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Combien rapportent 100 000 euros placés par mois ?

Combien rapportent 100 000 euros placés par mois ?

À titre indicatif et sur la base des rendements constatés en 2025, 100 000 euros placés pourraient générer un revenu mensuel allant de quelques dizaines d'euros à plusieurs centaines d'euros selon le support choisi : environ 125 € sur un livret bancaire (1,5 %), 221 € sur un fonds euros moyen (2,65 %) ou 409 € en SCPI (4,91 % de taux de distribution moyen). Les supports non garantis présentent un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Pour estimer ce que vos 100 000 € pourraient générer selon le placement choisi et l'horizon retenu, utilisez le simulateur ci-dessous. Quatre profils sont proposés, du livret garanti par l'État au portefeuille dynamique Goodvie aligné avec l'Accord de Paris. Vous pouvez les comparer côte à côte et ajuster le capital ou la durée à votre situation.

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Capital placé 100 000 €
Durée du placement 10 ans
Source : Banque de France (Livret A, 1ᵉʳ février 2026) · Goodvest, performances cumulées annualisées du 01/01/2010 — 31/12/2025
Placement Risque Capital final Plus-value Par mois
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Hypothèses et limites — Simulation théorique à rendement constant intégrant la capitalisation des intérêts. Les résultats sont bruts de fiscalité et de prélèvements sociaux. Tous les taux affichés sont susceptibles d'évoluer dans le temps : le taux du Livret A est révisé chaque semestre par la Banque de France ; le rendement du fonds en euros est recalculé chaque année par l'assureur ; les performances des portefeuilles Goodvie varient selon les marchés financiers. La projection à taux constant constitue donc un repère pédagogique, et non une prévision. La performance Goodvie du 01/01/2010 au 19/07/2021 est backtestée sur la base de l'allocation mise en place en juillet 2021 ; à partir du 19/07/2021, il s'agit de la performance réelle du portefeuille. Performances nettes des frais de gestion Goodvest, des frais administratifs et des supports sous-jacents. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte.

Combien rapportent 100 000 € par mois selon le placement ?

Chaque placement obéit à une logique propre : un livret rémunère la disponibilité immédiate, un fonds euros sécurise le capital, une SCPI distribue des loyers, des actions visent la performance long terme. Le rendement constaté en 2025 varie d'un facteur de 1 à 8 entre le Livret A et le private equity. Détaillons support par support ce que 100 000 € peuvent concrètement générer.

Support Donnée de référence Estimation indicative mensuelle* Risque Capital
Livret A (plafond 22 950 €) Taux 1,5 % au 1er février 2026 ≈ 28 € Très faible Garanti par l'État
Fonds euros assurance-vie Rendement moyen 2025 : 2,65 % (ACPR) ≈ 221 € Faible Garanti par l'assureur
Fonds Euro Objectif Climat (Goodlife) Rendement 2025 : 3,26 % ≈ 272 € Faible Garanti à 98 % hors frais
SCPI Taux de distribution moyen 2025 : 4,91 % (ASPIM-IEIF) ≈ 409 € Moyen, non garanti Non garanti
ETF actions monde Performance annualisée long terme : ~8 % en EUR (1990-2025, MSCI) Variable selon les années (gains ou pertes) Élevé Non garanti
Private equity / non-coté Moyenne annualisée 2014-2023 : 13,3 % (France Invest / EY) Variable, illiquide Très élevé Non garanti

*Estimations indicatives calculées à partir des rendements ou taux de distribution constatés. Ces chiffres ne constituent ni une promesse de rendement, ni une garantie de performance future. Les supports en unités de compte et non cotés présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement. 

Ces ordres de grandeur permettent de visualiser les écarts entre supports, mais ils ne disent pas tout. Trois réalités les nuancent fortement : la durée d'investissement modifie radicalement le capital final grâce aux intérêts composés, la fiscalité peut prélever jusqu'à 31,4 % des gains pour les supports hors enveloppe (voire plus pour les placements immobiliers), et la volatilité des supports non garantis fait varier les rendements d'une année sur l'autre, parfois lourdement à la baisse ce qui rend compliqué l’idée d’une rente mensuelle fixe. 

Lire aussi : Devenir investisseur : Comment bien investir quand on est débutant ?

100 000 € sur un livret bancaire : entre 100 € et 145 € par mois selon le livret

Les livrets réglementés constituent l'épargne de précaution par excellence : capital garanti par l'État, disponibilité immédiate, exonération fiscale totale. Leur rendement est en revanche encadré et généralement très bas.

Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,5 % et celui du LEP à 2,5 %. Le LDDS suit le Livret A à 1,5 %. Comme ces livrets sont plafonnés (22 950 € pour le Livret A, 12 000 € pour le LDDS, 10 000 € pour le LEP éligible), un capital de 100 000 € ne peut être logé en totalité sur un seul support réglementé (d’autant que ce n’est pa recommandé notamment à cause de l’inflation, sauf si vous avez un besoin de liquidité à très court terme).

Estimation indicative pour 100 000 € répartis sur les livrets réglementés (couple éligible au LEP) :

Livret Plafond individuel Taux Gain annuel Gain mensuel
Livret A (×2) 22 950 € × 2 1,5 % 688 € 57 €
LDDS (×2) 12 000 € × 2 1,5 % 360 € 30 €
LEP (×2) 10 000 € × 2 2,5 % 500 € 42 €
Total saturé 89 900 € 1 548 € ≈ 129 €
Solde sur livret bancaire non réglementé 10 100 € ~2 % brut 202 € 17 €

Total estimé : environ 145 € par mois pour 100 000 €, en partant d'un couple éligible au LEP.

Pour une personne seule non éligible au LEP, l'enveloppe réglementée se limite à 34 950 € (Livret A + LDDS) et le solde doit être placé ailleurs. Sur un livret bancaire non réglementé, le rendement net est encore plus faible : le taux brut moyen tourne autour de 1,5 % à 2 %, et les intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux).

Toujours est-il que le rendement de ces livrets est très proche de l’inflation voire en dessous certaines années de sorte que les gains sont absorbés par la perte de pouvoir d’achat de l’épargne.

Conseil de Goodvest : le Livret A et le LDDS sont parfaits pour une épargne de précaution disponible. Pour faire fructifier 100 000 €, ils ne suffisent pas : la majorité du capital doit être orientée vers d'autres supports.

100 000 sur un fonds euros d'assurance-vie : environ 220 € par mois en moyenne, jusqu'à 270 € sur les meilleurs contrats

Le fonds en euros reste le placement préféré des épargnants français pour combiner sécurité et rendement modeste. Le capital est garanti par l'assureur (totalement ou jusqu'à 98 % selon les contrats), les intérêts sont définitivement acquis grâce à l'effet cliquet, et l'enveloppe assurance-vie bénéficie d'une fiscalité allégée après 8 ans de détention.

Selon l'ACPR, le rendement moyen des fonds euros atteint 2,65 % en 2025, un niveau stable pour la troisième année consécutive. Sur 100 000 €, cela représente environ 2 650 € de gains annuels, soit 221 € par mois bruts de fiscalité.

Mais, les meilleurs fonds euros vont plus loin. Plusieurs assureurs servent en 2025 des taux nettement supérieurs à la moyenne :par exemple, le fonds euros Objectif Climat de Spirica (disponible dans Goodlife) atteint 3,26 % en 2026.

Estimation indicative selon le contrat :

Profil de fonds euros Rendement 2025 Gain mensuel brut sur 100 000 €
Fonds euros bancaire traditionnel ~1,8 % à 2,2 % 150 € à 183 €
Moyenne du marché (ACPR) 2,65 % ≈ 221 €
Fonds Euro Objectif Climat (Goodlife) 3,26 % ≈ 272 €

100 000 € sur des SCPI : environ 410 € par mois en moyenne, à condition d'accepter un risque

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI), aussi appelées « pierre-papier », permettent d'investir dans un parc immobilier diversifié (bureaux, commerces, logistique, santé) sans gestion locative en direct. Les loyers perçus sont redistribués aux porteurs de parts, généralement chaque trimestre.

Selon l'ASPIM-IEIF, le taux de distribution pondéré par la capitalisation toutes catégories confondues s'établit à 4,91 % en 2025, en progression de 0,19 point par rapport à 2024. Sur 100 000 €, cela représente environ 4 910 € de revenus distribués par an, soit 409 € par mois bruts de fiscalité.

Toutefois, il faut faire attention au rendement global, pas seulement au taux de distribution. Une SCPI peut distribuer 5 % de revenus mais voir simultanément la valeur de ses parts diminuer. La performance globale annuelle moyenne des SCPI en 2025 ressort à 1,46 %, avec un écart important entre les meilleures (+15,27 %) et les moins bien-disantes (-41,53 %). La sélection est donc déterminante.

Points de vigilance :

  • Liquidité réduite : la revente des parts peut prendre plusieurs semaines à plusieurs mois, voire être bloquée en cas de tensions sur le marché secondaire
  • Frais de souscription : généralement compris entre 8 % et 12 % du montant investi, à amortir sur 8 à 10 ans minimum
  • Fiscalité : revenus fonciers imposés au barème de l'impôt sur le revenu + prélèvements sociaux à 18,6 %, ce qui pénalise les TMI élevés. 

Lire aussi : SCPI : avis et conseils pour bien investir

Bon à savoir : Pour optimiser la fiscalité et améliorer la liquidité, il est possible d’investir dans des SCPI via une assurance-vie ou un PER. Chez Goodvest, nous proposons dans nos contrats une sélection de SCI dédiée à l'immobilier durable !

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Investir en SCPI comporte un risque de perte en capital. Le rendement et la valeur des parts ne sont pas garantis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. 

100 000 € sur des ETF actions monde : un potentiel de 6 à 8 % par an sur le long terme, avec volatilité

Les ETF (Exchange Traded Funds) répliquent un indice boursier à frais réduits. L'indice de référence pour s'exposer aux actions mondiales est le MSCI World, qui regroupe environ 1 500 grandes entreprises de 23 pays développés. Investir 100 000 € dans un ETF MSCI World, c'est devenir actionnaire indirect d'Apple, Microsoft, LVMH, Nestlé et de centaines d'autres sociétés en une seule transaction.

Lire aussi : Quels sont les meilleurs ETF en 2026 ?

Sur 1990-2025, le MSCI World affiche +8,1 % par an annualisé en EUR, dividendes réinvestis. Ce chiffre intègre deux krachs majeurs (2000, 2008) et la pandémie de 2020.

Mais la volatilité est forte sur le court terme. Quelques exemples documentés :

  • 2008 (crise des subprimes) : -41 % en une seule année
  • 2022 (remontée des taux) : -18 %
  • 2009-2010 (rebond) : +25 % puis +20 %

Un rendement annuel moyen de 8 % ne signifie pas 8 % chaque année, mais une moyenne lissée sur le long terme. Sur 100 000 € investis à long terme, cela peut représenter, à titre indicatif et hors fiscalité, environ 660 € par mois en moyenne, mais avec des années à -15 % et d'autres à +25 %.

Implications pratiques pour générer un revenu mensuel : retirer un montant fixe chaque mois d'un placement en actions est risqué, surtout en début de période. C'est ce que les financiers appellent le risque de séquence de rendements : un krach en début de phase de retrait peut épuiser le capital beaucoup plus vite que prévu. La règle des 4 % popularisée par le mouvement FIRE (4 000 € par an retirés sur 100 000 €, soit 333 € par mois) repose sur cette logique d'horizon long et de discipline de retrait.

Lire aussi : Comment maîtriser et limiter les risques financiers ?

Spécificité Goodvest : les contrats Goodvie et Goodlife proposent une sélection d'ETF durables (Article 8 et Article 9) répartis sur 7 thématiques alignées avec l'Accord de Paris (transition écologique, accès à l'eau, santé, forêts, solutions climatiques, pays émergents, emploi et solidarité), avec exclusion stricte des énergies fossiles.

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Investir en actions présente un risque de perte en capital pouvant être significatif. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

100 000 € sur du private equity : un potentiel supérieur, mais réservé aux patrimoines significatifs

Le private equity (ou capital-investissement) consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse, généralement via des fonds spécialisés (FCPR, FCPI, FPCI, fonds professionnels). Historiquement réservé aux investisseurs institutionnels, il devient progressivement accessible aux particuliers via certains contrats d'assurance-vie ou des solutions dédiées en gestion privée.

Selon les données France Invest / EY portant sur la période 2014-2023, le private equity français a délivré une performance annualisée moyenne de 13,3 %, devant le CAC 40 (10,5 %), l'immobilier (4,7 %) et les hedge funds (2,2 %). Sur 100 000 €, cela représenterait, à titre indicatif et sans aucune garantie, plus de 1 000 € par mois en moyenne sur le long terme.

Mais le private equity implique des contraintes très spécifiques :

  • Ticket d'entrée élevé : généralement 100 000 € minimum pour accéder aux fonds institutionnels
  • Illiquidité totale : capital bloqué 8 à 10 ans en moyenne, sans possibilité de sortie anticipée. La logique de rendement mensuel n’a pas vraiment de sens avec le private equity.
  • Risque de perte en capital significatif : certains fonds sous-performent durablement
  • Dispersion forte : l'écart entre les meilleurs fonds et les moins performants est très important

Bon à savoir : la Gestion Privée Goodvest permet d'accéder à une sélection de fonds de private equity à impact, dès 100 000 €, avec accompagnement par un conseiller dédié. Les fonds sélectionnés ciblent la transition énergétique, la tech à impact et l'économie circulaire (exemples : Tikehau Decarbonization Fund II, Lita Sobriété Juste).

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Investir en Private Equity

Le private equity comporte un risque de perte en capital significatif, voire totale. Les actifs sont illiquides. Le rendement cible n'est ni garanti ni contractuel. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Pourquoi 100 000 € peuvent rapporter 145 € ou 660 € par mois ? 

L'écart vu plus haut entre 145 € et 660 € par mois n'a rien d'anecdotique : il reflète quatre paramètres qui déterminent ce qu'un capital de 100 000 € peut réellement générer. Comprendre ces leviers permet de bâtir une stratégie cohérente avec ses objectifs.

Le couple rendement-risque, une règle non négociable

En finance, le rendement rémunère le risque pris. Un livret garanti par l'État offre 1,5 %, un fonds euros 2,65 %, des actions cotées 8 % en moyenne historique mais avec des années à -40 %. Cette hiérarchie n'est pas une coïncidence : elle traduit la prime exigée par l'investisseur pour accepter une perte possible. Personne n'investirait dans des actions volatiles si elles rapportaient autant qu'un livret sécurisé.

Concrètement, pour 100 000 € : viser plus de 300 € par mois implique d'accepter une part de risque de perte en capital. Refuser tout risque limite mécaniquement le rendement.

La durée d'investissement et les intérêts composés

À rendement égal, la durée change tout. Le mécanisme des intérêts composés, les gains qui produisent à leur tour des gains, provoque une croissance exponentielle du capital sur le long terme.

Décomposition de 100 000 € placés à 5 % par an sur 30 ans

Projection à rendement constant. La part des intérêts composés dépasse celle des intérêts simples à partir de la 25ᵉ année.

Intérêts composés Intérêts simples Capital initial (100 000 €)
Décomposition à 30 ans : 100 000 € de capital initial + 150 000 € d'intérêts simples + 182 194 € d'intérêts composés = 432 194 €.

Source : calculs Goodvest. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports non garantis présentent un risque de perte en capital.

Sur 30 ans, le capital initial est multiplié par plus de 4. Cet effet est précisément ce que l'on perd si l'on retire systématiquement les gains chaque mois pour se verser une rente immédiate. C'est l'arbitrage central de toute stratégie : capitaliser ou consommer.

Projections à rendement constant, hors fiscalité et frais. Les performances réelles peuvent varier significativement selon les marchés. Les supports non garantis présentent un risque de perte en capital.

La fiscalité, qui peut absorber jusqu'à 31,4 % des gains

Tous les revenus financiers ne sont pas taxés de la même manière. Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sont passés à 18,6 % pour la plupart des supports hors assurance-vie, ce qui porte le prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 31,4 % sur la majorité des placements (compte-titres, dividendes, intérêts bancaires non réglementés).

L'assurance-vie reste à 30 % de PFU sur les rachats avant 8 ans, et bénéficie après 8 ans d'un abattement annuel de 4 600 € sur les gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. Le PEA est totalement exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans (seuls les prélèvements sociaux subsistent). Le PER permet de déduire les versements du revenu imposable dans la limite des plafonds, l'imposition étant reportée à la sortie.

Pour 100 000 € rapportant 5 000 € de gains sur une année :

Enveloppe Impôt et prélèvements sociaux Gain net
Compte-titres ordinaire 1 570 € (PFU 31,4 %) 3 430 €
Assurance-vie < 8 ans 1 500 € (PFU 30 %) 3 500 €
Assurance-vie > 8 ans (sous abattement) 860 € (PS 17,2 % seuls) 4 140 €
PEA > 5 ans (hors retrait) 930 € (PS 18,6 %) 4 070 €

Le choix de l'enveloppe peut représenter plusieurs centaines d'euros par an sur des gains identiques. C'est l'un des leviers les plus négligés par les épargnants.

Les frais, un coût silencieux à long terme

Sur 30 ans, 1 point de frais annuel en moins représente environ 25 % de capital final supplémentaire. Les frais cumulés (frais de gestion du contrat, frais des fonds, frais d'arbitrage, frais de versement) peuvent atteindre 3 % à 4 % par an sur certains contrats bancaires traditionnels, contre 1,75 % à 1,95 % chez les acteurs en ligne comme Goodvest.

Sur un placement de 100 000 € à 6 % brut sur 20 ans :

  • Avec 2 % de frais annuels : capital final estimé à environ 215 000 €
  • Avec 3 % de frais annuels : capital final estimé à environ 175 000 €

Soit 40 000 € d'écart, à rendement brut identique.

À retenir : le rendement affiché ne dit qu'une partie de l'histoire. Pour évaluer ce que 100 000 € rapportent réellement, il faut raisonner net de frais, net de fiscalité, et sur un horizon cohérent avec ses objectifs.

Comment placer 100 000 euros pour générer un revenu mensuel ?

Générer un revenu mensuel à partir de 100 000 € peut prendre deux formes : retirer chaque mois une partie des gains (en acceptant de fluctuer avec les marchés), ou transformer le capital en rente viagère (en abandonnant la propriété du capital contre un versement garanti à vie). La majorité des épargnants choisissent une voie médiane : construire une allocation diversifiée qui combine sécurité et performance, puis effectuer des retraits programmés. Voici trois allocations types selon votre profil.

Ces allocations sont fournies à titre illustratif. Elles ne tiennent compte ni de votre situation patrimoniale, ni de votre fiscalité, ni de vos objectifs personnels. Tous les supports non garantis présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.

Allocation prudente : sécuriser avant de faire fructifier

Cette stratégie est adaptée aux épargnants qui souhaitent préserver leur capital tout en générant un revenu modeste. L'horizon recommandé reste de 5 ans minimum.

Support Part Rendement de référence* Estimation indicative mensuelle
Livrets réglementés (saturés) 35 000 € 1,5 à 2,5 % ≈ 50 €
Fonds euros assurance-vie 50 000 € 2,65 % à 3,26 % ≈ 110 à 136 €
SCPI (poche limitée) 15 000 € 4,91 % ≈ 61 €
Total 100 000 € ≈ 221 à 247 € par mois

Cette allocation préserve le capital à plus de 85 % via les supports garantis, tout en captant un peu de rendement immobilier. Le risque de perte global est faible, mais le rendement reste modeste par rapport à l'inflation. C'est l'arbitrage typique de l'épargne sécurisée.

Allocation équilibrée : performance et sécurité partagées

Cette stratégie est adaptée aux profils qui acceptent une volatilité modérée pour viser un rendement supérieur. L'horizon recommandé est de 8 ans minimum.

Support Part Rendement de référence* Estimation indicative mensuelle
Fonds euros assurance-vie 35 000 € 2,65 % à 3,26 % ≈ 77 à 95 €
SCPI ou SCI immobilière 25 000 € 4 à 5 % ≈ 83 à 104 €
ETF actions monde (PEA ou AV) 30 000 € ~8 % long terme Variable, ≈ 200 € en moyenne historique
Infrastructures vertes ou non-coté 10 000 € Objectif > 4 % ≈ 33 €
Total 100 000 € ≈ 390 à 430 € par mois en moyenne

Cette allocation tire parti des trois moteurs de performance : capital garanti, rendement immobilier, croissance actions. Le risque global est modéré mais non négligeable : sur une mauvaise année boursière, la poche actions peut afficher une baisse temporaire significative.

Allocation dynamique : viser la performance long terme

Cette stratégie convient aux épargnants disposant d'un horizon long (10 ans et plus) et acceptant des variations importantes de la valeur du capital. Elle vise une croissance forte plutôt qu'un revenu mensuel régulier.

Support Part Rendement de référence* Estimation indicative mensuelle
Fonds euros (poche défensive) 15 000 € 2,65 % à 3,26 % ≈ 33 à 41 €
SCI immobilière durable 15 000 € 4 à 5 % ≈ 50 à 63 €
ETF actions monde diversifiés 50 000 € ~8 % long terme Variable, ≈ 333 € en moyenne historique
Private equity / non-coté à impact 20 000 € Objectif 8 à 13 % Variable, illiquide
Total 100 000 € ≈ 550 à 600 € par mois en moyenne, avec forte volatilité

Sur 20 ans à 7 % annualisés en moyenne, ce type d'allocation pourrait théoriquement transformer 100 000 € en plus de 380 000 € si les gains sont intégralement réinvestis. Le revers : les années 2008 (-40 %) ou 2022 (-18 %) restent possibles, et le retrait régulier de gains aplatit fortement le potentiel de croissance.

Le choix de l'enveloppe fiscale change le résultat net

Quelle que soit l'allocation, le véhicule fiscal dans lequel elle est logée modifie significativement le revenu net perçu :

  • L'assurance-vie offre la souplesse de retraits partiels avec une fiscalité allégée après 8 ans (abattement annuel de 4 600 € sur les gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple). C'est l'enveloppe la plus polyvalente pour des retraits programmés.
  • Le PER (Plan d'Épargne Retraite) convient à un objectif de complément retraite avec déduction fiscale immédiate des versements. Les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite (hors cas légaux), mais l'avantage fiscal peut représenter plusieurs milliers d'euros pour un foyer fortement imposé.
  • Le PEA est idéal pour la poche actions : exonération totale d'impôt sur le revenu après 5 ans (seuls les prélèvements sociaux subsistent), dans la limite de 150 000 € de versements.
  • Le compte-titres ordinaire (CTO) offre la souplesse maximale mais la fiscalité la moins favorable (PFU à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 sur les gains).

Pour 100 000 €, la stratégie la plus efficace combine généralement plusieurs enveloppes : assurance-vie pour la souplesse, PEA pour la poche actions européennes, PER pour préparer sa retraite par capitalisation en diminuant ses impôts.

Et si vous placiez 100 000 euros dans la transition écologique ?

Investir 100 000 € en finance durable ne signifie plus arbitrer entre conviction et performance. Le fonds Euro Objectif Climat de Goodlife a servi 3,26 % en 2025, soit un niveau supérieur à la moyenne des fonds euros du marché (2,65 % selon l'ACPR), tout en étant le seul fonds en euros classé Article 9 SFDR, exclusivement investi dans la transition écologique (reforestation, agriculture régénératrice, mobilité électrique).

Cette logique s'étend à l'ensemble des solutions Goodvest : sélection d'ETF sectoriels Article 8 et 9, SCI immobilière durable (coliving, logements solidaires), Infrastructures Vertes (Eiffel Investment Group, labellisé Greenfin) et accès au private equity à impact via la Gestion Privée. Toutes les allocations excluent strictement les énergies fossiles et sont compatibles avec l'Accord de Paris, sur la base de la méthodologie scientifique Carbon4 Finance.

Pour 100 000 €, plusieurs portes d'entrée existent : l'assurance-vie Goodvie (100 % unités de compte), l'assurance-vie Goodlife (avec fonds euros climat), ou le PER Goodvest pour déduire les versements de votre revenu imposable. Toutes ces enveloppes intègrent l'option immobilier durable et infrastructures vertes selon votre profil.

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Antoine Lagadec
Rédacteur spécialisé Finance et Juridique

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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