Fonds euros : quels rendements attendus en 2026 ?

Le rendement moyen des fonds en euros s'établit à 2,65 % pour l'année 2025, selon le bilan publié par l'ACPR en mars 2026. Un niveau stable pour la troisième année consécutive, mais qui masque des écarts considérables entre contrats, allant de 2 % dans certaines bancassurances à plus de 4 % chez quelques acteurs mutualistes. Pour 2026, les prévisions tablent sur une légère hausse, dans une fourchette de 2,5 % à 3,2 % selon les scénarios. Cette perspective repose sur trois leviers principaux : le niveau des taux obligataires, l'évolution de l'inflation et la politique d'allocation des assureurs. Dans un contexte où le Livret A a été abaissé à 1,5 % en février 2026, le fonds en euros retrouve une place centrale dans les stratégies d'épargne sécurisée.

Bilan 2025 : le rendement moyen des fonds en euros se stabilise à 2,65 %
Selon le bilan publié par l'ACPR le 14 mars 2026, le taux moyen de revalorisation des fonds en euros en 2025 atteint 2,65 %, net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux. France Assureurs, dans son rapport de janvier 2026, confirme un taux moyen de 2,6 %. C'est la troisième année consécutive que le rendement moyen se maintient à ce niveau, après 2,50 % en 2023 et 2,60 % en 2024.
Derrière cette apparente stabilité, la réalité du marché est plus contrastée. Les fonds mutualistes (Ampli Mutuelle, Carac, Garance, La France Mutualiste) affichent des rendements supérieurs à 3,50 %, tandis que les contrats des grands réseaux bancaires se situent souvent entre 2,05 % et 2,80 % en taux de base. Certains fonds dits "nouvelle génération" (Corum EuroLife à 4,10 %, Afer Génération à 4,05 %) dépassent les 4 %, mais sous condition d'allocation en unités de compte.
Lire aussi : Quel rendement pour l'assurance vie en 2025 ?
Un rendement réel de nouveau positif pour la première fois depuis 2016
L'événement marquant de 2025 ne se situe pas dans le taux nominal mais dans le rendement réel, c'est-à-dire la performance nette de l'inflation. Avec une inflation française retombée à 0,9 % en 2025 selon l'INSEE (contre 2 % en 2024 et 4,9 % en 2023), les fonds en euros dégagent un rendement réel de +1,75 %.
C'est la première fois depuis 2016 que les épargnants détenteurs de fonds en euros voient leur pouvoir d'achat préservé, voire augmenté, après des années de rendement réel négatif. Entre 2021 et 2023, l'inflation avait en effet largement dépassé la performance des fonds en euros, transformant ce placement "sans risque" en source d'appauvrissement progressif.
Sources : ACPR (rendements) ; INSEE (inflation).
Ce retour à un rendement réel nettement positif explique en grande partie le regain d'intérêt des épargnants pour les fonds en euros en 2025.
La collecte nette redevient positive après cinq années de décollecte
Entre 2020 et 2024, les fonds en euros ont enregistré une décollecte nette cumulée de plus de 110 milliards d'euros. Les épargnants retiraient plus qu'ils n'y versaient, préférant les livrets réglementés dopés par l'inflation ou les unités de compte aux perspectives plus dynamiques.
En 2025, la tendance s'inverse : la collecte nette des fonds en euros redevient positive à +8,1 milliards d'euros (contre −4,7 milliards en 2024), selon France Assureurs. Plus largement, l'assurance-vie dans son ensemble a enregistré une collecte nette record de 50,6 milliards d'euros, un niveau inédit depuis quinze ans.
Trois facteurs expliquent ce retour en grâce :
- La baisse du Livret A, passé de 3 % début 2025 à 1,5 % en février 2026, ce qui a mécaniquement réduit son attractivité relative.
- Le recul de l'inflation, qui permet aux fonds en euros de servir un rendement réel positif.
- La remontée progressive des taux obligataires, qui améliore la rentabilité structurelle des nouveaux investissements des assureurs.
Ce regain de collecte a un effet vertueux sur les rendements futurs : les assureurs peuvent investir ces nouveaux flux dans des obligations émises aux taux actuels (autour de 3,5 % à 4 %), beaucoup plus rémunératrices que les obligations héritées de la décennie de taux bas.
Quels rendements attendre pour les fonds en euros en 2026 ?
Les premières projections publiées par les analystes du marché convergent vers une légère progression du rendement moyen en 2026. Good Value for Money, référence du secteur, anticipe un taux moyen de 2,9 % pour 2026 et 3,2 % pour 2027. La Banque Postale table sur 2,70 %, Meilleurtaux Placement sur une fourchette de 2,5 % à 2,8 %, et Facts & Figures sur 2,8 % à 3,5 %.
Ces prévisions, qui restent soumises aux aléas macroéconomiques, reposent sur un constat : les portefeuilles obligataires des assureurs continuent de se renouveler à des niveaux de taux nettement supérieurs à ceux de la décennie 2012–2021. Cependant, les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et la volatilité du contexte géopolitique (tensions au Moyen-Orient, dégradation du rating souverain français) pourrait rebattre les cartes.
La prévision de marché : entre 2,5 % et 3,2 % selon les scénarios
Trois scénarios se dessinent pour 2026 :
- Scénario central (probabilité la plus forte) : rendement moyen autour de 2,7 % à 2,9 %. L'OAT 10 ans se maintient dans une fourchette de 3,5 % à 3,8 %, la BCE reste en statu quo après la baisse de son taux de dépôt à 2 % en juin 2025, et l'inflation française se stabilise autour de 1,7 %.
- Scénario favorable : rendement moyen supérieur à 3 %. Il suppose une poursuite du renouvellement rapide des portefeuilles obligataires, une collecte soutenue (portée notamment par l’échéance de 15 ans pour les PEL ouverts en 2011, soit 93 milliards d'euros à recycler entre 2026 et 2030 selon France Assureurs) et une inflation contenue.
- Scénario défavorable : rendement moyen autour de 2,4 % à 2,5 %. Il se matérialiserait en cas d'érosion accélérée de la provision de participation aux bénéfices (voir plus bas), de baisse des taux obligataires ou de tensions sur les marges des assureurs.
Dans tous les cas, l'écart entre les meilleurs contrats et la moyenne de marché devrait se maintenir à au moins 1,5 point, avec des fonds nouvelle génération potentiellement au-dessus de 3,5 %.
L'écart de rendement entre fonds anciens et nouveaux va s'accentuer
La mécanique obligataire crée une inertie structurelle des fonds en euros. Un fonds détient en moyenne des obligations de maturité 7 à 10 ans, ce qui signifie que les coupons perçus (intérêts) aujourd'hui reflètent en partie les taux des émissions passées.
Les fonds en euros créés avant 2022 restent majoritairement investis dans des obligations émises lorsque les taux étaient proches de zéro (0,5 % à 1,5 %). Le renouvellement progressif de ces lignes, à mesure qu'elles arrivent à maturité, améliore leur rendement, mais lentement. En 2026, ces fonds devraient servir des taux moyens proches de 2 % à 2,5 %.
À l'inverse, les fonds en euros créés après 2022 ont pu investir directement leur collecte dans des obligations à 3 % ou 4 %. Ces fonds "nouvelle génération" devraient afficher des rendements bruts de 3 % à 4,5 % en 2026, parfois davantage lorsqu'ils intègrent des classes d'actifs diversifiées (immobilier, dette privée, actifs non cotés).
Cette divergence explique pourquoi il est devenu crucial de comparer non seulement les rendements affichés, mais aussi la date de création du fonds, sa composition et la politique de l'assureur. Pour un panorama complet, consultez notre classement des meilleurs fonds euros 2026.
Le Fonds Euro Objectif Climat de Goodlife : un fonds en euros responsable à 3,26 %
Accessible via le contrat d'assurance-vie Goodlife de Goodvest, le Fonds Euro Objectif Climat est le premier fonds en euros du marché classifié Article 9 SFDR, le niveau d'exigence le plus élevé en matière de finance durable.
Caractéristiques clés :
- Rendement 2025 : 3,26 % net de frais de gestion (vs 2,65 % de moyenne de marché
- Capital garanti à 98 % (hors frais de gestion)
- 90 % minimum des encours investis dans la transition écologique : énergies renouvelables, reforestation, mobilité propre, infrastructures vertes
- Accessible dès 500 € via le contrat Goodlife (assuré par Spirica)
- Gestion en deux compartiments : un mandat obligataire "green bonds" géré par Amundi + une poche diversifiée alignée avec l'Accord de Paris
Ce fonds illustre qu'il est désormais possible de combiner la sécurité du capital, un rendement supérieur à la moyenne de marché et un impact environnemental concret et mesurable.
Les 4 facteurs qui détermineront le rendement 2026
Le rendement servi par un fonds en euros ne dépend pas uniquement de la stratégie de l'assureur. Quatre leviers macroéconomiques et structurels conditionnent la performance annuelle. Les comprendre permet d'anticiper les écarts entre contrats et d'affiner son choix.
Le niveau de l'OAT 10 ans et la politique de la BCE
Un fonds en euros est investi majoritairement en obligations, principalement des obligations d'État de la zone euro et des obligations d'entreprises bien notées (investment grade). Le taux de l'OAT 10 ans, c'est-à-dire le taux auquel l'État français emprunte à dix ans, constitue la référence pour mesurer la rentabilité potentielle des nouveaux investissements des assureurs.
En 2025, l'OAT 10 ans a évolué dans une fourchette de 3,05 % à 3,60 %, selon la Caisse des Dépôts. Elle a terminé l'année à 3,60 %, et oscille en avril 2026 autour de 3,55 % à 3,80 %, portée notamment par la dégradation du rating souverain français (passé de AA− à A+ chez S&P en octobre 2025) et par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Ce niveau élevé est favorable aux fonds en euros : chaque nouvelle obligation achetée par un assureur à 3,5 % ou plus vient remplacer des titres anciens à 0,5 %–1 %, tirant mécaniquement le rendement moyen vers le haut.
Du côté de la Banque centrale européenne, le cycle de baisse des taux directeurs semble achevé. Après être passé de 4 % en 2023 à 2 % en juin 2025, le taux de dépôt de la BCE est stabilisé depuis. Les marchés n'anticipent plus que des ajustements marginaux en 2026, sauf choc inflationniste majeur lié à l'énergie.
L'inflation française, principal aléa du rendement réel
Un rendement nominal n'a de sens que mis en regard de l'inflation. En 2025, la France a connu une inflation exceptionnellement basse, à 0,9 % en moyenne annuelle selon l'INSEE. Ce chiffre, le plus faible depuis 2016, a permis aux fonds en euros de retrouver un rendement réel nettement positif.
Pour 2026, la Banque de France a révisé sa prévision d'inflation à 1,7 %, contre 1,3 % initialement anticipé. Cette réévaluation intègre la hausse des prix de l'énergie liée aux tensions dans le détroit d'Ormuz et à la crise au Moyen-Orient. Dans ce scénario, un fonds en euros à 2,7 % conserverait un rendement réel positif d'environ +1 point, un gain plus modeste qu'en 2025 mais qui maintient le pouvoir d'achat de l'épargne.
Le risque principal est une reprise plus marquée de l'inflation, qui rognerait progressivement le gain réel sans pour autant pousser immédiatement à la hausse les rendements des fonds en euros, compte tenu de l'inertie obligataire évoquée plus haut.
La provision pour participation aux bénéfices (PPB) des assureurs
La PPB est une réserve technique que les assureurs constituent les bonnes années pour servir un rendement plus stable les années difficiles. Concrètement, lorsque la performance réelle du fonds dépasse le taux servi aux épargnants, l'assureur peut mettre la différence de côté dans cette "réserve de rendement". Il a ensuite huit ans pour la redistribuer.
Après avoir culminé autour de 5 % des encours fin 2021, la PPB moyenne des assureurs français est en érosion progressive :
Source : France Assureurs, ACPR.
Entre 2023 et 2025, les assureurs ont massivement puisé dans cette réserve pour soutenir artificiellement les rendements servis et répondre à la pression concurrentielle (Livret A à 3 %, fonds nouvelle génération à 4 %). Cette stratégie atteint ses limites : une PPB moyenne à 3,7 % reste confortable, mais certains assureurs descendent déjà sous les 2 %, réduisant leur marge de manœuvre pour 2026 et au-delà.
À surveiller pour choisir un fonds en euros : un assureur affichant une PPB supérieure à 4 % dispose d'une marge de lissage importante ; à l'inverse, un assureur dont la PPB s'érode rapidement après plusieurs années de rendements élevés expose ses souscripteurs à un retour vers la moyenne de marché plus rapide qu'attendu.
La stratégie d'allocation du fonds (classique vs nouvelle génération)
Tous les fonds en euros ne partagent pas la même logique de gestion. Trois grandes familles coexistent sur le marché :
- Les fonds classiques, composés à 80–95 % d'obligations souveraines et d'entreprises investment grade, avec une garantie en capital à 100 %. Ce sont les fonds historiques des grandes compagnies et bancassureurs. Ils offrent une sécurité maximale mais des rendements modestes, généralement alignés sur la moyenne de marché.
- Les fonds diversifiés, qui intègrent 5 à 15 % d'actifs dynamiques (actions, immobilier, infrastructures, dette privée) aux côtés du socle obligataire. Leur potentiel de performance est supérieur, au prix d'une légère volatilité du rendement annuel. La garantie en capital est généralement maintenue à 100 %.
- Les fonds nouvelle génération, souvent créés après 2022, qui allouent jusqu'à 20–30 % à des classes d'actifs non cotées (private equity, SCPI, actifs d'infrastructures). La garantie en capital est ramenée à 97 % ou 98 % pour permettre cette exposition élargie. En contrepartie, ils visent des rendements de 3 % à 4,5 %.
Le Fonds Euro Objectif Climat de Goodlife s'inscrit dans cette dernière catégorie, avec la particularité unique d'être intégralement aligné avec la transition écologique (classification Article 9 SFDR).
Fonds en euros vs Livret A en 2026 : que choisir ?
Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,5 % net, contre 3 % début 2025. Cette baisse continue, combinée à la stabilité du rendement des fonds en euros autour de 2,65 %, a mécaniquement inversé la hiérarchie entre les deux placements sans risque.
En 2025, le Livret A avait servi un taux moyen de 2,2 % sur l'année (3 % au premier trimestre, puis 2,4 % à partir de février, puis 1,7 % à partir d'août). Il dominait encore les fonds en euros en rendement net, grâce à son exonération fiscale totale. En 2026, cet avantage s'amenuise fortement.
Comparaison à fiscalité équivalente
Comparer un fonds en euros à un Livret A nécessite de ramener les deux à la même base fiscale :
Hypothèse : rendement 2026 stable au niveau de 2025. Calcul indicatif, à ajuster selon la situation fiscale personnelle.
Le constat est sans appel pour 2026 : même avec une fiscalité défavorable (rachat avant 8 ans), un fonds en euros moyen rapporte désormais plus net que le Livret A. Et l'écart se creuse nettement avec les contrats performants.
Les atouts du Livret A qui restent valables
Deux atouts maintiennent le Livret A comme placement de précaution incontournable :
- La liquidité instantanée : les fonds sont disponibles instantanément, sans frais ni délai bancaire. Un fonds en euros nécessite en général entre 24h à 5 jours ouvrés pour un rachat (cela dépend de l’assurance-vie).
- L'absence totale de frais : pas de frais de gestion, pas de frais d'arbitrage, pas de frais sur versement. Sur un fonds en euros, il faut tenir compte des frais de gestion annuels (0,5 % à 1 % selon les contrats qui sont déjà retranchés du rendement affiché dans le cadre de notre article).
Le Livret A reste donc pertinent pour l'épargne de précaution, les sommes à conserver rapidement mobilisables pour les imprévus. Pour tout ce qui va au-delà (typiquement au-delà du plafond à 22 950 €, ou pour une épargne à horizon supérieur à 12 mois), les fonds en euros redeviennent clairement plus compétitifs en 2026.
Une alternative à considérer : pour une épargne de précaution responsable, le Livret Goodvest combine la disponibilité d'un livret bancaire classique (capital garanti, retraits à tout moment, jusqu'à 10 M€) avec un financement ciblé de la rénovation énergétique et de l'immobilier durable.
Faut-il investir dans un fonds en euros en 2026 ?
Le retour des fonds en euros comme placement compétitif est une réalité confirmée par les données 2025. Avec un rendement réel de +1,75 % et un Livret A désormais à 1,5 %, ils retrouvent une place centrale dans l'épargne sécurisée. Mais cette compétitivité retrouvée ne doit pas occulter trois principes clés pour 2026.
- Le choix du contrat prime sur celui du placement. L'écart entre un fonds en euros bancaire classique (2 %) et un fonds nouvelle génération (3,5 % ou plus) peut représenter, sur un capital de 50 000 € et dix ans, une différence cumulée supérieure à 8 000 € avant fiscalité. Vérifier la date de création du fonds, le niveau de PPB de l'assureur, les frais de gestion et les éventuelles conditions d'allocation en unités de compte est désormais indispensable.
- Le fonds en euros n'est plus un placement "par défaut". Pour un horizon supérieur à 5 ans, une allocation diversifiée combinant fonds en euros, ETF durables et immobilier responsable offre un potentiel de rendement net de frais et d'inflation bien plus élevé, au prix d'un risque maîtrisable. Conserver 100 % de son épargne en fonds en euros revient souvent à sous-investir par rapport à ses objectifs patrimoniaux.
- L'impact de l'épargne est désormais un critère à part entière. Les fonds en euros traditionnels financent indistinctement l'ensemble de l'économie, y compris des activités incompatibles avec l'Accord de Paris. Les fonds en euros Article 9, encore très rares, permettent de concilier sécurité, rendement et transition écologique. Le Fonds Euro Objectif Climat de Goodlife illustre qu'il s'agit d'une option désormais mature, avec un rendement 2025 de 3,26 %, supérieur à la moyenne de marché.
Questions fréquentes sur l'Assurance-vie
Quel est le rendement moyen des fonds en euros en 2025 ?
Selon le bilan publié par l'ACPR le 14 mars 2026, le rendement moyen des fonds en euros s'établit à 2,65 % net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux en 2025. Ce niveau est stable pour la troisième année consécutive, mais masque des écarts considérables, de 2 % pour les contrats les moins performants à plus de 4 % pour les fonds nouvelle génération.
Quelle prévision de rendement pour les fonds euros en 2026 ?
Les projections convergent vers une fourchette de 2,5 % à 3,2 % pour 2026 selon les scénarios. Good Value for Money anticipe 2,9 %, La Banque Postale 2,7 %, Meilleurtaux 2,5 % à 2,8 %. Les fonds nouvelle génération pourraient atteindre 3 % à 4,5 % bruts, grâce à leurs portefeuilles constitués dans un environnement de taux élevés. Ces prévisions restent soumises aux aléas macroéconomiques ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Quelle différence entre un fonds en euros et un fonds monétaire ?
Ce sont deux placements distincts. Un fonds en euros est un support d'assurance-vie à capital garanti, majoritairement investi en obligations de moyen à long terme. Un fonds monétaire est un OPCVM coté investi en titres monétaires à très court terme (bons du Trésor, certificats de dépôts à moins de 3 mois). Le fonds monétaire n'offre aucune garantie en capital et ses rendements suivent directement les taux directeurs de la BCE. En 2026, un fonds monétaire rapporte autour de 2 % (aligné sur le taux de dépôt BCE), avec une volatilité faible mais pas nulle.
Fonds en euros ou Livret A : que choisir en 2026 ?
Avec un Livret A à 1,5 % depuis février 2026 et un fonds en euros moyen à 2,65 %, les fonds en euros rapportent davantage net, même après fiscalité (1,89 % net en flat tax, contre 1,5 % pour le Livret A). Le Livret A conserve néanmoins l'avantage de la liquidité immédiate et reste idéal pour l'épargne de précaution. Au-delà de son plafond (22 950 €) ou pour une épargne à horizon supérieur à 12 mois, les fonds en euros sont plus compétitifs.
Qu'est-ce que la PPB (provision pour participation aux bénéfices) ?
La PPB est une réserve technique constituée par les assureurs les années où leurs fonds génèrent plus que ce qu'ils redistribuent. Ils disposent ensuite de huit ans pour la redistribuer. Fin 2025, la PPB moyenne représente 3,7 % des encours (4,5 % fin 2023). Une PPB élevée indique une capacité de l'assureur à lisser les rendements dans le temps ; une PPB en érosion rapide signale un risque de retour vers la moyenne de marché les années suivantes.
Peut-on encore souscrire un contrat 100 % fonds en euros ?
Oui, mais les contrats acceptant une allocation intégrale en fonds en euros deviennent plus rares. Certains assureurs mutualistes (Ampli Mutuelle, Carac, Garance, La France Mutualiste) proposent encore cette option. À l'inverse, plusieurs fonds nouvelle génération (Corum EuroLife, SwissLife Euro+) imposent une part minimale en unités de compte, allant de 25 % à 75 %. Cette contrainte expose une partie de l'épargne au risque de perte en capital.
Existe-t-il des fonds en euros responsables ou verts ?
Oui, mais ils restent rares. Le Fonds Euro Objectif Climat, proposé par Goodvest via le contrat Goodlife (assuré par Spirica), est à ce jour le seul fonds en euros du marché classé Article 9 SFDR — le niveau d'exigence le plus élevé en matière de finance durable. Au moins 90 % de ses encours financent la transition écologique (énergies renouvelables, reforestation, mobilité propre, infrastructures vertes). Son rendement 2025 s'établit à 3,26 % net de frais de gestion, au-dessus de la moyenne de marché.
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