Investir pour les nuls : guide complet pour débutants

Si vous êtes en train de lire ces lignes, c’est que vous êtes débutant en investissement en quête de conseils divers pour bien investir. Mais, contrairement à de nombreux débutants, vous n’êtes pas tombé dans le piège de l’effet Dunning-Kruger (ou effet de surconfiance). Ce qui est déjà un bon début ! En effet, investir correctement quand on est débutant demande une bonne dose d’humilité et surtout connaître les grands principes de base de l’investissement. Diversification, couple rentabilité risque, choix des placements… Nous vous livrons nos conseils d’investissement à destination des débutants (et pas que) !
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En quoi consiste l’investissement ?
Investir, c'est mettre votre épargne à disposition d'organisations (entreprises, collectivités, projets) afin de leur permettre de produire des biens ou des services. En contrepartie, vous percevez une partie des bénéfices générés. C'est le principe fondateur du capitalisme.
Il faut distinguer investissement et consommation : consommer répond à un besoin immédiat, investir fait croître votre patrimoine. Acheter une voiture pour vos loisirs, c'est de la consommation. L'utiliser comme taxi, c'est un investissement : elle devient un outil productif. Si vous confondez les deux, vous risquez de faire des erreurs d'allocation de votre épargne.
Votre enjeu personnel se situe donc au niveau de l’arbitrage entre consommation et investissement pour subvenir à vos besoins tout en faisant croître votre patrimoine.
Lire aussi : Combien mettre de côté par mois ?
Pourquoi spéculer n'est pas investir ?
La spéculation consiste à parier sur la fluctuation du prix d'un actif, qu'il s'agisse d'actions, de cryptomonnaies ou de cartes Pokémon. Contrairement à l'investissement, elle ne contribue pas directement à l'économie réelle.
La théorie des marchés efficients explique pourquoi il est quasiment impossible de "battre le marché" de façon répétée : le prix d'un actif intègre déjà toutes les informations disponibles, rendant son évolution future imprévisible. Pour un débutant, spéculer revient à jouer à pile ou face avec son épargne avec la naïveté de croire que le “marché se trompe”. La théorie des marchés efficient est d'ailleurs observable empiriquement grâce à l’étude SPIVA qui démontre qu’à long terme, les portefeuilles gérés activement sous performent majoritairement leur indice de référence.
Conseil de Goodvest : Concentrez-vous sur l'investissement de long terme, pas sur la recherche du bon timing de marché.
Lire aussi : Spéculation boursière : une opportunité pour les particuliers ?
Pourquoi investir ? Le coût réel de l'inaction
Beaucoup de Français épargnent. Peu investissent. En 2025, 4 foyers sur 10 ne détenaient aucun produit d'investissement AMF, selon le Baromètre AMF. La majorité place son argent sur des livrets bancaires ou laisse des liquidités dormir sur un compte courant : une habitude rassurante, mais coûteuse sur le long terme.
L'inflation grignote silencieusement votre épargne
Laisser 10 000 € sur un compte courant non rémunéré, c'est perdre de l'argent sans s'en rendre compte. Même en période d'inflation modérée, le mécanisme est inexorable : vos euros ont toujours la même valeur nominale, mais ils achètent chaque année un peu moins.
L'inflation moyenne en France s'est établie à +5,2 % en 2022, +4,9 % en 2023, puis +2,0 % en 2024 (Insee). Elle a ralenti à +0,9 % en 2025 (Insee). Sur ces quatre années cumulées, un capital non investi a perdu environ 13 % de pouvoir d'achat. Autrement dit, 10 000 € placés sans rendement en 2022 valaient l'équivalent de moins de 8 700 € fin 2025 en termes de ce qu'ils permettent réellement d'acheter.
Les intérêts composés : le vrai moteur de l'enrichissement
Si l'inflation est l'ennemi silencieux de l'épargne inerte, les intérêts composés en sont l'antidote. Le principe est simple : les intérêts générés par un placement s'ajoutent au capital, et produisent à leur tour des intérêts. Année après année, l'effet boule de neige s'emballe.
Concrètement, voici ce que cela donne pour une personne qui investit 200 € par mois sur le long terme, selon différents horizons et avec un rendement annuel moyen de 5 % (hypothèse indicative, hors garantie)* :
La même somme investie sur 30 ans génère plus du double de ce qu'elle aurait produit sur 20 ans. Non pas parce que vous versez davantage, mais parce que le temps travaille pour vous. C'est ce qu'Einstein aurait qualifié ironiquement de huitième merveille du monde.
La conclusion est directe : chaque année d'inaction a un coût. Commencer à 30 ans plutôt qu'à 25 ans, c'est potentiellement renoncer à plusieurs dizaines de milliers d'euros à la retraite, à effort d'épargne identique.
*Ce que vous obtiendrez de cet investissement dépend des performances futures du marché. L’évolution future est aléatoire et ne peut être prédite avec précision. Les marchés sont sujets à fluctuations et dépendent de plusieurs hypothèses telles que la durée d’investissement ou la volatilité future. Ces hypothèses découlent d’indicateurs statistiques et des classes d’actifs sous-jacentes. Il s’agit d’un résultat moyen dans le cas d’une évolution linéaire du portefeuille.
Investir n'implique pas de prendre des risques inconsidérés
L'erreur fréquente consiste à opposer épargne sécurisée et investissement risqué comme s'il n'existait que deux options. En réalité, le risque se module. Une assurance-vie en gestion pilotée bien diversifiée, un profil prudent avec une part de fonds en euros, un horizon de placement de 8 à 10 ans minimum, autant de paramètres qui permettent de chercher un rendement significativement supérieur au Livret A, sans pour autant exposer son épargne à une volatilité incontrôlable.
Le vrai risque, pour un débutant, n'est pas tant de perdre sur les marchés que de ne jamais commencer.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en unités de compte présente un risque de perte en capital.
La notion de couple risque rentabilité : éviter les arnaques au placement
Après ces quelques précisions, nous pouvons enfin entrer dans le vif du sujet : le couple risque rentabilité. De nombreux débutants en investissement ne s’intéressent qu’à la rentabilité, c’est une erreur classique qui peut mener à des pertes financières importantes.
En effet, que vous soyez débutant ou déjà familiarisé avec les placements : la rentabilité s’apprécie toujours au regard de la prise de risque. Autrement dit, il faut toujours mettre en balance le gain potentiel avec la perte potentielle.
Dès lors, si on vous propose des investissements à 30 % de rendement par an “garanti sans risque”, cherchez où se situe la prise de risque. Si vous ne la trouvez pas, continuez à chercher jusqu’à la trouver ! À titre de comparaison, un actif sans risque propose généralement un rendement compris entre 1,5 % et 3 % en 20265. Il est quasiment impossible a priori d’obtenir un rendement supérieur sans prendre un minimum de risques. Mais, comme nous le verrons, il est néanmoins possible de « maîtriser » le risque.
Conseil de Goodvest : Bien que l’AMF veille au grain sur les arnaques au placement, mieux vaut ne pas être le patient zéro de toutes les publicités trompeuses en matière d’investissement.
Lire aussi : Risques financiers : comment les maîtriser ?
Lire aussi : À quoi correspondent les critères ESG ?
Investissement pour débutant : attention aux biais cognitifs !
Votre cerveau est un allié indispensable, mais peut aussi devenir votre plus grand ennemi.
La finance comportementale a mis en évidence de nombreuses situations où notre jugement et nos analyses sont faux en raison de l’existence de biais cognitifs.
Le biais rétrospectif : juger les décisions passées avec le regard d’aujourd’hui
L’un des plus courants en matière d’investissement et le plus répandu chez les débutants est le biais rétrospectif. Il consiste pour un investisseur à surestimer rétrospectivement un événement passé en pensant qu’il aurait pu être prévu avec davantage de clairvoyance. En d’autres termes, il s’agit d’un déni de hasard. Cela revient à regarder la courbe du bitcoin et se dire qu’il aurait fallu investir en 2009 lorsqu’un Bitcoin valait seulement 0,001 dollar. En vérité, il aurait été impossible de prévoir raisonnablement que la création d’une monnaie numérique par un individu isolé aurait généré 12 ans plus tard un tel engouement. On peut toujours refaire l’histoire après coup…
Le biais moutonnier : se laisser bercer par la “hype”
L’autre biais cognitif pouvant vous conduire à des erreurs d’investissement notables est le biais moutonnier. Ce biais cognitif vous pousse à percevoir un actif comme une opportunité en raison de sa couverture médiatique importante et de l’engouement populaire qu’il suscite. La valeur de l’actif se trouve alors complémentent décorrélée des fondamentaux économiques du sous-jacent (entreprise, bien immobilier, etc.). On peut penser par exemple à l’entreprise Tesla dont la capitalisation boursière a dépassé la capitalisation de Toyota en juillet 2020 alors que leurs parts de marché respectives sont sans commune mesure. La surmédiatisation ainsi que les fantasmes et attentes nourrissant la personne d’Elon Musk ont grandement contribué à cette situation. De fin 2021 à mars 2025, Tesla a perdu 40 % de sa valorisation. Les prises de position controversées récentes de son fondateur sont en train d’alimenter un véritable “bad buzz” se traduisant par une chute des ventes en Europe impactant négativement l’évolution des cours…
En tout état de cause, la combinaison entre biais moutonnier et biais rétrospectif peut entraîner de nombreux investisseurs débutants en plein cœur de bulles spéculatives faisant courir un vrai risque pour leur épargne. N’oubliez jamais : les performances passées ne présupposent pas des performances futures. Un cycle baissier précède toujours un cycle haussier ! Les “hypes” finissent toujours par retomber.
L'aversion à la perte : l'ennemi de la discipline
L'aversion à la perte est l'un des biais les mieux documentés en finance comportementale. Mise en évidence par les psychologues Daniel Kahneman et Amos Tversky, elle repose sur un constat simple : la douleur psychologique d'une perte est environ deux fois plus intense que le plaisir procuré par un gain équivalent. Perdre 1 000 € "fait plus mal" que gagner 1 000 € "fait du bien".
En pratique, ce biais pousse les investisseurs débutants à prendre deux types de mauvaises décisions :
- Vendre trop tôt lors d'une baisse de marché, pour "limiter les pertes", alors que l'horizon de placement est long terme et que la baisse est probablement temporaire. On cristallise ainsi une perte qui aurait pu se résorber.
- Conserver trop longtemps un placement perdant, en refusant de "réaliser" la perte psychologiquement, même quand les fondamentaux justifieraient de sortir.
Imaginons un investisseur débutant qui place 5 000 € en janvier. En mars, son portefeuille vaut 4 200 €. La baisse de 16 % génère une telle anxiété qu'il liquide tout, et rate le rebond des mois suivants qui aurait ramené son portefeuille à 5 800 €. Ce scénario est l'un des plus fréquents chez les primo-investisseurs.
Comment le contrer ? En fixant ses règles avant d'investir, pas pendant la tempête. Définir un horizon de placement clair, automatiser ses versements et éviter de consulter son portefeuille quotidiennement sont les meilleures protections contre ce biais. La gestion pilotée contribue également à neutraliser l'aversion à la perte : en déléguant les décisions d'arbitrage à des professionnels, vous évitez de réagir à chaud aux fluctuations de marché.
Lire aussi : Que faire en cas de krach boursier ?
Comment limiter ses risques de perte quand on est débutant en investissement ?
Reste à savoir désormais comment éviter les biais cognitifs et gérer son risque pour limiter les pertes sur vos investissements. Quand on investit en tant que débutant (le conseil est aussi valable pour les autres), il faut respecter 3 grands principes :
- Définir ses objectifs d’investissement et son horizon de placement.
- Diversifier suffisamment son portefeuille.
- Disposer d’une épargne de précaution.
Définir ses objectifs et son horizon de placement
Lorsque vous investissez, vous avez forcément un objectif en tête. Par exemple, en investissant avec l’assurance-vie Goodvest, votre objectif peut être de générer des revenus complémentaires importants en finançant des entreprises respectueuses de l’environnement.
Chacun a ses objectifs propres, mais certains sont redondants chez nos clients :
- Préparer votre retraite
- Constituer un apport pour acheter votre résidence secondaire ou une résidence principale
- Financer les études de vos enfants
- Contribuer au financement de la transformation énergétique…
Selon les objectifs de votre épargne, vous pouvez déterminer un horizon de placement c’est-à-dire la durée pendant laquelle vous investissez avant de récupérer votre capital. L’horizon est un élément clé de la gestion du risque puisqu’il va vous permettre de moduler votre exposition à la volatilité du marché. En finance, la volatilité permet de quantifier l’ampleur d’une variation du prix d’un actif sur le court terme. Plus la volatilité est élevée, plus le risque de perte à court terme est important. En investissant sur le temps long (10 ans par exemple) et selon les actifs dans lesquels vous investissez, vous limitez les effets de volatilité. Cela vous permet de bénéficier des tendances haussières de long terme de la plupart des actions d’entreprise ou de l’immobilier. En témoigne par exemple l’indice Dow Jones sur les 10 dernières années.

L’importance de bien diversifier son portefeuille
L’autre méthode connue pour limiter votre risque de perte est la diversification de votre portefeuille. Vous connaissez certainement l’adage : “ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier” ; la notion de diversification suit le même raisonnement.
L’objectif de la diversification est d’investir dans plusieurs types d’actifs de sorte que les pertes potentielles des uns soient comblées par les gains des autres. Cela limite votre prise de risque à condition que vos actifs ne soient pas trop corrélés entre eux (c’est-à-dire qu’ils ne suivent pas les mêmes tendances de marché).
Exemple : Pour reprendre l’exemple précédent, vous avez une conviction sur l’avenir de l’automobile électrique, notamment avec l’avènement de l’entreprise Tesla. Forcément, en 2021, vous pensiez comme beaucoup de personnes que Tesla allait devenir un acteur incontournable de la mobilité électrique. Vous achetez donc des actions Tesla. Pour diversifier au minimum, vous investissez dans d’autres entreprises du même secteur telles que Toyota :
- Entre 2021 et 2024, Tesla a perdu 50 % de sa valorisation.
- Entre 2021 et 2024, Toyota a gagné 70 %.
Grâce à la diversification, votre portefeuille affiche une performance positive là où votre seule conviction pour Tesla vous aurait fait perdre 50 % de votre capital. Pour assurer une bonne diversification sectorielle, vous auriez pu aussi investir en une seule transaction dans un ETF spécialisé dans la mobilité électrique, regroupant les entreprises cotées actrices dans ce secteur.
Ceci dit, la diversification doit s’envisager dans toutes ses dimensions. Couvrir un secteur plutôt qu’une entreprise est une bonne chose, mais ce n’est pas suffisant. Pour bien diversifier vous devez varier :
- les zones géographiques afin notamment de juguler les risques politiques ;
- les types d’actifs (actions, obligations, immobilier…) pour limiter les risques propres à certains actifs (volatilité pour les actions cotées, hausse des taux d’intérêt pour les obligations, crise immobilière…)
- les secteurs d’activité pour notamment se protéger contre les risques d'obsolescence.
Lire aussi : Comment bien diversifier son portefeuille ?
Lire aussi : assurance-vie et ETF : le combo gagnant ?
Le rôle de l’épargne de précaution
Enfin, quand vous investissez dans des actifs dont le capital n’est pas garanti (action, immobilier, parts de fonds d’investissement…), il y a un risque de perte. Même en diversifiant convenablement et en investissant sur le temps long, vous pouvez essuyer des pertes.
C’est pourquoi il est impératif de placer uniquement de l’argent que vous êtes en mesure de perdre. Pour ce faire, il faut donc absolument disposer d’une épargne de précaution. Il s’agit d’une épargne à court terme dans laquelle vous pouvez puiser pour faire face aux dépenses inattendues de la vie courante (réparation de votre voiture, compenser une perte temporaire de revenu…). Cette épargne de précaution vous permet de respecter vos objectifs de placement, sans être obligé de liquider vos investissements avant le terme que vous vous êtes fixé !
Généralement, le montant d’épargne de précaution recommandé est de 3 mois de dépense (ou 3 mois de salaire). Bien sûr ce montant est variable selon la situation de chacun, le but étant de n’être jamais à court de liquidités.
Pour être efficace, votre épargne de précaution doit être logée dans un produit à capital garanti proposant des facilités de retrait suffisantes tel que :
- Un livret bancaire (livret A, LDDS…) ou le Livret Goodvest pour ceux qui souhaitent allier épargne de précaution rémunérée et financement de projet immobilier responsable.
- Une assurance-vie fonds euros.
Lire aussi : Faut-il investir dans un fonds euros en 2026 ?
DCA : la stratégie des versements programmés pour débutants
Quand on débute en investissement, une question revient systématiquement : faut-il investir tout son capital d'un coup, ou étaler ses versements dans le temps ? La stratégie connue sous le nom de DCA (Dollar Cost Averaging, ou "lissage du prix d'achat moyen" en français) peut présenter certains avantages pour les débutants (et même pour les investisseurs confirmés). Cela dit, elle fonctionne principalement avec des investissements financiers. Il serait difficile de la mettre en œuvre avec un investissement immobilier par exemple.
Le principe : investir régulièrement, quel que soit le contexte de marché
Le DCA consiste à investir une somme fixe à intervalles réguliers, chaque mois par exemple, indépendamment des conditions de marché. Vous n'essayez pas de trouver le "bon moment" pour investir. Vous investissez, point.
Ce mécanisme peut produire un effet mathématique intéressant : quand les marchés baissent, votre somme fixe achète davantage de parts. Quand ils montent, elle en achète moins. Sur la durée, votre prix d'achat moyen se lisse automatiquement, sans que vous ayez à surveiller les indices ni à prendre la moindre décision.
Prenons un exemple concret avec 200 € investis chaque mois sur 4 mois :
Sans DCA, en investissant 800 € en une seule fois en janvier à 100 € la part, vous auriez obtenu 8 parts. Grâce au lissage, vous en avez 8,54, soit un prix de revient moyen inférieur au prix d'entrée initial, simplement parce que vous avez profité de la baisse de février.
Pourquoi cette stratégie est particulièrement adaptée aux débutants ?
Le DCA résout d'emblée deux problèmes majeurs auxquels font face les débutants.
Le premier est psychologique : il supprime la question du timing. Attendre "le bon moment pour investir" est l'une des principales raisons pour lesquelles les gens ne commencent jamais, ou commencent trop tard. Or, comme nous l'avons vu avec les intérêts composés, chaque année d'inaction a un coût réel. Le DCA court-circuite ce blocage : vous investissez le même jour chaque mois, automatiquement, sans vous interroger sur l'état des marchés.
Le second est comportemental : il neutralise en partie l'aversion à la perte. En investissant de façon mécanique et régulière, vous évitez de prendre des décisions impulsives sous l'effet d'une baisse de marché. Votre stratégie est définie à l'avance, vous n'avez pas à la remettre en question à chaque fluctuation.
DCA et versements programmés : comment ça fonctionne concrètement ?
En pratique, mettre en place un DCA ne demande aucune compétence financière particulière. La plupart des contrats d'assurance-vie et des PER en gestion pilotée proposent des versements programmés automatiques : vous définissez une date, un montant, et le virement s'effectue chaque mois sans intervention de votre part.
Chez Goodvest, vous pouvez ainsi mettre en place des versements programmés dès 50 € par mois sur votre assurance-vie ou votre PER responsable. Votre épargne est automatiquement investie selon votre profil de risque, sur des fonds alignés avec l'Accord de Paris, sans avoir à surveiller les marchés ni à arbitrer vous-même.
Il n'existe pas de montant idéal : l'essentiel est que la somme choisie soit compatible avec votre budget mensuel et que vous puissiez la maintenir sur la durée. 50 € investis régulièrement pendant 20 ans produiront toujours de meilleurs résultats qu'un versement unique de 5 000 € réalisé au "mauvais" moment, puis abandonné.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en unités de compte présente un risque de perte en capital.
Quels sont les meilleurs investissements pour les débutants ?
Maintenant que nous avons abordé les grands principes de l’investissement pour débutant, il convient de s’intéresser aux produits d’épargne adaptés aux débutants.
Peut-on devenir investisseur avec un petit budget ?
Absolument ! Contrairement à une idée tenace, devenir investisseur n’est pas réservé aux personnes fortunées. Grâce à la démocratisation de l’investissement et à la digitalisation des plateformes, il est désormais possible de commencer à investir avec des montants très modestes. Comme nous allons le voir, certains placements, comme les ETF ou les contrats d’assurance-vie en gestion pilotée, sont accessibles dès quelques centaines d’euros. Par exemple, chez Goodvest, vous pouvez ouvrir une assurance-vie responsable dès 300 euros, avec des versements programmés à partir de 50 euros par mois.
Ce qui compte, ce n’est pas la taille de votre capital de départ, mais votre régularité et votre discipline dans le temps. Grâce à la magie des intérêts composés, même un petit investissement mensuel peut générer une belle croissance sur le long terme. L’essentiel est de commencer, aussi petit soit-il, et de rester cohérent avec vos objectifs.
Lire aussi : Peut-on investir en bourse avec un petit budget ?
Investir en bourse quand on est débutant : une bonne idée ?
De plus en plus de plateformes de trading fleurissent ayant pour but de permettre aux particuliers d’investir sur les marchés financiers. Investir directement en bourse quand on est débutant est rarement une bonne idée en raison de la complexité et du temps nécessaire à gérer correctement l’allocation de son épargne. Il faudra en somme vérifier chaque valeur, mesurer les coefficients de corrélation entre elles pour assurer une diversification suffisante, apprécier la valorisation du cours par rapport aux fondamentaux économiques… Bref, il s’agit en réalité d’un travail de professionnel de l’investissement particulièrement chronophage. Il est peu probable que vous arriviez à obtenir un retour sur investissement suffisant sans que cela soit dû à la chance du débutant (cf la théorie des marchés efficients).
Pour débuter et limiter vos risques de perte, nous vous conseillons plutôt d’investir dans des fonds d’investissement (OPCVM ou ETF) via une assurance-vie par exemple (pour bénéficier des allégements fiscaux). Pour le cas des OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières), ces fonds vont gérer pour vous tous les arbitrages nécessaires et la sélection des bons actifs financiers pour vous offrir un rendement satisfaisant au regard de la prise de risque. Toutefois, dans la mesure où les OPCVM ont des frais de gestion beaucoup plus élevés que les ETF, il est préférable de vous orienter vers une enveloppe en gestion pilotée composée d’ETF pour réunir le meilleur des deux mondes :
- Le potentiel de rendement des ETF est plus élevé en raison de l’absence d’arbitrage en leur sein et des faibles frais de gestion en découlant.
- La gestion de vos investissements se fait automatiquement au niveau de l’enveloppe grâce à la gestion pilotée.
Lire aussi : Assurance vie et ETF : le combo gagnant ?
Lire aussi : Les meilleurs ETF pour votre assurance-vie ISR
Les livrets d’épargne et placements financiers sans risques
Quand on est débutant en investissement, on a tendance à s’orienter vers des produits de placement simple souvent suite aux conseils de notre conseiller bancaire (qui est souvent plus un commercial en produit financier qu’un véritable conseiller soit dit en passant…). Ce dernier va probablement proposer des livrets d’épargne réglementés. Ces derniers souffrent néanmoins d’un rendement trop faible pour combler l’augmentation générale des prix (inflation) de sorte que la valeur réelle de votre épargne diminue à mesure que le temps passe.
Par exemple, voici la performance du livret A comparée à l’inflation :

Le rendement réel moyen du Livret A / LDDS entre 2014 et 2024 a été de -0,54 % par an.
Autrement dit, en tenant compte de l'inflation, l'épargne placée sur un Livret A ou LDDS a perdu du pouvoir d'achat en moyenne chaque année sur cette période.
Toutefois, les livrets bancaires ne sont pas à bannir totalement de votre patrimoine financier. Ils sont même indispensables pour des raisons que nous avons déjà évoquées :
- Pour votre épargne de précaution
- Pour votre épargne à très court terme
Mais, ils ne doivent pas être utilisés outre mesure en raison de leur coût d'opportunité à long terme comparé à d’autres placements plus risqués, mais plus rémunérateurs (tels que l’immobilier ou les actions).
De plus, certains placements sans risques tels que le livret A ou le LDDS (livret développement durable et solidaire) peuvent contribuer à financer des projets d’intérêt public bien que ces derniers peuvent souffrir d’un manque de transparence quant à l’usage des fonds collectés (c’est la raison pour laquelle nous avons créé le Livret Goodvest). Ceci dit, il s’agit de placement adapté pour constituer votre épargne de précaution au côté de l’assurance-vie fonds euros.
*Offre promotionnelle valable du 16/02/2026 au 15/04/2026 pour toute première ouverture d'un Livret Goodvest, dans la limite de 200 000 €. Au-delà ou après la période promotionnelle, taux standard de 1,50 % brut annuel, susceptible d'évolution. Les intérêts sont soumis aux prélèvements fiscaux et sociaux (PFU 31,4 %). Souscription sous réserve d'acceptation par CFCAL-Banque, filiale du Crédit Mutuel Arkéa.
Lire aussi : Quel est le meilleur placement bancaire en 2026 ?
L’immobilier est-il un investissement adapté pour les débutants ?
Vous le savez certainement, l’immobilier est le placement préféré des Français. Son côté tangible et la sensation que les prix de l’immobilier ne font que grimper y sont pour beaucoup ! De plus, la possibilité d’emprunter pour investir est un atout qui joue un rôle fondamental dans la rentabilité de ce type de placement. En effet, l’emprunt permet de démultiplier la rentabilité grâce au mécanisme de l’effet levier.
Pour autant, l’immobilier n’est pas un investissement sans risque. Il nécessite une gestion immobilière particulièrement chronophage et parfois complexe à mettre en œuvre. Dès lors, si vous êtes débutant ou n’avez pas la fibre pour ce type de placement, nous vous déconseillons l’investissement locatif en nom propre. Orientez-vous plutôt vers la pierre papier ou l’investissement locatif clé en main si vous comptez emprunter pour investir. Si vous souhaitez seulement placer votre épargne sans emprunter, la pierre papier et le crowdfunding immobilier sont aussi une bonne alternative.
**La rentabilité espérée est la rentabilité moyenne à laquelle la plupart des investisseurs s'attendent. Il s'agit d'un consensus de marché qui n'a pas forcément de lien avec la réalité. Elle ne correspond en aucun cas à la rentabilité effective, surtout en ce qui concerne les actions cotées ou les produits financiers ne garantissant pas le capital et le rendement. Investir dans des supports financiers non garantis présente des risques de perte en capital.
Conseil de Goodvest : Vous pouvez investir dans la pierre papier via une assurance-vie (sous réserve que le contrat en propose) pour accroître le niveau de diversification de votre portefeuille et profiter de sa fiscalité avantageuse. Par exemple, chez Goodvest, notre assurance-vie compatible avec l’accord de Paris vous permet d’investir dans deux SCI consacrées à l’immobilier durable (Novaxia R et Iroko Next) !
L’assurance-vie en gestion pilotée : le placement idéal pour les débutants ?
Pour profiter de la performance des marchés boursiers tout en assurant une diversification, il est possible de s’orienter vers des fonds de gestion ou des ETF (fonds indiciels). Mais, le problème reste le même qu’avec l’achat d’actions cotées : comment choisir ses fonds d’investissement et comment s’assurer qu’ils investissent dans des secteurs en accord avec vos principes moraux ?
Pour répondre à cette problématique, la solution est toute trouvée : l’assurance-vie ISR en gestion pilotée. Au lieu de détenir des parts de fonds via un compte titre ordinaire, vous pouvez utiliser l’assurance-vie afin de bénéficier d’avantages fiscaux. Chez Goodvest, nous vous proposons une gestion pilotée de votre assurance-vie. Cette méthode de gestion consiste à vous proposer d’investir dans différents fonds d’investissement en fonction de vos objectifs de placement et de votre profil de risque. Spécialistes de l’investissement social et responsable, nous assurons pour vous l’allocation optimale de votre assurance-vie uniquement sur des fonds sélectionnés par nos soins dédiés réellement à l’investissement responsable (sans greenwashing). Une solution idéale pour les débutants permettant de cumuler performance financière et participer à l’effort commun vers un monde plus durable.
Le PER en gestion pilotée : investir facilement pour sa retraite en étant débutant
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est l’un des placements les plus pertinents pour préparer sa retraite tout en réduisant vos impôts grâce à la déduction fiscale des versements. Et bonne nouvelle : il est tout à fait adapté aux investisseurs débutants, notamment lorsqu’il est souscrit en gestion pilotée. Comme pour l’assurance-vie, ce mode de gestion vous permet de déléguer l’allocation de vos fonds à des experts, qui ajusteront automatiquement la répartition de votre épargne en fonction de votre profil et de votre horizon de placement.
Chez Goodvest, notre PER responsable en gestion pilotée est entièrement aligné avec les enjeux climatiques, en excluant les secteurs polluants et en investissant uniquement dans des fonds contribuant à un avenir durable. Vous profitez ainsi d’un outil de long terme pour faire fructifier votre épargne retraite, tout en réduisant votre impôt sur le revenu et en soutenant des projets porteurs de sens.
Plus vous commencez tôt, plus l’effet capitalisation joue en votre faveur. Le PER devient donc un excellent point d’entrée pour devenir investisseur tout en construisant un avenir meilleur, pour vous comme pour la planète.
Questions fréquentes en Stratégie d'investissement
Quelle différence entre épargner et investir ?
Épargner, c'est mettre de l'argent de côté sur un support sécurisé (livret A, compte courant) sans prise de risque. Investir, c'est placer cet argent dans des actifs (actions, obligations, immobilier…) susceptibles de générer un rendement supérieur à l'inflation, en acceptant une part de risque. L'épargne protège, l'investissement fait croître.
Combien faut-il pour commencer à investir ?
Il n'existe pas de montant minimum universel. Certaines assurances-vie en gestion pilotée comme celle de Goodvestsont accessibles dès 300 € de versement initial, avec des versements programmés à partir de 50 € par mois. Ce qui compte n'est pas le capital de départ, mais la régularité dans le temps.
Quelle enveloppe fiscale choisir quand on débute : assurance-vie, PEA ou PER ?
Pour un débutant, l'assurance-vie en gestion pilotée est généralement la plus adaptée : accessible, diversifiée, sans plafond de versement et fiscalement avantageuse après 8 ans. Le PEA convient aux investisseurs souhaitant se concentrer sur les actions européennes avec une fiscalité allégée après 5 ans. Le PER est pertinent si vous êtes fortement imposé et souhaitez préparer votre retraite tout en réduisant vos impôts.
L'investissement responsable est-il moins performant qu'un investissement classique ?
Non. Les fonds ISR labellisés affichent des performances comparables, voire supérieures aux fonds classiques sur le long terme. Les entreprises bien notées sur les critères ESG sont généralement mieux gérées et moins exposées aux risques réglementaires liés à la transition écologique. Exclure les énergies fossiles est autant un choix financier rationnel qu'un choix éthique.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement présente un risque de perte en capital.
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