Optimisation fiscale 2026 : comment réduire vos impôts ?

En France, l’impôt sur le revenu est souvent mal compris. Il représente à peine 7 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires (source : Économie.gouv), loin derrière les cotisations sociales (34,5 % des prélèvements). Pourtant, pour les foyers concernés, l'impôt n'est pas négligeable : en moyenne, un ménage imposable a payé environ 4 649 € d’impôt sur le revenu en 2023 (source : DGFiP, 2025), et ce chiffre s'élevait à 15 298 € pour les 10 % des foyers fiscaux les plus aisés.

Dans ce contexte, chercher à optimiser sa fiscalité est une démarche rationnelle : il s’agit d’utiliser les dispositifs légaux existants pour améliorer son revenu net et/ou sa performance nette. D’autant que de nombreux dispositifs existent en France : en 2023, 12,4 millions de foyers fiscaux ont bénéficié d’au moins un crédit d’impôt ou une réduction d'impôt, pour un gain moyen de 1 500 € (source : DGFiP, 2025).
La défiscalisation n’est pas réservée aux contribuables les plus aisés : une grande partie des solutions est accessible, à condition de bien connaître les règles en vigueur.
Attention toutefois, l'objectif n'est pas de cumuler l'ensemble des “niches fiscales”. Une bonne stratégie repose sur une logique globale : réduire son imposition aujourd’hui, anticiper celle de demain (notamment sur les plus-values), et aligner ses choix avec ses objectifs patrimoniaux.
Dans cet article, nous vous présentons les 5 leviers pour optimiser votre fiscalité en 2026 : agir sur votre revenu imposable, utiliser l’épargne retraite, profiter des crédits et réductions d’impôt, investir intelligemment et enfin structurer vos placements financiers.*
*Contenu à vocation informative et pédagogique. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Prenez rendez-vous avec un professionnel ici.
Comprendre l’optimisation fiscale en 2026 : définition, cadre légal et enjeux
Avant d’activer des leviers pour payer moins d’impôts, vous devez maîtriser précisément ce que recouvre l’optimisation fiscale et ses limites. En 2025, l’impôt sur le revenu représentait environ 95 milliards d’euros de recettes, avec plus de 19,6 millions de foyers imposés (source : La finance pour tous) : l’enjeu est donc loin d’être marginal.
Une stratégie efficace ne repose pas sur une “astuce” isolée, mais plutôt sur une approche structurée : arbitrer entre déductions, réductions et crédits d'impôts, tout en respectant le cadre légal (ex : plafonnement des niches fiscales fixé à 10 000 € par an).
Optimisation fiscale : définition et objectifs
L’optimisation fiscale désigne l’ensemble des stratégies strictement légales qui visent à réduire votre imposition, en utilisant les dispositifs prévus par le législateur. Elle s’inscrit dans le cadre du Code général des impôts (CGI).
Plusieurs mécanismes coexistent :
- La déduction fiscale : elle vient diminuer votre revenu imposable (ex : versements sur un PER).
- La réduction d’impôt : elle s’impute directement sur le montant de votre impôt (ex : investissement locatif ou dons).
- Le crédit d’impôt : il fonctionne comme une réduction, mais peut donner lieu à un remboursement si son montant dépasse votre impôt (ex : emploi à domicile).
Enfin, sachez que l’optimisation fiscale s’inscrit dans une approche globale de gestion de patrimoine : vos choix doivent être cohérents avec votre situation, vos objectifs (retraite, transmission, revenus complémentaires), votre horizon de placement, et non dictés uniquement par la recherche d’une économie d’impôt immédiate.
Optimisation fiscale et fraude : où est la limite ?
L’optimisation fiscale est parfaitement légale. Elle se distingue clairement de la fraude fiscale, qui consiste à violer délibérément la loi (dissimulation de revenus, comptes non déclarés, etc.) et expose à des sanctions lourdes.
Entre les deux existe une zone de vigilance : celle de l’abus de droit fiscal, défini à l’article L64 du Livre des procédures fiscales.
Ce mécanisme permet à l’administration de requalifier une opération lorsque :
- elle est fictive, ou
- elle a pour objectif principal d’éluder l’impôt, sans justification économique réelle.
Autrement dit, même si un montage respecte formellement la loi, il peut être remis en cause s’il est jugé artificiel. C’est notamment le cas de certaines stratégies agressives qui reposent uniquement sur des avantages fiscaux, sans logique patrimoniale.*
*Ce contenu est présenté à titre pédagogique et ne doit pas être considéré comme un conseil personnalisé. Chaque stratégie doit respecter le cadre légal et être validée avec un professionnel.
Le plafonnement des niches fiscales en 2026
Pour encadrer les stratégies d’optimisation fiscale, le législateur a instauré un plafonnement global des niches fiscales, prévu à l’article 200-0 A du Code général des impôts. En 2026, ce plafond est fixé à 10 000 € par an pour la majorité des avantages fiscaux.
Ainsi, l’ensemble de vos réductions et crédits d’impôt (emploi à domicile, garde d’enfants, investissements locatifs, FIP/FCPI, dons, etc.) ne peut pas diminuer votre impôt au-delà de ce seuil. Une fois ce plafond atteint, les avantages supplémentaires sont, en principe, perdus.
Toutefois, certains dispositifs bénéficient d’un plafond majoré à 18 000 €, notamment :
- les investissements en outre-mer (Girardin),
- les souscriptions au capital de SOFICA.
Toutefois, d'autres mécanismes échappent à ce plafonnement. C’est le cas notamment :
- du déficit foncier, imputable jusqu’à 10 700 € par an sur le revenu global,
- des versements sur un PER (Plan d’Épargne Retraite), qui peuvent être déduits du revenu imposable.
Lire aussi : Quels sont les avantages et inconvénients d'ouvrir un PER en ligne ?
Levier n°1 : utiliser les déductions fiscales pour réduire son revenu imposable
Premier niveau d’optimisation, souvent sous-utilisé : agir directement sur votre base imposable. Ici, vous ne cherchez pas à réduire l’impôt une fois calculé, mais à diminuer le revenu sur lequel le barème s’applique.
Déductions fiscales : quel fonctionnement ?
Une déduction fiscale vient en diminution de votre revenu imposable, avant application du barème de l’impôt sur le revenu. Le gain dépend donc directement de votre tranche marginale d’imposition (TMI).
Concrètement :
- 1 000 € déduits = 110 € d’économie à 11 %
- 1 000 € déduits = 300 € à 30 %
- 1 000 € déduits = 410 € à 41 %
Par conséquent, plus votre TMI est élevée, plus l’effet est puissant : les déductions sont parfois plus efficaces que certaines réductions d’impôt, notamment si elles ne sont pas concernés par le plafonnement des niches fiscales (ex : PER).
Les principales charges déductibles en 2026
Les frais professionnels peuvent être le premier levier. Par défaut, l’administration applique un abattement de 10 %, mais vous pouvez opter pour les frais réels si vos dépenses sont supérieures. Sont notamment concernés :
- frais kilométriques
- repas
- double résidence
Si vos charges dépassent 10 %, vous avez sûrement intérêt à passer en frais réels.
Ensuite, les pensions alimentaires sont déductibles du revenu global (article 156 du CGI) lorsqu’elles sont versées à :
- un enfant majeur non rattaché
- un parent dans le besoin
Les cotisations retraite et prévoyance, notamment via le PER, permettent également de déduire vos versements dans certaines limites. Nous détaillerons ce point dans le prochain chapitre dédié.
Enfin, en immobilier locatif au régime réel, vous pouvez déduire :
- travaux
- intérêts d’emprunt
- charges de copropriété
Si vos charges dépassent vos loyers, vous générez un déficit foncier, imputable jusqu’à 10 700 € par an sur votre revenu global.
Levier n°2 : investir dans un PER pour optimiser votre fiscalité
L’épargne retraite est aujourd’hui l’un des dispositifs les plus puissants sur le long terme : on compte désormais près de 12,7 millions de titulaires d'un PER pour 141,1 milliards d’euros d’encours au 30 septembre 2025, selon le ministère de l’Économie (communiqué de presse du 16/02/2026).
Le PER : un outil de préparation de la retraite
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet de déduire vos versements volontaires de votre revenu imposable (article 163 quatervicies du CGI). Vous réduisez donc immédiatement votre base taxable.
Le plafond de déduction est précisément encadré :
- 10 % de vos revenus professionnels N-1 (ou 10% du bénéfice imposable + 15% de la fraction du bénéfice entre 1 et 8 PASS pour les professionnels),
- avec un minimum de 4 710 € pour les particuliers (10 % du PASS n-1) et 4 806 € pour les professionnels (10 % du PASS 2026),
- et un maximum de 37 680 € en 2026 pour les particuliers et 88 911 € pour les professionnels.
Lire aussi : Combien verser sur son PER ?
Le gain fiscal est réalisé l'année suivant la déclaration, et il est proportionnel à votre TMI.*
*Le PER implique un blocage des fonds jusqu'à la retraite (hors cas spécifiques) et une fiscalité à la sortie. Son intérêt dépend de votre situation (TMI actuelle, revenus futurs, horizon d’investissement). Chaque situation est différente et doit être étudiée au cas par cas avec un professionnel.
Exemple : Vous êtes imposé à 30 % et vous versez 8 000 € sur un PER :
- vous déduisez 8 000 € de votre revenu imposable
- vous économisez 2 400 € d’impôt immédiatement
Si vous êtes à 41 %, l’économie monte à 3 280 €.*
*Cette simulation financière est réalisée à titre indicatif et ne constitue pas un engagement contractuel. Elle ne saurait refléter exactement le montant économisé au titre de votre impôt sur le revenu.
De plus, les sommes économisées en impôt sont investies sur le PER et peuvent potentiellement générer des intérêts, ce qui amplifie les intérêts composés sur le long terme.*
*L’investissement sur les supports en unités de compte comporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation, à la hausse comme à la baisse, en fonction notamment de l’évolution des marchés financiers.
Le PER peut-il s'intégrer dans une stratégie responsable ?
En Europe, les encours d’investissement responsable atteignaient près de 2 971 milliards d’euros en 2025 (source : AFG), en hausse continue, avec une part significative orientée vers les fonds intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) .
Lire aussi : À quoi correspondent les critères ESG ?
De plus, en France, environ 59 % des encours de gestion collective sont classés Article 8 ou 9 SFDR (source : AFG).
Lire aussi : SFDR : définition, classification des fonds et réforme 2.0
Dans ce contexte, le PER joue un rôle important : depuis la loi PACTE, il est conçu comme une enveloppe d’épargne long terme qui doit intégrer des supports variés, dont des fonds labellisés ISR (Investissement Socialement Responsable).
Ainsi, l’intérêt est double : d’une part, vous bénéficiez de la déductibilité des versements, et d’autre part, vous investissez sur des supports alignés avec les enjeux de transition (climat, santé, innovation, bas carbone), tout en profitant de la dynamique de long terme des marchés financiers.*
*L’investissement sur les supports en unités de compte comporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation, à la hausse comme à la baisse, en fonction notamment de l’évolution des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
C’est précisément l’approche que nous avons retenue pour le PER Goodvest qui intègre un fonds euros et des fonds d'investissements durables, sélectionnés selon des critères stricts (voir notre méthodologie).
Levier n°3 : profiter des crédits et réductions d’impôt
Certaines dépenses du quotidien permettent de réduire directement votre impôt. Ces dispositifs sont nombreux et encadrés par le Code général des impôts.
Les principaux crédits d’impôt accessibles aux particuliers
Les crédits d’impôt viennent en diminution directe de l’impôt dû et peuvent être restitués si leur montant est supérieur à l’impôt (article 199 sexdecies).
Voici les principaux dispositifs en vigueur* :
- Emploi d’un salarié à domicile : crédit d’impôt de 50 % des dépenses, dans la limite de 12 000 € par an (majorations possibles jusqu’à 20 000 € selon situations).
- Garde d’enfants hors du domicile : crédit d’impôt de 50 %, dans la limite d’environ 3 500 € par enfant.
- Frais de garde de jeunes enfants (moins de 6 ans) : crédit d’impôt de 50 % des dépenses éligibles.
- Dépenses d’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap : crédit d’impôt spécifique selon nature des travaux (article 200 quater A du CGI).
- Installation de bornes de recharge pour véhicule électrique : crédit d’impôt forfaitaire d’environ 300 € par système de charge (sous conditions).
- Cotisations syndicales : crédit d’impôt de 66 % des cotisations versées.
- Frais de télétravail à domicile (dans certains cas) : prise en compte via dispositifs spécifiques ou déductions forfaitaires selon statut.
*Liste non exhaustive qui est susceptible d’évoluer. Les conditions d’éligibilité et les plafonds sont définis par le Code général des impôts et doivent être vérifiés dans les textes officiels en vigueur.
Réductions d’impôt : dons et dispositifs d’engagement
Les réductions d’impôt viennent s’imputer sur l’impôt final, sans possibilité de remboursement au-delà de celui-ci. Elles reposent sur des logiques de solidarité ou d’investissement dans des secteurs spécifiques.
Les principaux dispositifs sont* :
- Dons aux associations et fondations reconnues d’utilité publique : réduction de 66 % des dons, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
- Dons aux organismes d’aide aux personnes en difficulté (repas, logement, santé) : réduction portée à 75 % jusqu’à 1 000 € de dons annuels, puis 66 % au-delà.
- Dons aux organismes d’intérêt général (culture, recherche, éducation, etc.) : réduction de 66 %.
- Soutien aux partis politiques : réduction d’impôt de 66 %, dans la limite de plafonds spécifiques.
- Investissements dans certaines entreprises de presse ou médias : réduction d’impôt sous conditions (dispositifs spécifiques temporaires).
*Liste non exhaustive, susceptible d’évoluer. Référez-vous au textes officiels en vigueur.
Lire aussi : Comment réduire ses impôts en 2026 ?
Levier n°4 : investir pour défiscaliser (immobilier et économie réelle)
L’investissement peut être un levier d’optimisation fiscale, mais il doit être analysé dans sa globalité : pas uniquement du seul avantage fiscal. Il faut raisonner en rendement net de fiscalité, en intégrant les contraintes juridiques, la durée de détention et le risque de l'investissement.
Défiscalisation immobilière (Denormandie, déficit, Malraux…)
Plusieurs dispositifs permettent de réduire votre impôt via l’immobilier, notamment le dispositif Denormandie (article 199 novovicies du CGI) qui vise la rénovation dans l’ancien.
Il s’applique aux biens situés dans certaines communes avec travaux qui représentent au moins 25 % du coût total de l’opération. La réduction d’impôt est calculée sur un montant plafonné à 300 000 € et 5 500 €/m², avec les taux suivants :
- 12 % pour 6 ans de location
- 18 % pour 9 ans
- 21 % pour 12 ans
Cela représente un avantage maximal de 63 000 € sur 12 ans. En contrepartie, vous devez respecter des plafonds de loyers et de ressources des locataires, ce qui impacte directement la rentabilité.
Ensuite, il existe le déficit foncier (article 156 du CGI) qui concerne les biens loués nus au régime réel. Lorsque vos charges (travaux, charges, taxes, etc.) dépassent vos loyers, vous créez un déficit :
- imputable jusqu’à 10 700 € par an sur votre revenu global,
- reportable pendant 10 ans sur les revenus fonciers,
- plafond porté à 21 400 € en cas de rénovation énergétique (sous certaines conditions).
Le déficit foncier a l'avantage d’agir directement sur votre revenu imposable, sans être soumis au plafonnement des niches fiscales.
Le régime réel en location nue permet également d’optimiser votre fiscalité en déduisant :
- intérêts d’emprunt
- travaux d’entretien et de réparation
- charges de copropriété
- taxe foncière
Ensuite, il existe des dispositifs plus récents comme Loc’Avantages, mis en place en 2022 pour remplacer le mécanisme “Louer abordable (Cosse)”. Il permet de bénéficier d’une réduction d’impôt en contrepartie de la mise en location d’un bien à un loyer inférieur au marché, avec des locataires respectant des plafonds de ressources. Selon le niveau de loyer choisi (Loc1, Loc2, Loc3), l’avantage fiscal varie entre 15 % et 35 % des revenus locatifs bruts, pouvant atteindre jusqu’à 65 % en cas d’intermédiation locative.
En pratique, vous devez signer une convention avec l’ANAH pour une durée minimale de 6 ans, avec des contraintes sur les loyers et le profil des locataires.
Enfin, des dispositifs plus spécifiques existent, avec des montants plus élevés :
- Loi Malraux (article 199 tervicies du CGI) : réduction d’impôt de 22 % à 30 % des travaux, plafonnée à 400 000 € sur 4 ans, pour des biens situés en secteur sauvegardé.
- Monuments historiques (article 156 bis du CGI) : déduction intégrale des travaux du revenu global, sans plafond, mais avec des contraintes fortes (conservation, ouverture au public dans certains cas).
Ces dispositifs sont généralement plus adaptés pour des profils fortement imposés, avec une capacité d'investissement importante.*
*Les dispositifs présentés ici sont soumis à conditions et peuvent évoluer selon les lois de finances. Les investissements immobiliers et en PME comportent des risques (perte en capital, illiquidité, contraintes de détention). Les informations sont fournies à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil personnalisé. Il est recommandé de valider toute stratégie avec un professionnel.
L’avantage fiscal ne doit jamais être le seul critère à étudier. Par exemple, un bien qui affiche 2 % de rendement locatif avec 3 % d’avantage fiscal peut sembler offrir 5 %. En réalité, une fois intégrés les charges (1 à 2 %), la vacance locative et les frais, le rendement réel peut tomber autour de 0 % à 2 %, voire devenir négatif si le marché immobilier se dégrade.
Lire aussi : Commencer à investir dans l'immobilier : nos conseils
Investissements dans les PME et fonds non cotés
Les investissements dans le non coté permettent de réduire votre impôt en finançant l’économie “réelle”. Ils sont encadrés par l’article 199 terdecies-0 A du CGI pour les PME (FIP/FCPI) et par l’article 199 unvicies du CGI pour les SOFICA.
Concrètement, les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) et FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) ouvrent droit à une réduction d’impôt de 18 % du montant investi, pouvant être portée à 30 % pour certains FIP (Corse ou outre-mer). Les versements sont plafonnés à 12 000 € pour une personne seule et 24 000 € pour un couple, soit une réduction maximale comprise entre 2 160 € et 7 200 €.
Ces fonds investissent dans des PME non cotées, souvent en phase de développement, avec un objectif de valorisation à long terme.*
*Les investissements en FIP/FCPI et, plus largement, dans les entreprises non cotées comportent un risque élevé de perte en capital et une illiquidité.
Les SOFICA (Société pour le Financement de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuel), quant à elles, financent la production cinématographique et audiovisuelle. Elles permettent une réduction d’impôt plus élevée, comprise entre 30 % et 48 %, dans la limite de 18 000 € et 25 % du revenu net global.
Ces dispositifs ont des inconvénients majeurs : d’abord, le capital est bloqué pendant une durée minimale de 5 ans, et généralement 7 à 10 ans pour les FIP/FCPI. Ensuite, la liquidité est quasi inexistante : la sortie dépend de la vie du fonds.
Le risque majeur reste le risque élevé de perte en capital : ces investissements étant réalisés dans des PME non cotées ou dans des projets culturels, la performance est très incertaine et reste secondaire. L’avantage fiscal (18 % à 48 %) peut agir comme un “amortisseur”, mais ne suffit pas à garantir la rentabilité globale de l'opération.*
Ces solutions doivent rester marginales dans une allocation patrimoniale.
*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les investissements en FIP/FCPI, SOFICA et, plus largement, dans les entreprises non cotées comportent un risque élevé de perte en capital et d’illiquidité. Les informations présentées ici le sont à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement. Prenez rendez-vous avec un conseiller Goodvest afin d'établir une stratégie personnalisée.
Levier n°5 : arbitrer intelligemment ses placements financiers
L’optimisation fiscale ne consiste pas uniquement à réduire l’impôt sur le revenu l’année. Elle vise aussi à maîtriser la fiscalité future sur vos plus-values, dividendes, retraits etc.
Choisir des enveloppes fiscales adaptées
L’assurance-vie reste un pilier central de l'épargne financière. Après 8 ans, elle permet de bénéficier d’un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple), puis une fiscalité allégée au-delà.
Elle présente également des avantages en matière de transmission. En cas de décès, les capitaux transmis bénéficient d’un cadre fiscal spécifique, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans (article 990 I du CGI).
Lire aussi : Assurance-vie : comment optimiser sa transmission ?
Enfin, l’assurance-vie permet une diversification très large des actifs, notamment via des unités de compte (actions, obligations, immobilier, fonds thématiques, ISR).* Contrairement à d’autres enveloppes plus restrictives, elle s'adapte à différents profils de risque.
*L’investissement sur les supports en unités de compte comporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation, à la hausse comme à la baisse, en fonction notamment de l’évolution des marchés financiers.
Lire aussi : Quelle est la fiscalité de l'assurance vie en 2026 ?
Ensuite, le PEA (Plan d’Épargne en Actions) peut être une enveloppe intéressante pour investir en bourse. Après 5 ans, les gains (plus-values et dividendes) sont exonérés d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 18,4 % restant dus.
Néanmoins, tout retrait avant 5 ans entraîne une fiscalité moins favorable (31,4 % ou barème IR + PS sur les plus-values) et fermeture du plan (sauf exceptions telles que l'invalidité, le licenciement, la retraite anticipée…).
De plus, le PEA plafonné à 150 000 € de versements (hors PEA-PME) et est limité aux titres européens éligibles* :
- Actions européennes (grandes entreprises et PME cotées en UE/EEE)
- Fonds (OPCVM) investis majoritairement en actions européennes
- ETF éligibles PEA
*L’investissement en bourse (y compris en ETF) peut ne pas vous convenir et comporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation, à la hausse comme à la baisse, en fonction notamment de l’évolution des marchés financiers.
À savoir : La contrainte géographique du PEA peut être partiellement contournée via des ETF synthétiques qui répliquent des indices boursiers (MSCI World, S&P 500 etc.).
Lire aussi : Quels sont les meilleurs ETF en 2026 ?
Lire aussi : Quels sont les meilleurs placements financiers sans risque ?
Intégrer l'optimisation fiscale dans une stratégie globale
L’investissement ne doit pas être utilisé uniquement comme un outil de réduction d’impôt. En pratique, la fiscalité ne vient qu’optimiser une décision d’investissement déjà pertinente. Autrement dit, un bon investissement reste d’abord un investissement cohérent avec votre horizon, votre tolérance au risque et vos objectifs patrimoniaux, indépendamment de l’avantage fiscal associé.
Chercher à “payer moins d’impôts” via un produit d’investissement ne doit jamais primer sur la qualité intrinsèque de l’actif. Idéalement, un placement doit avoir un bon potentiel de rendement à long terme*, et ensuite être optimisé fiscalement (choix des enveloppes).
Lire aussi : Top 7 des placements potentiellement rentables en 2026
*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte des risques de perte en capital.
Finalement, la vraie question à se poser n’est pas “comment réduire mes impôts ?”, mais plutôt : “est-ce que cet investissement est bon, même sans avantage fiscal ?”.
Si vous souhaitez construire une stratégie sur mesure et adaptée à votre situation (niveau d’imposition, horizon d’investissement, tolérance au risque, objectifs patrimoniaux), vous pouvez échanger avec un conseiller Goodvest.
Contenu à vocation informative et pédagogique. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.
Questions fréquentes en Épargne et patrimoine
Comment faire de l’optimisation fiscale ?
Utiliser les dispositifs légaux (déductions, réductions, crédits d’impôt) pour réduire votre imposition. Cela passe par une stratégie globale adaptée à votre situation, votre horizon de placement et votre profil Investisseur.
Qu’est-ce que l’optimisation fiscale ?
Cela représente l’ensemble des techniques légales qui permettent de réduire sa fiscalité, notamment ses impôts. Elle consiste à utiliser intelligemment les règles fiscales en vigueur, sans toutefois rentrer dans l'abus de droit fiscal.
Quelles sont les solutions pour profiter des 10 000 € de réductions d’impôt chaque année ?
Vous pouvez cumuler plusieurs dispositifs : emploi à domicile, garde d’enfants, dons aux associations, investissement immobilier (Denormandie, Loc’Avantages), FIP/FCPI, rénovation énergétique, cotisations syndicales, etc.
Quels sont les types d’optimisation ?
Les trois types d’optimisation de l'impôt sont : la déduction (réduit votre revenu imposable), la réduction d’impôt (diminue directement l’impôt dû) et le crédit d’impôt (diminue l’impôt avec remboursement si excédent).
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