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Fonds en euros : définition, fonctionnement et rendement 2026

Fonds en euros : définition, fonctionnement et rendement 2026

Le fonds en euros est le support à capital garanti de l'assurance-vie. Définition, fonctionnement, garantie du capital, rendement 2026 et fiscalité, dans un guide complet.

Qu'est-ce qu'un fonds en euros ?

Un fonds en euros est un support d'investissement à capital garanti, proposé dans les contrats d'assurance-vie, de capitalisation et certains plans d'épargne retraite (PER). L'assureur garantit les sommes versées, et les intérêts crédités chaque année sont définitivement acquis grâce à l'effet cliquet. En contrepartie de cette sécurité, son rendement reste modéré : 2,63 % en moyenne en 2025 (source : ACPR).

Concrètement, lorsque vous versez de l'argent sur votre assurance-vie, vous choisissez de le répartir entre deux grandes familles de supports : le fonds en euros, sécurisé, et les unités de compte, plus dynamiques mais non garanties. Ce support joue le rôle de socle : il protège votre capital tout en le rémunérant chaque année.

Son nom vient d'une distinction historique : à la différence des supports exprimés en parts (les unités de compte), la valeur d'un fonds en euros est directement libellée en euros. Votre épargne y est comptabilisée en euros sonnants et trébuchants, jamais en nombre de parts dont la valeur fluctue. C'est pourquoi on parle indifféremment de fonds en euros ou de support en euros.

C'est le placement préféré des Français après les livrets réglementés : le fonds en euros, support historique de l'assurance-vie, concentre la majorité des quelque 2 100 milliards d'euros d'encours du marché à fin 2025 (source : France Assureurs). Un contrat investi à 100 % sur ce support est dit monosupport ; un contrat combinant fonds en euros et unités de compte est dit multisupport, c'est aujourd'hui la norme.

Comment fonctionne un fonds en euros ?

Derrière la promesse simple, « capital garanti, intérêts acquis », se cache une mécanique de gestion bien particulière, entièrement pilotée par l'assureur. Trois rouages méritent d'être compris avant d'investir.

Où est investi votre argent ?

Contrairement à une idée reçue, l'argent placé sur ce support ne dort pas dans un coffre. L'assureur l'investit, majoritairement dans des obligations : des emprunts d'États (France, autres pays de la zone euro) et de grandes entreprises, qui versent des intérêts réguliers et prévisibles. C'est cette prédominance obligataire qui permet de garantir le capital.

Le reste du portefeuille est diversifié pour aller chercher un surplus de performance :

  • de l'immobilier (bureaux, commerces, logements), détenu en direct ou via des fonds ;
  • une poche d'actions, minoritaire, pour capter la croissance des marchés ;
  • ponctuellement, des actifs de diversification (infrastructures, private equity…).

Autre spécificité : la gestion est mutualisée. Tous les assurés d'un même fonds partagent le même portefeuille, les mêmes rendements et les mêmes réserves. Vous ne choisissez pas les titres en portefeuille : c'est l'assureur qui gère, et qui assume la garantie sur ses fonds propres.

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L'effet cliquet et la participation aux bénéfices

L'effet cliquet est la signature du fonds en euros : une fois les intérêts de l'année crédités sur votre contrat d'assurance-vie, ils sont définitivement acquis. Ils ne peuvent plus être repris, même si les marchés se retournent l'année suivante, et produisent à leur tour des intérêts. Votre épargne ne peut donc que progresser d'une année sur l'autre, avant frais et fiscalité.

Le rendement servi chaque année provient de la participation aux bénéfices : la réglementation impose aux assureurs de redistribuer aux assurés l'essentiel des produits financiers générés par le fonds (au minimum 85 %, article A331-3 du Code des assurances). Chaque assureur conserve toutefois une marge de manœuvre dans le calendrier : il peut mettre une partie des bénéfices en réserve, dans la provision pour participation aux bénéfices (PPB), à condition de la reverser aux assurés dans un délai de 8 ans.

Cette réserve joue un rôle d'amortisseur : elle permet de lisser les rendements dans le temps, de soutenir le taux servi les mauvaises années… et elle explique pourquoi deux fonds aux portefeuilles proches peuvent servir des taux très différents une année donnée.

Comment vos intérêts sont-ils calculés ?

Le taux d'un fonds en euros est annoncé en début d'année pour l'année écoulée : le rendement 2025 a ainsi été communiqué par les assureurs en janvier-février 2026. Les intérêts sont ensuite crédités sur votre contrat, généralement au 31 décembre, et intègrent définitivement votre capital.

Le calcul se fait au prorata temporis : chaque somme versée ne produit des intérêts qu'à partir de sa date de valeur, et pour la durée exacte de sa présence sur le fonds dans l'année. Un versement effectué en octobre ne sera donc rémunéré que sur trois mois environ la première année. De même, en cas de rachat en cours d'année, la plupart des contrats rémunèrent la somme retirée sur la période de détention, parfois à un taux minimum garanti défini dans les conditions générales : un point à vérifier avant de retirer.

La garantie du capital, brute ou nette de frais

La garantie du capital est portée par l'assureur, sur ses fonds propres. Mais tous les fonds ne se valent pas sur ce point, et la nuance se joue dans les conditions générales :

  • garantie nette de frais de gestion : même une année à rendement nul, votre capital ne baisse pas. C'est la protection la plus complète ;
  • garantie brute de frais de gestion : les frais du contrat (souvent 0,6 % à 1 % par an) peuvent être prélevés sur le capital si le rendement ne les couvre pas. Une année à taux faible peut alors se traduire par une légère érosion ;
  • garantie partielle : certains fonds récents ne garantissent que 96 à 98 % du capital, en échange d'une gestion plus dynamique.

En cas de défaillance de l'assureur, votre épargne est protégée par le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP), à hauteur de 70 000 € par épargnant et par assureur. Enfin, depuis la loi Sapin 2 de 2016, le Haut Conseil de stabilité financière peut suspendre temporairement les rachats en cas de crise systémique majeure, pour une durée maximale de 6 mois. Une mesure jamais activée à ce jour, mais qui rappelle que la garantie s'inscrit dans un cadre réglementé.

Lire aussi : Les fonds en euros sont-ils réellement garantis ?

Quel rendement espérer d'un fonds en euros en 2026 ?

Le rendement moyen des fonds en euros s'est établi à 2,63 % en 2025, net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux (source : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180, juin 2026). C'est la troisième année consécutive autour de 2,6 % : après la remontée marquée de 2022-2023, portée par la hausse des taux obligataires, le rendement s'est stabilisé sur un plateau.

Cette moyenne cache de fortes disparités : les meilleurs contrats servent 3 % à 4 %, quand les fonds les moins performants restent sous les 2 %. L'écart s'explique par la qualité du portefeuille, le niveau des réserves (PPB) et la politique commerciale de chaque assureur.

Rendements comparés (2022-2026)

AnnéeFonds en euros (ACPR)Livret AInflation (Insee)
20221,91 %2,00 % (au 1ᵉʳ août)5,2 %
20232,60 %3,00 %4,9 %
20242,63 %3,00 %2,0 %
20252,63 %2,40 % puis 1,70 %0,9 %
2026≈ 2,90 % (estimation Good Value for Money)1,50 % (depuis le 1ᵉʳ février)à venir

Rendements moyens nets de frais de gestion, avant prélèvements sociaux (susceptibles d'évoluer selon la réglementation).

Pour 2026, le cabinet Good Value for Money anticipe un rendement moyen d'environ 2,90 %, une estimation privée à confirmer début 2027. Deux vents porteurs : les obligations achetées depuis 2022 rapportent davantage, et la baisse du Livret A à 1,5 % redonne au fonds en euros un avantage comparatif net sur l'épargne sécurisée.

Côté fiscalité, retenez une spécificité : sur le fonds en euros d'une assurance-vie, les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année, au moment de l'inscription des intérêts (et non au rachat comme pour les unités de compte). Un rendement affiché de 2,63 % correspond donc à environ 2,18 % net de prélèvements sociaux, tant que l'argent reste dans le contrat.

Dernier réflexe : savoir lire le taux affiché. Le rendement du fonds en euros s'exprime toujours net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux, c'est la convention du marché. Attention aussi au périmètre : le taux moyen publié par l'ACPR agrège tous les contrats d'assurance-vie du marché, mais le vôtre peut servir sensiblement plus ou moins. Certains assureurs réservent d'ailleurs leurs meilleures performances aux contrats récents, quand d'anciens contrats bancaires voient le rendement de leur fonds en euros stagner. Pour évaluer ce placement, comparez les performances servies par votre propre fonds sur les trois dernières années à la moyenne du marché : c'est le meilleur indicateur de la qualité de gestion de l'assureur.

Lire aussi : Quel est le taux des assurances-vie en 2026 ?

Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Les estimations pour 2026 sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un engagement.

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Quelle fiscalité pour les gains d'un fonds en euros ?

Le fonds en euros bénéficie du cadre fiscal de son enveloppe, le plus souvent le contrat d'assurance-vie. Première règle à connaître : tant que vous ne retirez pas, aucun impôt sur le revenu n'est dû. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année sur les intérêts du fonds en euros, au moment de leur inscription. C'est une spécificité de ce support : sur les unités de compte, les prélèvements sociaux n'interviennent qu'au rachat.

Au moment d'un retrait (un « rachat »), seule la part de gains contenue dans la somme retirée est imposée, jamais le capital versé. Le taux dépend alors de l'âge du contrat d'assurance-vie :

  • avant 8 ans : les gains supportent 12,8 % d'impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux ayant déjà été acquittés chaque année sur le fonds en euros) ;
  • après 8 ans : le taux d'impôt tombe à 7,5 % (jusqu'à 150 000 € de primes versées), et surtout un abattement annuel de 4 600 € sur les gains (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune) s'applique. Bien utilisé, il permet de retirer chaque année sans payer d'impôt sur le revenu (article 125-0 A du CGI).

Attention à une confusion fréquente : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les prélèvements sociaux du cas général des revenus du capital sont passés à 18,6 % (soit une flat tax à 31,4 %), mais l'assurance-vie conserve son taux de 17,2 % (source : service-public.fr). Les gains de votre fonds en euros ne sont donc pas concernés par cette hausse.

Enfin, l'enveloppe brille à la transmission : les capitaux issus de primes versées avant 70 ans sont transmis hors succession avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du CGI). Nous détaillons l'ensemble de cette mécanique, y compris le fonctionnement précis des prélèvements sociaux, dans notre article dédié : les prélèvements sociaux sur l'assurance-vie.

Fonds en euros ou unités de compte : quelles différences ?

Dans un contrat d'assurance-vie multisupport, le fonds en euros cohabite avec les unités de compte (UC) : des supports investis en actions, obligations, immobilier ou fonds thématiques, dont la valeur fluctue avec les marchés. Les deux familles ne jouent pas le même rôle, et c'est justement leur complémentarité qui fait la force de l'assurance-vie.

Deux logiques complémentaires

Fonds en eurosCapital garantiUnités de compteCapital non garanti
Garantie du capitalOuitotale ou partielle selon le fondsNonrisque de perte en capital
Potentiel de rendementModéré2,63 % en moyenne en 2025Plus élevévariable et non garanti
Horizon recommandéCourt termemoins de 2-3 ansMoyen et long terme5 ans et plus
ValorisationEn eurosintérêts acquis chaque année (effet cliquet)En partsau gré des marchés
Pour quel profilÉpargne de précautionprojets proches, aversion au risqueRecherche de performancehorizon long, tolérance aux fluctuations

Comparaison indicative, à adapter selon les caractéristiques de chaque contrat.

En pratique, la question n'est pas « fonds en euros ou unités de compte », mais plutôt dans quelles proportions combiner les deux, en fonction de votre horizon et de votre sensibilité au risque. Rappelons-le : contrairement au fonds en euros, les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Lire aussi : Unités de compte ou fonds en euros : que choisir ?

Les nouvelles générations de fonds en euros

La décennie de taux bas (2012-2021) a mis les fonds en euros classiques sous pression : rendements en baisse continue, contraintes prudentielles renforcées. Pour y répondre, les assureurs ont fait évoluer la formule, et plusieurs variantes cohabitent désormais aux côtés du fonds en euros traditionnel :

  • les fonds en euros « nouvelle génération » : la garantie est limitée à 96-98 % du capital, ou exprimée brute de frais de gestion. En échange, l'assureur s'autorise une gestion plus dynamique (davantage d'actions, d'immobilier), avec l'espoir d'un rendement supérieur ;
  • les fonds eurocroissance : le capital n'est garanti qu'à une échéance fixée à l'avance (8 ans minimum). Entre-temps, la valeur peut fluctuer, ce qui donne à l'assureur plus de latitude d'investissement ;
  • les fonds en euros à taux bonifié : l'assureur majore le rendement de base d'un bonus, conditionné le plus souvent à une part minimale d'unités de compte dans le contrat d'assurance-vie ou à un montant d'encours.

Ces innovations ne rendent pas le fonds en euros classique obsolète, d'autant que la remontée des taux obligataires a redonné des couleurs aux rendements des fonds en euros depuis 2022. Elles élargissent simplement la palette : à vous de vérifier, avant de souscrire, le niveau exact de garantie et les conditions attachées au taux affiché.

Lire aussi : Les fonds en euros vont-ils remonter ?

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Un fonds en euros peut-il être responsable ?

On associe spontanément l'investissement responsable aux actions d'entreprises engagées. C'est oublier que le fonds en euros, massivement investi en obligations, est l'un des plus gros réservoirs d'épargne de France. Orienter ne serait-ce qu'une partie de ces encours vers la transition écologique représente un levier considérable.

C'est possible grâce aux obligations vertes (green bonds) : des emprunts émis par des États ou des entreprises pour financer exclusivement des projets environnementaux, énergies renouvelables, transports propres, rénovation énergétique. Un fonds en euros responsable remplace tout ou partie de sa poche obligataire classique par ces titres, sans renoncer à la garantie du capital.

Comment distinguer un engagement réel d'un simple argument marketing ? Trois repères :

  • la classification SFDR : le règlement européen distingue les fonds « article 8 » (qui promeuvent des caractéristiques environnementales ou sociales) des fonds « article 9 » (qui poursuivent un objectif d'investissement durable, le niveau le plus exigeant) ;
  • les labels : Greenfin (finance verte, excluant les énergies fossiles) et ISR nouvelle version encadrent la composition des portefeuilles ;
  • la transparence : un assureur réellement engagé publie la composition de son fonds et la part effective d'obligations vertes.

Les limites de l'exercice méritent d'être nommées : la plupart des fonds en euros du marché restent des portefeuilles généralistes, où les obligations d'États financent indistinctement toutes les politiques publiques, et où la transparence reste rare. Les fonds en euros véritablement responsables, classés article 9 et investis en obligations vertes, demeurent l'exception. Ils prouvent néanmoins qu'un placement sécurisé peut aussi financer la transition écologique.

Quels sont les avantages et les limites du fonds en euros ?

Résumons ce qui fait la force du fonds en euros, support plébiscité par les épargnants prudents :

  • la sécurité : le capital est garanti par l'assureur, et les intérêts définitivement acquis grâce à l'effet cliquet ;
  • la disponibilité : l'épargne reste accessible à tout moment par un rachat, versé en pratique sous quelques jours (2 mois maximum, article L132-21 du Code des assurances) ;
  • l'absence de plafond : contrairement aux livrets réglementés, vous pouvez y verser sans limite ;
  • le cadre fiscal du contrat d'assurance-vie : après 8 ans, les gains rachetés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), et l'enveloppe conserve ses atouts pour la transmission.

Et ses limites, tout aussi structurelles :

  • un rendement plafonné : la prédominance obligataire protège, mais bride la performance. Sur longue période, le rendement des fonds en euros dépasse rarement l'inflation de plus d'un point ;
  • des frais qui pèsent : les frais de gestion s'imputent chaque année sur la performance, et d'éventuels frais sur versement amputent le capital dès le départ ;
  • des garanties à géométrie variable : garantie brute de frais ou limitée à 96-98 % sur certains fonds récents ;
  • des conditions d'accès : de nombreux contrats imposent une part d'unités de compte pour accéder au fonds en euros ou à son taux bonifié ;
  • une dépendance à l'assureur : la garantie vaut ce que vaut sa solidité financière, la protection du FGAP étant limitée à 70 000 € par épargnant et par assureur.

Lire aussi : Assurance-vie fonds en euros : quels sont les dangers ?

À qui s'adresse le fonds en euros ?

Au vu de ses forces et de ses limites, le fonds en euros trouve naturellement sa place dans plusieurs situations types :

  • l'épargne de précaution au-delà des livrets : Livret A (22 950 €), LDDS (12 000 €) et, le cas échéant, LEP au plafond ? Ce placement prend le relais, sans limite de versement et avec une rémunération désormais supérieure à celle du Livret A ;
  • un projet à moins de 2-3 ans : apport immobilier, travaux, achat important. Sur un horizon aussi court, aucune prise de risque ne se justifie, un placement garanti s'impose ;
  • la sécurisation de gains : après une bonne période sur les marchés, arbitrer une partie de ses unités de compte vers le fonds en euros permet de mettre ses plus-values à l'abri, définitivement, grâce à l'effet cliquet ;
  • l'approche de la retraite : dans un PER ou une assurance-vie, la part sécurisée augmente naturellement à mesure que l'échéance se rapproche ;
  • la transmission après 70 ans : dans un PER ou un contrat d'assurance-vie, figer le capital transmis, sans risque de moins-value au moment de la succession.

À l'inverse, pour un horizon supérieur à 5 ans, un placement exclusivement en fonds en euros a un coût d'opportunité réel : l'écart de performance face à un portefeuille diversifié, capitalisé sur la durée de votre investissement, se chiffre en dizaines de milliers d'euros sur un patrimoine conséquent. La bonne pratique consiste alors à dimensionner la poche sécurisée selon vos besoins réels et votre profil, pas par défaut. Investir en unités de compte présente toutefois un risque de perte en capital.

Comment investir dans un fonds en euros ?

Le fonds en euros n'est pas un investissement que l'on réalise isolément : on y accède au travers d'une enveloppe. Trois portes d'entrée existent : le contrat d'assurance-vie (de très loin le plus courant), le contrat de capitalisation, et la plupart des PER assurantiels, où le fonds en euros sert souvent de poche sécurisée à l'approche de la retraite.

En pratique, investir se fait en trois temps : ouvrir le contrat d'assurance-vie, définir la répartition entre fonds en euros et unités de compte, puis alimenter le contrat par des versements libres ou programmés. Vous pouvez ensuite faire évoluer cette répartition à tout moment par des arbitrages, par exemple sécuriser des gains en les basculant vers le fonds en euros à l'approche d'un projet.

Tous les contrats ne se valent pas. Pour choisir celui qui portera votre fonds en euros, quatre critères font la différence :

  • les frais : 0 % de frais sur versement (la norme des contrats en ligne) et des frais de gestion contenus, car ils s'imputent chaque année sur la performance ;
  • le taux servi sur les 3 dernières années, plus révélateur qu'un taux isolé ou qu'un taux bonifié temporaire ;
  • la solidité de l'assureur, qui porte la garantie du capital ;
  • les conditions d'accès réelles : part d'unités de compte exigée, niveau exact de la garantie (totale ou partielle, brute ou nette de frais), conditions du taux bonifié.

Méfiez-vous en particulier des taux « boostés » mis en avant dans les publicités : ces bonus temporaires, souvent conditionnés à une part importante d'unités de compte, ne disent rien de la performance durable du fonds. C'est la régularité qui compte.

Quelle place lui donner dans votre stratégie d'investissement ?

Le fonds en euros, support de sécurisation par excellence, se pense en proportion du reste. La bonne question n'est pas « combien rapporte ce placement », mais « quelle part de mon épargne doit être garantie ». La réponse dépend de trois paramètres : votre horizon d'investissement, vos objectifs et votre tolérance aux fluctuations.

À titre de repère, voici ce que l'on observe sur le marché des gestions pilotées :

  • les profils prudents font la part belle au fonds en euros, qui représente souvent la majorité de l'allocation ;
  • les profils équilibrés le combinent à parts comparables avec des unités de compte diversifiées ;
  • les profils dynamiques, sur un horizon long, le réduisent à une poche de sécurité minoritaire, qu'ils renforcent à mesure que leurs projets approchent.

Ces ordres de grandeur décrivent des pratiques de marché, pas une recommandation : la répartition pertinente d'un investissement dépend de votre situation, de vos objectifs et de votre profil de risque.

Versements, arbitrages et retraits en pratique

Bonne nouvelle pour commencer : le fonds en euros est un placement accessible, la plupart des contrats en ligne s'ouvrent dès quelques centaines d'euros. Vous pouvez ensuite l'alimenter par des versements programmés (mensuels, trimestriels), une mécanique efficace pour lisser son effort d'épargne, en gardant en tête la règle du prorata temporis : plus un versement arrive tôt dans l'année, plus il produit d'intérêts.

Les arbitrages permettent de déplacer l'épargne entre supports sans sortir du contrat, donc sans fiscalité : c'est le geste type pour sécuriser des gains d'unités de compte vers le fonds en euros. Vérifiez leur coût, gratuits chez la plupart des acteurs en ligne, ils sont parfois facturés autour de 0,5 % par les contrats bancaires traditionnels.

Côté retraits, le rachat partiel permet de récupérer une partie de son épargne (versée en pratique sous quelques jours) tout en conservant l'antériorité fiscale du contrat. Autrement dit, retirer ne « casse » pas votre placement, contrairement à une idée reçue héritée des plans bloqués.

Lire aussi : Investir dans un fonds en euros en 2026 : bonne ou mauvaise idée ?

Faut-il pour autant tout miser sur ce support ? Un contrat investi à 100 % en fonds en euros se justifie dans des cas précis : un horizon court, une forte aversion au risque, ou la sécurisation d'une somme destinée à un projet imminent. Dès que l'horizon s'allonge, la diversification mérite d'être posée. Nous y consacrons une analyse complète : une assurance-vie 100 % fonds en euros est-elle un bon placement ?

Le fonds en euros chez Goodvest

Chez Goodvest, nous avons abordé le fonds en euros avec une conviction : la sécurité de votre épargne ne doit pas se faire au détriment du climat. Cette conviction a donné naissance à notre fonds en euros engagé pour le climat. C'est pourquoi notre contrat d'assurance-vie responsable Goodlife (assuré par Spirica) intègre le fonds en euros Objectif Climat, classé article 9 SFDR et investi principalement en obligations vertes.

Concrètement, Objectif Climat offre une garantie de 98 % du capital, nette de frais de gestion, et a servi 3,26 % en 2025 (net de frais de gestion), après 3,31 % en 2023 et en 2024, soit un niveau supérieur à la moyenne du marché des fonds en euros, de 2,63 % en 2025. Votre épargne sécurisée finance des projets alignés avec la transition écologique, sans sacrifier le rendement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Depuis 2026, Goodvest référence un second fonds en euros durable : Vertessima, disponible dans les contrats Goodvie et Goodvest Kids, et assuré par Generali Vie. Là où Objectif Climat finance directement la transition via des obligations vertes (article 9 SFDR), Vertessima adopte une logique complémentaire : un fonds en euros diversifié (obligations d'entreprise et souveraines, immobilier, actions) dont sont exclues les énergies fossiles selon les listes d'exclusion d'Urgewald, classé article 8 SFDR.

Vertessima offre une garantie du capital nette de frais de gestion (frais limités à 0,75 % par an, soit une garantie de 99,25 %) ainsi que l'effet cliquet, qui rend chaque année les intérêts définitivement acquis. S'agissant d'un fonds récent, il ne dispose pas encore d'historique de rendement. Au titre de son offre de lancement, il bénéficie toutefois d'un taux minimum garanti de 3 % nets pour les années 2026 et 2027, pour toute souscription ou versement effectué avant le 31 décembre 2026.

Les deux fonds en euros responsables de Goodvest partagent la garantie du capital et l'effet cliquet, mais se distinguent surtout par leur approche de la durabilité :

Comparez nos deux fonds en euros

Objectif ClimatAssurance-vie GoodlifeVertessimaAssurance-vie Goodvie, Goodvest Kids
AssureurSpiricaCrédit Agricole AssurancesGenerali Vie
Classement SFDRArticle 9objectif d'investissement durableArticle 8caractéristiques environnementales
Logique durableObligations vertesfinancement direct de la transitionFonds diversifiéexclusion des énergies fossiles
Politique d'exclusionCharbon et hydrocarburesréférentiel du label GreenfinListes Urgewaldfossile amont exclu sans exception
Frais de gestion2 % par anmaximum0,75 % par an
Garantie du capital98 %nette de frais, effet cliquet99,25 %nette de frais, effet cliquet
Rendement3,26 % (2025)3,31 % en 2023 et 2024Pas d'historique3 % minimum garanti 2026-2027*

*Taux minimum garanti sous conditions (souscription ou versement avant le 31/12/2026), susceptible d'évoluer selon la réglementation et les conditions de l'assureur.

Le choix entre les deux se joue sur la sensibilité de chacun : Objectif Climat pour donner un sens concret et mesurable à son épargne (obligations vertes, reporting d'impact détaillé), Vertessima pour la diversification d'un fonds en euros classique tout en excluant le fossile. Ces fonds sont logés dans des contrats distincts, qui diffèrent aussi par leurs supports d'investissement et leurs conditions d'accès. Dans tous les cas, la garantie porte sur le capital net de frais de gestion, et toute somme investie par ailleurs en unités de compte reste exposée à un risque de perte en capital.

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L'AVIS DE GOODVEST

« Le fonds en euros est un excellent socle : il sécurise l'épargne de court terme et les gains que vous souhaitez mettre à l'abri. Mais c'est un socle, pas une stratégie complète. Au-delà de deux ans d'horizon, le combiner avec des unités de compte diversifiées, et exiger de votre fonds en euros qu'il finance la transition écologique plutôt que de la freiner, voilà ce qui fait, selon nous, une épargne réellement bien placée. »

Contenu à vocation informative et pédagogique, à jour des taux en vigueur au 15 juillet 2026. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital.

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