Dirigeant : comment optimiser sa retraite ?

Dirigeant d'entreprise, votre retraite ne se prépare pas comme celle d'un salarié. Entre statuts, choix de rémunération et solutions d'épargne, les leviers d'optimisation sont nombreux… à condition de les activer au bon moment. Voici comment construire une stratégie retraite sur mesure, efficace et adaptée à votre profil.

Optimiser sa retraite de dirigeant : qu'est-ce que ça veut dire ?
Avant de plonger dans les outils ou les montages concrets, il est essentiel de bien comprendre ce que signifie optimiser sa retraite lorsqu'on est dirigeant d'entreprise. Contrairement à un salarié classique, le chef d'entreprise dispose d'une plus grande liberté dans la gestion de sa rémunération, ce qui ouvre la voie à de nombreuses stratégies d'optimisation, mais aussi à plus de complexité.
L'optimisation de la retraite pour un dirigeant consiste à maximiser les revenus perçus une fois à la retraite, tout en « minimisant les efforts » financiers consentis en amont. Cela implique deux leviers principaux :
- La maîtrise des cotisations sociales : un dirigeant peut théoriquement réduire ses cotisations retraite obligatoires en adaptant sa rémunération. Par exemple, il est possible de limiter sa rémunération au titre du mandat social (soumise à cotisations) et de privilégier les dividendes (moins ou pas cotisés, selon le statut). Cela suppose toutefois une structure de société adaptée (comme une SAS ou une holding).
- La mise en place de stratégies d'investissement : au-delà des régimes obligatoires, un dirigeant peut se constituer une retraite complémentaire via des placements personnels ou d'entreprise. Assurance-vie, PER individuel ou collectif, immobilier locatif, actions non cotées ou dividendes d'une holding sont autant de leviers à sa disposition pour générer des revenus futurs réguliers.
Mais avant de construire une stratégie d'optimisation efficace, il faut commencer par comprendre les règles du jeu : quels sont les régimes de retraite obligatoires selon les statuts de dirigeant ? C'est ce que nous allons voir maintenant.
Lire aussi : Comment fonctionne la retraite du chef d'entreprise ?
Quel est le régime de retraite d'un dirigeant d'entreprise ?
En France, le régime de retraite obligatoire d'un dirigeant dépend directement de son statut juridique. Il existe deux grandes catégories, chacune avec ses propres règles de cotisation et donc ses niveaux de retraite :
- Les dirigeants assimilés salariés
- Les travailleurs non salariés (TNS)
Dans tous les cas, le régime de retraite est structuré en deux niveaux :
- Une retraite de base, servie par le régime général de la Sécurité sociale (y compris pour les travailleurs indépendants depuis 2020).
- Une retraite complémentaire, qui dépend de l'organisme rattaché au statut du dirigeant.
Les différences majeures résident dans les taux de cotisation, les plafonds de calcul des droits et la flexibilité dans la structuration de la rémunération. Cela aura un impact direct sur le niveau de pension à la retraite.
Avant d'explorer les moyens d'optimiser sa retraite, il est donc indispensable d'identifier le régime auquel on est affilié en tant que dirigeant. Détaillons maintenant les spécificités de chacun.
La retraite du dirigeant assimilé salarié
Un dirigeant est considéré comme assimilé salarié lorsqu'il exerce son activité via une structure juridique qui le rattache au régime général de la Sécurité sociale, sans être subordonné à un employeur. Cela concerne principalement :
- Les présidents de SAS ou de SASU
- Les gérants minoritaires ou égalitaires de SARL
En tant qu'assimilé salarié, le dirigeant cotise aux mêmes régimes de retraite qu'un salarié classique :
- Retraite de base gérée par la CNAV (Caisse nationale d'assurance vieillesse)
- Retraite complémentaire via l'Agirc-Arrco
Cela implique des taux de cotisation plus élevés que pour un TNS, mais également une meilleure protection sociale (notamment pour la retraite, la prévoyance ou l'assurance maladie).
Un dirigeant assimilé salarié peut, en théorie, choisir de ne pas se verser de rémunération au titre de son mandat, et privilégier une rémunération en dividendes, qui n'est pas soumise aux mêmes cotisations (PFU de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). Cette stratégie permet de réduire les charges sociales mais elle n'est pas toujours applicable, notamment si :
- L'entreprise compte plusieurs associés et impose un minimum de rémunération
- Le dirigeant souhaite bénéficier de droits à la retraite ou de protection sociale
Autrement dit, arbitrer entre salaire et dividendes est une possibilité, mais qui doit être pesée avec soin, notamment en fonction des objectifs de retraite.
Lire aussi : Chef d'entreprise ou dirigeant de SAS : pourquoi ouvrir un PER ?
La retraite du dirigeant TNS
Les dirigeants travailleurs non salariés (TNS) relèvent d'un autre régime. Cela concerne principalement :
- Les gérants majoritaires de SARL
- Les dirigeants d'EURL
- Les entrepreneurs individuels (EI)
Ils cotisent au régime général de la Sécurité sociale, au titre des travailleurs indépendants (cotisations recouvrées par l'Urssaf, retraite versée par l'Assurance retraite) pour la retraite de base et à un régime complémentaire spécifique, généralement le RCI (retraite complémentaire des indépendants).
Ce régime présente deux grandes caractéristiques :
- Des taux de cotisation plus faibles que pour les assimilés salariés, ce qui permet d'optimiser la trésorerie à court terme.
- Mais une retraite future généralement moins généreuse, sauf en cas de cotisations élevées et régulières.
Contrairement à l'assimilé salarié, un TNS ne peut pas éviter les cotisations retraite en se rémunérant uniquement en dividendes. En effet, les dividendes perçus par un TNS sont eux aussi soumis aux cotisations sociales (pour leur part excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé), ce qui rend l'optimisation moins flexible.
Attention : Les propos de cet article relatifs aux TNS ne sont pas applicables aux entrepreneurs individuels au régime micro (communément appelé « auto-entrepreneur »).
Lire aussi : Gérant de SARL/EURL : pourquoi ouvrir un PER ?
La notion de retraite supplémentaire pour les dirigeants
Au-delà des régimes obligatoires (base et complémentaire), les dirigeants ont la possibilité de mettre en place ce qu'on appelle une retraite supplémentaire. Celle-ci repose sur des initiatives personnelles ou professionnelles visant à constituer un revenu régulier pour la retraite, indépendamment des pensions versées par les régimes publics.
La retraite supplémentaire peut prendre plusieurs formes dont notamment :
- Des rentes viagères issues d'un Plan d'Épargne Retraite (PER) : ce produit permet de constituer une épargne dédiée à la retraite avec des avantages fiscaux à l'entrée, notamment pour les dirigeants qui cherchent à optimiser leur imposition.
- Une assurance-vie : bien que non dédiée exclusivement à la retraite, elle constitue une enveloppe flexible et fiscalement avantageuse pour se constituer un capital ou des revenus à terme.
- Des revenus fonciers issus d'un patrimoine immobilier (locatif direct ou via une SCI), souvent détenu dans un cadre professionnel, comme les locaux de l'entreprise.
- Des dividendes versés par une holding ou une société opérationnelle dans laquelle le dirigeant est toujours actionnaire. Cette stratégie permet de continuer à percevoir des revenus même après avoir cessé l'activité.
- Des produits financiers plus spécifiques comme le private equity ou les produits structurés, adaptés à des profils de dirigeants avertis.
À noter : hors fonds en euros, ces placements (unités de compte d'un PER ou d'une assurance-vie, immobilier, private equity, produits structurés) présentent un risque de perte en capital, et certains sont peu liquides.
L'intérêt de la retraite supplémentaire est qu'elle offre une liberté de gestion, une diversification des sources de revenus à la retraite, et un levier fiscal puissant, surtout si elle est anticipée suffisamment tôt.
C'est sans doute dans cette dimension privée que les possibilités d'optimisation sont les plus nombreuses, et qu'un accompagnement patrimonial personnalisé prend tout son sens.
Lire aussi : Comment se constituer sa retraite complémentaire personnelle ?
Est-il possible d'optimiser la retraite de base et complémentaire d'un dirigeant d'entreprise ?
La réponse est oui : l'optimisation de la retraite obligatoire (base et complémentaire) est un levier stratégique dès la création de l'entreprise. Bien qu'encadrée par des règles strictes, cette retraite peut être optimisée en jouant sur plusieurs paramètres :
- Le choix du statut juridique et donc du régime de cotisation (TNS ou assimilé salarié)
- Le niveau de rémunération versée, qui détermine les droits générés
- La structure de cette rémunération : salaire vs dividendes, en fonction des possibilités offertes par la forme juridique
- La durée de cotisation, qui influe directement sur le nombre de trimestres validés
Cette optimisation n'a pas pour but de contourner les cotisations obligatoires, mais plutôt de mieux utiliser les seuils, plafonds et rendements associés à chaque régime. Il s'agit en d'autres termes d'investir efficacement dans sa retraite obligatoire, en étant conscient des limites à ne pas dépasser.
Dans les sections suivantes, nous allons explorer les principaux leviers à disposition des dirigeants pour ajuster leur régime de retraite obligatoire de manière plus stratégique.
Les plafonds de cotisation à la retraite : quand cotiser plus ne rapporte plus ?
Optimiser sa retraite de dirigeant passe aussi par une compréhension fine des plafonds de cotisation. En effet, au-delà de certains seuils de rémunération, continuer à cotiser n'augmente plus les droits à la retraite (ou du moins plus avec la même efficience), même si les charges sociales persistent. Cela signifie que l'effort consenti peut devenir peu rentable d'un point de vue strictement retraite.
Retraite de base : plafonnée au PASS
La retraite de base (régime général, pour les assimilés salariés comme pour les indépendants) est calculée sur les revenus dans la limite du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS).
- En 2026, le PASS est fixé à 48 060 € (source : Urssaf). À noter que ce plafond est en principe revalorisé chaque année.
- Autrement dit, les revenus supérieurs à ce plafond ne génèrent plus de droits supplémentaires à la retraite de base.
- Mais, ils restent soumis à des cotisations minorées.
Taux 2026. Pour les indépendants, les cotisations sont calculées, depuis la réforme de l'assiette sociale, sur le revenu diminué d'un abattement forfaitaire de 26 %.
En somme, cela signifie qu'au-delà de 48 060 € de revenu, vous continuez à cotiser pour la retraite sans que cela se traduise par un avantage supplémentaire en termes de retraite de base.
Exemple : Un président de SAS qui se verse 80 000 € de salaire annuel ne validera des droits à la retraite de base que sur 48 060 €. Le reste de la rémunération ne génère pas de droits supplémentaires, mais continue d'entraîner des cotisations au régime de retraite de base à hauteur de 2,51 % (0,40 % salarié + 2,11 % employeur).
Il ne faut néanmoins pas oublier la retraite complémentaire dont le plafond de cotisation est bien plus élevé.
La retraite complémentaire de l'assimilé salarié : plafonnée à 8 PASS
Le régime Agirc-Arrco pour les dirigeants assimilés salariés prévoit deux tranches de cotisation :
- Tranche 1 : de 0 à 1 PASS (soit 0 à 48 060 € en 2026)
- Tranche 2 : de 1 à 8 PASS (soit jusqu'à 384 480 € en 2026)
Les cotisations sur ces deux tranches donnent droit à des points de retraite complémentaire, mais au-delà de 8 PASS, aucune cotisation n'est due et aucun droit supplémentaire n'est généré.
S'y ajoutent des contributions qui n'ouvrent pas de droits : la CEG (2,15 % en tranche 1, 2,70 % en tranche 2) et, pour les rémunérations supérieures à 1 PASS, la CET (0,35 % sur les tranches 1 et 2). Source : Agirc-Arrco.
Entre 0 et 8 PASS, le nombre de points Agirc-Arrco est proportionnel à la part dite « contractuelle » des cotisations (taux de calcul de 6,20 % en tranche 1 et 17 % en tranche 2). Le surplus lié au taux d'appel de 127 %, ainsi que la CEG et la CET, ne génèrent pas de points. Le rendement par euro cotisé est donc comparable sur les deux tranches.
Jusqu'à 1 PASS, en revanche, chaque euro de rémunération génère à la fois des droits en retraite de base et en retraite complémentaire : c'est sur cette tranche que l'effort de cotisation est le mieux valorisé. Regardons maintenant du côté des TNS.
La retraite complémentaire des TNS : plafonnée à 4 PASS
Pour les TNS, les cotisations vieillesse complémentaire sont également plafonnées. Voici le barème de 2026 :
Taux 2026, appliqués sur le revenu après abattement forfaitaire de 26 % (source : Lefebvre Dalloz, barème 2026).
Le RCI est un régime par points : les droits acquis sont proportionnels aux cotisations versées sur toute la tranche jusqu'à 4 PASS. Au-delà de 4 PASS (192 240 € en 2026), le revenu ne supporte plus de cotisation RCI et ne génère plus de droits.
Conclusion : quelle est la rémunération optimale pour la retraite d'un dirigeant ?
L'efficacité des cotisations retraite dépend fortement du niveau de rémunération choisi. Si l'objectif du dirigeant est de maximiser le rapport entre cotisations versées et droits acquis, il est indispensable d'ajuster le montant de sa rémunération à ces seuils clés.
Pour un dirigeant TNS
Le rendement des cotisations retraite est optimal en dessous du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 48 060 € en 2026. En deçà de ce seuil :
- Les cotisations retraite génèrent pleinement des droits (base et complémentaire).
- Le taux de rendement des cotisations est favorable.
Entre 1 et 4 PASS, seule la retraite complémentaire (RCI) continue de générer des droits ; au-delà de 4 PASS, plus aucun droit n'est acquis.
Cependant, le statut TNS ne permet pas de ventiler librement la rémunération entre salaire et dividendes, car les dividendes sont eux aussi soumis aux cotisations sociales (au-delà de 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants d'associé). En pratique, cela signifie que certains dirigeants TNS choisiront malgré tout une rémunération supérieure à 1 PASS pour couvrir leurs besoins personnels, quitte à accepter une moindre efficacité des cotisations retraite.
Pour un dirigeant assimilé salarié
Bien que les cotisations soient plus élevées que pour un TNS, ce statut offre plus de flexibilité. Il est possible de se verser un salaire modéré et de compléter avec des dividendes, qui ne sont pas soumis aux cotisations sociales (mais aux prélèvements sociaux de 18,6 %).
- Jusqu'à 1 PASS : la rémunération est très efficace pour générer des droits à la retraite (base + complémentaire).
- De 1 à 3 PASS : le rendement des cotisations devient décroissant, mais cela reste pertinent, notamment pour bénéficier d'une protection sociale complète (santé, prévoyance).
- Au-delà de 3 PASS (144 180 € en 2026) : la rémunération tant sur le plan fiscal que social présente des inconvénients tels qu'il est préférable de trouver des solutions de rémunération alternatives (BSPCE, remontée de dividendes sur holding au régime mère/fille ou en nom propre pour profiter de la flat tax à 31,4 %).
Attention toutefois : les dividendes ne procurent ni droits à la retraite ni couverture sociale. Un dirigeant doit donc veiller à ne pas réduire excessivement sa part de rémunération salariale, au risque de fragiliser sa protection globale.
Conseil de Goodvest : Chaque situation est différente et nécessite une réflexion globale pour trouver une solution sur mesure. Ce qui a marché chez certains n'est pas adapté à d'autres. Avec Goodvest, vous pouvez faire le point avec un conseiller gestion privée pour mettre en place la bonne stratégie patrimoniale et financière en vue de préparer votre retraite !
Optimiser la retraite supplémentaire du dirigeant : quelles solutions ?
Une fois les limites du régime obligatoire atteintes, le dirigeant dispose d'une large marge de manœuvre pour construire une retraite sur-mesure, à travers des mécanismes de retraite supplémentaire. Cette retraite dite « privée » permet de préparer des revenus futurs, de réduire la pression fiscale et, parfois, de valoriser le patrimoine professionnel.
Elle repose sur deux grandes approches complémentaires :
- Des dispositifs mis en place au niveau de l'entreprise, comme le PER entreprise.
- Des outils d'épargne individuelle, comme le PER individuel ou l'assurance-vie.
Ces solutions présentent un double avantage :
- Elles permettent d'épargner à son rythme et de manière plus souple.
- Elles offrent souvent des avantages fiscaux à l'entrée (versements déductibles) ou à la sortie (transmission, fiscalité des retraits, etc.).
Dans les sections suivantes, nous allons explorer les principales options à la disposition du dirigeant pour construire une retraite complémentaire adaptée à ses objectifs personnels et à sa situation professionnelle.
Lire aussi : Quels sont les meilleurs placements pour préparer votre retraite ?
Le PER entreprise pour optimiser la rémunération et épargner pour la retraite
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) entreprise est un levier particulièrement efficace pour allier optimisation fiscale et constitution d'une retraite complémentaire. Contrairement à une idée reçue, ce dispositif n'est pas réservé aux salariés : le dirigeant peut également en bénéficier, au même titre que ses collaborateurs.
Lire aussi : Le PER pour "les nuls" : guide pour débutant
Un outil à double avantage
En mettant en place un PER d'entreprise dans sa structure, le dirigeant peut :
- Recevoir des primes d'intéressement, de participation ou un abondement sur son PER.
- Profiter d'un cadre fiscal avantageux pour l'entreprise et pour lui-même.
Les versements issus de l'entreprise sur le PER entreprise :
- Sont déductibles du bénéfice imposable de la société (ils réduisent son impôt sur les sociétés)
- Exonérés de cotisations sociales, à l'exception de la CSG-CRDS
- Exonérés d'impôt sur le revenu pour le dirigeant à titre personnel
- Soumis au forfait social, à un taux de 0 %, 16 % ou 20 % selon la taille de l'entreprise et le dispositif
Ces exonérations s'appliquent dans des limites : l'abondement de l'entreprise sur un PER collectif est notamment plafonné à 16 % du PASS par an (7 689 € en 2026) et à trois fois le versement du bénéficiaire.
Exemple chiffré
Supposons un président de SAS dont la rémunération annuelle est de 80 000 €. Son entreprise décide de verser 7 600 € d'abondement (dans la limite de 16 % du PASS) sur un PER entreprise.
L'intérêt est donc triple : beaucoup moins de charges, pas d'impôt sur le revenu immédiat pour le dirigeant et une épargne retraite significative.
Conseil de Goodvest : Les sommes investies dans un PER entreprise peuvent être transférées gratuitement après 5 ans vers un PER individuel. C'est une excellente opportunité pour bénéficier ensuite de l'offre PER de Goodvest, investie selon une approche responsable, avec une trajectoire climatique estimée à +1,71 °C pour les portefeuilles Goodvest (rapport d'impact 2025).
Le PER individuel pour baisser sa fiscalité et épargner pour sa retraite
Le PER individuel (ou PERIN) est un outil incontournable pour les dirigeants souhaitant constituer une retraite complémentaire tout en optimisant leur fiscalité personnelle. Contrairement au PER entreprise, il est souscrit à titre individuel, sans lien direct avec la structure juridique de l'entreprise.
Un cadre fiscal avantageux
Le principal atout du PER individuel réside dans la déduction fiscale des versements :
- Pour un dirigeant assimilé salarié, les montants versés sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente (retenus dans la limite de 8 PASS), ou 10 % du PASS si c'est plus avantageux.
- Pour un dirigeant TNS, le plafond est plus élevé : 10 % du bénéfice imposable dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS (ou 10 % du PASS si c'est plus avantageux).
- Le plafond de déduction non utilisé se reporte sur les cinq années suivantes depuis 2026, contre trois ans pour les plafonds 2024 et 2025, ce qui permet une gestion souple dans le temps (source : service-public.gouv.fr).
- Depuis 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles.
Cela permet aux dirigeants, notamment ceux très imposés, de réduire significativement leur base imposable tout en constituant une épargne retraite. La part investie en unités de compte présente un risque de perte en capital.
Attention à la fiscalité à la sortie
Cette déduction à l'entrée a toutefois une contrepartie :
- En cas de sortie sous forme de rente, celle-ci est imposable à l'impôt sur le revenu (avec abattement).
- En cas de sortie en capital, les sommes issues des versements déductibles sont réintégrées dans le revenu imposable au moment du retrait, et les gains sont soumis au PFU de 31,4 %.
Il est donc important d'anticiper le mode de sortie dès la souscription et d'évaluer son taux d'imposition probable à la retraite.
Un outil à combiner
Le PER individuel peut être utilisé en complément d'un PER entreprise ou d'autres solutions comme l'assurance-vie. Il s'intègre parfaitement dans une stratégie patrimoniale globale pour répartir les sources de revenus à la retraite.
Obtenir des conseils patrimoniaux sur mesure
Si les outils d'optimisation de la retraite sont nombreux, leur efficacité dépend toujours de la situation personnelle, professionnelle et patrimoniale du dirigeant. En pratique, il n'existe pas de stratégie universelle : ce qui fonctionne pour l'un peut être contre-productif pour un autre.
Voici quelques exemples de questions qui nécessitent une approche sur mesure :
- Faut-il privilégier un statut TNS ou assimilé salarié dans le cadre d'une création ou transformation d'entreprise ?
- Quel niveau de rémunération verser pour équilibrer droits à la retraite, fiscalité et protection sociale ?
- Comment articuler dividendes, salaires, et épargne longue pour maximiser l'effort de retraite ?
- Quelle part de l'épargne consacrer à des solutions liquides (assurance-vie) vs des solutions bloquées (PER, immobilier) ?
- Comment organiser la transmission de son patrimoine professionnel en optimisant la fiscalité et la continuité de revenus ?
Pour répondre à ces enjeux, un accompagnement personnalisé s'impose.
Chez Goodvest, nous proposons un accompagnement de gestion privée dédié aux dirigeants qui souhaitent allier performance financière et impact environnemental. Notre approche intègre :
- Une analyse globale de votre situation patrimoniale
- La mise en place de stratégies d'investissement responsable
- Un suivi adapté à l'évolution de votre entreprise et de vos objectifs personnels
Nous vous aidons à tirer le meilleur parti des dispositifs disponibles (PER, assurance-vie, immobilier, private equity), tout en assurant une cohérence entre vos choix financiers et vos valeurs.
Contenu à vocation informative et pédagogique. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Investir sur les marchés financiers présente un risque de perte en capital.
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