Assurance-vie et impôt 2026 : ce que vous devez déclarer

Chaque printemps, la même question revient pour des millions d’épargnants : faut-il déclarer son assurance-vie aux impôts ? Avec la campagne de déclaration en 2026, les interrogations sont nombreuses : quelles cases remplir, comment déclarer un rachat, faut-il choisir le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) ou le barème progressif, ou encore quelles règles s’appliquent en cas de succession.

Cette confusion est compréhensible étant donné que la fiscalité de l’assurance-vie dépend de nombreux critères : date des versements, ancienneté du contrat, montant des gains ou encore situation de l’assuré.
Pourtant, l’assurance-vie représente à elle seule une part majeure de l’épargne financière des ménages français, notamment grâce à son cadre fiscal avantageux après 8 ans.
Lire aussi : Retirer l’argent d’une assurance-vie après 8 ans : quelles conséquences ?
Détenir une assurance-vie ne signifie pas automatiquement devoir la déclarer aux impôts chaque année : tant qu’aucun rachat partiel ou total n’est effectué, les gains générés sur le contrat ne sont généralement pas imposés à l’impôt sur le revenu (sauf exceptions telles que la succession, l’IFI ou les contrats d’assurances-vie détenus à l’étranger).
Dans cet article, nous allons vous expliquer ce qu’il faut déclarer sur votre assurance-vie en 2026, comment fonctionnent les différentes cases fiscales, dans quels cas choisir le PFU ou le barème progressif et les règles applicables en cas de succession.
Ce contenu est fourni à titre informatif et pédagogique uniquement. Il ne constitue ni un conseil fiscal, juridique ou patrimonial personnalisé, ni une recommandation d’investissement. À ce titre, Goodvest ne saurait être tenu responsable d’éventuelles erreurs, omissions ou conséquences liées à l’utilisation des informations diffusées.
Les règles fiscales pouvant évoluer selon la législation et votre situation personnelle, il est recommandé de vous rapprocher d’un professionnel habilité avant toute décision : prendre rendez-vous avec un conseiller Goodvest.
Faut-il déclarer une assurance-vie aux impôts en 2026 ?
Avant de remplir votre déclaration de revenus, il faut distinguer les situations où l’assurance-vie est imposable… et celles où elle ne l’est pas (tout dépend des opérations réalisées sur votre contrat).
Assurance-vie sans rachat : avez-vous quelque chose à déclarer ?
Tant que vous ne réalisez pas de retrait, vous n’avez généralement rien à déclarer à l’administration fiscale.
Toutefois, cette règle connaît quelques cas spécifiques (voir le chapitre suivant “Les cas particuliers…”), notamment en cas de décès du souscripteur, les capitaux sont soumis à une fiscalité propre à l’assurance-vie et doivent faire l’objet d’une déclaration de succession (formulaire 2705-A) selon les règles prévues notamment à l’article 757 B du Code général des impôts. Par ailleurs, les prélèvements sociaux sur les fonds en euros sont directement prélevés par l’assureur chaque année, sans déclaration de votre part.
Ainsi, l’assurance-vie est une enveloppe capitalisante : les intérêts générés par les unités de compte restent investis dans le contrat et ne sont pas imposés chaque année (mécanisme des intérêts composés).
Quels événements déclenchent une déclaration fiscale ?
La fiscalité de l’assurance-vie intervient principalement lorsqu’un événement vient “matérialiser” les gains du contrat. Le cas le plus fréquent reste bien entendu le rachat, c’est-à-dire un retrait effectué sur l’assurance-vie.
Cela peut concerner :
- un rachat partiel ;
- un rachat total (clôture définitive du contrat) ;
- le décès du souscripteur dans le cadre de la transmission aux bénéficiaires ;
- les unités de comptes investies en immobilier (OPCI, SCPI…) si vous êtes imposables à l’IFI ;
- ou encore la détention d’un contrat d’assurance-vie chez un assureur basé hors de France (ex : Luxembourg).
Lire aussi : Assurance vie luxembourgeoise : inconvénients à connaître avant d'investir !
À savoir : Lors d’un rachat, seule la part correspondant aux intérêts est imposable. Le capital initialement versé n’est pas taxé une seconde fois.
L’assureur applique généralement un prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) au moment du retrait, ce qui correspond à un acompte d’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont également retenus directement par l’établissement gestionnaire.
Comment fonctionne l’IFU transmis par l’assureur ?
Lorsque vous effectuez un rachat sur votre assurance-vie, votre assureur doit vous transmettre un IFU (Imprimé Fiscal Unique). Ce document récapitule les montants à reporter dans votre déclaration de revenus : intérêts imposables, prélèvements déjà effectués, ventilation selon les dates de versement ou encore distinction entre PFU et ancien régime fiscal.
L’assureur transmet également cet IFU directement à l’administration fiscale. Ainsi, dans la majorité des cas, les montants apparaissent déjà préremplis dans votre déclaration en ligne.
Attention toutefois : prérempli ne veut pas dire exact. Il reste important de vérifier :
- les montants déclarés ;
- les numéros de cases ;
- la ventilation entre versements avant et après le 27 septembre 2017 ;
- ou encore l’application correcte des abattements après 8 ans.
Lire aussi : Quelle est la fiscalité de l'assurance vie en 2026 ?
Quelles cases remplir dans la déclaration d’impôts ?
Pour une assurance-vie de plus de 8 ans, la déclaration repose sur plusieurs cases du formulaire 2042 :
- 2CH et 2DH : elles concernent les gains issus de contrats anciens ou de régimes fiscaux spécifiques (notamment avant la réforme de 2017)
- 2VV, 2WW et 2UU : elles servent à déclarer les produits soumis au régime post-2017 avec distinction selon le seuil de 150 000 € de primes versées
La logique est la suivante :
- les versements réalisés avant le 27 septembre 2017 peuvent relever d’un régime fiscal différent (PFL ou barème)
- les versements après cette date relèvent du prélèvement forfaitaire unique (PFU)
Lire aussi : Tableaux de la fiscalité de l'assurance vie
Dans tous les cas, seul le gain (intérêts + plus-values) est à déclarer, pas le capital investi.
Les cases à remplir pour une assurance-vie de moins de 8 ans
Pour une assurance-vie de moins de 8 ans, la fiscalité est généralement plus simple mais moins avantageuse, car aucun abattement annuel ne s’applique.
Les principales cases à utiliser sont :
- 2XX et 2YY : pour les produits issus de versements réalisés avant la réforme de 2017 (avec ancien régime fiscal ou option pour le barème)
- 2ZZ : pour les gains soumis au PFU
- 2CK : pour les montants déjà soumis au prélèvement forfaitaire non libératoire par l’assureur
Dans la majorité des cas, ces montants sont préremplis par l’administration fiscale grâce aux informations transmises par l’assureur via l’IFU, il conviendra néanmoins de les vérifier.
Contenu fourni à titre informatif et pédagogique uniquement, il ne constitue ni un conseil fiscal, juridique ou patrimonial personnalisé. Les règles peuvent évoluer. Il est préférable de vous rapprocher d’un professionnel ou de l’administration fiscale pour votre déclaration.
Les cas particuliers : succession, IFI et contrats détenus à l’étranger
Lorsque vous êtes bénéficiaire d'une assurance-vie à la suite du décès du souscripteur, les capitaux perçus ne sont généralement pas à déclarer dans votre déclaration de revenus. En revanche, une déclaration partielle de succession (formulaire 2705-A) est exigée afin de déterminer la fiscalité applicable aux capitaux transmis, notamment lorsque des primes ont été versées après les 70 ans de l’assuré (article 757 B du Code général des impôts).
Lire aussi : Assurance vie 70 ans révolus : quelles conséquences ?
Ensuite, si vous êtes redevable de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), vous devez déclarer les actifs immobiliers imposables (SCPI, OPCI, SCI notamment), conformément à l’article 972 du Code général des impôts.
L’assureur transmet généralement chaque année une attestation précisant la valeur imposable à déclarer.
Lire aussi : SCPI et IFI : Comment déclarer et optimiser votre fiscalité en 2026 ?
Enfin, les contrats souscrits auprès d’un assureur établi hors de France font l’objet d’une déclaration spécifique. Même en l’absence de rachat, ils doivent être déclarés à l’administration fiscale via le formulaire n°3916-3916 bis, conformément à l'article 1649 AA du Code général des impôts.
À savoir : Cette obligation concerne notamment certains contrats luxembourgeois, irlandais ou souscrits auprès d’assureurs étrangers n’ayant pas d’établissement en France : l'absence de déclaration peut entraîner des sanctions financières.
Comment corriger une erreur dans sa déclaration ?
Malgré les cases préremplies, des erreurs peuvent survenir : mauvais montant, mauvaise case, ou confusion entre capital et gains. En cas d’erreur, vous devez :
- vérifier les informations qui figurent sur votre Imprimé Fiscal Unique (IFU),
- corriger directement votre déclaration en ligne, tant qu’elle n’a pas été définitivement validée,
- déposer une correction après validation via la rubrique dédiée sur le site des impôts,
- ou, si vous déclarez encore au format papier, adresser une déclaration rectificative ou un courrier explicatif à votre centre des finances publiques dès que vous constatez l’erreur.
L’IFU reste donc le document de référence pour sécuriser votre déclaration et limiter les risques d’erreur.
PFU ou barème : quel choix pour votre assurance-vie ?
Depuis l’instauration de la flat tax, vous disposez dans certains cas du choix entre deux modes d’imposition : le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Ce choix peut avoir un impact important sur la fiscalité de votre assurance-vie, notamment lors d’un rachat (selon votre taux marginal d’imposition).
Comment fonctionne le PFU sur l’assurance-vie ?
Le PFU est un mode d’imposition simplifié qui s’applique par défaut sur les gains issus de nombreux placements financiers, dont l’assurance-vie pour les versements effectués après le 27 septembre 2017.
Le PFU se compose de deux éléments :
- une part d’impôt sur le revenu
- et des prélèvements sociaux de 17,2 %
Lire aussi : Flat tax (PFU) en assurance-vie : ce qui change en 2026 !
Le taux d’impôt sur le revenu dépend principalement de l’ancienneté du contrat et du niveau des versements :
- 7,5 % pour les contrats de plus de 8 ans dans la limite des seuils applicables (versements inférieurs à 150 000 €)
- 12,8 % dans les autres cas (notamment en cas de sortie à moins de 8 ans ou de dépassement du seuil des 150 000 €)
Au total, la fiscalité peut donc atteindre 24,7 % à 30 % en y ajoutant les prélèvements sociaux.
À savoir : L’assurance-vie bénéficie, après 8 ans de détention, d’un abattement annuel sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Cet abattement s’applique lors d’un rachat, quel que soit le régime fiscal choisi (PFU ou barème), et uniquement sur la part de gains (intérêts et plus-values), pas sur le capital investi. Il est renouvelable chaque année.
Quand le barème progressif peut-il être plus intéressant ?
Le barème progressif de l’impôt sur le revenu peut devenir plus avantageux dans certaines situations, notamment lorsque le contribuable est faiblement imposé. Il est particulièrement pertinent si* :
- votre taux marginal d’imposition (TMI) est faible (0 % ou 11 %)
- vous souhaitez bénéficier de la déductibilité partielle de la CSG (dans certains cas)
*Les éléments présentés dans cet article sont fournis à titre informatif et pédagogique uniquement et ne constituent pas un conseil personnalisé. Le choix de l’imposition dépend de nombreux paramètres (niveau de revenus, taux marginal d’imposition, situation familiale, nature et montant des gains) et peut varier selon chaque situation.
Cas concret : comparaison PFU vs barème
Prenons un exemple simple* : une épargnante célibataire réalise un gain de 14 600 € sur son assurance-vie, soit 10 000 € après abattement (personne seule, contrat de plus de 8 ans, versements effectués après le 27 septembre 2017, moins de 150 000 € versés).
Elle paiera d’abord les PS sur 4 600 € de gains (17,2 %), à savoir 791,2 €. Ensuite, les 10 000 € de gains restants seront imposés différemment selon l’option choisie.
Cas 1 : PFU
- Impôt sur le revenu : 7,5 % ou 12,8 % selon le cas
- Prélèvements sociaux : 17,2 %
- Fiscalité totale : 17,2 % sur les premiers 4 600 € puis 24,7 % au-delà
- Impôt total dû (avec PS) : entre 3 261,2 € et 3 791,2 €
Cas 2 : Barème progressif
- TMI à 0 ou 11 % : fiscalité plus faible que le PFU (impôt + PS dûs : entre 2 511,2 € et 3 611,2 €)
- TMI à 30 % ou 41 % : fiscalité plus élevée que le PFU (impôt + PS dûs : entre 5 511,2 € et 6 611,2 €)
- Application possible de la CSG partiellement déductible
*Simulation fictive et simplifiée, à but pédagogique uniquement. Elle ne saurait en aucun cas représenter un impôt réel ni une simulation personnalisée. Les résultats varient selon la situation de chaque contribuable.
Lire aussi : Fiscalité du rachat en assurance vie 2026 : abattement, PFU 30 % et stratégies pour optimiser
Quels prélèvements sociaux s’appliquent à l’assurance-vie ?
Les gains issus de l’assurance-vie sont systématiquement soumis aux prélèvements sociaux, au taux global de 17,2 %.
Fiscalité des fonds euros et unités de compte
La mécanique des prélèvements sociaux dépend directement du support détenu dans votre contrat.
Sur les fonds en euros : les intérêts sont crédités chaque année et les prélèvements sociaux sont prélevés automatiquement par l’assureur au moment de la distribution de la participation aux bénéfices (PB).
Sur les unités de compte (UC), le fonctionnement est différent. Les prélèvements sociaux ne sont dus qu’au moment d’un rachat (partiel ou total). Ils sont alors calculés uniquement sur la part de gain réalisée entre la valeur d’achat et la valeur de retrait.
Lire aussi : Assurance-vie : unités de compte ou fonds en euros ?
Chez Goodvest, nos contrats d’assurances-vie Goodlife et Goodvie sont tous deux proposés en gestion pilotée responsable, c’est-à-dire une allocation déléguée à des experts, construite à partir de fonds qui intègre des critères ESG stricts, et même au-delà grâce à notre méthodologie expliquée en toute transparence sur notre site (plus de 8 000 fonds analysés).
Lire aussi : Goodvie ou Goodlife : quelle assurance-vie choisir ?
Ces contrats sont accessibles à partir de 300 € (Goodvie) ou 500 € (Goodlife) et vous permettent de bénéficier d’une allocation clé en main (sans sélection de supports à faire vous-même), construite selon votre situation, votre profil d’investisseur et votre horizon de placement.*
*L'investissement en unités de compte présente un risque de perte en capital et peut ne pas vous convenir. Leur valeur peut fluctuer à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Peut-on déduire une partie de la CSG ?
Une partie de la CSG (Contribution sociale généralisée) peut être partiellement déductible du revenu imposable, mais uniquement sous certaines conditions.
Pour en bénéficier, il faut avoir opté pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu, via la case 2OP de la déclaration. Dans ce cas, une fraction de la CSG payée sur les revenus du capital peut être déduite l’année suivante de votre revenu imposable.
Dans quels cas l’assurance-vie est-elle exonérée d’impôt ?
Dans certains cas bien précis, les gains issus d’un rachat d’assurance-vie peuvent bénéficier d’une exonération totale ou partielle d’impôt sur le revenu. Ces situations restent toutefois encadrées par le Code général des impôts et concernent principalement des événements de vie exceptionnels ou des contrats anciens.
Les cas d’exonération liés à la situation personnelle
Les produits issus d’un rachat peuvent être exonérés d’impôt lorsque celui-ci intervient à la suite de :
- un licenciement
- une mise à la retraite anticipée
- une invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie
- une liquidation judiciaire d’activité non salariée
Ces exonérations sont prévues à l’article 125-0 A du Code général des impôts, sous réserve que le rachat intervienne avant la fin de l’année qui suit l’événement.
Les anciens contrats exonérés
Certaines assurances-vie bénéficient d’un régime fiscal historiquement plus favorable en raison de leur ancienneté, mais cette fiscalité dépend en réalité des dates de versement et du régime applicable à chaque versement de primes, et non du contrat dans son ensemble.
Les contrats souscrits avant le 1er janvier 1983 peuvent bénéficier d’un traitement fiscal spécifique sur les produits issus des primes versées avant cette date, à condition que le contrat n’ait pas fait l’objet de modifications (avenant substantiel, transformation du contrat, etc.). Dans ce cas, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu mais restent soumis aux prélèvements sociaux (17,2 %).
De la même manière, les contrats alimentés par des versements réalisés avant le 26 septembre 1997 peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu. Là encore, les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus.
Assurance-vie et succession : que faut-il déclarer ?
Dans le cas d’une succession, on ne parle plus de rachat, mais de transmission à titre gratuit. Le contrat sort du droit commun des successions (sauf versements supérieurs à 30 500 € après 70 ans) et relève d’un régime fiscal prévu par les articles 757 B et 990 I du Code général des impôts.
Le bénéficiaire doit-il déclarer une assurance-vie ?
Dans la majorité des cas, le bénéficiaire doit effectuer une déclaration partielle de succession (formulaire 2705-A). Cette déclaration doit être déposée dans un délai de 6 mois à compter du décès (en France métropolitaine), avec des délais spécifiques pour les décès survenus à l’étranger ou dans les DOM.
Toutefois, aucune déclaration n’est requise lorsque les capitaux sont totalement exonérés (partenaire de PACS, conjoint survivant) ou intégrés dans une succession traitée directement par le notaire.
Contenu à vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou en investissement personnalisé.
Quelle fiscalité en cas de décès selon la date du contrat et des versements ?
La fiscalité dépend à la fois de la date de souscription du contrat, de la date des versements et de l’âge du souscripteur au moment des primes.
Contrats souscrits avant le 20 novembre 1991
- Primes versées avant le 13 octobre 1998 : exonération totale d’impôt
- Abattement de 152 500 € par bénéficiaire si primes versées après le 13 octobre 1998
- Au-delà : taxation à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %
Contrats souscrits entre le 20 novembre 1991 et le 12 octobre 1998
- Abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans
- Primes versées après 70 ans : intégration dans la succession avec un abattement global de 30 500 € (article 757 B du Code général des impôts)
Contrats souscrits depuis le 13 octobre 1998 (régime actuel)
- Abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans (article 990 I du Code général des impôts)
- Taxation : Abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % sur les 700 000 € suivants, puis 31,25 % au-delà.
- Pour les primes versées après 70 ans : abattement global de 30 500 €, puis réintégration dans la succession
À savoir : Les intérêts générés par les primes versés après 70 ans (article 757 B) sont totalement exonérées de droits de succession.
Lire aussi : Tableau fiscalité assurance-vie succession avant/après 70 ans
Certains bénéficiaires peuvent être totalement exonérés de taxation sur les capitaux décès, quel que soit le montant transmis, notamment :
- le conjoint survivant
- le partenaire de PACS
- certains frères et sœurs sous conditions strictes (célibat, âge, cohabitation et absence d’obligation fiscale propre)
Des cas particuliers existent aussi pour les non-résidents fiscaux, ainsi que pour certaines situations transfrontalières encadrées par les conventions fiscales internationales.
Lire aussi : Assurance vie et expatriation : les conséquences (fiscalité, gestion)
Questions fréquentes en Assurance-vie
Est-ce qu'on doit déclarer une assurance vie aux impôts ?
Non, tant qu’il n’y a pas de rachat, les gains ne sont pas à déclarer, sauf cas spécifiques tels que la succession, la déclaration de l’IFI ou encore les contrats détenus à l’étranger.
Comment déclarer les revenus de l'assurance vie ?
Les gains issus d’un rachat sont à reporter via les cases indiquées sur l’IFU. L’assureur transmet généralement les montants préremplis à vérifier.
C'est quoi la case 2VV ?
La case 2VV correspond aux gains issus de versements inférieurs à 150 000 € et effectués après le 27 septembre 2017 sur une assurance-vie de plus de 8 ans. Ils sont imposés selon le PFU ou le barème selon l’option choisie.
Qui doit remplir le formulaire 2705 A ?
C’est au bénéficiaire du contrat d’assurance vie de le remplir en cas de décès. Il sert à déclarer les capitaux pour déterminer les droits de succession éventuels.
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