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Que faire avec un PEL de plus de 10 ans ?

Que faire avec un PEL de plus de 10 ans ?

Passé son 10e anniversaire, votre PEL change de nature : plus de versements possibles, droits à prêt figés, fiscalité qui s'alourdit. Ce n'est pas une catastrophe, mais c'est le signal qu'il est temps de prendre une décision. Faut-il conserver, mobiliser le prêt ou clôturer et réorienter ? La réponse tient en un mot : votre millésime.

Ce que change vraiment le cap des 10 ans sur votre PEL

Le Plan Épargne Logement est l'un des rares produits d'épargne dont les règles varient autant selon la date d'ouverture. Avant de décider quoi faire de votre PEL, il est donc indispensable de comprendre précisément ce que le cap des 10 ans modifie, et ce qu'il ne modifie pas.

Lire aussi : Quel est le meilleur placement bancaire en 2026 ?

Fin des versements : une règle souvent mal comprise

Passé son 10e anniversaire, votre PEL ne peut plus recevoir de nouveaux versements (ni réguliers, ni ponctuels). Cette règle s'applique à tous les PEL, quelle que soit leur date d'ouverture. Si vous n'aviez pas encore atteint le plafond de 61 200 €, il n'est désormais plus possible de le compléter.

En revanche, contrairement à une idée reçue, les 10 ans ne signifient pas la clôture automatique du plan. Votre PEL continue de capitaliser des intérêts au taux fixé le jour de son ouverture, sans que vous n'ayez aucune démarche à effectuer.

Bon à savoir : Les PEL ouverts après le 1er mars 2011 ne peuvent pas être prolongés plus de 5 ans après le cap des 10 ans atteint. Leur durée de vie maximale est de 15 ans.

Lire aussi : Peut-on garder un PEL plus de 15 ans ?

Droits à prêt figés : ce que vous conservez (et ce que vous perdez)

Au 10e anniversaire de votre PEL, les droits à prêt sont définitivement cristallisés. Leur montant ne peut plus évoluer à la hausse, même si le plan continue de générer des intérêts pendant encore cinq ans. Ces droits vous donnent accès à un prêt immobilier dont le taux est fixé à l'ouverture du plan, et que votre banque ne peut pas vous refuser si vous remplissez les conditions d'éligibilité.

Attention cependant : ces droits à prêt ne sont valables que dans l'année qui suit la clôture du PEL. Une fois ce délai passé (ou si votre PEL atteint sa durée maximale sans que vous ayez utilisé vos droits), ils sont perdus définitivement. Si vous n'avez pas de projet immobilier à horizon d'un an maximum, cette option mérite d'être anticipée plutôt que subie.

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Le compteur fiscal qui s'accélère

C'est probablement le changement le plus décisif, et le moins bien compris des épargnants. La fiscalité du PEL dépend à la fois de son âge et de sa date d'ouverture. Deux seuils critiques sont à retenir.

Seuil PEL ouverts avant le 01/01/2018 PEL ouverts depuis le 01/01/2018
Avant 10 ans Prélèvements sociaux (17,2 %) prélevés à la clôture ou au 10e anniversaire Prélèvements sociaux (17,2 %) + IR 12,8 % prélevés chaque année (PFU 30 %)
Entre 10 et 12 ans Prélèvements sociaux (17,2 %) prélevés chaque année, exonération IR maintenue PFU 30 % chaque année
À partir de 13 ans Bascule au PFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS), fin de l'exonération IR PFU 30 % chaque année

Concrètement, un PEL ouvert en 2014 au taux de 2,5 % rapporte 2,07 % net tant qu'il reste sous 12 ans, puis tombe à 1,75 % net dès qu'il bascule au PFU complet (30 %). Pour les PEL ouverts après 2018, le PFU s'applique dès la première année : il n'y a pas d'exonération à attendre.

Votre PEL a-t-il encore de la valeur ? Tout dépend de son millésime

Les PEL ouverts avant 2011 : les "pépites" intouchables

Pour ces plans, la question n'est généralement pas de savoir s'il faut les fermer, mais plutôt de vérifier que leur taux net reste compétitif face aux meilleures alternatives actuelles. 

La réponse dépend du millésime exact : 

  • Un PEL ouvert en 2008 au taux de 3,5 % brut reste nettement au-dessus du Livret A (1,5 % net en 2026). D’autant que le taux du PEL est garanti contrairement aux autres placements (comme le fonds en euros ou les livrets) dont leurs taux sont susceptibles de varier à la hausse ou à la baisse. 
  • Un PEL ouvert en 2010 au taux de 2,5 % brut, soit environ 2,07 % net (hors IR, uniquement PS à 17,2 %), se retrouve en revanche dans une zone de concurrence directe avec les meilleurs fonds en euros d'assurance-vie actuels, dont certains affichent des rendements supérieurs à 3 % en 2025, avec en plus l'avantage d'une enveloppe fiscalement progressive sur le long terme (par exemple le fonds en euros de l’assurance-vie Goodlife a proposé un rendement net de frais de 3,26 % en 2025). 

Un point de vigilance toutefois : à partir de la 13e année, ces plans basculent au PFU à 30 %, ce qui ramène leur rendement net à 1,75 %, un niveau facilement dépassable par les meilleures alternatives sans risque disponibles aujourd'hui surtout du côté de l’épargne à terme (placements bloqués comme le PEL).

Les PEL 2012–2015 : le bon filon à 2,5 %

Les PEL ouverts entre 2012 et janvier 2015 ont été souscrits au taux brut de 2,5 %, le meilleur taux proposé depuis la période 2003–2008. Ces plans fêtent aujourd'hui entre 11 et 14 ans d'existence, ce qui signifie qu'une partie d'entre eux a déjà basculé (ou va basculer prochainement) dans la zone d'imposition à l'IR.

  • Tant qu'ils restent sous 12 ans, leur rendement net s'établit à 2,07 % (2,5 % − 17,2 % de PS). C'est supérieur au Livret A (1,50 % net) et aux nouveaux PEL (2 % brut, soit 1,40 % net après PFU). 
  • Passé 12 ans, le PFU à 30 % ramène ce rendement à 1,75 % net, toujours honorable, mais la comparaison avec les meilleures assurances-vie en fonds euro commence à se resserrer. Pour cette génération, le cap des 12 ans est la date clé à surveiller.

Les PEL 2016–2022 : le piège du taux à 1 %

C'est la génération la plus défavorisée de l'histoire du PEL. Entre août 2016 et fin 2022, le taux réglementaire était fixé à 1 % brut, le plus bas jamais enregistré depuis la création du produit en 1969. Pour les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018, ce taux est immédiatement soumis au PFU à 30 %, ce qui donne un rendement net de 0,70 %, soit moins que l'inflation anticipée en 2026 (1,3 % selon la Banque de France) et très loin en dessous du Livret A.

Les PEL post-2018 : une fiscalité immédiate qui pèse dès le départ

Pour les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018, la donne fiscale est radicalement différente : le PFU à 30 % s'applique dès la première année, sans aucune fenêtre d'exonération à l'IR. Ces plans ont été ouverts à des taux variables selon leur millésime : 

  • 1 % pour les plans 2018–2022, 
  • 2 % en 2023, 
  • 2,25 % en 2024, 
  • 1,75 % en 2025, 
  • 2 % en 2026 

Mais, Ils partagent tous cette caractéristique d'une imposition immédiate et totale.

Tableau de décision : faut-il garder, utiliser ou clôturer votre PEL ? 

Votre PEL a plus de 10 ans et vous cherchez quoi en faire ? La bonne décision dépend de trois variables : votre millésime, votre situation fiscale et l'existence ou non d'un projet immobilier. Ce tableau synthétise les cas de figure les plus courants.

Génération du PEL Taux net estimé Projet immobilier ? Verdict Action prioritaire
Avant 2003 (taux > 3 % brut) > 2,50 % net Non Conserver Garder tant que le taux net dépasse les alternatives sans risque
Avant 2003 (taux > 3 % brut) > 2,50 % net Oui Utiliser le prêt Mobiliser les droits à prêt avant clôture
2003–2011 (2,5 % brut, < 12 ans) 2,07 % net Non À surveiller Comparer avec les fonds en euros ; envisager la clôture avant 12 ans
2003–2011 (2,5 % brut, ≥ 12 ans) 1,75 % net Non Clôturer Réorienter vers une assurance-vie ou un PER
2003–2011 (2,5 % brut) 1,75 % net Oui Utiliser le prêt Mobiliser les droits à prêt si taux du prêt PEL inférieur au marché
2012 – jan. 2015 (2,5 % brut, < 12 ans) 2,07 % net Non À surveiller Planifier la clôture avant le 12e anniversaire
2012 – jan. 2015 (2,5 % brut, ≥ 12 ans) 1,75 % net Non Clôturer Réorienter vers une assurance-vie ou un PER
Fév. 2015 – juil. 2016 (1,5 %–2 % brut) 1,05 %–1,66 % net Non Clôturer Taux inférieur ou égal au Livret A, réorienter sans attendre
Fév. 2015 – juil. 2016 (1,5 %–2 % brut) 1,05 %–1,66 % net Oui Utiliser le prêt Taux du prêt PEL (2,7 %–3,2 %) potentiellement avantageux
Août 2016 – déc. 2022 (1 % brut) 0,70 %–0,83 % net Non Clôturer Rendement réel négatif, réorienter impérativement
Août 2016 – déc. 2022 (1 % brut) 0,70 %–0,83 % net Oui Utiliser le prêt Prêt PEL à 2,2 % très compétitif face aux taux immobiliers actuels
Depuis jan. 2018 (1 %–2,25 % brut) 0,70 %–1,58 % net Non Clôturer PFU immédiat + rendement faible, alternatives systématiquement supérieures
Depuis jan. 2018 (1 %–2,25 % brut) 0,70 %–1,58 % net Oui Selon taux du marché Comparer le taux du prêt PEL avec les offres bancaires actuelles

Taux nets calculés après prélèvements sociaux (17,2 %) ou PFU (30 %) selon le régime applicable. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement.

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Option 1 : Conserver son PEL

En quoi consiste la prolongation du PEL ?

Passé son 10e anniversaire, un PEL ouvert à compter du 1er mars 2011 entre automatiquement dans une phase de prolongation : aucune démarche n'est requise, aucun versement n'est possible, mais le capital continue de produire des intérêts au taux contractuel pendant cinq années supplémentaires. Au 15e anniversaire, le plan est automatiquement transformé en livret d'épargne bancaire ordinaire dont le taux est librement fixé par la banque, généralement peu attractif. Les droits à prêt accumulés sont alors définitivement perdus.

Est-ce une option pertinente ?

La réponse dépend directement de votre millésime et est synthétisée dans le tableau de décision ci-dessus. En résumé : la prolongation ne se justifie que si le taux net de votre PEL dépasse les alternatives sans risque disponibles aujourd'hui. 

  • Pour les plans souscrits au taux de 1 % (2016–2022), ce n'est clairement pas le cas. 
  • Pour les plans à 2,5 % (2012–2015), la fenêtre se referme progressivement à mesure qu'approche le seuil des 12 ans et la bascule au PFU.

Le cas particulier des PEL ouverts avant le 1er mars 2011

Ces plans n'ont aucune durée maximale de vie : ils peuvent être conservés indéfiniment, tant que leur titulaire ne décide pas de les clôturer. Leur taux reflète une époque où la rémunération de l'épargne sans risque était structurellement plus élevée, comme l'illustre le tableau ci-dessous :

Date d’ouverture du PEL Taux épargne sans prime
Du 01/07/1985 au 15/05/1986 4,75%
Du 16/05/1986 au 06/02/1994 4,62%
Du 07/02/1994 au 22/01/1997 3,84%
Du 23/01/1997 au 08/06/1998 3,10%
Du 09/06/1998 au 25/07/1999 2,90%
Du 26/07/1999 au 30/06/2000 2,61%
Du 01/07/2000 au 31/07/2003 3,27%

  • Pour les plans ouverts avant 1997, les taux bruts dépassent 3 %, soit un rendement net supérieur à 2,5 % même après bascule au PFU, une rémunération garantie que peu de placements sans risque peuvent égaler aujourd'hui sur plusieurs années.
  • Pour les plans ouverts entre 1999 et 2003, affichant des taux entre 2,61 % et 3,27 % brut, la comparaison est plus serrée. Un arbitrage vers une assurance-vie mérite d'être étudié, notamment si le plan a déjà franchi le cap des 12 ans.

Lire aussi : Quels sont les meilleurs placements financiers sans risque ?

Option 2 : clôturer son PEL de plus de 10 ans pour profiter du prêt épargne logement

Le taux avantageux des prêts épargne logement pour les PEL ouvert entre 2016 et 2022

C'est le paradoxe de cette génération de PEL : les plans ouverts entre août 2016 et fin 2022 au taux de 1 % offrent le pire rendement de l'histoire du produit, mais génèrent en contrepartie le prêt épargne logement le plus compétitif du marché actuel.

Le taux du prêt associé à un PEL est calculé en ajoutant 1,2 point au taux de rémunération du plan. Pour les PEL à 1 %, cela donne un taux de prêt de 2,2 % (fixe, garanti dès l'ouverture du plan, et que la banque ne peut pas refuser si les conditions d'éligibilité sont remplies). À titre de comparaison, les taux des crédits immobiliers classiques se situaient autour de 3,5 % en moyenne début 2026. L'écart de 1,3 point sur un prêt de 92 000 € sur 15 ans représente une économie de plusieurs milliers d'euros d'intérêts.

Conseil de Goodvest : Les premiers PEL souscrits à ce taux de 1 % fêtent leurs 10 ans en 2026 : leurs droits à prêt sont désormais pleinement constitués. C'est le moment idéal pour les mobiliser, avant que ces droits ne soient perdus à l'échéance des 15 ans.

Quels sont les projets éligibles au prêt épargne logement ?

Le prêt épargne logement ne peut pas financer n'importe quel projet immobilier. Pour les PEL ouverts à compter du 1er mars 2011, il est réservé aux opérations portant sur la résidence principale uniquement. Les utilisations autorisées sont les suivantes :

  • Acquisition d'une résidence principale neuve ou ancienne
  • Construction d'une résidence principale
  • Réalisation de travaux sur la résidence principale
  • Acquisition de parts de SCPI investies en immobilier d'habitation

L'investissement locatif et l'achat d'une résidence secondaire sont exclus.

Céder ses droits au prêt à un membre de sa famille

Si vous n'avez pas vous-même de projet immobilier mais qu'un membre de votre famille en a un, il est possible de lui céder vos droits à prêt. Cette option permet de ne pas laisser des droits accumulés pendant 10 ans s'évaporer faute d'utilisation.

Les bénéficiaires éligibles sont limitativement définis par la réglementation : il s'agit des membres de votre famille au sens large (conjoint, ascendants, descendants, frères et sœurs). Le bénéficiaire doit lui-même être titulaire d'un PEL dans le même établissement bancaire pour pouvoir recevoir ces droits.

Option 3 : clôturer son PEL pour optimiser le rendement de votre épargne

Nous avons vu les cas où il était pertinent de clôturer son PEL. Mais, si ce n’est pas pour réaliser un projet immobilier éligible avec un prêt épargne logement, que faire de cette épargne pour continuer à la faire fructifier dans de meilleures conditions ?

Lire aussi : Investir pour les nuls : guide complet pour débutants

L'épargne de précaution : garder une poche liquide

Avant de réinvestir l'intégralité du capital récupéré, assurez-vous de disposer d'une réserve de précaution suffisante, généralement l'équivalent de trois à six mois de dépenses courantes. Si votre Livret A et votre LDDS sont déjà utilisés, une partie des fonds du PEL peut être orientée vers un livret bancaire non réglementé offrant à la fois liquidité immédiate et capital garanti.

Cette poche de sécurité étant constituée, le solde peut être engagé sur des supports à plus fort potentiel de rendement.

L'assurance-vie : faire fructifier votre épargne selon vos objectifs

L'assurance-vie est la destination naturelle des fonds issus d'un PEL clôturé, pour une raison souvent sous-estimée : le compteur fiscal de 8 ans commence à courir dès l'ouverture du contrat, indépendamment des versements effectués. Ouvrir un contrat au plus tôt (même avec un versement initial modeste) permet d'anticiper la maturité fiscale de l'enveloppe.

Passé 8 ans, les retraits bénéficient d'un abattement annuel sur les plus-values de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. Combiné à un taux d'imposition réduit à 7,5 % au-delà de cet abattement pour les contrats de moins de 150 000 €, l'assurance-vie offre une fiscalité sur les gains nettement plus favorable que celle du PEL en régime de croisière.

Sur le plan du rendement, les contrats d'assurance-vie permettent aujourd'hui d'accéder à une large palette de supports : 

  • des fonds en euros pour la partie défensive du portefeuille (dont certains ont servi plus de 3 % en 2025) 
  • des unités de compte investies en actions, immobilier ou actifs non cotés pour dynamiser l'ensemble. 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, mais le potentiel de rendement à long terme est structurellement supérieur à celui d'un PEL à taux bas.

Enfin, l'assurance-vie présente un avantage patrimonial majeur que le PEL n'offre pas : la transmission hors succession jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire désigné.

Lire aussi : Quelle assurance-vie choisir ?

Bon à savoir : Chez Goodvest, nous proposons deux contrats d'assurance-vie en gestion pilotée, intégralement compatible avec l'Accord de Paris et exclusifs des énergies fossiles. Goodvie (assurée par Generali, dès 300 €) offre une exposition 100 % unités de compte personnalisable selon 7 thématiques responsables. Goodlife (assurée par Spirica, dès 500 €) intègre en plus un fonds en euros dédié à la transition écologique, classé Article 9 SFDR, ayant servi 3,26 % net de frais de gestion en 2025.

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Le PER : transformer une clôture de PEL en déduction fiscale

Si vous êtes fortement imposé et que vous préparez votre retraite, la clôture d'un PEL peut être l'occasion de réaliser un versement significatif sur un Plan d'Épargne Retraite

Les sommes versées sur un PER sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente (dans la limite de 8 PASS).

Concrètement, un contribuable soumis à une tranche marginale d'imposition de 30 % qui verse 10 000 € issus de son PEL clôturé sur un PER peut réaliser une économie d'impôt immédiate de 3 000 €. À 41 %, cette économie monte à 4 100 €. Le capital reste investi et potentiellement performant sur le long terme, tout en générant un gain fiscal immédiat, une combinaison que le PEL ne peut tout simplement pas offrir.

Toutefois, le PER n'est pas adapté à tous les profils : les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé légaux (dont notamment pour acheter sa résidence principale ce qui peut être finalement une bonne alternative au PEL pour ce même objectif). Il convient donc aux épargnants avec un horizon long terme et un besoin avéré d'optimisation fiscale, pas à ceux qui pourraient avoir besoin de liquidités à moyen terme.

Lire aussi : Comment et pourquoi faire un déblocage anticipé du PER ?

Bon à savoir : Vous clôturez votre PEL cette année ? C'est le moment idéal pour ouvrir un PER et transformer votre épargne libérée en déduction fiscale immédiate. Le PER Goodvest vous permet d'investir dans une allocation responsable compatible avec l'Accord de Paris, avec des frais parmi les plus compétitifs du marché (1,55 % à 1,75 % tout compris, sans frais d'entrée ni de versement), dès 300 €. Simulez votre économie d'impôt en quelques clics !

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Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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