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Combien faut-il laisser d'argent sur son compte courant ?

Combien faut-il laisser d'argent sur son compte courant ?

Votre compte courant ne rapporte rien. Pire : chaque euro qui y dort perd progressivement du pouvoir d'achat. Pourtant, 11 % des comptes de dépôt à vue concentrent à eux seuls 80 % des encours en France. Combien laisser sur son compte courant pour faire face au quotidien sans sacrifier son épargne ? La règle dépend de vos revenus, de vos charges et de votre profil. Nous allons voir ensemble comment la calculer.

Personne utilisant une application bancaire.
L’essentiel

Un mois de dépenses courantes, majoré d’une marge de 10 à 15 %. Pour un budget de 2 000 € par mois, cela représente environ 2 200 à 2 300 €.

  • Le plancher : de quoi absorber les prélèvements du mois. En dessous, le moindre imprévu devient un incident de paiement.
  • Le plafond : au-delà d’un mois de dépenses, l’argent ne travaille plus et perd du pouvoir d’achat (inflation à 1,8 % sur un an en juin 2026, INSEE).
  • Selon le profil : un indépendant vise 2 à 3 mois de charges, un retraité aux revenus réguliers peut descendre plus bas.
  • Le surplus rejoint une épargne de précaution sur livret, puis des placements de plus long terme, qui comportent un risque de perte en capital.
  • Vos dépôts sont garantis 100 000 € par banque, et jusqu’à 500 000 € pendant trois mois après un héritage ou une vente immobilière.

Existe-t-il un plafond maximum pour un compte courant ?

Contrairement aux livrets d’épargne, le compte courant courant n’est pas plafonné légalement. Autrement dit, une banque chez laquelle vous avez ouvert un compte ne pourra pas refuser que vous déposiez un chèque ou une somme d’argent au motif que vous avez atteint un quelconque plafond sur votre compte courant.

Pourquoi ne faut-il pas laisser trop d’argent sur son compte courant ?

Avoir trop d’argent sur un compte courant est contre-productif d’un point de vue financier, et nous allons vous expliquer pourquoi !

La garantie bancaire des dépôts limitée à 100 000 €

En France, vos avoirs bancaires sont garantis par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) à hauteur de 100 000 euros par banque et par déposant

Ce plafond appelle trois précisions, souvent ignorées et pourtant décisives dès que les sommes deviennent importantes :

  • Les livrets réglementés sont garantis à part. Livret A, LDDS et LEP bénéficient d'une indemnisation distincte, avec son propre plafond de 100 000 €, qui vient s'ajouter à celui couvrant vos comptes courants et vos autres dépôts dans le même établissement.
  • Le compte joint n'a pas de plafond propre. Les sommes qui y figurent sont réparties entre les cotitulaires à parts égales, sauf clause contraire, et la part de chacun s'ajoute ensuite à ses avoirs personnels dans la même banque, dans la limite de 100 000 € par personne. Un couple peut donc être couvert jusqu'à 200 000 € sur un compte joint, mais seulement si aucun des deux n'a d'autres dépôts dans cet établissement.
  • La garantie est relevée à 500 000 € pendant trois mois lorsque la somme provient d'un événement exceptionnel. Nous y revenons plus bas, car c'est précisément la situation où l'on se retrouve avec un compte courant très garni sans l'avoir choisi.

Répartir ses avoirs entre plusieurs établissements reste, au-delà de ces seuils, le réflexe le plus simple pour rester couvert.

Dans le cas où la banque ferait faillite vous empêchant de récupérer vos avoirs, le fonds de garantie prendra le relais. Cette situation est très rare en pratique, mais pas impossible. Avec la crise des subprimes de 2008, certains détenteurs de compte courant auraient été contraints de recourir à cette garantie si l’État n’était pas intervenu pour sauver les banques.

En tout état de cause, pour une bonne gestion de votre patrimoine, vos avoirs bancaires devront être bien en dessous de ce montant de garantie, et ce pour plusieurs raisons.

Lire aussi : Comment protéger son épargne en cas de crise ?

L’impact de l’inflation sur les avoirs de votre compte courant

Le problème majeur d’un compte courant est l’absence de rémunération de vos avoirs. Au contraire, vous payez chaque mois (ou trimestriellement) des frais de tenue de compte. Or, dans un monde où l’inflation tend à s’installer progressivement, la somme affichée sur votre compte courant se dévalorise en termes de pouvoir d’achat à mesure que le temps passe. Par conséquent, plus les sommes logées dans votre compte courant sont importantes, plus vous êtes exposés à l’inflation.

Inflation moyenne 2010-2026

+ 1,7 % / an

Inflation cumulée 2010-2026

+ 33,0 %

Valeur réelle en 2026 de 10 000 € de 2010

7 519 €

Taux d'inflation annuel en France (en %)
Inflation annuelle France : 2010 : 1,5 % ; 2011 : 2,1 % ; 2012 : 2,0 % ; 2013 : 0,9 % ; 2014 : 0,5 % ; 2015 : 0,9 % ; 2016 : 0,2 % ; 2017 : 1,0 % ; 2018 : 1,8 % ; 2019 : 1,1 % ; 2020 : 0,5 % ; 2021 : 1,6 % ; 2022 : 5,2 % ; 2023 : 4,9 % ; 2024 : 2,0 % ; 2025 : 1,0 % ; 2026 : 1,8 %.

Source : INSEE, indice des prix à la consommation (IPC) annuel, France. Donnée 2026 provisoire (juin 2026).

Lire aussi : Quel est le meilleur placement bancaire en 2026 ?

Le coût d'opportunité d'une épargne non rémunérée

Au-delà de l'inflation, laisser dormir son argent sur un compte courant représente un manque à gagner direct, que les financiers appellent le coût d'opportunité : la différence entre ce que votre argent ne rapporte pas (zéro) et ce qu'il pourrait rapporter ailleurs, à risque équivalent ou supérieur.

À court terme, le constat est immédiat. Un simple virement vers un Livret A ou un LDDS, dont le taux est fixé à 1,5 % net jusqu'au 31 juillet 2026, puis 1,7 % à compter du 1ᵉʳ août 2026, permet de générer des intérêts sans risque supplémentaire. Concrètement, 10 000 € placés sur un Livret A rapporteraient environ 150 € par an au taux de 1,5 %, et 170 € au taux de 1,7 %, contre 0 € sur un compte courant. C'est peu, mais le geste se résume à un virement de quelques secondes.

C'est sur le long terme que ce coût d'opportunité devient significatif. Sur un horizon de 10 ans ou plus, des placements plus dynamiques comme l'assurance-vie en unités de compte investie en actions offrent historiquement des perspectives de rendement nettement supérieures aux livrets. Sur la décennie 2014-2023, le CAC All-Tradable a affiché une performance moyenne annualisée d'environ 10 % par an (source : France Invest / EY), même si cette période fut particulièrement favorable.

L’utilisation des avoirs du compte courant par la banque

Le second inconvénient du compte courant est que vous n’avez aucune prise sur l’utilisation de ces sommes par la banque. Vous n’êtes pas sans savoir que la banque joue un rôle d’intermédiaire financier entre les déposants et les demandeurs de liquidités. Autrement dit, vos dépôts circulent pour être investis notamment sur les marchés financiers

Dès lors, sans le savoir, vous pouvez financer indirectement avec votre compte courant des entreprises qui ne sont pas en accord avec vos principes moraux ou votre volonté de contribuer activement à un monde plus durable.

En somme, laisser trop d’argent sur votre compte courant est contre-productif tant d’un point de vue éthique que financier.

Lire aussi : En quoi consiste l'investissement socialement responsable (ISR) ?

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Combien faut-il laisser sur son compte courant ?

D'après le rapport annuel de la Banque de France sur l'épargne réglementée publié en juillet 2026, l'encours moyen par compte de dépôt à vue s'établit à 6 617 € sur l'exercice 2025. Rapporté au salaire moyen net (environ 2 500 € par mois), cela représente plus de deux mois et demi de rémunération, un niveau généralement excessif pour la fonction première de ce support : régler les dépenses du quotidien.

Cette moyenne masque toutefois une réalité très inégale. La Banque de France relève que 11 % des comptes de dépôt à vue détiennent à eux seuls 80 % de l'encours total, ceux dont le solde dépasse 10 000 €. Autrement dit, la majorité des Français conserve des montants nettement inférieurs à cette moyenne : c'est une minorité de comptes très garnis qui la tire vers le haut. Se comparer à 6 617 € n'a donc guère de sens ; mieux vaut raisonner à partir de ses propres dépenses.

Pour autant, il n'existe pas de réponse universelle. Le bon montant dépend de votre niveau de dépenses, de la régularité de vos revenus et de votre situation familiale. Un salarié en CDI, un indépendant ou un retraité n'ont pas les mêmes contraintes. 

Lire aussi : Combien mettre de côté par mois ?

La logique d’épargne de disponibilité

Dans de nombreux articles, vous avez dû entendre parler de l’épargne de précaution (que nous aborderons par la suite), il convient de la distinguer de l’épargne de disponibilité. Cette dernière se définit comme la somme à votre disposition pour assurer votre train de vie quotidien (payer vos courses, votre loyer, rembourser vos prêts... ). 

Forcément, l’épargne de disponibilité doit pouvoir être mobilisable instantanément pour assurer des transactions. Il n’y a donc pas meilleur endroit pour votre épargne de disponibilité que votre compte courant en raison de la possibilité d’y associer différents instruments de paiement à vue tels que la carte bancaire et le chéquier. 

D’ailleurs, il pourrait être tout à fait viable d’avoir votre épargne de disponibilité sous la forme d’espèces pour payer vos dépenses du quotidien. Mais cette solution n’est pas sans poser de contraintes, notamment en termes de sécurité.

Lire aussi : Où placer son argent en dehors des banques ?

Dès lors, se poser la question de savoir combien avoir sur son compte courant revient à déterminer le montant optimal de votre épargne de disponibilité. Autrement dit, cela revient à mettre en balance vos revenus selon leur fréquence avec vos dépenses entre chaque flux de revenu. Forcément, le montant idéal à détenir sur un compte courant diffère selon chaque individu. Nous pouvons néanmoins vous donner quelques conseils selon votre situation.

Salarié et fonctionnaire : combien d’argent garder sur son compte bancaire ?

La plupart des salariés et les fonctionnaires bénéficient d’une rémunération mensuelle relativement constante avec de nombreuses garanties quant à la stabilité de ces revenus. En effet, que ce soit via l’assurance maladie ou pôle emploi, moyennant une éventuelle période de carence, un salarié se trouve très rarement sans revenu du jour au lendemain. Il en va de même pour un fonctionnaire.

Dans ce cas de figure, les revenus relevant d’une certitude tant dans leur montant que dans leur fréquence, il suffit d’estimer votre budget mensuel de dépense (en ajoutant une petite marge de sécurité) pour connaître le plafond idéal de votre compte courant. Grosso modo, le plafond de votre compte courant peut se situer à 1 mois de salaire ou 1 mois de dépense.

Exemple : 

Prenons l'exemple d'un salarié du privé avec un salaire net mensuel de 2 500 euros. Voici comment il pourrait déterminer le montant optimal à laisser sur son compte courant :

  1. Calcul du budget mensuel : Le salarié doit d'abord calculer ses dépenses mensuelles. Supposons qu'il ait les dépenses suivantes :some text
    • Loyer : 800 euros
    • Courses alimentaires : 400 euros
    • Transports : 150 euros
    • Factures (électricité, eau, internet, etc.) : 200 euros
    • Divertissements et loisirs : 200 euros
    • Autres dépenses (assurance, abonnements, etc.) : 150 euros
  2. Total des dépenses mensuelles : 1 900 euros
  3. Ajout d'une marge de sécurité : Il est prudent d'ajouter une marge de sécurité pour couvrir les imprévus. Supposons une marge de 10%, soit 190 euros.
    Total avec marge de sécurité : 1 900 euros + 190 euros = 2 090 euros
  4. Détermination du plafond du compte courant : Dans ce cas, le salarié devrait idéalement laisser environ 2 090 euros sur son compte courant pour couvrir ses dépenses mensuelles et faire face aux imprévus.

En suivant cette logique, le salarié s'assure d'avoir suffisamment de liquidités disponibles sur son compte courant pour gérer ses dépenses courantes et les imprévus mineurs, sans immobiliser trop de fonds qui pourraient être mieux utilisés dans des placements ou des épargnes rémunératrices.

Indépendants : combien d’argent garder sur son compte bancaire ?

Pour les indépendants et les travailleurs ayant moins de garanties sur la stabilité de leur revenu, la détermination du plafond de leur compte courant est éminemment plus complexe. Étant donné que la fréquence et le montant de vos revenus sont incertains, il est difficile de déterminer le montant de votre épargne de disponibilité. Ceci étant, vous connaissez tout de même les délais de paiement laissés à vos clients et à peu près votre rythme de facturation. De plus, vous pouvez estimer vos dépenses mensuelles (attention à bien prendre en compte vos dépenses professionnelles). Dès lors, l’idéal serait alors de disposer d’au moins 2 à 3 mois de dépenses sur votre compte courant pour assurer votre besoin en fonds de roulement. En tout état de cause, sachez que rien ne vous empêche d’augmenter votre niveau de sécurité avec une épargne de précaution.

Exemple : 

Prenons l'exemple d'un indépendant avec des revenus mensuels variables, mais une moyenne mensuelle de 3 000 euros. Voici comment il pourrait déterminer le montant optimal à laisser sur son compte courant :

  1. Calcul des dépenses mensuelles : L'indépendant doit d'abord calculer ses dépenses mensuelles, en incluant à la fois les dépenses personnelles et professionnelles. Supposons qu'il ait les dépenses suivantes :some text
    • Loyer : 1 000 euros
    • Courses alimentaires : 400 euros
    • Transports : 150 euros
    • Factures (électricité, eau, internet, etc.) : 200 euros
    • Divertissements et loisirs : 150 euros
    • Dépenses professionnelles (matériel, abonnements, etc.) : 400 euros
    • Autres dépenses (assurance, épargne retraite, etc.) : 300 euros
  2. Total des dépenses mensuelles : 2 600 euros
  3. Détermination de la réserve de sécurité : Étant donné l'incertitude des revenus, il est recommandé de disposer d'une réserve équivalente à 2 à 3 mois de dépenses. Supposons que l'indépendant opte pour une réserve de 3 mois pour plus de sécurité.
    Réserve de sécurité : 2 600 euros x 3 = 7 800 euros
  4. Ajout d'une marge pour imprévus : Il est prudent d'ajouter une marge pour couvrir les imprévus. Supposons une marge de 10%, soit 780 euros.
    Total avec marge de sécurité : 7 800 euros + 780 euros = 8 580 euros
  5. Détermination du plafond du compte courant : Dans ce cas, l'indépendant devrait idéalement laisser environ 8 580 euros sur son compte courant pour couvrir ses dépenses courantes et les imprévus majeurs, tout en ayant une réserve suffisante pour pallier l'irrégularité des revenus.

En suivant cette logique, l'indépendant s'assure d'avoir suffisamment de liquidités disponibles sur son compte courant pour gérer ses dépenses courantes et les imprévus, tout en maintenant une réserve de sécurité adéquate pour les périodes de revenus plus faibles.

Combien laisser quand on est retraité ?

Le retraité bénéficie de revenus très réguliers : les pensions sont versées chaque mois, sans risque de rupture brutale. Sa situation se rapproche de celle d'un salarié en CDI. Toutefois, certaines spécificités plaident pour une approche un peu plus prudente.

Les dépenses imprévues liées à la santé (consultations spécialisées, soins dentaires, aides à domicile, optique) sont statistiquement plus fréquentes après 65 ans. Par ailleurs, beaucoup de retraités sont propriétaires de leur résidence principale et doivent provisionner des charges ponctuelles comme la taxe foncière, les travaux d'entretien ou les appels de copropriété. Enfin, les dépenses familiales occasionnelles (aide aux enfants, cadeaux aux petits-enfants, voyages) peuvent ponctuellement peser sur la trésorerie du mois.

La recommandation : conserver environ 1 mois de dépenses courantes, en majorant la marge de sécurité à 15-20 % (contre 10 % pour un salarié actif) pour absorber les imprévus médicaux.

Exemple :

Prenons un retraité percevant une pension nette de 1 800 € par mois, propriétaire sans crédit immobilier. Voici comment estimer le montant idéal à laisser sur son compte courant :

Calcul des dépenses mensuelles :

  • Charges (eau, électricité, gaz) : 200 €
  • Courses alimentaires : 350 €
  • Complémentaire santé : 150 €
  • Frais médicaux et pharmacie : 100 €
  • Transports : 80 €
  • Téléphonie et internet : 50 €
  • Assurances habitation et voiture : 80 €
  • Loisirs et dépenses familiales : 150 €
  • Taxe foncière mensualisée : 90 €

Total des dépenses mensuelles : 1 250 €

Ajout d'une marge de sécurité de 20 % pour les imprévus santé : 250 €

Total recommandé sur le compte courant : 1 500 €

En cas de dépense plus lourde (changement de chaudière, hospitalisation, voyage exceptionnel), le retraité puisera dans son épargne de précaution placée sur un Livret A, un fonds en euros ou un livret bancaire rémunéré, sans avoir à augmenter durablement le solde de son compte courant.

Où placer le surplus de son compte courant ?

Une fois votre plafond de compte courant défini, le surplus doit être réparti sur des supports adaptés à vos différents horizons et objectifs. Le bon réflexe consiste à raisonner par poches : une épargne de précaution disponible immédiatement, une poche moyen terme pour vos projets, et une poche long terme pour valoriser votre patrimoine.

Le tableau ci-dessous compare les principaux supports vers lesquels orienter ce surplus, classés du plus prudent au plus dynamique.

Où placer le surplus de son compte courant ?

SupportHorizonCapitalRendement indicatifLiquiditéFiscalité
Compte courantAucunGaranti FGDR (100 000 €)0 %ImmédiateSans objet
Livret A / LDDSCourt termeGaranti par l'État1,5 % net jusqu'au 31 juillet 2026, puis 1,7 %ImmédiateExonérée
LEP (sous conditions de revenus)Court termeGaranti par l'État2,5 % net, taux maintenu au 1er août 2026ImmédiateExonérée
Livret GoodvestCourt termeGaranti FGDR (100 000 €)1,8 % brutImmédiatePFU 31,4 %
Fonds Euro Objectif Climat (Goodlife)Moyen termeGaranti à 98 % (hors frais)3,26 % net en 2025*Sous 72hFiscalité assurance-vie
Assurance-vie en unités de compte (Goodvie / Goodlife)Long terme (8 ans et plus)Non garanti (risque de perte en capital)Variable selon supportsSous 72hFiscalité assurance-vie
PER GoodvestTrès long terme (retraite)Non garanti (risque de perte en capital)Variable selon supportsBloqué jusqu'à la retraiteDéduction à l'entrée, imposition à la sortie

*Performance 2025 nette de frais de gestion. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Taux du Livret A, du LDDS et du LEP : communiqué du ministère de l'Économie du 15 juillet 2026.

*Performance 2025 nette de frais de gestion. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Remarque : Nous ne pourrons malheureusement pas toutes les aborder, vous souhaitez en savoir plus sur les opportunités de placement, vous pouvez consulter notre guide pour investisseur débutant ou notre article sur les 5 idées d’investissement rentable et accessible à tous.

La constitution d’une épargne de précaution avec un livret A ou une assurance vie fonds euros

La première chose à faire est certainement de constituer votre épargne de précaution en complément de votre épargne de disponibilité. L'épargne de précaution est une somme d’argent mise de côté pour faire face aux dépenses imprévues de la vie courante. 

À partir du moment où l’épargne de précaution est seulement mobilisée en cas d’urgence, il n’est pas nécessaire de la placer sur votre compte courant

Pour optimiser l’efficacité de votre patrimoine, il est préférable de la loger dans un placement liquide rémunérateur tel que : 

  • Le livret A (ou un livret développement durable et solidaire), un LDDS ou un LEP (pour ceux qui y ont droit). 
  • Une assurance vie fonds euros (proposant des facilités de retraits satisfaisantes). 

Certes, les taux d’intérêt de ces placements sont inférieurs à l’inflation de sorte que vous perdez de l’argent à moyen long terme, mais c’est toujours mieux que l’absence de rémunération du compte courant.

Lire aussi : L'intérêt de constituer une épargne de précaution en 2026

L’assurance vie responsable pour associer performance et placements éthiques‍

Pour répondre à la problématique de l’utilisation éthique de votre épargne, alignée avec votre conscience citoyenne, vous pouvez vous orienter vers une assurance vie responsable. Ce type d’assurance vie réunit le meilleur des deux mondes : 

  • Elle offre une bonne performance financière comme la plupart des placements en actions (attention, il y a tout de même un risque de perte en capital) ; 
  • Vous investissez dans des secteurs d’avenir en accord avec vos convictions personnelles et votre sensibilité écologique de sorte que vous ne financez pas des secteurs contraires à vos principes. 

C’est d’ailleurs tout l’enjeu de l’assurance vie ISR que nous proposons à nos clients : leur permettre d’accéder à des solutions de placement responsables pour prendre part au développement d’un monde meilleur tout en faisant fructifier leur épargne !

Chez Goodvest, nous proposons la première assurance-vie responsable alignée avec l’accord de Paris. Grâce à notre technologie de gestion pilotée et notre sélection rigoureuse des supports, vous pouvez investir les yeux fermés en priorité dans les secteurs emportant vos convictions morales et financières. Une solution idéale pour faire travailler votre surplus d’épargne en accord avec vos convictions personnelles !

Que faire d'une grosse somme d'argent reçue sur son compte courant ?

Un héritage, la vente d'un bien immobilier, une indemnité de départ, le versement d'un capital retraite : il arrive qu'un compte courant se retrouve crédité de plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'euros du jour au lendemain. La question n'est plus alors « combien laisser », mais « combien de temps puis-je laisser cette somme là, et sans risque ».

La garantie renforcée à 500 000 € pendant trois mois

C'est le point que presque personne ne connaît, et il change tout dans cette situation. Le Code monétaire et financier prévoit un régime de dépôts exceptionnels temporaires : le plafond d'indemnisation est porté à 500 000 € pendant trois mois à compter de la date à laquelle la somme a été portée au crédit du compte.

Ce relèvement ne joue que pour des origines de fonds limitativement énumérées :

  • la vente d'un bien d'habitation appartenant au déposant ;
  • une indemnisation en capital d'un dommage ;
  • un versement en capital au titre de la retraite, d'une succession, d'un legs ou d'une donation ;
  • une prestation compensatoire ou une indemnité de rupture du contrat de travail.

Deux mécanismes complètent ce dispositif. Les indemnités en capital versées au titre d'un dommage corporel échappent au plafond de 500 000 € : la garantie est relevée à hauteur de ces sommes, sans limite. Et lorsque plusieurs de ces événements se produisent, les relèvements se cumulent.

Vous disposez donc d'un délai de trois mois pour organiser la suite sans être exposé au-delà de la garantie. Ce délai est court : il commence à courir dès l'inscription au crédit, pas à partir du moment où l'on s'en préoccupe.

Les réflexes avant de placer

Recevoir une somme importante n'oblige pas à décider vite. L'ordre qui suit évite les décisions prises sous pression :

  • Identifier les échéances proches : impôt sur le revenu, droits de succession, travaux engagés. Ce qui doit être décaissé dans l'année n'a pas vocation à être investi.
  • Reconstituer l'épargne de précaution si elle a été entamée, sur des supports immédiatement disponibles.
  • Répartir le reliquat entre plusieurs établissements tant que la question de la garantie se pose, ou saturer les livrets réglementés qui disposent de leur propre plafond.
  • Définir un horizon avant de choisir un support, et non l'inverse. C'est l'horizon qui commande le niveau de risque acceptable, pas le rendement affiché.

Ce n'est qu'ensuite que se pose la question du placement lui-même, développée plus haut. Rappelons qu'un placement de long terme investi en unités de compte comporte un risque de perte en capital : la valeur des supports n'est pas garantie et évolue à la hausse comme à la baisse.

L'argent placé sur un compte courant est-il imposable ?

Non, le capital déposé sur un compte courant n'est pas imposable en tant que tel. Il provient en principe de revenus déjà fiscalisés, salaires ou pensions, sur lesquels l'impôt a déjà été prélevé. Détenir 5 000 € ou 80 000 € sur son compte ne déclenche aucune imposition supplémentaire.

Ce qui peut malgré tout être imposé

Trois situations font exception :

  • Les intérêts d'un compte courant rémunéré. Ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif. La rémunération des comptes courants est autorisée en France depuis 2005, mais elle reste peu répandue.
  • L'origine des fonds. Ce n'est pas le solde qui est taxé, mais ce qui l'a alimenté : une donation, un héritage ou une plus-value relèvent de leur propre régime fiscal, indépendamment du compte sur lequel les sommes atterrissent.
  • L'impôt sur la fortune immobilière ne concerne pas les liquidités : son assiette est strictement immobilière.

Une grosse somme sur un compte doit-elle être déclarée ?

Il faut distinguer deux choses que l'on confond souvent. Vous n'avez, en tant que particulier, aucune déclaration à faire du seul fait qu'une somme importante figure sur votre compte.

En revanche, votre banque a ses propres obligations. Les établissements transmettent automatiquement à TRACFIN, la cellule de renseignement financier du ministère de l'Économie, les versements et retraits d'espèces dont le montant cumulé dépasse 10 000 € sur un mois calendaire. Deux points méritent d'être soulignés, car ils sont régulièrement mal rapportés : le seuil s'apprécie sur le cumul du mois et non opération par opération, et cette transmission est systématique. Elle ne présume aucun soupçon à votre égard et ne constitue pas une déclaration de soupçon, qui relève d'un régime distinct et sans seuil.

Un virement reçu par voie bancaire, lui, n'entre pas dans ce dispositif : celui-ci vise les espèces.

Ce qu'il faut retenir

Le bon solde d'un compte courant se calcule à partir de ses propres dépenses, pas à partir d'une moyenne nationale : un mois de dépenses courantes majoré d'une marge de 10 à 15 % constitue un repère solide, à ajuster selon la régularité de ses revenus. Au-delà, l'argent ne remplit plus aucune fonction : il ne rapporte rien et perd du pouvoir d'achat au rythme de l'inflation. En dessous, le moindre imprévu se transforme en incident de paiement.

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Cet article est proposé à titre pédagogique et informatif. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Les taux, plafonds et règles fiscales mentionnés sont ceux en vigueur à la date de mise à jour de cet article et sont susceptibles d'évoluer. Les placements en unités de compte présentent un risque de perte en capital : leur valeur n'est pas garantie et évolue à la hausse comme à la baisse. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant toute décision, il convient d'apprécier votre situation personnelle, le cas échéant avec un conseiller habilité.

Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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