable Assurance-vie, PER, compte-titres, en direct Quelques centaines d'euros Faible Élevé
Non coté (capital-investissement, infrastructures) Assurance-vie, PER, compte-titres, en direct Quelques centaines à quelques milliers d'euros Très faible, capital immobilisé Élevé
Financement participatif En direct, hors enveloppe Quelques dizaines d'euros Nulle jusqu'à l'échéance Très élevé, perte totale possible

Ordres de grandeur indicatifs. L'offre effectivement disponible dépend de chaque contrat : deux assurances-vie ne donnent pas accès aux mêmes supports. Ces supports comportent un risque de perte en capital.

  • Les fonds labellisés sont la porte d'entrée la plus simple : le label fait office de premier filtre, à condition d'avoir compris ce qu'il garantit réellement.
  • Les ETF ESG répliquent un indice construit selon des critères extra-financiers. Frais réduits et diversification large, mais la méthodologie de l'indice détermine tout, et les indices ESG les plus diffusés appliquent des filtres modérés. Lisez-la avant de souscrire.
  • Les obligations vertes financent des projets environnementaux identifiés. Le standard européen pour les obligations vertes encadre désormais l'usage de cette appellation.
  • Les SCPI et l'immobilier durable donnent accès à des actifs sélectionnés sur des critères de performance énergétique, au prix d'une liquidité faible.
  • Le non coté (capital-investissement, infrastructures vertes, fonds forestiers) finance directement des entreprises et des projets hors bourse. Longtemps réservé aux patrimoines importants, il est aujourd'hui accessible à des tickets bien plus modestes via certains fonds.
  • Le financement participatif est le seul de cette liste à se pratiquer hors enveloppe, en direct sur des plateformes dédiées. Il permet de soutenir des projets identifiés avec des tickets d'entrée faibles, en acceptant un risque de perte totale du capital investi.

Investir de façon responsable en 4 étapes

Les deux premières étapes orientent le choix de l'enveloppe, la troisième celui des supports, la quatrième arbitre entre les offres.

1. Définissez votre horizon et votre objectif. Un projet à trois ans et une préparation de retraite à vingt-cinq ans n'appellent ni la même allocation, ni la même enveloppe. C'est l'horizon qui détermine la part acceptable d'actifs volatils, pas l'inverse.

2. Évaluez votre tolérance au risque. Investir sur les marchés financiers comporte un risque de perte en capital. La question n'est pas de savoir si vous accepteriez une baisse en théorie, mais ce que vous feriez concrètement si votre portefeuille reculait de 20 % pendant plusieurs mois.

3. Précisez vos critères extra-financiers. Exclusion des énergies fossiles, du nucléaire, de l'armement ? Priorité au climat, à la biodiversité, aux enjeux sociaux ? Ces réponses orientent le choix des supports bien plus efficacement qu'un label pris isolément.

4. Vérifiez les frais. Frais d'entrée, frais de gestion du contrat, frais des supports : ils se cumulent sur les deux niveaux, et sur un horizon long, un écart d'un point de frais annuel modifie substantiellement le capital final.

Sur le montant, il n'existe pas de seuil universel : certaines solutions sont accessibles à quelques centaines d'euros, d'autres exigent plusieurs milliers. Constituez d'abord une épargne de précaution disponible avant d'investir sur des supports volatils ou peu liquides.

L'investissement responsable est-il rentable ?

L'affirmation selon laquelle les fonds responsables surperformeraient systématiquement les fonds traditionnels est trop générale pour être défendable. 

Les études aboutissent à des résultats hétérogènes, très sensibles à la période observée, à la définition retenue de l'investissement responsable et à la méthode de comparaison. Un portefeuille qui exclut les énergies fossiles surperforme quand ce secteur sous-performe, et l'inverse est tout aussi vrai, les deux cas se sont vérifiés ces dernières années.

Deux constats sont plus solides : 

  • D'une part, l'intégration de critères extra-financiers ne conduit pas mécaniquement à une sous-performance : c'est le principal enseignement que les données permettent de soutenir. 
  • D'autre part, exclure certains secteurs réduit l'univers d'investissement, donc la diversification, ce qui peut accroître la volatilité du portefeuille.

Investir sur les marchés financiers comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces deux règles s'appliquent aux fonds responsables exactement comme aux autres.

Comment repérer le greenwashing ?

Quelques réflexes suffisent à écarter l'essentiel des cas problématiques.

  • Lisez la politique d'exclusion, pas la brochure. Un fonds sérieux publie ses seuils. L'absence de seuils chiffrés est un signal en soi.
  • Regardez les premières lignes du portefeuille. La composition détaillée est publique. Si les principales positions ne correspondent pas à la promesse affichée, la promesse ne vaut rien.
  • Méfiez-vous de la classification SFDR prise isolément. Le classement en Article 8 ou 9 relève d'une déclaration de l'émetteur, pas d'une certification par un tiers. C'est précisément cette dérive qui a motivé la refonte du règlement.
  • Distinguez l'intention de la mesure. Une entreprise ou un fonds qui annonce un objectif sans publier d'indicateur de suivi ne s'est engagé à rien de vérifiable.
  • Vérifiez la date du référentiel. Un article qui affirme aujourd'hui que le label Greenfin exclut le nucléaire décrit un état du droit périmé depuis janvier 2024. C'est un bon test de la fraîcheur d'une source.

Comment nous sélectionnons les fonds chez Goodvest ?

Plus de 8 000 fonds analysés depuis notre création, passés au crible de sept filtres successifs.

  1. Présélection : les supports liés aux piliers de la transition écologique.
  2. Exclusions : énergies fossiles sur toute la chaîne, armement, tabac, divertissement pour adultes, jeux d'argent, et toute entreprise en violation des dix principes du Pacte mondial des Nations unies. Seuls 28 % des fonds analysés passent ce filtre.
  3. Empreinte carbone : les trois scopes d'émissions de chaque entreprise sous-jacente, à partir des données de Carbon4 Finance. Parmi les fonds restants, seuls 14 % respectent l'Accord de Paris.
  4. Biodiversité : modèle Global Biodiversity Score de la CDC Biodiversité, appliqué depuis mars 2024.
  5. Engagement actionnarial : activité des sociétés de gestion en assemblée générale, taux d'opposition et résolutions ESG.
  6. Analyse financière : performance, frais, robustesse du fonds.
  7. Comité d'investissement indépendant : examen final.

Chaque fonds est réexaminé tous les six mois.

Au 31 décembre 2024, nos portefeuilles affichaient une empreinte de 138 tonnes de CO₂e par million d'euros investi, contre 187 tonnes pour un indice de référence comparable : 26 % d'émissions en moins, 27 % d'impact en moins sur la biodiversité, et une trajectoire de réchauffement de 1,74 °C.

Selon le rapport L'assurance-vie à l'ère de l'urgence climatique publié par Rift et Reclaim Finance en 2024, l'assurance-vie Goodvest est la moins exposée aux énergies fossiles du marché français.

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Les informations de cet article sont fournies à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital.

Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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