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Comment devenir riche ? Stratégie et conseils

Comment devenir riche ? Stratégie et conseils

Devenir riche fait rêver, mais la notion reste souvent floue et entourée d’idées reçues. Faut-il gagner beaucoup d’argent, hériter, ou prendre des risques démesurés ? Dans cet article, nous abordons la richesse sous un angle concret et réaliste : construire un patrimoine capable de générer des revenus passifs durables, étape par étape. Vous découvrirez combien épargner, où investir et quelles stratégies adopter pour atteindre une véritable liberté financière.

Qu’est-il entendu par être riche ?

La richesse : une notion subjective et relative

Avant de chercher à répondre à la question « comment devenir riche », il est indispensable de s’interroger sur ce que recouvre réellement la notion de richesse. Contrairement à une idée répandue, celle-ci ne se résume pas à une simple accumulation d’argent.

Être riche peut en effet prendre différentes formes : disposer d’un patrimoine important, percevoir des revenus élevés, posséder un bien de grande valeur ou, plus largement, avoir la liberté de vivre sans dépendre d’un travail contraint. En réalité, deux personnes disposant d’un patrimoine identique peuvent avoir un ressenti totalement différent.

La richesse est donc fondamentalement relative. Elle dépend du niveau de vie auquel on est habitué, de ses attentes matérielles, mais aussi de son environnement économique et culturel. Un revenu jugé confortable dans un contexte donné peut ainsi être perçu comme insuffisant dans un autre.

Être riche aujourd’hui : revenus élevés ou capital solide ?

Si la notion de richesse est subjective, il reste néanmoins possible d’en proposer une définition plus opérationnelle, notamment pour construire une stratégie financière cohérente.

En France, les données statistiques montrent qu’un individu est généralement considéré comme aisé lorsqu’il dispose d’un revenu nettement supérieur à la médiane. À titre de repère, on peut considérer qu’un niveau de vie élevé correspond à un revenu supérieur à environ deux fois le revenu médian, soit environ 3 860 euros nets par mois, ce qui représente 46 680 euros nets par an, soit l’équivalent d’environ 58 000 euros bruts annuels.

Pour la suite de cet article, nous retiendrons toutefois une définition plus exigeante et plus structurante de la richesse. Devenir riche signifie ici disposer d’un tel niveau de revenu sans être obligé de travailler, de manière à pouvoir allouer librement son temps aux activités de son choix, qu’il s’agisse de travail, de projets personnels ou de loisirs.

Atteindre cet objectif implique nécessairement de ne pas dépendre uniquement de revenus du travail, mais de s’appuyer sur un patrimoine suffisamment important pour générer des revenus passifs réguliers, sans prise de risque excessive. Dans cette logique, le revenu et le capital sont étroitement liés : le revenu passif n’est que la conséquence directe du patrimoine accumulé et de la manière dont il est investi.

Autrement dit, la richesse durable repose moins sur le niveau de salaire que sur la capacité à constituer et à faire fructifier un capital. C’est précisément cette relation entre épargne, investissement et revenus passifs que nous allons analyser dans la suite de l’article.

Lire aussi : 5 conseils clés pour atteindre l'indépendance financière

Combien faut-il d’épargne pour générer suffisamment de revenus passifs ?

Le lien direct entre rendement et capital nécessaire

Le montant d’épargne requis dépend essentiellement d’un paramètre clé : le taux de rendement du patrimoine. Plus le rendement est faible, plus le capital nécessaire est élevé, et inversement.

Prenons une hypothèse prudente, avec un rendement annuel de 3 %, généralement associé à des placements à faible risque. Dans ce cas, pour générer environ 60 000 euros par an, il faut disposer d’un patrimoine proche de 2 000 000 d’euros.

Ce chiffre peut sembler impressionnant au premier abord. Pourtant, il ne s’agit que d’une conséquence mathématique simple :
60 000 € ÷ 3 % = 2 000 000 €.

Si l’on accepte un rendement légèrement plus élevé, par exemple 5 % par an, le capital nécessaire baisse fortement. Il tombe alors autour de 1 200 000 euros pour produire le même niveau de revenus annuels. L’écart est considérable, alors que la différence de rendement peut sembler modeste.

Ce raisonnement met en évidence un point fondamental : le rendement du patrimoine est un levier déterminant dans la construction de la richesse. C’est lui qui conditionne directement l’effort d’épargne à fournir et la durée nécessaire pour atteindre l’objectif.

Un objectif ambitieux, mais loin d’être inaccessible

Atteindre un patrimoine compris entre 1,2 et 2 millions d’euros peut sembler hors de portée pour beaucoup. Pourtant, cet objectif est loin d’être irréaliste pour une personne qui adopte une stratégie cohérente, structurée et suffisamment longue dans le temps.

Il ne s’agit pas d’épargner massivement en quelques années, ni de chercher des rendements exceptionnels. La clé réside dans une approche progressive, reposant sur :

  • une capacité d’épargne régulière,
  • des placements adaptés à l’horizon de temps,
  • et une montée en puissance progressive du patrimoine.


C’est précisément pour cette raison qu’il est pertinent de raisonner en plusieurs phases distinctes. Dans un premier temps, l’objectif n’est pas de générer des revenus passifs, mais bien de constituer un capital suffisant. Ce n’est qu’ensuite que ce capital pourra être une éventuelle rente.

Phase 1 : Accumuler un capital grâce aux revenus du travail

Pourquoi cette phase est indispensable ?

Il est impossible de générer des revenus passifs significatifs sans capital préalable. Même les placements les plus performants ne produisent des montants intéressants qu’à partir d’un certain niveau d’épargne.

Durant cette phase, l’objectif n’est donc pas de maximiser les revenus passifs et leur stabilité, mais de :

  • dégager une capacité d’épargne régulière ;
  • investir cette épargne sur des supports adaptés au long terme (dont le rendement moyen est intéressant malgré une volatilité parfois élevée) ;
  • laisser le temps et les intérêts composés faire leur travail.

Plus cette phase est menée de manière rigoureuse, plus les suivantes seront simples à mettre en œuvre.

La durée et les rendements nécessaires pour atteindre 1 à 2 millions d’euros de capital

La constitution d’un patrimoine important repose sur trois variables principales :

  • le montant épargné chaque mois ;
  • le taux de rendement moyen des placements ;
  • la durée d’investissement.

Le tableau ci-dessous illustre le temps nécessaire pour atteindre 1 000 000 d’euros de patrimoine, en fonction de différents niveaux d’effort d’épargne et de rendement annuel moyen.

Durée pour atteindre 1 000 000 €
Taux de rendement annuel moyen Versement mensuel Durée estimée pour atteindre 1 000 000 €
3 % (rendement faible, dit « sans risque ») 300 € 74,6 ans
3 % 500 € 59,8 ans
3 % 800 € 47,3 ans
3 % 1 000 € 41,8 ans
3 % 1 500 € 32,8 ans
3 % 2 000 € 27,1 ans
5 % (rendement intermédiaire, ex. immobilier diversifié) 300 € 54,2 ans
5 % 500 € 44,8 ans
5 % 800 € 36,7 ans
5 % 1 000 € 32,9 ans
5 % 1 500 € 26,7 ans
5 % 2 000 € 22,6 ans
8 % (rendement élevé, actions long terme) 300 € 39,5 ans
8 % 500 € 33,4 ans
8 % 800 € 28,1 ans
8 % 1 000 € 25,6 ans
8 % 1 500 € 21,3 ans
8 % 2 000 € 18,4 ans

*Attention, les rendements sont communiqués à titre indicatif et ne sont pas garantis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte des risques de perte en capital.

À la lecture de ces simulations, un constat s’impose : sauf dans le cas d’une épargne très faible (par exemple 300 € par mois avec un rendement bas), la majorité des scénarios permettant de devenir millionnaire sont atteignables à l’échelle d’une vie humaine.

Autrement dit, devenir riche n’est pas réservé à une minorité bénéficiant de revenus exceptionnels. C’est avant tout le résultat d’une stratégie cohérente, régulière et suffisamment longue dans le temps.

Il est toutefois essentiel de rappeler que :

  • les rendements présentés sont indicatifs et non garantis ;
  • les performances peuvent varier fortement d’une année sur l’autre ;
  • tout investissement comporte un risque de perte en capital, en particulier sur les supports dynamiques.

L’importance d’un effort d’épargne régulier

Si le rendement et la durée sont des facteurs déterminants, l’effort d’épargne régulier reste la pierre angulaire de la phase d’accumulation. Sans capacité à mettre de l’argent de côté chaque mois, aucune stratégie patrimoniale ne peut fonctionner.

Quel taux d’épargne en fonction de son salaire ?

Contrairement à une idée répandue, il est possible d’épargner quel que soit son niveau de revenu, même si l’effort demandé est évidemment plus important lorsque les revenus sont modestes.

De manière générale :

  • plus le revenu augmente, plus les besoins essentiels représentent une part réduite du budget ;
  • il devient alors plus facile d’augmenter progressivement son taux d’épargne.


Le tableau ci-dessous illustre des ordres de grandeur réalistes de taux d’épargne selon le niveau de salaire.

Épargne et reste à vivre
Salaire mensuel net Taux d'épargne Épargne mensuelle Reste à vivre
1 000 € 5 % 50 € 950 €
1 500 € 10 % 150 € 1 350 €
2 000 € 15 % 300 € 1 700 €
2 500 € 20 % 500 € 2 000 €
3 000 € 30 % 900 € 2 100 €
3 500 € 30 % 1 050 € 2 450 €
4 000 € 35 % 1 400 € 2 600 €

L’objectif n’est pas d’atteindre un taux d’épargne « parfait », mais de trouver un équilibre soutenable dans le temps, compatible avec son mode de vie.

Lire aussi : Combien mettre de côté par mois ?

Quelle stratégie pour augmenter son taux d’épargne ?

Considérer que l’augmentation des revenus est la seule solution pour épargner davantage revient à ne traiter qu’une partie du problème. En pratique, deux leviers complémentaires peuvent être actionnés : les revenus et les dépenses.

L’optimisation des charges récurrentes constitue souvent le moyen le plus simple et le plus indolore de dégager un surplus d’épargne. Abonnements inutilisés, contrats trop chers ou services redondants peuvent représenter plusieurs centaines, voire milliers d’euros par an.

À cela s’ajoute la nécessité de rationaliser ses dépenses, non pas en se privant systématiquement, mais en hiérarchisant ce qui apporte une réelle valeur au quotidien. Un budget construit à partir des dépenses réelles de l’année précédente permet souvent d’identifier rapidement des marges de manœuvre insoupçonnées.

L’enjeu n’est pas de viser une règle budgétaire rigide, mais de maximiser sa capacité d’épargne sans sacrifier durablement son niveau de vie.

Lire aussi : Comment économiser 10 000 euros en 1 an ? 

Quels placements privilégier pour favoriser la croissance de son capital ?

Accumuler un capital de plusieurs centaines de milliers d’euros, puis à terme de plus d’un million d’euros, est quasi impossible sans investir. À moins de disposer d’un revenu exceptionnel et de consacrer une part très importante de celui-ci à l’épargne, laisser son argent sur des supports peu ou pas rémunérés ne permet pas d’atteindre l’objectif patrimonial défini plus haut.

Investir implique nécessairement de prendre un certain niveau de risque, mais ce risque n’est ni uniforme ni incontrôlable. Il peut être adapté à son horizon de placement, diversifié entre plusieurs classes d’actifs et géré de manière progressive. C’est précisément cette prise de risque maîtrisée qui permet de viser des rendements supérieurs à ceux de l’épargne sécurisée et d’accélérer la croissance du patrimoine sur le long terme.

Lire aussi : Quelles sont les meilleures solutions d'épargne à long terme ?

La Bourse via un PEA, une assurance-vie ou un PER

Les marchés financiers constituent historiquement l’un des principaux moteurs de création de richesse à long terme (mais attention, ils présentent aussi des risques de perte !). Investir en actions, directement ou via des fonds diversifiés, permet de capter la croissance des entreprises et de bénéficier de rendements potentiellement élevés sur des horizons longs.

Dans la pratique, peu d’épargnants investissent directement en actions individuelles. Les enveloppes fiscales comme le PEA (Plan d’épargne en actions), l’assurance-vie ou le PER (Plan d’épargne retraite) permettent de :

  • construire un portefeuille largement diversifié (à l'exception peut-être du PEA qui ne s'intéresse qu’aux actions européennes) ;
  • lisser le risque grâce à des versements réguliers ;
  • bénéficier d’un cadre fiscal incitatif sur le long terme (nous vous recommandons notre article sur la fiscalité de l’assurance-vie et sur la fiscalité du PER pour en savoir plus).

Le PER et l’assurance-vie sont particulièrement adaptées à la phase d’accumulation du patrimoine, car elles permettent d’investir de manière progressive, sans avoir à gérer soi-même l’allocation au quotidien. Une gestion pilotée, basée sur un profil de risque défini à l’avance, permet notamment de maintenir une cohérence entre rendement espéré et tolérance au risque. Pour les plus aguerris, ces deux enveloppes peuvent être complétées par un PEA pour optimiser la fiscalité du patrimoine et accueillir quelques valeurs européennes sur lesquelles vous avez des convictions.

Sur un horizon de plusieurs décennies, cette exposition aux marchés financiers joue un rôle clé pour viser des rendements moyens compris entre 5 % et 8 % par an, tout en acceptant une volatilité à court terme. Bien sûr, les rendements ne sont pas garantis, et existe un risque de perte en capital !

Lire aussi : Quelles actions acheter en 2026 ?

Bon à savoir : L’assurance-vie et le PER de Goodvest permettent d’investir sur les marchés financiers tout en alignant son épargne avec des thématiques d’avenir comme la transition écologique, la santé ou l’économie réelle. Les portefeuilles sont construits à partir de fonds et d’ETF responsables, avec un objectif clair : concilier impact positif et recherche de performance sur le long terme, via une gestion pilotée adaptée au profil de l’investisseur.

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L’immobilier locatif pour utiliser l’effet levier du crédit

L’immobilier locatif est souvent présenté comme un passage obligé pour devenir riche. S’il ne constitue pas l’unique voie d’enrichissement, il reste un puissant levier patrimonial, notamment grâce à l’utilisation du crédit.

Le principe est simple : en combinant un apport personnel limité et un emprunt bancaire, il est possible d’investir dans un actif dont la valeur est bien supérieure au capital réellement engagé. Les loyers perçus permettent alors de rembourser tout ou partie du crédit, tandis que le bien prend potentiellement de la valeur dans le temps.

Dans un scénario favorable, un investissement immobilier bien structuré peut offrir :

  • un rendement régulier ;
  • un effet de levier significatif (grâce au crédit) ;
  • une contribution progressive à la constitution du patrimoine.


Cependant, l’immobilier locatif présente aussi des contraintes importantes. Il nécessite du temps, de la gestion, une certaine expertise, et comporte des risques spécifiques : vacance locative, loyers impayés, dégradations, fiscalité souvent lourde en France. Il ne convient donc pas à tous les profils.

Pour certains épargnants, l’immobilier indirect, via des supports intégrés dans des enveloppes financières, peut constituer une alternative permettant de s’exposer à cette classe d’actifs tout en mutualisant les risques et en limitant la gestion.

Bon à savoir : Il est possible de s’exposer à l’immobilier durable sans gérer de bien en direct grâce à l’assurance-vie de Goodvest. Celle-ci permet d’investir dans des supports immobiliers responsables (SCI notamment), sélectionnés pour leur engagement environnemental et leur potentiel de rendement. ette approche offre une exposition à l’immobilier tout en bénéficiant de la diversification, de la mutualisation des risques et du cadre fiscal de l’assurance-vie.

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Les placements sécurisés : un socle, pas une finalité

Les placements sécurisés, comme les livrets réglementés ou les fonds en euros, jouent un rôle essentiel dans une stratégie patrimoniale équilibrée. Ils permettent de :

  • sécuriser une partie de l’épargne ;
  • constituer une réserve de précaution ;
  • amortir les fluctuations des marchés financiers.


En revanche, ces supports offrent généralement des rendements trop faibles pour permettre, à eux seuls, la constitution d’un patrimoine suffisant pour générer des revenus passifs élevés. Ils doivent donc être considérés comme un socle de sécurité, et non comme le moteur principal de l’enrichissement.

Dans la phase d’accumulation, leur rôle est complémentaire : sécuriser une partie du capital tout en laissant une place suffisante aux actifs plus dynamiques capables de faire croître le patrimoine sur le long terme.

Lire aussi : Épargne de précaution : montant idéal et utilité

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Exemple d’allocation en phase d’accumulation du capital

Allocation d'actifs
Classe d'actifs Part du patrimoine Objectif principal
Actions / fonds actions / ETF (via assurance-vie ou PER) 65 % à 80 % Maximiser le rendement à long terme et bénéficier de la croissance économique
Immobilier indirect (SCPI, SCI, fonds immobiliers) 10 % à 20 % Diversifier le patrimoine et préparer de futurs revenus
Supports sécurisés (fonds en euros, livrets) 5 % à 15 % Sécuriser une partie de l'épargne et gérer les imprévus
Liquidités 0 % à 5 % Assurer la flexibilité et éviter les ventes forcées

Pourquoi cette allocation est adaptée à la phase 1 ?

  • La part actions est volontairement élevée, car le temps permet d’absorber la volatilité des marchés.
  • Les marchés financiers sont historiquement le principal moteur de création de richesse sur le long terme.
  • L’immobilier est présent de manière modérée, davantage comme outil de diversification que comme source de revenus immédiats.
  • Les supports sécurisés jouent un rôle secondaire : ils protègent, mais ne tirent pas la performance globale.

Phase 2 : Transformer progressivement son capital en revenus passifs

Une fois la phase d’accumulation bien engagée et le capital suffisamment développé, la stratégie patrimoniale entre dans une nouvelle étape. L’objectif n’est plus uniquement de faire croître le patrimoine, mais de commencer à en extraire des revenus, tout en veillant à ne pas compromettre sa pérennité.

Cette phase intermédiaire est souvent négligée, alors qu’elle joue un rôle clé dans la transition entre la vie active et la liberté financière. Elle consiste à rééquilibrer progressivement son patrimoine, en passant d’une logique de croissance maximale à une logique de génération de revenus réguliers.

Quand passer d’une logique de croissance à une logique de revenus ?

Il n’existe pas de seuil universel à partir duquel il faudrait basculer vers une stratégie orientée revenus. Ce passage dépend essentiellement de trois facteurs :

  • le niveau de patrimoine atteint ;
  • l’horizon de temps avant l’objectif de rente ;
  • la stabilité des revenus professionnels.


En pratique, tant que l’objectif de capital n’est pas atteint et que les revenus du travail restent prépondérants, il est généralement pertinent de privilégier la croissance du capital. À mesure que le patrimoine se rapproche du niveau cible, il devient en revanche judicieux de commencer à sécuriser une partie des gains et à orienter certains investissements vers des supports plus générateurs de revenus.

Cette transition doit être progressive, afin d’éviter les ruptures brutales de stratégie et de limiter les risques liés aux cycles économiques.

Réorienter son patrimoine sans sacrifier son potentiel de long terme

Transformer son capital en revenus passifs ne signifie pas tout placer sur des supports peu risqués du jour au lendemain. Une telle approche pourrait freiner la dynamique patrimoniale et exposer le capital à l’érosion monétaire.

L’enjeu consiste plutôt à diversifier les sources de revenus :

  • revenus financiers (dividendes, coupons d’obligations) ;
  • revenus immobiliers directs ou indirects ;
  • supports offrant un compromis entre stabilité et rendement.


Cette diversification permet de lisser les fluctuations et de sécuriser progressivement les flux de revenus, tout en conservant une part d’actifs orientés croissance pour préserver le pouvoir d’achat du capital dans le temps.

Sécuriser les revenus tout en protégeant le capital

Durant cette phase, la gestion du risque devient centrale. L’objectif n’est plus de maximiser le rendement à tout prix, mais de stabiliser les revenus sans mettre en danger le capital accumulé.

Cela passe notamment par :

  • une réduction progressive de l’exposition aux actifs les plus volatils (crypto, actions “value”...) ;
  • une meilleure répartition entre actifs dynamiques et défensifs ;
  • une attention accrue portée à la régularité des revenus plutôt qu’à leur niveau maximal (cela peut impliquer par exemple de privilégier les obligations offrant plus de visibilité que les actions).


Cette approche permet d’aborder la phase suivante dans de bonnes conditions, avec un patrimoine suffisamment robuste pour générer des revenus durables, quelles que soient les conditions de marché.

Exemple d’allocation intermédiaire possible

Allocation d'actifs retraite
Classe d'actifs Part du patrimoine Objectif principal
Actions / fonds actions / ETF 45 % Maintenir la croissance du capital et protéger contre l'inflation
Immobilier (direct ou indirect) 30 % Générer des revenus réguliers et relativement stables
Supports défensifs (fonds en euros, obligations) 20 % Sécuriser une partie du patrimoine et lisser la volatilité
Liquidités de sécurité 5 % Absorber les imprévus et éviter des arbitrages contraints

Pourquoi cette allocation est adaptée à la phase 2 ?

  • La part actions reste significative (environ 40–50 %) pour continuer à faire croître le capital, mais elle n’est plus dominante.
  • L’immobilier prend une place structurante, car il permet de générer des revenus plus prévisibles.
  • Les supports défensifs augmentent progressivement, afin de stabiliser le patrimoine et préparer les futurs revenus.
  • Une poche de liquidités est conservée, pour éviter de vendre des actifs dans de mauvaises conditions.

Phase 3 : La phase de rente, vivre comme un riche sans travailler

La phase de rente représente l’aboutissement du parcours patrimonial. À ce stade, le capital accumulé et structuré lors des phases précédentes est devenu suffisant pour générer des revenus passifs couvrant durablement le niveau de vie souhaité. Le travail n’est alors plus une nécessité financière, mais un choix.

Cette phase ne marque pas la fin de la gestion patrimoniale. Elle correspond plutôt à un changement de priorités : la recherche de performance maximale laisse place à la stabilité des revenus, à la préservation du capital et à la sérénité financière.

Conseil de Goodvest : Pour ceux qui ne souhaitent pas de complexité et préfèrent un revenu à vie, il est possible de transformer le capital de son assurance-vie ou de son PER en rente viagère. Bien sûr, plus vous êtes jeune, plus il faudra un capital important pour obtenir une rente acceptable !

Lire aussi : Faut-il opter pour la rente viagère de l’assurance vie ?

Qu’est-ce que la rente patrimoniale ?

La rente patrimoniale désigne l’ensemble des revenus réguliers générés par un patrimoine, sans intervention active significative. Elle peut prendre différentes formes :

  • revenus financiers issus de placements (dividendes, intérêts, coupons) ;
  • revenus immobiliers directs ou indirects ;
  • retraits programmés sur des enveloppes d’investissement.


Contrairement à une rente subie, comme une pension ou une allocation, la rente patrimoniale est choisie et maîtrisée. Son montant, sa régularité et son évolution dans le temps dépendent directement de la stratégie mise en place en amont.

L’enjeu principal est alors de trouver le bon équilibre entre :

  • le niveau de revenus souhaité ;
  • la capacité du patrimoine à les générer ;
  • et la préservation du capital sur le long terme.

Prélever des revenus sans épuiser son capital

Vivre de son patrimoine ne signifie pas nécessairement consommer l’intégralité de son capital. Dans de nombreux cas, il est possible de prélever uniquement une partie des revenus générés, voire une fraction du capital, tout en maintenant un patrimoine globalement stable dans le temps.

Cette approche repose sur plusieurs principes :

  • un taux de retrait cohérent avec le rendement moyen du portefeuille ;
  • une diversification suffisante pour limiter les risques ;
  • une adaptation régulière aux conditions économiques et financières.


Un prélèvement trop élevé peut fragiliser le patrimoine, tandis qu’un prélèvement trop faible peut conduire à sous-utiliser un capital pourtant destiné à améliorer le niveau de vie. La phase de rente nécessite donc une gestion rigoureuse et évolutive, souvent plus prudente que durant la phase d’accumulation.

Sécuriser son niveau de vie sur le long terme

La principale difficulté de la phase de rente est de faire face aux aléas de long terme : inflation, cycles économiques, évolution des marchés financiers ou changements de situation personnelle.

Pour sécuriser son niveau de vie, plusieurs leviers peuvent être mobilisés :

  • diversification des sources de revenus ;
  • maintien d’une part d’actifs dynamiques pour protéger le pouvoir d’achat ;
  • constitution de réserves de sécurité pour absorber les périodes moins favorables.


L’objectif n’est pas d’éliminer totalement le risque, ce qui serait illusoire, mais de le rendre compatible avec un niveau de vie stable et prévisible.

Lire aussi : Quels sont les meilleurs investissements passifs ?

Exemples de placements adaptés pour générer une rente patrimoniale

Types de placements et revenus
Type de placement Type de revenus générés Rendement annuel espéré (ordre de grandeur) Niveau de risque Avantages principaux Points de vigilance
Fonds en euros Intérêts réguliers 2 % à 3,5 % Faible Capital partiellement ou totalement sécurisé, grande stabilité Rendement limité, sensibilité à l'inflation
Actions à dividendes / fonds actions Dividendes 3 % à 6 % Moyen à élevé Revenus potentiellement croissants, protection partielle contre l'inflation Volatilité des marchés, dividendes non garantis
ETF obligataires Coupons obligataires 2 % à 4 % Faible à moyen Revenus réguliers, diversification large Sensibilité aux taux d'intérêt
Immobilier locatif direct Loyers 3 % à 6 % net (selon gestion) Moyen Revenus tangibles, potentiel de revalorisation Gestion, fiscalité, risques locatifs
Immobilier indirect (SCPI, SCI) Revenus locatifs mutualisés 4 % à 6 % Moyen Mutualisation des risques, peu de gestion Liquidité limitée, frais
Assurance-vie avec retraits programmés Revenus programmés Dépend de l'allocation (3 % à 6 % en moyenne) Variable Grande souplesse, fiscalité avantageuse, pilotage du risque Rendements non garantis, dépend de la stratégie
PER en phase de liquidation Rente viagère ou retraits Variable Variable Cadre fiscal optimisé, complément de retraite Blocage partiel, fiscalité à la sortie

Exemple d’allocation en phase 3 : vivre de son patrimoine avec 1,5 M€

Répartition du patrimoine
Classe d'actifs Montant Part du patrimoine Rôle dans la rente
Immobilier (direct ou indirect) 525 000 € 35 % Revenus réguliers et relativement prévisibles
Actions à dividendes / fonds actions 375 000 € 25 % Revenus complémentaires et protection contre l'inflation
Obligations / fonds obligataires 300 000 € 20 % Stabilité des revenus et réduction de la volatilité
Fonds en euros / supports sécurisés 225 000 € 15 % Sécurisation du capital et socle de revenus
Liquidités 75 000 € 5 % Trésorerie de confort et amortisseur de marché

Pourquoi cette allocation est adaptée à la phase 3 ?

  • L’immobilier devient la pierre angulaire de la rente, grâce à la régularité des loyers.
  • Les actions sont conservées, mais orientées vers des stratégies de dividendes ou de distribution, afin de maintenir le pouvoir d’achat face à l’inflation.
  • Les obligations et supports sécurisés prennent une place importante, pour stabiliser les flux de revenus et limiter les variations de capital.
  • Une poche de liquidités est indispensable pour éviter de vendre des actifs en période défavorable.

À titre indicatif, une telle allocation peut permettre de viser :

  • Immobilier : 4 % → ~21 000 € / an
  • Actions à dividendes : 3,5 % → ~13 000 € / an
  • Obligations : 3 % → ~9 000 € / an
  • Fonds en euros : 2,5 % → ~5 500 € / an

Total estimé : environ 48 000 € de revenus annuels, hors fiscalité. Mais attention : les rendements et le capital ne sont pas garantis et peuvent varier selon les conditions de marché.

Liberté financière et choix de vie

Atteindre la phase de rente ne signifie pas cesser toute activité. Pour beaucoup, il s’agit plutôt de reprendre le contrôle de son temps. Travailler devient alors une option : par plaisir, par intérêt intellectuel ou pour mener des projets personnels, sans contrainte financière.

C’est en cela que la richesse, au sens défini dans cet article, prend tout son sens. Elle ne se mesure pas uniquement en euros, mais dans la capacité à choisir sa manière de vivre, à sécuriser son avenir et à se projeter sereinement sur le long terme.

Mais n’allons pas trop vite ! Un patrimoine se construit étape par étape alors pourquoi ne pas commencer par une assurance-vie Goodvest pour effectuer vos versements réguliers ?

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Contenu à vocation informative et pédagogique. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.

Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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