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Assurance-vie et succession : comment transmettre à ses enfants ?

Assurance-vie et succession : comment transmettre à ses enfants ?

Selon la façon dont vous l'organisez, la même assurance-vie peut transmettre un capital à vos enfants sans aucun droit de succession, ou leur laisser une facture de plusieurs dizaines de milliers d'euros. La différence tient à quelques décisions prises bien avant la succession : quand verser, qui désigner, et s'il vaut mieux donner dès aujourd'hui.

L’essentiel

Pour transmettre à ses enfants, l'assurance-vie permet à chaque parent de leur verser jusqu'à 152 500 € chacun exonérés de fiscalité successorale, sur les sommes versées avant ses 70 ans, en plus de l'abattement de 100 000 € par enfant (et par parent) de la succession classique.

  • Après 70 ans, seuls les versements sont taxés au-delà de 30 500 €, et les gains qu'ils produisent échappent entièrement aux droits de succession.
  • Une clause bénéficiaire démembrée protège le conjoint survivant tout en évitant une seconde taxation du capital à son décès.
  • Pour transmettre de son vivant, chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans, et placer cette somme sur une assurance-vie ouverte au nom de l'enfant.

Assurance-vie “hors succession” : qu’est ce que cela change pour vos enfants ?

Au décès de l'assuré, le capital d'une assurance-vie n'est pas partagé selon les règles de l'héritage : l'assureur le verse directement aux personnes désignées dans la clause bénéficiaire. Le Code des assurances précise en effet que ces sommes ne font pas partie de la succession.

Pour une transmission à vos enfants, cela a trois conséquences concrètes :

  • Une répartition libre. Vous n'êtes pas tenu par les parts prévues par la loi : vous pouvez partager le capital à parts égales ou inégales entre vos enfants.
  • Un versement direct. Chaque bénéficiaire perçoit sa part auprès de l'assureur, sans attendre le règlement du reste de la succession.
  • Une fiscalité propre. Le capital relève d'un régime spécifique, plus favorable que les droits de succession, qui dépend de l'âge auquel vous avez effectué vos versements.
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Combien transmettre à ses enfants par assurance-vie sans droits de succession ?

La fiscalité du capital transmis dépend d'une date pivot : les 70 ans de l'assuré au moment de chaque versement. C'est l'âge au versement qui compte, et non l'âge au décès : une somme versée à 65 ans conserve son régime même si le décès survient à 90 ans.

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Lire aussi : Assurance vie 70 ans révolus : quelles conséquences ?

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Selon la doctrine de l'administration fiscale (Bofip, version en vigueur depuis le 30 mars 2023), les deux régimes se comparent ainsi :

Fiscalité des versements avant et après 70 ans
Critère Versements avant 70 ans Versements après 70 ans
Abattement 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats du même assuré confondus 30 500 € au total, partagés entre tous les bénéficiaires et tous les contrats
Ce qui est taxé Le capital transmis, versements et gains compris Les versements seulement, les gains sont exonérés de droits
Taxation au-delà de l'abattement 20 % jusqu'à 700 000 € de part taxable, puis 31,25 % Droits de succession selon le lien de parenté, avec l'abattement de 100 000 € par enfant s'il reste disponible

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Chaque euro versé avant 70 ans bénéficie donc d'un abattement bien plus large, tandis que les versements plus tardifs conservent l'avantage d'exonérer les gains qu'ils produisent.

Bon à savoir : si vous désignez votre conjoint ou votre partenaire de PACS, il est exonéré de toute taxation sur le capital reçu, quel que soit l'âge auquel vous avez effectué vos versements.

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Lire aussi : Tableau fiscalité assurance-vie succession avant/après 70 ans

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Versements avant 70 ans : 152 500 € par enfant, et par parent

Chaque enfant désigné bénéficie d'un abattement de 152 500 € sur le capital qu'il reçoit au titre des versements effectués avant 70 ans. Cet abattement s'apprécie par assuré (le parent sur la tête duquel le contrat est souscrit) : il couvre tous les contrats de ce parent.

Si chacun des deux parents détient ses propres contrats, un enfant peut donc recevoir 152 500 € de chacun d'eux, soit 305 000 € au total, sans prélèvement.

Au-delà, le prélèvement est de 20 % jusqu'à 700 000 € de part taxable (soit jusqu'à 852 500 € reçus), puis de 31,25 %. Un enfant qui reçoit 200 000 € d'un contrat alimenté avant 70 ans paie ainsi 9 500 € (20 % de 47 500 €).

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Un abattement qui s'ajoute aux 100 000 € de la succession

L'abattement de l'assurance-vie ne se confond pas avec celui de la succession classique : il s'y ajoute. Sur le reste du patrimoine (résidence, comptes, placements), chaque enfant conserve son abattement de 100 000 € par parent.

Prenons, à titre illustratif, un parent veuf, deux enfants, 300 000 € sur une assurance-vie alimentée avant 70 ans et 200 000 € d'autres biens, sans donation consentie dans les 15 ans précédant le décès. Avec le barème des droits de succession en ligne directe en vigueur en 2026 :

Transmission avec ou sans assurance-vie
Critère Avec l'assurance-vie Si tout passait par la succession
Reçu par chaque enfant 150 000 € d'assurance-vie et 100 000 € d'héritage 250 000 € d'héritage
Part taxable par enfant 0 € (150 000 € sous l'abattement de 152 500 €, 100 000 € sous l'abattement de 100 000 €) 150 000 € après abattement
Droits par enfant 0 € 28 194 €
Total pour les deux enfants 0 € 56 389 €

Le même patrimoine se transmet ici sans droits, parce que la part d'assurance-vie de chaque enfant reste sous l'abattement de 152 500 € et sa part d'héritage sous celui de 100 000 €.

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Versements après 70 ans : 30 500 € à partager, mais des gains exonérés de droits

Après 70 ans, deux règles changent :

  • Un abattement plus réduit : 30 500 € au total, à partager entre tous vos bénéficiaires et tous vos contrats (soit 15 250 € par enfant si vous en désignez deux à parts égales). Au-delà, les versements sont soumis aux droits de succession (et peuvent notamment profiter de l’abattement de 100 000 € non consommé sur les successions classiques).
  • Des gains exonérés : seuls les versements sont taxés. Les intérêts et plus-values qu'ils produisent échappent aux droits de succession, quel que soit leur montant.

‍Bon à savoir : ces gains restent soumis aux prélèvements sociaux, dus au décès sur les gains des unités de compte (supports investis sur les marchés financiers) qui ne les ont pas encore supportés.

Cette exonération ouvre une piste d'optimisation : réserver aux versements après 70 ans les supports les plus dynamiques.

Allocation selon l'âge des versements
Critère Versements avant 70 ans Versements après 70 ans
Sort des gains S'imputent sur l'abattement de 152 500 € Exonérés de droits, sans plafond
Allocation cohérente avec cette logique Plus prudente Supports au potentiel de croissance plus élevé (unités de compte investies en actions, par exemple)

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Cette répartition suppose deux conditions :

  • Un contrat distinct pour les versements après 70 ans, afin que la répartition des supports suive bien celle des régimes fiscaux.
  • Un horizon et une tolérance au risque compatibles : les unités de compte présentent un risque de perte en capital, et au-delà de 70 ans l'horizon peut être court (même si on vous souhaite une longue et belle vie).

En cas de baisse, la fiscalité n'aggrave pas la perte : si le capital au décès est inférieur aux versements, c'est ce capital, et non le montant versé, qui sert au calcul des droits.

Clause bénéficiaire assurance-vie : comment désigner ses enfants ?

Ces abattements supposent une clause bénéficiaire valide. Sans bénéficiaire désigné, ou si tous les bénéficiaires sont décédés avant vous sans relais prévu, le capital retombe dans la succession : il est partagé selon les règles légales et taxé comme le reste du patrimoine, sans l'abattement de 152 500 €. La rédaction de la clause est donc la première chose à vérifier.

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La formule « mes enfants, nés ou à naître, vivants ou représentés »

La plupart des contrats proposent une clause type qui désigne le conjoint, puis les enfants, puis les héritiers. Pour désigner vos enfants, la formulation la plus couramment employée est : « mes enfants, nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales entre eux ».

Chaque élément a une fonction :

  • « nés ou à naître » inclut un enfant qui naîtrait ou serait adopté après la rédaction de la clause ;
  • « vivants ou représentés » transmet la part d'un enfant décédé avant vous, ou qui renonce au bénéfice du contrat, à ses propres enfants ;
  • « par parts égales entre eux » fixe la répartition.

Une désignation nominative (nom, prénom, date de naissance) facilite l'identification des bénéficiaires, mais fige la liste : un enfant né après sa rédaction n'y figure pas tant que vous ne l'avez pas modifiée.

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Prévoir un bénéficiaire à défaut et répartir en pourcentages

Terminez la clause par un bénéficiaire de dernier rang, en général « à défaut, mes héritiers », pour que le capital ne se retrouve jamais sans destinataire.

Si vous souhaitez une répartition inégale, exprimez-la en pourcentages plutôt qu'en euros. Le capital évolue avec les versements, les gains et les retraits : un montant fixe laisserait un reliquat non attribué ou deviendrait impossible à honorer.

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La clause se modifie à tout moment, par simple courrier à l'assureur. Elle mérite d'être relue à chaque événement familial :

  • mariage, PACS ou divorce ;
  • naissance ou adoption ;
  • décès d'un bénéficiaire ;
  • recomposition familiale, lorsque des enfants sont issus d'unions différentes.

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Avantager un enfant : ce que permet l'assurance-vie, et sa limite

Parce qu'elle est hors succession, l'assurance-vie échappe en principe à la réserve héréditaire, c'est-à-dire à la part du patrimoine que la loi garantit à chaque enfant. Vous pouvez donc désigner un seul de vos enfants, ou lui attribuer une part plus importante, par exemple pour compenser une aide déjà apportée à un autre.

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La limite tient aux primes manifestement exagérées. Si les sommes versées sont disproportionnées au regard de vos facultés au moment du versement (âge, patrimoine, revenus, utilité du contrat pour vous), les autres héritiers peuvent en demander la réintégration dans la succession. Les versements importants effectués tard dans la vie, ou qui absorbent l'essentiel d'un patrimoine, sont les plus exposés.

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Clause bénéficiaire démembrée : protéger son conjoint et transmettre à ses enfants

La clause type (« mon conjoint, à défaut mes enfants ») protège bien le conjoint survivant, qui reçoit tout le capital sans taxation. Mais elle reporte la transmission aux enfants au second décès, où ce capital, s'il n'a pas été dépensé, entre dans la succession du conjoint et supporte les droits de succession. La clause démembrée évite cette seconde taxation.

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Comment fonctionne la clause démembrée ?

La clause désigne : 

  • le conjoint pour l'usufruit (le droit d'utiliser le capital) 
  • les enfants pour la nue-propriété (le droit de le récupérer à terme). 

Au décès, le conjoint reçoit la totalité du capital en quasi-usufruit : il peut l'utiliser librement, y compris le dépenser.

En contrepartie, les enfants détiennent une créance de restitution égale au capital, qu'ils feront valoir sur la succession du conjoint à son décès. Cette créance est déduite de sa succession : le capital parvient ainsi aux enfants sans nouvelle taxation.

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Un abattement partagé avec le conjoint dès le premier décès

La contrepartie se paie au premier décès. Pour la fiscalité de l'assurance-vie, le capital est réparti entre usufruit et nue-propriété selon un barème qui dépend de l'âge du conjoint usufruitier (article 669 du CGI) :

  • 61 à 70 ans : usufruit 40 %, nue-propriété 60 % ;
  • 71 à 80 ans : usufruit 30 %, nue-propriété 70 % ;
  • 81 à 90 ans : usufruit 20 %, nue-propriété 80 %.

L'abattement de 152 500 € est réparti dans les mêmes proportions entre le conjoint et chaque enfant. Le conjoint étant exonéré, sa fraction d'abattement est perdue : selon l'administration fiscale, elle ne profite pas aux autres bénéficiaires. Chaque enfant ne dispose donc que d'une partie de l'abattement.

Prenons un contrat de 400 000 €, alimenté avant 70 ans, un conjoint de 72 ans et deux enfants :

  • chaque enfant reçoit une nue-propriété de 140 000 € (70 % de 400 000 €, partagés en deux) ;
  • son abattement est de 106 750 € (70 % de 152 500 €) ;
  • il paie un prélèvement de 6 650 € (20 % de 33 250 €), alors qu'il ne perçoit rien immédiatement.

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Au second décès, la créance de restitution efface la taxation

À titre illustratif, en supposant le capital intact au second décès, aucun autre patrimoine et des abattements de succession entièrement disponibles, les deux clauses se comparent ainsi sur l'ensemble des deux décès :

Clause type ou clause démembrée
Étape Clause type : « mon conjoint, à défaut mes enfants » Clause démembrée : conjoint usufruitier, enfants nus-propriétaires
Premier décès, conjoint Reçoit 400 000 €, exonéré Reçoit 400 000 € en quasi-usufruit, exonéré
Premier décès, chaque enfant Rien à payer, rien reçu 6 650 € de prélèvement
Second décès, chaque enfant Hérite de 200 000 €, 18 194 € de droits Créance de 200 000 € déduite de la succession, aucun droit sur ce capital
Total pour les deux enfants 36 389 € 13 300 €

La clause démembrée coûte donc un prélèvement au premier décès, mais évite l'essentiel de la taxation au second.

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Avec la clause type, le conjoint pourrait réduire l'écart en replaçant le capital sur sa propre assurance-vie. Mais à 72 ans, ses versements relèveraient du régime des versements après 70 ans, avec un abattement de 30 500 € seulement.

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Assurance-vie au nom de son enfant : transmettre de son vivant

La clause bénéficiaire a une limite structurelle : vos enfants ne perçoivent rien avant votre décès. Pour transmettre plus tôt, la voie est la donation, et l'assurance-vie ouverte au nom de l'enfant est l'un des supports possibles pour la recevoir.

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Donner jusqu'à 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans

Comme nous l’avons évoqué, chaque parent peut donner 100 000 € à chacun de ses enfants sans droits de donation. Cet abattement se reconstitue au bout de 15 ans : un parent qui donne 100 000 € à la naissance de son enfant peut à nouveau lui donner 100 000 € en franchise de droits quinze ans plus tard.

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Il s'agit du même abattement que celui de la succession. Une donation de moins de 15 ans au moment du décès est « rappelée » (réintégrée dans le calcul) : elle réduit d'autant l'abattement disponible dans la succession. Donner tôt permet justement de sortir de cette fenêtre et de retrouver un abattement complet.

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Bon à savoir : il est recommandé de déclarer le don à l'administration fiscale, pour en établir la date et le montant.

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Enfant mineur : le don familial de 31 865 € n'est possible qu'à partir de 18 ans

Un second dispositif permet de donner 31 865 € supplémentaires en sommes d'argent, en franchise de droits. Il est réservé aux donateurs de moins de 80 ans et aux bénéficiaires âgés de 18 ans révolus ou émancipés. Il doit être déclaré dans le mois qui suit le don (en ligne depuis le 1er janvier 2026), faute de quoi l'exonération est perdue. 

Pour un enfant mineur, seul l'abattement de 100 000 € par parent est donc mobilisable. Le don familial viendra s'y ajouter à sa majorité.

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Lire aussi : Comment faire une donation à un enfant mineur ?

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L'argent donné appartient à l'enfant : ce qui se passe à sa majorité

Une donation est irrévocable. Les sommes placées sur le contrat de l'enfant lui appartiennent : vous ne pouvez pas les récupérer, et vous les administrez pour son compte jusqu'à ses 18 ans. À sa majorité, il en dispose librement.

Pour encadrer cet usage, la donation peut être accompagnée d'un pacte adjoint, qui fixe des conditions à l'utilisation des fonds : interdiction de retrait avant un certain âge, ou retraits réservés à des projets définis (études, achat d'un logement). Les clauses qui rendent les fonds indisponibles doivent être temporaires et justifiées par un intérêt sérieux et légitime ; en pratique, la limite retenue se situe souvent autour de 25 ans.

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Pourquoi placer la donation sur une assurance-vie plutôt que sur un livret ou un compte-titres ?

Une fois la somme donnée, reste à choisir où la placer. Pour un horizon qui se compte en années, voire en décennies, les trois options courantes ne jouent pas le même rôle

Placements pour un enfant
Livret A Compte-titres Assurance-vie au nom de l'enfant
Montant Plafonné Sans plafond Sans plafond
Placement Épargne réglementée, rémunération fixée par les pouvoirs publics Actions, obligations, fonds Fonds en euros et/ou unités de compte
Fiscalité des gains Exonérés Imposés à chaque cession ou distribution, sans avantage lié à la durée Pas d'impôt sur le revenu tant qu'ils restent dans le contrat, fiscalité allégée des retraits après 8 ans
Ancienneté fiscale Sans objet Sans objet Court dès l'ouverture, au profit de l'enfant
Risque de perte en capital Non Oui Oui sur les unités de compte

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L'avantage principal de l'assurance-vie tient à l'ancienneté fiscale : un contrat ouvert tôt aura souvent plus de 8 ans quand l'enfant aura besoin des fonds, ce qui lui permettra de retirer ses gains dans un cadre fiscal allégé.

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Cet horizon long est aussi celui qui se prête le mieux aux unités de compte. Leur capital n'est pas garanti, mais sur quinze ans ou plus, les fluctuations de marché peuvent avoir le temps de se lisser, tout en profitant du potentiel de rendement supérieur des marchés financiers (mais attention le risque ne disparaît pas pour autant !).

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Donation ou assurance-vie pour transmettre à ses enfants : comment combiner les deux ?

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Donner tôt ou garder la main : le vrai arbitrage

La donation et la clause bénéficiaire répondent à deux logiques complémentaires, dont les abattements s'additionnent :

  • La donation transmet tôt, mais vous dessaisit. Les sommes appartiennent immédiatement à l'enfant, et l'abattement se recharge tous les 15 ans.
  • La clause bénéficiaire vous laisse la main. L'épargne reste la vôtre et disponible jusqu'au bout, mais vos enfants n'en profitent qu'à votre décès.

Conseil de Goodvest : ne donnez que des sommes dont vous êtes certain de ne pas avoir l'usage, puisqu'une donation ne se reprend pas. La part que vous souhaitez garder disponible trouve sa place sur votre propre assurance-vie, idéalement alimentée avant vos 70 ans.

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Ce qu'un couple avec deux enfants peut transmettre sans droits

Leviers de transmission sans droits
Levier Montant transmissible sans droits Condition
Donations 400 000 € (100 000 € par parent et par enfant) Renouvelable tous les 15 ans
Dons familiaux de sommes d'argent 127 460 € (31 865 € par parent et par enfant) Enfants majeurs, parents de moins de 80 ans, renouvelable tous les 15 ans
Assurance-vie, versements avant 70 ans 610 000 € (152 500 € par parent et par enfant) Capital issu des versements effectués avant 70 ans
Assurance-vie, versements après 70 ans 61 000 € de versements (30 500 € par parent), gains exonérés de droits Abattement global par parent, à partager
Succession 400 000 € (100 000 € par parent et par enfant) Abattement non consommé par une donation de moins de 15 ans*

*Attention au rappel fiscal : si une donation consommant la totalité de l’abattement a été réalisée dans les 15 ans précédant le décès, vos enfants ne pourront pas en profiter lors de la succession.

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Ces montants, donnés à titre illustratif hors prélèvements sociaux et hors cas particuliers (enfant en situation de handicap, par exemple), se cumulent, à une exception près : donations et succession puisent dans le même abattement.

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Les assurances-vie responsable de Goodvest pour transmettre à vos enfants

Nos contrats couvrent les deux leviers décrits dans cet article :

  • Pour transmettre au décès, Goodvie et Goodlife, nos deux assurances-vie multisupports, associent un fonds en euros et des unités de compte, et se prêtent à la clause bénéficiaire de votre choix, y compris démembrée. 
  • Pour transmettre de son vivant, Goodvest Kids est une assurance-vie ouverte au nom de votre enfant mineur, pour recevoir les sommes que vous lui donnez.

Ces contrats sont conçus pour être compatibles avec l'Accord de Paris : ils prennent en compte le réchauffement climatique dans le choix des supports et orientent votre épargne vers des solutions durables (transition écologique, solutions climatiques, accès à l'eau, forêts, santé). Pour une épargne destinée à vos enfants, dont l'horizon se compte en décennies, c'est une manière de préparer leur avenir financier tout en finançant un monde plus agréable à vivre pour eux, et de tenir compte d'un risque climatique qui peut peser sur les placements à cet horizon. 

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Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil personnalisé en investissement, fiscal ou juridique. Elles reflètent les règles en vigueur en septembre 2026, susceptibles d'évoluer. Les exemples chiffrés sont donnés à titre illustratif. Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour une situation patrimoniale ou familiale complexe, nous vous recommandons de consulter un notaire.

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Rédacteur spécialisé Finance et Juridique
Antoine Lagadec

Juriste d’affaires et économiste de formation, Antoine Lagadec rédige des contenus pédagogiques sur l’investissement, l’épargne et l’immobilier afin d’aider les épargnants à mieux comprendre leurs options et à construire une stratégie d’investissement adaptée à leurs objectifs.

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