Comment investir dans les énergies renouvelables ?

Investir dans les énergies renouvelables recouvre des réalités très différentes : prêter 500 € à un parc solaire pendant trois ans n'a rien à voir avec acheter une action Vestas ou loger un fonds d'infrastructures dans une assurance-vie. Les tickets d'entrée vont de quelques dizaines d'euros à plusieurs milliers, les horizons de un an à plus de dix, et les niveaux de risque du capital garanti à la perte totale.

Six voies permettent d'investir dans les énergies renouvelables en tant que particulier : le financement participatif, les coopératives et sociétés de projet, les actions cotées, les ETF sectoriels, les fonds non cotés d'infrastructures, et l'assurance-vie ou le PER, deux enveloppes fiscales permettant de loger plusieurs de ces supports.
- Le financement participatif dans les énergies renouvelables a affiché un rendement brut moyen de 7,7 % en 2025 (baromètre Forvis Mazars / France FinTech), sans garantie du capital.
- Aucun ETF sectoriel énergies renouvelables n'est éligible au PEA à la mi-2026, même domicilié en France : c'est la composition réelle du portefeuille qui compte, pas la place de cotation. Seules les actions de sociétés européennes le sont.
- L'assurance-vie et le PER permettent de loger ETF et fonds d'infrastructures, mais seulement si le contrat les référence — ce que les contrats généralistes font rarement.
- Le secteur est très volatil : il se traite comme une exposition complémentaire, non comme le socle d'un portefeuille. Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital.
Quelles solutions pour investir dans les énergies renouvelables ?
Un particulier ne peut pas construire une centrale solaire. Il peut en revanche financer celles que d'autres construisent, par six voies distinctes :
- le financement participatif, pour prêter directement à un projet identifié, à partir de quelques dizaines d'euros ;
- l'investissement dans un actif de production, via une coopérative citoyenne ou une société de projet locale ;
- les actions cotées de producteurs et d'équipementiers, en compte-titres ou en PEA ;
- les ETF énergies renouvelables, pour s'exposer au secteur en une seule ligne ;
- les fonds non cotés, FCPR et fonds d'infrastructures, qui financent des projets avant leur mise en service ;
- l'assurance-vie et le PER, qui ne sont pas des placements mais des enveloppes dans lesquelles loger plusieurs des solutions précédentes.
Les six solutions comparées
| Solution | Ticket d'entrée | Rendement observé | Liquidité | Capital | Enveloppe possible |
|---|---|---|---|---|---|
| Financement participatif | Dès quelques dizaines d'euros | 7,7 % brut moyen en 2025 | Bloqué jusqu'à l'échéance (1 à 5 ans) | Non garanti | Détention directe |
| Coopérative ou société de projet | Variable, souvent quelques centaines d'euros | Lié à la production, non fixé à l'avance | Très faible, pas de marché organisé | Non garanti | Détention directe |
| Actions cotées | Le prix d'une action | Très variable, positif ou négatif | Immédiate | Non garanti | PEA (sociétés UE/EEE), compte-titres, assurance-vie, PER |
| ETF sectoriels | Le prix d'une part | Très variable, positif ou négatif | Immédiate | Non garanti | Compte-titres, assurance-vie, PER — pas de PEA |
| Fonds non cotés d'infrastructures | Selon le contrat d'accueil | Non garanti, horizon long | Limitée ; assurée par l'assureur en assurance-vie | Non garanti | Assurance-vie, PER, souscription directe |
Ticket d'entrée et durée d'immobilisation
Plus le point est haut, plus les fonds sont bloqués longtemps. Plus il est à droite, plus la mise de départ est élevée.
Ordres de grandeur indicatifs arrêtés en juillet 2026, destinés à situer les solutions les unes par rapport aux autres : les conditions réelles varient selon la plateforme, le fonds ou le contrat. Le ticket d'entrée des fonds non cotés est nettement plus élevé en souscription directe qu'au sein d'une assurance-vie qui les référence. Aucun de ces supports ne garantit le capital.
Ces six voies ne s'excluent pas. Elles se distinguent surtout par le compromis qu'elles imposent entre impact réel, liquidité et niveau de risque.
Pourquoi les énergies renouvelables attirent l'épargne ?
Deux raisons, l'une environnementale, l'autre financière.
L'orientation de l'épargne pèse sur le financement de la transition. Choisir de financer la production d'électricité renouvelable plutôt que l'extraction d'énergies fossiles n'est pas un geste symbolique lorsqu'il s'agit de marché primaire : l'argent va directement à la construction d'un actif qui n'existerait pas sans lui. L'écart d'empreinte carbone entre modes de production justifie cette orientation. Selon les facteurs compilés par le GIEC dans son cinquième rapport d'évaluation, les émissions médianes sur le cycle de vie s'établissent ainsi, en grammes de CO2 équivalent par kilowattheure :
| Technologie de production d'électricité | Minimum | Médiane | Maximum |
|---|---|---|---|
| Charbon | 740 | 820 | 910 |
| Gaz, cycle combiné | 410 | 490 | 650 |
| Biomasse dédiée | 130 | 230 | 420 |
| Solaire, centrales au sol | 18 | 48 | 180 |
| Solaire, toitures | 26 | 41 | 60 |
| Géothermie | 6 | 38 | 79 |
| Solaire thermodynamique | 8,8 | 27 | 63 |
| Hydroélectricité | 1 | 24 | 2 200 |
| Éolien en mer | 8 | 12 | 35 |
| Nucléaire | 3,7 | 12 | 110 |
| Éolien terrestre | 7 | 11 | 56 |
Source : GIEC, cinquième rapport d'évaluation, annexe III, 2014. Valeurs sur cycle de vie complet, hors effets de système liés à l'intermittence.
Le secteur suit une dynamique propre. Il bénéficie plutôt d'un renchérissement des énergies fossiles, et souffre en revanche d'une remontée des taux d'intérêt, à laquelle il est nettement plus sensible qu'un indice actions généraliste. Cette sensibilité particulière fait son intérêt en diversification, et explique aussi son amplitude de variation, sur laquelle nous revenons plus loin.
Un point d'honnêteté pour finir : construire des capacités renouvelables suppose d'extraire des ressources minières, parfois avec une intensité supérieure à celle des filières fossiles rapportée à la puissance installée. La qualité écologique réelle d'un investissement se juge aussi sur le cycle de vie des matériaux et leur recyclage en fin d'exploitation.
Le financement participatif : prêter à un projet d'énergie renouvelable
Le financement participatif (ou crowdfunding) permet de prêter de l'argent à une société qui développe un parc éolien, une centrale photovoltaïque ou une unité de méthanisation. Concrètement, vous souscrivez des obligations émises par la société de projet, à un taux fixé à l'avance et sur une durée connue, généralement comprise entre un et cinq ans. Les intérêts sont versés annuellement ou à l'échéance, et le capital remboursé au terme.
C'est aujourd'hui le segment le plus dynamique du financement participatif français.
Selon le baromètre publié par Forvis Mazars et France FinTech en mars 2026, les projets d'énergies renouvelables ont mobilisé 358 millions d'euros en 2025, en progression de 2 % sur un an, pour 407 projets financés (soit une hausse de 31 % du nombre d'opérations). Le segment représente désormais un peu plus de 20 % de la collecte totale du crowdfunding en France, dont environ 70 % pour le seul solaire.
Le rendement brut moyen ressort à 7,7 % en 2025 selon le même baromètre, avec un taux de projets en retard de moins de six mois inférieur à 2 %. Ce chiffre est une moyenne de marché, pas une promesse : chaque projet porte son propre taux, et ce taux rémunère un risque.
Bon à savoir : vous prêtez à une société unique, pour un projet unique. Si le chantier prend du retard, si le raccordement au réseau est différé, si le porteur de projet fait défaut, le remboursement peut être décalé ou compromis. Les sommes engagées sont bloquées jusqu'à l'échéance : il n'existe pas de marché secondaire organisé pour revendre ses obligations. La diversification, ici, ne se décrète pas ; elle se construit projet par projet, ce qui suppose d'y consacrer du temps et de répartir des montants modestes sur un nombre suffisant d'opérations.
Investir dans un parc de production renouvelable
Au-delà du prêt, il est possible d'entrer au capital de la structure qui exploite l'installation. Deux formes coexistent.
Les coopératives et sociétés citoyennes de production
Les coopératives et sociétés citoyennes de production (souvent constituées en SAS ou en SCIC) associent riverains et collectivités au financement d'un parc éolien ou d'une centrale solaire de leur territoire.
Vous devenez alors actionnaire d'un outil de production, avec un droit de vote et, le cas échéant, une part des bénéfices d'exploitation.
Le rendement dépend de la production réelle et du prix de vente de l'électricité ; il n'est ni fixé à l'avance ni garanti. En contrepartie, l'horizon est long (souvent quinze à vingt ans, la durée de vie de l'installation) et la revente des parts suppose de trouver un repreneur, sans marché organisé.
Certaines collectes sont par ailleurs réservées aux résidents du territoire concerné, en application du cadre fixé par la Commission de régulation de l'énergie. Votre éligibilité peut donc dépendre de votre commune de résidence.
Les sociétés de projet
Les sociétés de projet portées par des développeurs ouvrent parfois une fraction de leur capital ou de leur dette aux particuliers, notamment lors des campagnes de financement participatif adossées à des appels d'offres publics.
Ces projets bénéficient fréquemment d'un contrat d'achat de l'électricité de long terme, ce qui stabilise les revenus d'exploitation sans supprimer le risque de construction ni celui d'exploitation.
Lire aussi : Investir dans les panneaux solaires : rentabilité, avantages
Bon à savoir : Le contexte français est porteur pour ces projets. Au 31 mars 2026, le parc solaire photovoltaïque atteint 33,0 GW et le parc éolien 26,4 GW, dont 24,1 GW à terre et 2,3 GW en mer, selon le service statistique du ministère de la Transition écologique. Les projets éoliens en file d'attente de raccordement représentent 17,0 GW supplémentaires. Ce volume de projets à financer explique l'abondance des opportunités proposées aux particuliers, mais il ne présume en rien de leur qualité individuelle !
Investir en bourse : actions énergie renouvelable et PEA
Acheter des actions d'entreprises du secteur est la voie la plus liquide, mais la plus volatile et donc potentiellement, la plus risquée.
Lire aussi : Comment investir en Bourse ? Le Guide complet débutant 2026
Trois familles d'acteurs cohabitent, avec des profils très différents :
- les producteurs indépendants d'électricité renouvelable, dont le modèle repose sur le développement puis l'exploitation de parcs ;
- les équipementiers, qui fabriquent turbines, onduleurs ou modules ;
- les grandes entreprises de services aux collectivités qui déploient massivement du renouvelable sans y être exclusivement dédiées.
Quelques exemples d’actions en lien avec les énergies renouvelables :
| Société | Siège | Place de cotation | Profil | PEA ? |
|---|---|---|---|---|
| Voltalia | France | Euronext Paris | Producteur et prestataire de services | Éligible |
| EDP Renewables | Espagne | Euronext Lisbonne | Producteur, 4e mondial du renouvelable | Éligible |
| Ørsted | Danemark | Nasdaq Copenhague | Producteur, spécialiste de l'éolien en mer | Éligible |
| Vestas | Danemark | Nasdaq Copenhague | Équipementier, turbines éoliennes | Éligible |
| Nordex | Allemagne | Bourse de Francfort | Équipementier, turbines éoliennes | Éligible |
| Iberdrola | Espagne | Bourse de Madrid | Services aux collectivités | Éligible |
| RWE | Allemagne | Bourse de Francfort | Services aux collectivités | Éligible |
| First Solar | États-Unis | Nasdaq | Fabricant de modules solaires | Non éligible |
| Enphase Energy | États-Unis | Nasdaq | Onduleurs et stockage résidentiel | Non éligible |
| GE Vernova | États-Unis | NYSE | Équipementier, réseaux et turbines | Non éligible |
| Brookfield Renewable | Bermudes | NYSE et Toronto | Producteur, portefeuille mondial | Non éligible |
Ces sociétés sont citées pour illustrer la règle d'éligibilité et la diversité des modèles économiques du secteur. Il ne s'agit ni d'une sélection, ni d'une recommandation d'achat ou de vente.
Éligibilité au PEA : la règle est géographique, pas sectorielle. Le plan d'épargne en actions n'accepte que des titres de sociétés dont le siège se situe dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen. Une valeur européenne du secteur y est donc éligible en principe, quelle que soit son activité ; une valeur américaine ou chinoise ne l'est jamais. Depuis le Brexit, les sociétés britanniques sont sorties du champ.
Investir en actions expose à un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Les ETF énergies renouvelables
Un ETF réplique un indice : en une seule ligne, vous vous exposez à des dizaines d'entreprises du secteur, avec des frais de gestion inférieurs à ceux d'un fonds actif. C'est la solution la plus simple pour éviter le pari sur une valeur isolée.
Deux points méritent d'être clarifiés avant d'en acheter.
- Aucun ETF sectoriel énergies renouvelables n'est éligible au PEA à la mi-2026. Le plan impose qu'au moins 75 % des actifs soient investis en actions de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen, alors que les indices d'énergie propre sont largement composés de valeurs américaines et chinoises.
- Toutefois, avec un ETF synthétique, il aurait été possible de construire un ETF énergie renouvelable compatible avec le PEA, mais aucun gestionnaire ne semble vouloir franchir le pas.
Deux conséquences pratiques :
- Les ETF énergies renouvelables se logent en compte-titres, en assurance-vie ou en PER.
- Et si la contrainte du PEA est prioritaire pour vous, le détour consiste à passer par un ETF actions européennes (indice large ou secteur des services aux collectivités) qui expose à des acteurs de la transition sans être un fonds thématique “énergies renouvelables”. L'exposition est alors plus diluée, mais les critères de l’enveloppe sont respectés.
Les différences entre les différents indices énergies renouvelables
Les écarts entre indices sont considérables.
Par exemple, les fonds « clean energy » ou « new energy » ne suivent pas le même périmètre : certains se concentrent sur les producteurs, d'autres intègrent les équipementiers, les réseaux, les batteries ou l'hydrogène. Deux ETF présentés comme thématiquement identiques peuvent afficher des trajectoires très différentes sur trois ans.
Avant d'investir, il est indispensable de lire le document d'informations clés, de vérifier l'indice répliqué, le nombre de lignes, les frais courants et la méthode de réplication (celle-ci détermine à la fois l'éligibilité fiscale et la réalité de ce que finance votre épargne, un ETF synthétique ne détenant pas les entreprises de l'indice qu'il réplique).
Nous détaillons ce sujet dans notre article dédié aux ETF énergies renouvelables, ainsi que dans notre présentation générale des ETF.
Les fonds d'investissement en énergies renouvelables : FCPR et infrastructures vertes
Les fonds communs de placement à risque financent des entreprises et des projets qui ne sont pas cotés en bourse. Appliqués aux énergies renouvelables, ils interviennent en amont : ils apportent les capitaux qui permettent à un parc d'exister, là où l'achat d'une action se contente de racheter un titre à un autre investisseur. C'est la différence entre le marché primaire et le marché secondaire, et elle est déterminante si l'impact de votre épargne compte pour vous (et que vous souhaitez investir concrètement dans l’économie réelle).
Lire aussi : Comment investir dans le non coté ?
Exemple de fonds d’investissement en énergies renouvelables : Eiffel Infrastructures vertes
Le fonds Eiffel Infrastructures Vertes illustre bien cette catégorie.
Classé article 9 au sens du règlement SFDR et labellisé Greenfin, il finance des infrastructures non cotées de la transition énergétique (production d'électricité renouvelable, mais aussi efficacité énergétique et mobilité bas carbone).
Parmi ses financements figurent Electra, acteur français de la recharge rapide de véhicules électriques, Power Capital dans le solaire irlandais et Capital Energy en Espagne.
Bon à savoir : Nous l'avons rendu accessible au sein de nos contrats d'assurance-vie, ce qui permet notamment d'y accéder pour un ticket très inférieur à celui d'une souscription en direct.
Notre analyse détaillée du FCPR Eiffel Infrastructures Vertes revient sur son fonctionnement.
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Assurance-vie et PER : deux enveloppes pour loger ces supports énergies renouvelables
L'assurance-vie et le PER ne sont pas des placements : ce sont des enveloppes fiscales. Elles n'investissent rien par elles-mêmes, mais permettent de loger plusieurs des supports précédents (ETF, fonds d'infrastructures, fonds actions thématiques) dans un cadre fiscal plus favorable que le compte-titres. A condition que ces supports soient disponibles…
Assurance-vie et PER pour loger un placement en énergie verte
L'assurance-vie n'est pas un placement en énergies renouvelables. C'est un contenant : un cadre fiscal dans lequel se logent d'autres supports (ETF, fonds d'infrastructures, fonds actions thématiques).
Vérifier la présence de supports dédiés aux énergies renouvelables
Dans une assurance-vie ou un PER, vous ne pouvez investir que dans les supports que l'assureur a inscrits au contrat, appelés unités de compte. Les contrats généralistes, notamment bancaires, en proposent rarement sur la transition énergétique. Un fonds d'infrastructures vertes non cotées y est particulièrement rare : l'assureur doit l'avoir négocié et accepter d'en assurer la revente.
Trois choses à vérifier avant d'ouvrir un contrat. Demandez la liste complète des supports, puis contrôlez :
- la présence d'ETF ou de fonds actions dédiés à l'énergie propre ;
- la présence d'au moins un fonds d'infrastructures ou d'entreprises non cotées de la transition ;
- le niveau des frais sur unités de compte, qui détermine ce qu'il vous reste réellement.
Un contrat qui ne référence qu'un fonds ISR généraliste ne vous expose pas aux énergies renouvelables.
Bon à savoir : Chez Goodvest, nous proposons un catalogue entièrement orienté transition plutôt que quelques supports verts ajoutés à une gamme généraliste, en gestion pilotée sur des allocations alignées sur l'Accord de Paris, où les énergies renouvelables peuvent constituer une part importante de votre portefeuille.
Pourquoi choisir une assurance-vie ou un PER pour investir dans les énergies renouvelables ?
Les avantages de l'assurance-vie. Elle a échappé à la hausse de 2026 : ses prélèvements sociaux restent à 17,2 % quand les autres placements sont passés à 18,6 %, soit une flat tax à 30 % contre 31,4 % en compte-titres. Après huit ans, un abattement annuel s'applique sur les gains retirés. Elle offre aussi une souplesse totale : les retraits sont possibles à tout moment, et le capital se transmet dans un cadre successoral avantageux. C'est l'enveloppe adaptée à un projet à moyen ou long terme sans date fixe.
Les avantages du PER. Mêmes supports, logique différente. Les versements se déduisent du revenu imposable dans la limite d'un plafond, ce qui procure un gain fiscal immédiat proportionnel à votre tranche marginale, l'avantage est d'autant plus fort que vous êtes fortement imposé. En contrepartie, les sommes sont bloquées jusqu'à la retraite, hors cas de déblocage anticipé comme l'achat de la résidence principale. C'est l'enveloppe adaptée à une épargne longue, que vous n'aviez pas prévu de récupérer avant.
Bon à savoir : Chez Goodvest, nous avons construit des contrats dont le catalogue est entièrement orienté vers la transition, plutôt que d'ajouter quelques supports verts à une gamme généraliste :
- Goodvie, notre assurance-vie investie à 100 % en unités de compte, pour une exposition intégrale aux thématiques de la transition. Vous pouvez désormais accéder à un fonds en euros responsable (Vertessima) excluant les énergies fossiles ;
- Goodlife, notre assurance-vie multisupport, qui associe ces mêmes unités de compte au Fonds Euro Objectif Climat, assuré par Spirica, c'est le premier fonds en euros classé article 9 du marché, la catégorie européenne la plus exigeante en matière d'objectif environnemental. Il a servi 3,26 % au titre de 2025, contre environ 2,65 % pour la moyenne du marché, avec une garantie portant sur 98 % des sommes investies, les 2 % de frais annuels venant en déduction ;
- le PER Goodvest, qui applique la même approche à l'épargne retraite ;
- Goodvest Kids, pour ouvrir un contrat au nom d'un enfant mineur.
Questions fréquentes en ISR
Comment investir dans les énergies renouvelables quand on est un particulier ?
Six voies sont accessibles : le financement participatif, l'investissement dans une coopérative ou une société de projet, les actions cotées, les ETF sectoriels, les fonds non cotés d'infrastructures, et l'assurance-vie ou le PER lorsque le contrat référence ce type de supports. Le ticket d'entrée va de quelques dizaines d'euros à plusieurs milliers selon la solution.
Quel rendement peut-on attendre d'un placement en énergies renouvelables ?
Il dépend entièrement du support. Le financement participatif a affiché 7,7 % brut en moyenne en 2025 (baromètre Forvis Mazars et France FinTech) et les fonds non cotés d'infrastructures 10,2 % net par an sur dix ans à fin 2025 (France Invest / EY). Les actions et ETF du secteur, eux, n'ont rapporté que 2,8 % par an sur cinq ans, avec une perte maximale de 53,6 % sur la période. Aucune de ces solutions ne garantit le capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Peut-on investir dans les énergies renouvelables avec un PEA ?
Oui pour les actions, à condition que la société ait son siège dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen. Voltalia, EDP Renewables, Ørsted, Vestas, Nordex, Iberdrola ou RWE remplissent ce critère ; les valeurs américaines comme First Solar ou Enphase, non. Pour les ETF sectoriels, la réponse est non à la mi-2026 : le principal fonds du secteur a perdu son éligibilité en passant de la réplication synthétique à la réplication physique en octobre 2020.
Quelle est l'énergie renouvelable la plus accessible pour investir ?
Le solaire, très largement. Il représente environ 70 % des projets financés en 2025 sur les plateformes de financement participatif françaises, et le parc photovoltaïque national a dépassé le parc éolien en puissance installée, avec 33,0 GW contre 26,4 GW au 31 mars 2026.
Peut-on investir dans les énergies renouvelables sans passer par la bourse ?
Oui. Le financement participatif, les coopératives citoyennes et les fonds d'infrastructures non cotés financent des projets sur le marché primaire, sans passer par les marchés boursiers. Ces solutions ont un impact plus direct, en contrepartie d'une liquidité limitée.
Quels sont les risques d'un investissement dans les énergies renouvelables ?
Ils diffèrent selon le support : défaut de l'émetteur en financement participatif, illiquidité sur les parts de coopératives et les fonds non cotés, volatilité et retrait de cote sur les actions. Tous partagent une forte sensibilité aux taux d'intérêt et aux décisions de politique énergétique, et aucun ne garantit le capital.
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