Comment payer moins d'impôts ?

Si l'État permet de payer moins d'impôts, ce n'est pas par générosité. C'est parce qu'il considère que certains comportements (épargner pour sa retraite, rénover des logements, financer des associations, investir dans des PME…) servent l'intérêt général et peuvent se substituer, en partie, à son propre rôle. Chaque dispositif fiscal est donc un signal : l'État vous dit où il souhaite orienter votre argent. Comprendre cette logique, c'est déjà savoir quels leviers activer selon votre situation. Faisons un tour d'horizon des stratégies efficaces pour optimiser votre fiscalité en 2026.

Les quatres grandes stratégies pour payer moins d'impôts
Avant de détailler les dispositifs un par un, il est utile de comprendre sur quel levier ils agissent. Payer moins d'impôts, concrètement, cela peut se faire de quatres manières distinctes, et il est essentiel de ne pas les confondre.
Stratégie 1 : Réduire son revenu imposable (les déductions fiscales)
Certains dispositifs permettent de diminuer la base sur laquelle votre impôt est calculé. On parle de déductions fiscales : elles viennent se soustraire de votre revenu net avant application du barème progressif.
C'est le mécanisme le plus puissant pour les contribuables fortement imposés, car l'économie réalisée est directement proportionnelle à votre taux marginal d'imposition (TMI). Par exemple, un versement de 5 000 € sur un Plan d'Épargne Retraite (PER) est déductible et peut générer ainsi une économie d'impôt de :
- 1 500 € pour une TMI à 30 %,
- 2 050 € pour une TMI à 41 %.
Plus vous êtes imposé, plus la déduction est efficace. Bien entendu, il existe d’autres solutions de déduction fiscale que le PER.
Lire aussi : Comment défiscaliser avec un PER ?
Stratégie 2 : Réduire l'impôt lui-même (réductions et crédits d'impôt)
Ici, votre revenu imposable ne change pas, mais le montant d'impôt calculé est diminué directement. On distingue deux mécanismes :
- La réduction d'impôt s'impute sur votre impôt dû. Si elle dépasse le montant de votre impôt, l'excédent est perdu (elle n'est pas remboursable).
- Le crédit d'impôt fonctionne de la même façon, à une différence majeure près : si son montant dépasse votre impôt, le surplus vous est remboursé par l'administration fiscale. C'est un filet de sécurité supplémentaire, particulièrement utile pour les foyers faiblement imposés.
Cette distinction est fréquemment ignorée. Elle a pourtant un impact direct sur l'intérêt réel d'un dispositif selon votre niveau d'imposition.
Conseil de Goodvest : Un foyer fortement imposé privilégiera souvent les déductions fiscales aux réductions ou crédits d’impôt. A des taux d’imposition élevés, les effets des déductions sont souvent beaucoup plus favorables.
Stratégie 3 : Choisir des placements fiscalement optimisés
Certaines enveloppes d'investissement ne réduisent pas immédiatement votre impôt, mais permettent de faire fructifier votre épargne dans un cadre fiscal très avantageux sur le long terme. L'assurance-vie et le PER en sont les deux exemples les plus efficaces pour les particuliers.
L'avantage fiscal n'est pas à l'entrée (sauf pour le PER, qui cumule les deux) mais à la sortie : abattements sur les plus-values après 8 ans pour l'assurance-vie, fiscalité allégée sur les retraits au moment de la retraite pour le PER. Ces enveloppes sont moins spectaculaires à court terme mais souvent bien plus rentables sur la durée.
Stratégie 4 : Eviter tant que possible de faire rentrer vos revenus dans les TMI
Lorsque vous êtes déjà imposé dans une tranche marginale élevée (30 %, 41 % ou 45 %) chaque euro de revenu supplémentaire soumis au barème progressif est taxé à ce même taux. Ajouter de nouveaux revenus imposables à votre base fiscale revient donc à les amputer immédiatement d'une part significative.
Or, tous les revenus ne sont pas logés à la même enseigne. Les salaires, les revenus fonciers ou les bénéfices commerciaux entrent mécaniquement dans le barème progressif et s'accumulent sur votre revenu net imposable. En revanche, d'autres types de revenus peuvent échapper à ce mécanisme : les revenus financiers et les plus-values mobilières sont par défaut soumis respectivement au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 % et au régime des plus value immobilière (indépendamment de votre TMI). Pour un contribuable imposé à 41 % ou 45 %, c'est un avantage considérable.
En pratique, un contribuable avec une TMI à 41 % a tout intérêt à orienter son épargne vers :
- des enveloppes capitalisantes plutôt que vers des placements générant des revenus réguliers taxés au barème (livrets non réglementés fiscalisés, comptes-titres ordinaires, revenus fonciers non optimisés). La différence de rendement net peut être substantielle sur dix ou quinze ans ;
- une société d’investissement (holding) soumises à l’IS pour faire grandir leur patrimoine en limitant les frottements fiscaux.
Lire aussi : Dans quoi investir avec une holding ?
Les solutions pour réduire son revenu imposable
Agir sur son revenu imposable est la stratégie fiscale la plus puissante pour les contribuables fortement imposés, car chaque euro soustrait à la base taxable génère une économie proportionnelle au TMI.
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) : la déduction la plus puissante pour les salariés
Le PER est aujourd'hui le dispositif de défiscalisation le plus efficace pour les salariés. Son principe est simple : les sommes versées volontairement sur votre PER sont déduites directement de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel. L'économie d'impôt est immédiate, dès l'année du versement.
Lire aussi : Le PER pour "les nuls" : guide pour débutant
Comment se calcule le plafond de déduction ?
Pour les salariés, le plafond pour les versements réalisés en 2026 correspond au montant le plus élevé entre :
- 10 % de vos revenus professionnels nets de 2025, dans la limite de 37 680 €
- 10 % du PASS 2025, soit un minimum garanti de 4 710 € (même si vos revenus sont faibles)
Conseil de Goodvest : Votre plafond disponible figure directement sur votre avis d'imposition, rubrique "Plafond Épargne Retraite". Il intègre déjà les plafonds non utilisés des trois années précédentes (désormais 5 ans à partir de 2026), que vous pouvez reporter et cumuler.
Lire aussi : Quels sont les différents plafonds du PER ?
Deux points souvent ignorés :
Le PER échappe au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €, il ne consomme pas votre enveloppe de réductions d'impôt.
Les couples mariés ou pacsés peuvent mutualiser leurs plafonds : si l'un des deux n'a pas utilisé le sien, l'autre peut en bénéficier via une déclaration commune.
Exemple concret d'économie d’impôt grâce aux versements sur un PER :
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement en PER présente un risque de perte en capital.
Attention à la fiscalité à la sortie : la déduction à l'entrée n'est pas un cadeau définitif. Le capital retiré à la retraite sera imposé comme un revenu ordinaire. L'avantage réel du PER tient au différentiel de TMI : si vous êtes plus imposé aujourd'hui qu'à la retraite (ce qui est le cas pour la majorité des actifs) l'opération est fiscalement gagnante.
Lire aussi : Tout savoir sur fiscalité du PER : versement, rachats, sortie, succession
Conseil de Goodvest : Ouvrir un PER ne signifie pas renoncer à l'impact de son épargne. Les versements sur votre PER Goodvest sont investis dans des fonds excluant les énergies fossiles, couvrant des thématiques comme la transition écologique, l'accès à l'eau ou les énergies renouvelables. Vous réduisez votre impôt cette année et votre épargne finance la transition énergétique sur le long terme. Un monde idéal non ?
Les déductions pour les travailleurs indépendants
Les travailleurs non salariés (TNS) (artisans, commerçants, professions libérales, gérants majoritaires) bénéficient d'un plafond de déduction PER sensiblement plus élevé que les salariés. Il se calcule ainsi :
- 10 % du bénéfice imposable dans la limite de 8 fois le PASS (soit 38 448 € maximum en 2026)
- + 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS
Au total, le plafond de déduction peut atteindre 88 911 € en 2026 pour les revenus les plus élevés, un levier considérable pour les indépendants fortement bénéficiaires.
Un dirigeant dégageant 120 000 € de bénéfice peut ainsi déduire une somme bien supérieure à celle d'un salarié au même niveau de revenu, ce qui fait du PER l'outil de référence pour optimiser la fiscalité des TNS, aux côtés des anciens contrats Madelin, désormais intégrés dans le régime PER depuis la loi Pacte de 2019.
Lire aussi : Gérant de SARL/EURL : pourquoi ouvrir un PER ?
La déduction des frais professionnels au réel
Tout salarié bénéficie par défaut d'un abattement forfaitaire de 10 % sur ses revenus d'activité au titre des frais professionnels, plafonné à 14 157 € en 2025. Ce mécanisme est automatique et s'applique sans démarche particulière.
Il est cependant possible d'y renoncer et d'opter pour la déduction des frais réels, à condition que vos frais professionnels effectifs dépassent 10 % de votre salaire brut. Cette option est pertinente notamment pour :
- Les salariés en situation de double résidence professionnelle
- Les grands déplacements domicile-travail non remboursés
- Les frais de formation, d'équipement ou de documentation professionnelle importants
L'option frais réels s'effectue lors de la déclaration de revenus et s'applique à l'ensemble des membres du foyer fiscal qui font ce choix. Elle nécessite de conserver tous les justificatifs et de les tenir à disposition de l'administration en cas de contrôle. Le calcul doit être fait précisément : en dessous du seuil de 10 % de déduction forfaitaire, l'option n'a aucun intérêt.
Les réductions et crédits d'impôt accessibles à tous
Ces dispositifs n'agissent pas sur votre revenu imposable mais directement sur le montant de l'impôt calculé. Ils sont accessibles à tous les contribuables imposables, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle.
Emploi à domicile et garde d'enfants : 50 % des dépenses créditées
C'est l'un des crédits d'impôt les plus utilisés en France, et l'un des plus mal connus dans ses détails.
- Le crédit d'impôt emploi à domicile couvre une large gamme de services : ménage, garde d'enfants à domicile, soutien scolaire, jardinage, assistance aux personnes âgées. Il est égal à 50 % des dépenses engagées, dans la limite d'un plafond de 12 000 € par an en régime standard, soit un avantage fiscal maximum de 6 000 €. Ce plafond est majoré de 1 500 € par enfant à charge (jusqu'à 15 000 €) et porté à 20 000 € pour les foyers comprenant une personne en situation de handicap. La première année d'embauche directe d'un salarié ouvre droit à un plafond majoré de 15 000 €.
- La garde d'enfants hors domicile (crèche, assistante maternelle agréée, centre de loisirs) fait l'objet d'un crédit d'impôt distinct : 50 % des dépenses retenues dans la limite de 3 500 € par enfant de moins de 6 ans, soit un crédit maximum de 1 750 € par enfant. Les aides reçues (CMG de la CAF, aide employeur) doivent être déduites de la base de calcul.
Point important : il s'agit bien de crédits d'impôt et non de réductions. Si leur montant dépasse votre impôt dû, le surplus est remboursé par l'administration fiscale. Un foyer non imposable peut donc en bénéficier. De plus, dans le cadre du prélèvement à la source, un acompte de 60 % vous est automatiquement versé en janvier, ce qui réduit l'effort de trésorerie.
Bon à savoir : En 2026, une réforme du crédit d'impôt emploi à domicile est à l'étude, avec une possible distinction entre services à dimension sociale (préservés) et services de confort (taux et plafonds revus à la baisse). Vérifiez les conditions applicables à votre situation au moment de votre déclaration.
Les dons aux associations : jusqu'à 75 % de réduction
Les dons effectués à des organismes d'intérêt général ouvrent droit à une réduction d'impôt, et non un crédit. Si elle dépasse votre impôt, l'excédent est perdu, contrairement au crédit d'impôt.
Les taux varient selon la nature de l'organisme bénéficiaire :
- 75 % du montant versé pour les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, Secours catholique, etc.), dans la limite de 1 000 € par an. Au-delà, la fraction excédentaire est soumise au taux de 66 %.
- 66 % du montant versé pour les dons aux autres associations d'intérêt général (culture, éducation, environnement, santé…), dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Concrètement, un don de 1 000 € à une association d'aide alimentaire ne vous coûte réellement que 250 € après réduction d'impôt, à condition d'être suffisamment imposé.
Le quotient familial : optimiser la structure de son foyer fiscal
Le quotient familial est le mécanisme par lequel l'impôt est calculé en fonction du nombre de personnes composant le foyer, et non du seul revenu brut. Chaque part supplémentaire réduit le revenu soumis au barème, ce qui peut faire basculer le foyer dans une tranche inférieure.
Les situations ouvrant droit à des parts ou demi-parts supplémentaires sont nombreuses : enfants à charge (0,5 part pour les deux premiers, 1 part à partir du troisième), situation de parent isolé, invalidité, anciens combattants. Le rattachement d'un enfant majeur étudiant au foyer fiscal peut également être pertinent selon la situation, bien qu'il faille comparer l'avantage en parts avec la perte de l'abattement forfaitaire auquel l'enfant aurait droit s'il déclarait ses revenus seul.
L'avantage du quotient familial est néanmoins plafonné : le gain fiscal par demi-part supplémentaire ne peut excéder 1 807 € en 2026. Au-delà, l'avantage est écrêté. Pour les foyers les plus aisés, ce plafonnement limite l'intérêt des parts supplémentaires.
Lire aussi : Comment réduire ses impôts en 2026 ?
Les placements qui permettent de payer moins d'impôts
Certains dispositifs d'investissement génèrent un avantage fiscal direct au moment du versement ou de la souscription. Ils entrent dans la logique de la stratégie 2 ou 3 (réduire l'impôt dû ou optimiser la fiscalité de long terme) et concernent des univers très différents : épargne salariale, capital-risque et immobilier.
Placer ses primes et son épargne salariale dans un PER entreprise
De nombreux salariés disposent d'un PER collectif (ou PERCO) dans leur entreprise, sans en exploiter pleinement le potentiel fiscal. Les primes d'intéressement et de participation, lorsqu'elles sont versées sur un PER entreprise plutôt que perçues directement, bénéficient d'une exonération totale d'impôt sur le revenu. Elles restent soumises aux prélèvements sociaux de 9,7 % sur les plus-values à la sortie, mais l'économie fiscale à l'entrée est immédiate et sans plafond particulier dans le cadre des sommes issues de l'intéressement.
Ce choix est particulièrement pertinent lors d'une année de forte prime ou d'un versement exceptionnel : le salarié évite d'intégrer ces sommes à son revenu imposable au barème, ce qui peut éviter un glissement de tranche ou réduire significativement son TMI effectif de l'année.
Conseil de Goodvest : Les sommes épargnées sur votre PER collectif peuvent être transférées sur votre PER individuel afin de centraliser votre épargne retraite sur un seul contrat.
Lire aussi : Transférez votre contrat d’épargne retraite
Investir dans des PME via les FIP et FCPI
Les Fonds d'Investissement de Proximité (FIP) et les Fonds Communs de Placement dans l'Innovation (FCPI) permettent d'investir dans des PME françaises ou européennes tout en bénéficiant d'une réduction d'impôt sur le revenu de 18 % du montant souscrit (taux porté à 25 % pour les FCPI investis en 2025 prolongé en 2026 pour les FCPI investis en titres de Jeune entreprise Innovante).
Les plafonds de souscription annuels sont fixés à :
- 12 000 € pour une personne seule, soit une réduction maximale de respectivement 3 000 € ;
- 24 000 € pour un couple, pour une réduction maximale de 6 000 € au taux de 25 %.
Ces fonds entrent dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €. Ils présentent un risque de perte en capital significatif et impliquent une durée de blocage généralement comprise entre 5 et 10 ans. L'avantage fiscal ne doit pas occulter la nécessité d'évaluer la qualité du fonds : les performances passées des FIP et FCPI sont très hétérogènes. L'intérêt réel du dispositif est conditionné à une sélection rigoureuse du fonds.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement en FIP et FCPI présente un risque de perte en capital.
Investir dans l'immobilier défiscalisant
L'immobilier reste l'un des univers les plus riches en dispositifs fiscaux, au prix d'une complexité et d'une immobilisation importantes.
Le dispositif Jeanbrun : le successeur du Pinel (en vigueur depuis le 21 février 2026)
Intégré à la loi de finances 2026, le dispositif Jeanbrun marque une rupture nette avec la logique du Pinel. Là où ce dernier offrait une réduction d'impôt forfaitaire sur le prix d'acquisition, le Jeanbrun repose sur un mécanisme d'amortissement annuel du bien, déductible directement des revenus fonciers, voire du revenu global en cas de déficit. En contrepartie, le logement acquis avec ce dispositif doit être loué à un loyer modéré.
Ses principales caractéristiques :
- Logements éligibles : immeubles collectifs neufs, ou anciens avec travaux représentant au moins 30 % du prix d'acquisition (rénovation lourde, objectif DPE A ou B)
- Engagement de location : 9 ans minimum, en location nue, à titre de résidence principale
- Loyers encadrés : trois niveaux (intermédiaire −15 %, social −30 %, très social −45 % par rapport au marché)
- Amortissement annuel : entre 3,5 % et 5,5 % sur 80 % de la valeur du bien, soit un plafond déductible de 8 000 €/an (loyer intermédiaire), 10 000 €/an (social) ou 12 000 €/an (très social)
- Déficit foncier : imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 €/an
- Pas de zonage géographique : l'ensemble du territoire est éligible
- Durée du dispositif : jusqu'au 31 décembre 2028
Point d'attention : les amortissements déduits seront réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable à la revente, ce qui alourdit la fiscalité en cas de cession. Ce paramètre doit être intégré dès l'étude de rentabilité.
Les SCPI fiscales : défiscaliser sans gérer
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) fiscales permettent d'accéder aux dispositifs de défiscalisation immobilière (Malraux, déficit foncier, monuments historiques) sans acquérir un bien en direct. L'investisseur achète des parts et délègue intégralement la gestion à la société de gestion. Il bénéficie de l'avantage fiscal proportionnellement à sa quote-part.
Cette formule convient aux contribuables qui souhaitent réduire leur imposition foncière sans contrainte de gestion locative ni ticket d'entrée élevé. En contrepartie, la liquidité est limitée et la performance dépend de la qualité des actifs sélectionnés.
Conseil de Goodvest : Pour éviter d’augmenter vos revenus imposables avec les loyers versés par la SCPI (revenus fonciers entrant dans le barème de l’IR), vous pouvez privilégier l’achat en nue propriété de part de SCPI. Votre potentiel de gain à terme sera constitué par la plus value immobilière, imposable à un taux forfaitaire avec abattement pour durée de détention.
Lire aussi : SCPI : avis et conseils pour bien investir
Le déficit foncier pour les propriétaires bailleurs déjà investis
Si vous détenez déjà un bien en location nue et que vous réalisez des travaux de rénovation, les charges déductibles (travaux, intérêts d'emprunt, taxe foncière, frais de gestion) peuvent excéder vos revenus fonciers et créer un déficit foncier. Ce déficit est imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an, et le solde reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
C'est l'un des rares dispositifs qui agit directement sur le revenu imposable global, pas uniquement sur l'impôt dû, ce qui en fait un levier puissant pour les contribuables fortement imposés disposant d'un parc locatif.
Les erreurs fréquentes à éviter en matière d'optimisation fiscale
Optimiser sa fiscalité est légitime. Le faire sans méthode peut en revanche conduire à des décisions coûteuses.
Investir uniquement pour la défiscalisation
C'est probablement l'erreur la plus coûteuse. Certains dispositifs de défiscalisation (immobilier locatif, FIP/FCPI, GFI) sont commercialisés en mettant en avant l'avantage fiscal avant la qualité intrinsèque du placement. Le raisonnement est tentant : "Je réduis mon impôt, donc je ne peux pas perdre." C'est faux.
Un bien immobilier mal situé, un fonds de capital-risque peu performant ou un dispositif mal calibré à votre situation peuvent générer des pertes nettement supérieures à l'économie fiscale réalisée. La règle de base est simple : un placement doit d'abord être évalué sur ses fondamentaux (qualité, rendement potentiel, liquidité, horizon) avant d'être analysé sous l'angle fiscal. L'avantage fiscal est un bonus, pas une garantie.
L'investissement présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Oublier le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 €
La plupart des réductions et crédits d'impôt sont soumis à un plafonnement global de 10 000 € par foyer fiscal et par an. Concrètement, même si vous cumulez plusieurs dispositifs (FIP, FCPI, emploi à domicile, investissement locatif) l'avantage fiscal total ne peut excéder ce seuil dans le cas général.
Deux précisions importantes :
- certains dispositifs échappent à ce plafond, notamment les dons aux associations d'intérêt général et les souscriptions au capital de PME dans certaines conditions.
- le plafonnement des niches ne s’applique pas aux déductions d’impôt. Donc, le PER, qui agit sur le revenu imposable et non sur l'impôt lui-même, n'entre pas non plus dans ce plafonnement, c'est l'un de ses atouts majeurs.
Avant de souscrire un dispositif de défiscalisation, vérifiez votre enveloppe de niches fiscales déjà consommée. Empiler des réductions d'impôt au-delà de 10 000 € génère un avantage illusoire.
Attendre la fin d'année pour agir
La grande majorité des dispositifs fiscaux s'appliquent aux dépenses ou versements effectués entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année en cours. Une décision prise en décembre peut se révéler difficile à exécuter correctement (délais administratifs, souscriptions closes, versements non validés à temps…).
Pour le PER en particulier, anticiper permet de lisser les versements sur l'année et d'adapter le montant investi à l'évolution de vos revenus réels. Pour les dispositifs immobiliers, les délais de montage d'une opération rendent toute action de dernière minute illusoire.
La bonne approche : analyser sa situation fiscale en début d'année, identifier les leviers pertinents selon son profil et son TMI, et les activer progressivement, plutôt que de se retrouver à devoir arbitrer dans l'urgence en novembre.
Pour toutes ces raisons, il est préférable d’en parler avec un professionnel ! Pourquoi pas un conseiller en gestion privée Goodvest ?
Ceci ne constitue pas un conseil en investissement. Toutes les stratégies ne sont pas adaptées à tous.
Questions fréquentes en Épargne et patrimoine
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