Combien rapportent 300 000 euros placés par mois ?

Un héritage, la vente d'un bien, une épargne patiemment accumulée : se retrouver avec 300 000 € à placer est une chance, mais aussi une responsabilité. À ce niveau, chaque décision compte vraiment : un point de rendement, un point de fiscalité ou cinq ans d'horizon ne se chiffrent plus en dizaines d'euros, mais en dizaines de milliers. Faut-il viser un revenu mensuel immédiat ou faire grossir le capital ? Sécuriser ou dynamiser ? Cet article vous donne des repères clairs, des montants concrets et un simulateur pour comparer les options selon votre profil.

Simulateur comparatif de placement de 300 000 euros
Combien rapporteraient vos 300 000 € placés ?
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Hypothèses et limites — Simulation théorique à rendement constant intégrant la capitalisation des intérêts. Les résultats sont bruts de fiscalité et de prélèvements sociaux. Tous les taux affichés sont susceptibles d'évoluer dans le temps : le taux du Livret A est révisé chaque semestre par la Banque de France ; le rendement du fonds en euros est recalculé chaque année par l'assureur ; les performances des portefeuilles Goodvie varient selon les marchés financiers. La projection à taux constant constitue donc un repère pédagogique, et non une prévision. La performance Goodvie du 01/01/2010 au 19/07/2021 est backtestée sur la base de l'allocation mise en place en juillet 2021 ; à partir du 19/07/2021, il s'agit de la performance réelle du portefeuille. Performances nettes des frais de gestion Goodvest, des frais administratifs et des supports sous-jacents. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte.
Combien rapportent 300 000 € par mois selon le placement ?
À 300 000 €, on quitte le terrain de l'épargne d'appoint pour entrer dans celui de la stratégie patrimoniale. Ce capital ouvre l'accès à des classes d'actifs fermées aux montants plus modestes (private equity, démembrement de SCPI, gestion privée) et rend le choix de l'enveloppe fiscale décisif : à ce niveau, un simple point de rendement ou de fiscalité représente plusieurs milliers d'euros par an. Voici, support par support, ce que 300 000 € peuvent générer sur la base des rendements 2025.
| Support | Donnée de référence | Estimation indicative mensuelle* | Risque | Capital |
| Livret A (plafond 22 950 €) | Taux 1,5 % au 1er février 2026 | ≈ 28 € | Très faible | Garanti par l'État |
| Fonds euros assurance-vie | Rendement moyen 2025 : 2,65 % (ACPR) | ≈ 663 € | Faible | Garanti par l'assureur |
| Fonds Euro Objectif Climat (Goodlife) | Rendement 2025 : 3,26 % | ≈ 815 € | Faible | Garanti à 98 % hors frais |
| SCPI | Taux de distribution moyen 2025 : 4,91 % (ASPIM-IEIF) | ≈ 1 228 € | Moyen, non garanti | Non garanti |
| ETF actions monde | Performance annualisée long terme : ~8 % en EUR (1990-2025, MSCI) | Variable selon les années (gains ou pertes) | Élevé | Non garanti |
| Private equity / non-coté | Moyenne annualisée 2014-2023 : 13,3 % (France Invest / EY) | Variable, illiquide | Très élevé | Non garanti |
*Estimations indicatives calculées à partir des rendements ou taux de distribution constatés. Ces chiffres ne constituent ni une promesse de rendement, ni une garantie de performance future. Les supports en unités de compte et non cotés présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement.
L'écart est frappant : du simple au quintuple entre le fonds euros moyen et la SCPI, et bien davantage si l'on intègre les actions sur le long terme. Mais ces montants bruts ne préjugent pas du revenu réellement perçu. Trois filtres s'appliquent ensuite :
- la durée (les intérêts composés transforment radicalement le résultat à 15-20 ans),
- la fiscalité (jusqu'à 31,4 % de prélèvements sur les supports hors enveloppe depuis 2026),
- la volatilité des supports non garantis, qui interdit de raisonner comme si la rente tombait chaque mois à l'identique.
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Lire aussi : Devenir investisseur : Comment bien investir quand on est débutant ?
300 000 € sur un livret bancaire : le piège de l'épargne qui dort
C'est le réflexe le plus courant après un héritage ou une vente immobilière : laisser les fonds sur un livret, « le temps de voir ». À 300 000 €, ce réflexe a un coût mesurable.
Le problème tient d'abord aux plafonds. Depuis le 1er février 2026, le Livret A rapporte 1,5 % (plafond 22 950 €), le LDDS 1,5 % (12 000 €) et le LEP 2,5 % (10 000 €, sous conditions de revenus). Même un couple éligible au LEP ne peut loger que 89 900 € sur l'ensemble des livrets réglementés, soit moins d'un tiers de 300 000 €.
Estimation indicative pour 300 000 € (couple éligible au LEP) :
| Livret | Plafond individuel | Taux | Gain annuel | Gain mensuel |
| Livret A (×2) | 22 950 € × 2 | 1,5 % | 688 € | 57 € |
| LDDS (×2) | 12 000 € × 2 | 1,5 % | 360 € | 30 € |
| LEP (×2) | 10 000 € × 2 | 2,5 % | 500 € | 42 € |
| Solde sur livret non réglementé | 210 100 € | ~2 % brut | 4 202 € | 350 € |
| Total | 300 000 € | — | 5 750 € | ≈ 480 € |
Le solde de 210 100 € atterrit sur un livret bancaire non réglementé, fiscalisé au prélèvement forfaitaire unique (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis 2026). Une fois cette flat tax appliquée, ces 350 € mensuels bruts tombent à environ 240 € nets. Et surtout, avec une inflation autour de 2 %, le rendement réel de cette poche est quasi nul : votre pouvoir d'achat stagne pendant que le capital, lui, ne travaille pas.
Pour une personne seule non éligible au LEP, le constat est plus sévère encore : l'enveloppe réglementée plafonne à 34 950 €, soit à peine plus de 10 % du capital.
Conseil de Goodvest : conservez l'équivalent de 6 à 12 mois de dépenses sur un Livret A pour les imprévus. Au-delà, immobiliser 300 000 € sur des livrets revient à accepter une érosion silencieuse, la quasi-totalité de ce capital gagne à être orientée vers des supports plus rémunérateurs.
300 000 € sur un fonds euros : à ce niveau, le choix du contrat se chiffre en milliers d'euros
Le fonds en euros séduit par sa sécurité : capital garanti par l'assureur, intérêts définitivement acquis chaque année grâce à l'effet cliquet, et fiscalité de l'assurance-vie allégée après 8 ans. Sur 300 000 €, il constitue une brique défensive solide.
Selon l'ACPR, le rendement moyen 2025 s'établit à 2,65 %, stable pour la troisième année consécutive. Appliqué à 300 000 €, cela donne 7 950 € par an, soit 663 € par mois bruts de fiscalité.
Là où le palier 300 000 € change la donne, c'est sur l'écart entre contrats. Sur de petits montants, la différence de taux passe inaperçue ; ici, elle devient un vrai sujet :
| Profil de fonds euros | Rendement 2025 | Gain annuel brut sur 300 000 € | Par mois |
| Fonds euros bancaire traditionnel | ~1,8 % à 2,2 % | 5 400 € à 6 600 € | 450 € à 550 € |
| Moyenne du marché (ACPR) | 2,65 % | 7 950 € | ≈ 663 € |
| Fonds Euro Objectif Climat (Goodlife) | 3,26 % | 9 780 € | ≈ 815 € |
Entre un fonds euros bancaire à 2 % et le Fonds Euro Objectif Climat de Spirica à 3,26 % (disponible dans Goodlife), l'écart atteint près de 3 800 € par an sur 300 000 €, à sécurité comparable. Sur dix ans, en réinvestissant les intérêts, la différence dépasse 40 000 €. Le choix du contrat n'est donc pas un détail de confort, mais un arbitrage financier de premier ordre.
300 000 € sur des SCPI : environ 1 228 € par mois, et des leviers réservés aux capitaux conséquents
Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (« pierre-papier ») permettent d'investir dans un parc immobilier diversifié (bureaux, commerces, logistique, santé) sans gestion en direct. Les loyers sont reversés aux porteurs de parts, en général chaque trimestre.
Selon l'ASPIM-IEIF, le taux de distribution moyen 2025 atteint 4,91 %, en hausse de 0,19 point sur un an. Sur 300 000 €, cela représente 14 730 € de revenus par an, soit 1 228 € par mois bruts de fiscalité, le rendement courant le plus élevé parmi les supports accessibles sans prise de risque actions.
Attention toutefois à ne pas confondre distribution et performance globale. Une SCPI peut verser 5 % de loyers tout en voyant le prix de ses parts reculer : en 2025, la performance globale moyenne ressort à 1,46 %, avec un grand écart entre les meilleures (+15,27 %) et les plus fragiles (-41,53 %). La sélection fait toute la différence.
Points de vigilance :
- Liquidité réduite : la revente peut prendre plusieurs semaines à plusieurs mois, voire être bloquée en cas de tensions sur le marché secondaire
- Frais de souscription : souvent 8 à 12 % du montant investi, à amortir sur 8 à 10 ans minimum
- Fiscalité : en détention directe, revenus fonciers imposés au barème de l'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux, ce qui pénalise lourdement les TMI à 30 % ou 41 %
Lire aussi : SCPI : avis et conseils pour bien investir
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Investir en SCPI comporte un risque de perte en capital. Le rendement et la valeur des parts ne sont pas garantis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
300 000 € sur des ETF actions monde : le meilleur potentiel long terme, mais une rente à manier avec méthode
Les ETF (Exchange Traded Funds) répliquent un indice boursier à frais réduits. Le MSCI World, référence des actions mondiales, regroupe environ 1 500 grandes entreprises de 23 pays développés : un ETF MSCI World vous rend actionnaire indirect d'Apple, Microsoft, LVMH ou Nestlé en une seule ligne.
Sur 1990-2025, le MSCI World affiche +8,1 % par an en EUR, dividendes réinvestis, krachs de 2000, 2008 et 2020 inclus. Sur 300 000 €, cela représente, à titre indicatif et hors fiscalité, de l'ordre de 2 000 € par mois en moyenne lissée. Mais cette moyenne masque une réalité brutale : -41 % en 2008, -18 % en 2022, puis +25 % en 2009. 8 % par an ne veut jamais dire 8 % chaque année.
C'est là que se joue la vraie difficulté à 300 000 € : transformer ce capital en revenu régulier. Retirer une somme fixe tous les mois d'un portefeuille actions expose au risque de séquence de rendements. Si un krach survient en début de phase de retrait, vous vendez à bas prix et le capital s'épuise bien plus vite que ne le laisserait penser le rendement moyen. Pour limiter ces impondérables vous pouvez adopter plusieurs stratégies dont :
- La règle des 4 % (mouvement FIRE) : retirer 4 % par an, soit ici 12 000 € annuels ou 1 000 € par mois, montant calibré pour préserver le capital sur le long terme dans un portefeuille diversifié. 300 000 € est précisément le capital qui génère 1 000 €/mois selon cette règle.
- La sécurisation progressive : conserver 2 à 3 ans de retraits sur des supports garantis (fonds euros, livret) pour ne jamais être contraint de vendre des actions en pleine baisse.
- Une diversification adaptée : afin de limiter la volatilité, mieux vaut diversifier avec d’autres classes d’actifs plus stables et non corrélées comme des SCPI, des obligations et un fonds en euros (selon vos objectifs). L’assurance-vie est un contrat idéal pour diversifier facilement dans un cadre fiscal avantageux !
Lire aussi : Quels sont les meilleurs ETF en 2026 ?
Spécificité Goodvest : les contrats d’assurance-vie Goodvie et Goodlife proposent une sélection d'ETF durables (Article 8 et 9) répartis sur 7 thématiques alignées avec l'Accord de Paris, avec exclusion stricte des énergies fossiles.
Investir en actions présente un risque de perte en capital pouvant être significatif. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
300 000 € sur du private equity : un palier qui débloque enfin cette classe d'actifs
Le private equity (capital-investissement) consiste à financer des entreprises non cotées via des fonds spécialisés (FCPR, FPCI, fonds professionnels). Longtemps réservé aux institutionnels, il s'ouvre aux particuliers, mais avec un ticket d'entrée généralement fixé à 100 000 €. C'est tout l'intérêt du palier 300 000 € : il devient possible d'y consacrer une poche significative sans y immobiliser l'ensemble de son patrimoine, là où 100 000 € imposaient de tout concentrer sur une seule classe d'actifs illiquide.
Sur 2014-2023, le private equity français a délivré une performance annualisée moyenne de 13,3 % (France Invest / EY), devant le CAC 40 (10,5 %), l'immobilier (4,7 %) et les hedge funds (2,2 %). De quoi rehausser le rendement global d'un patrimoine, à condition d'en accepter les contraintes.
Ce qu'il faut intégrer avant d'investir :
- Illiquidité totale : capital bloqué 8 à 10 ans, sans sortie anticipée. Parler de « rendement mensuel » n'a ici aucun sens : le gain se matérialise à la sortie
- Risque de perte en capital significatif, voire total sur certains fonds
- Forte dispersion : l'écart entre les meilleurs fonds et les autres est considérable, d'où l'importance de la sélection
- Dimensionnement : même à 300 000 €, il reste prudent de plafonner cette poche à environ un tiers du patrimoine, le reste assurant la liquidité
Concrètement, une allocation de 60 000 à 100 000 € en private equity sur un capital de 300 000 € permet de capter ce potentiel tout en gardant 200 000 € mobilisables sur des supports plus souples.
Bon à savoir : la Gestion Privée Goodvest donne accès à une sélection de fonds de private equity à impact dès 100 000 €, avec un conseiller dédié. Les fonds ciblent la transition énergétique, la tech à impact et l'économie circulaire (exemples : Tikehau Decarbonization Fund II, Lita Sobriété Juste).
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Le private equity comporte un risque de perte en capital significatif, voire totale. Les actifs sont illiquides. Le rendement cible n'est ni garanti ni contractuel. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Pourquoi 300 000 € peuvent rapporter 480 € ou 2 000 € par mois ?
L'écart vu plus haut (de moins de 500 € à plus de 2 000 € par mois) ne tient pas au hasard. Il dépend de quatre leviers, et la particularité d'un capital de 300 000 € est que chacun d'eux joue à grande échelle : un point de fiscalité, un point de frais ou cinq ans d'horizon ne représentent plus quelques dizaines d'euros, mais des dizaines de milliers d'euros sur la durée. À ce niveau de patrimoine, ce sont ces leviers, plus que le choix du support lui-même, qui font la différence.
Le couple rendement-risque, une règle non négociable
En finance, le rendement rémunère le risque. Un livret garanti par l'État offre 1,5 %, un fonds euros 2,65 %, des actions cotées 8 % en moyenne historique, mais avec des années à -40 %. Cette hiérarchie traduit la prime exigée par l'investisseur pour accepter une perte possible : personne ne prendrait le risque des actions si elles rapportaient autant qu'un livret sécurisé.
Sur 300 000 €, cet arbitrage se lit en euros sonnants. Viser une rente supérieure à 1 000 € par mois suppose mécaniquement d'exposer une part du capital au risque de perte. À l'inverse, tout sécuriser plafonne le revenu autour de 660 € par mois (fonds euros moyen), un montant que l'inflation grignote presque intégralement. La bonne nouvelle, c'est qu'un capital de cette taille permet justement de répartir le risque : sécuriser une base, dynamiser une poche, sans jouer son patrimoine sur un seul pari.
La durée d'investissement et les intérêts composés
À rendement égal, la durée change tout. Le mécanisme des intérêts composés (les gains qui produisent à leur tour des gains) provoque une croissance exponentielle du capital sur le long terme.
Décomposition de 300 000 € placés à 5 % par an sur 30 ans
Projection à rendement constant. La part des intérêts composés dépasse celle des intérêts simples à partir de la 25ᵉ année.
Source : calculs Goodvest. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports non garantis présentent un risque de perte en capital.
Décomposition de 300 000 € placés à 5 % par an sur 30 ans : 300 000 € de capital initial + 450 000 € d'intérêts simples + 546 582 € d'intérêts composés = 1 296 582 €. Le capital initial est multiplié par plus de 4, et la part liée aux seuls intérêts composés dépasse à elle seule le capital de départ.
C'est exactement ce potentiel que l'on sacrifie en retirant systématiquement les gains chaque mois pour se verser une rente immédiate. D'où l'arbitrage central, particulièrement aigu à 300 000 € : capitaliser pour transmettre un patrimoine bien plus important, ou consommer pour vivre dès aujourd'hui. Nous y revenons plus bas.
Projections à rendement constant, hors fiscalité et frais. Les performances réelles peuvent varier significativement selon les marchés. Les supports non garantis présentent un risque de perte en capital.
La fiscalité, qui pèse d'autant plus lourd que le capital est élevé
Sur 300 000 €, la fiscalité n'est plus un détail : c'est souvent le premier poste qui sépare le rendement affiché du revenu réellement perçu. Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sont passés à 18,6 % pour la plupart des supports hors assurance-vie, ce qui porte le prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 31,4 % sur les comptes-titres, dividendes et intérêts bancaires non réglementés.
- L'assurance-vie, elle, n'est pas concernée par cette hausse : ses prélèvements sociaux restent à 17,2 %, et elle conserve son atout majeur après 8 ans (un abattement annuel de 4 600 € de gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple, ainsi qu’un taux réduit à 24,7 % pour les versements inférieurs à 150 000 €).
- Le PEA est exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans (seuls les prélèvements sociaux subsistent)/ Mais attention : l'univers d’investissement est bien plus limité que le PER et l’assurance-vie (actions européennes).
- Le PER permet de déduire les versements du revenu imposable, l'imposition étant reportée à la sortie.
Pour 300 000 € rapportant 15 000 € de gains sur une année (soit 5 %) :
| Enveloppe | Base d'imposition | Impôt + prélèvements sociaux | Gain net |
| Compte-titres ordinaire | PFU 31,4 % sur la totalité du gain | 4 710 € | 10 290 € |
| Assurance-vie < 8 ans | PFU 30 % sur la totalité du gain | 4 500 € | 10 500 € |
| PEA > 5 ans | Prélèvements sociaux 18,6 % (exonéré d'impôt sur le revenu) | 2 790 € | 12 210 € |
| Assurance-vie > 8 ans | Abattement 4 600 €, puis 7,5 % d'impôt + 17,2 % de PS | 3 360 € | 11 640 € |
À retrait identique, l'écart atteint près de 1 920 € en une seule année entre le compte-titres (10 290 € net) et l'assurance-vie de plus de 8 ans (11 640 € net) ou le PEA (12 210 € net). Sur un capital de 300 000 € et année après année, le choix de l'enveloppe devient l'un des leviers de rendement les plus puissants, et il ne coûte rien à actionner : il suffit de loger le bon support dans la bonne enveloppe.
Les frais, un coût silencieux démultiplié par le montant
Sur 30 ans, 1 point de frais annuel en moins représente environ 25 % de capital final supplémentaire. Les frais cumulés (gestion du contrat, frais des fonds, arbitrage, versement) atteignent 3 à 4 % par an sur certains contrats bancaires traditionnels, contre 1,75 % à 1,95 % chez un acteur en ligne comme Goodvest.
Sur 300 000 € placés à 6 % brut pendant 20 ans :
- Avec 2 % de frais annuels : capital final estimé à environ 657 000 €
- Avec 3 % de frais annuels : capital final estimé à environ 542 000 €
Soit 115 000 € d'écart, à rendement brut identique : l'équivalent de plusieurs années de rente, perdues en frais. Plus le capital est élevé, plus ce point de pourcentage se traduit en montant absolu considérable : c'est sur les gros encours que la chasse aux frais rapporte le plus.
À retenir : le rendement affiché ne raconte qu'une partie de l'histoire. Pour savoir ce que 300 000 € rapportent réellement, il faut raisonner net de frais, net de fiscalité, et sur un horizon cohérent avec ses objectifs.
Comment placer 300 000 € pour générer un revenu mensuel ?
Avant de choisir des supports, une question doit être tranchée : voulez-vous vivre des seuls revenus de votre capital, en le préservant intact, ou acceptez-vous de consommer progressivement ce capital pour dégager un revenu plus élevé ? À rendement égal, ces deux logiques mènent à des montants très différents.
- Vivre des seuls intérêts (rente perpétuelle) préserve le capital pour le transmettre ou faire face aux imprévus, mais plafonne le revenu au rendement obtenu. À 3 % net, 300 000 € génèrent 9 000 € par an, soit 750 € par mois, indéfiniment. C'est le principe de la rente patrimoniale durable : on ne touche jamais au capital. La règle des 4 % popularisée par le mouvement FIRE relève de la même logique, avec un rendement de référence un peu supérieur : 4 % de 300 000 €, soit 1 000 € par mois sans épuiser le capital à long terme dans un portefeuille diversifié.
- Consommer le capital permet d'aller plus loin, au même rendement. En retirant chaque mois les intérêts plus une fraction du capital, on dégage une rente nettement supérieure, mais sur une durée limitée.
Mécaniquement, plus la rente est élevée, plus le capital s'épuise vite :
| Stratégie (rendement net 3 %) | Revenu mensuel indicatif | Capital à terme |
| Vivre des intérêts (capital préservé) | ≈ 750 € | Préservé indéfiniment |
| Consommer le capital (rente modérée) | ≈ 1 500 € | Épuisé en ~21 ans |
| Consommer le capital (rente élevée) | ≈ 2 000 € | Épuisé en ~15 ans |
| Consommer le capital (rente forte) | ≈ 2 500 € | Épuisé en ~12 ans |
Ordres de grandeur théoriques à rendement constant de 3 % net, hors fiscalité et inflation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports non garantis présentent un risque de perte en capital.
La lecture est claire : à 300 000 €, vivre confortablement des seuls intérêts suppose un rendement élevé (donc une prise de risque), tandis qu'une rente confortable à faible risque impose d'accepter l'extinction progressive du capital.
Allocation prudente : préserver le capital avant tout
Adaptée aux épargnants qui veulent protéger leur capital tout en générant un revenu régulier, sans s'exposer aux soubresauts des marchés actions. Horizon recommandé : 5 ans minimum.
| Support | Part | Rendement de référence* | Estimation indicative mensuelle |
| Livrets réglementés (épargne de précaution) | 50 000 € | 1,5 à 2,5 % | ≈ 80 € |
| Fonds euros assurance-vie | 170 000 € | 2,65 % à 3,26 % | ≈ 375 à 461 € |
| SCPI ou SCI (poche immobilière) | 80 000 € | 4,91 % | ≈ 327 € |
| Total | 300 000 € | — | ≈ 782 à 868 € par mois |
Plus de 70 % du capital reste sur des supports garantis, l'immobilier apportant un surcroît de rendement sans exposition boursière. Le risque global est faible, mais le revenu peine à dépasser nettement l'inflation : c'est l'arbitrage assumé de la sécurité.
Allocation équilibrée : partager performance et sécurité
Adaptée aux profils qui acceptent une volatilité modérée pour viser un rendement supérieur. Horizon recommandé : 8 ans minimum.
| Support | Part | Rendement de référence* | Estimation indicative mensuelle |
| Fonds euros assurance-vie | 90 000 € | 2,65 % à 3,26 % | ≈ 199 à 245 € |
| SCPI ou SCI immobilière durable | 70 000 € | 4 à 5 % | ≈ 233 à 292 € |
| ETF actions monde (PEA ou AV) | 100 000 € | ~8 % long terme | Variable, ≈ 667 € en moyenne historique |
| Infrastructures vertes / non-coté | 40 000 € | Objectif > 4 % | ≈ 133 € |
| Total | 300 000 € | — | ≈ 1 230 à 1 290 € par mois en moyenne |
Cette allocation actionne les trois moteurs de performance : capital garanti, rendement immobilier, croissance actions, complétés d'une poche non cotée. Le risque est modéré mais réel : une mauvaise année boursière peut faire reculer temporairement la poche actions de 15 à 20 %.
Allocation dynamique : viser la performance long terme
Adaptée aux épargnants disposant d'un horizon long (10 ans et plus) et acceptant des variations importantes du capital. Elle vise la croissance plutôt qu'un revenu mensuel régulier. C'est à 300 000 € que le private equity devient une brique réellement actionnable : son ticket d'entrée de 100 000 € peut être financé sans concentrer tout le patrimoine sur un actif illiquide.
| Support | Part | Rendement de référence* | Estimation indicative mensuelle |
| Fonds euros (poche défensive) | 45 000 € | 2,65 % à 3,26 % | ≈ 99 à 122 € |
| SCI immobilière durable | 45 000 € | 4 à 5 % | ≈ 150 à 188 € |
| ETF actions monde diversifiés | 130 000 € | ~8 % long terme | Variable, ≈ 867 € en moyenne historique |
| Private equity / non-coté à impact | 80 000 € | Objectif 8 à 13 % | Variable, illiquide |
| Total | 300 000 € | — | ≈ 1 600 à 1 700 € par mois en moyenne, avec forte volatilité |
Sur 20 ans à 7 % annualisés en moyenne, ce type d'allocation pourrait théoriquement transformer 300 000 € en plus de 1,1 million d'euros si les gains sont intégralement réinvestis. Le revers : des années comme 2008 (-40 %) ou 2022 (-18 %) restent possibles, la poche private equity immobilise 80 000 € pendant 8 à 10 ans, et tout retrait régulier de gains aplatit fortement le potentiel de croissance.
Et si vous placiez 300 000 € dans la transition écologique ?
À 300 000 €, investir en finance durable ne suppose aucun renoncement à la performance. Le Fonds Euro Objectif Climat de Goodlife a servi 3,26 % en 2025, au-dessus de la moyenne des fonds euros du marché (2,65 % selon l'ACPR), tout en étant le seul fonds en euros classé Article 9 SFDR, exclusivement investi dans la transition écologique (reforestation, agriculture régénératrice, mobilité électrique). De quoi sécuriser une partie du capital avec un rendement supérieur à la moyenne, sans arbitrer entre conviction et rentabilité.
Surtout, ce niveau de capital donne accès à l'éventail complet des briques responsables Goodvest, là où des montants plus modestes imposent de choisir : sélection d'ETF sectoriels Article 8 et 9, SCI immobilière durable (coliving, logements solidaires, logistique du dernier kilomètre), Infrastructures Vertes (Eiffel Investment Group, labellisé Greenfin) et, à partir de 100 000 €, accès au private equity à impact via la Gestion Privée. Toutes ces allocations excluent strictement les énergies fossiles et sont compatibles avec l'Accord de Paris, sur la base de la méthodologie scientifique Carbon4 Finance.
Concrètement, un capital de 300 000 € peut se répartir entre plusieurs enveloppes Goodvest selon votre objectif : l'assurance-vie Goodvie (100 % unités de compte, pour la poche dynamique), l'assurance-vie Goodlife (avec fonds euros climat, pour la base sécurisée), et le PER Goodvest pour déduire une partie des versements de votre revenu imposable. Chacune intègre, selon votre profil, l'option immobilier durable et infrastructures vertes. Avec une note Trustpilot de 4,9/5 et des frais compris entre 1,75 % et 1,95 % par an, là où certains contrats bancaires dépassent 3 %, l'écart de frais sur 300 000 € se chiffre rapidement en dizaines de milliers d'euros sur la durée.
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Questions fréquentes en Épargne et patrimoine
Peut-on devenir rentier avec 300 000 € ?
Rarement de façon totale, mais c'est l'un des premiers paliers crédibles pour un rentier partiel. En vivant des seuls intérêts, 300 000 € génèrent environ 750 € par mois à 3 % net, ou 1 000 € par mois selon la règle des 4 %, sans entamer le capital. C'est un complément de revenu solide, pas un substitut de salaire complet : pour viser l'équivalent d'un SMIC net (~1 430 €/mois) en préservant le capital, il faudrait plutôt 430 000 à 570 000 € selon le rendement. Beaucoup combinent ce capital avec une activité réduite pour alléger la pression sur le patrimoine.
Combien de temps peut-on vivre avec 300 000 € ?
Tout dépend du montant retiré chaque mois et du rendement obtenu. Si l'on consomme le capital à 3 % net : environ 21 ans pour une rente de 1 500 €/mois, 15 ans pour 2 000 €/mois, 12 ans pour 2 500 €/mois. Si l'on ne touche jamais au capital, 300 000 € durent indéfiniment mais ne versent que le rendement (≈ 750 €/mois à 3 %). L'inflation et la fiscalité raccourcissent ces durées : ces chiffres sont des ordres de grandeur, pas une garantie.
Quelle rente avec 300 000 € ?
À capital préservé, la rente dépend directement du rendement net : environ 375 €/mois à 1,5 % (livret), 750 €/mois à 3 %, 1 250 €/mois à 5 %. En rente viagère (le capital est définitivement cédé à l'assureur), 300 000 € versés à 65 ans génèrent de l'ordre de 1 000 à 1 300 €/mois selon les tables de mortalité et le taux technique. La sortie en capital fractionné via une assurance-vie, plus souple, est aujourd'hui souvent préférée à la rente viagère.
Combien rapportent 300 000 € placés à 4 % ou à 5 % par mois ?
À 4 %, 300 000 € rapportent 12 000 € par an, soit 1 000 € par mois bruts de fiscalité. À 5 %, 15 000 € par an, soit 1 250 € par mois. Ces montants sont théoriques et supposent un rendement constant : dans la réalité, seuls les supports garantis (livret, fonds euros) offrent un taux connu d'avance, autour de 1,5 % à 3,26 %. Viser 4 à 5 % implique des supports non garantis (SCPI, actions, non-coté) dont le rendement varie d'une année sur l'autre, avec un risque de perte en capital.
Où placer 300 000 € pour obtenir un revenu mensuel ?
Il n'existe pas de placement unique idéal : la solution passe par une allocation diversifiée logée dans les bonnes enveloppes fiscales. Une base sécurisée en fonds euros (idéalement un fonds performant comme le Fonds Euro Objectif Climat à 3,26 %), une poche immobilière en SCPI ou SCI pour le rendement, une poche actions via ETF pour la croissance long terme, et éventuellement une fraction en private equity pour le profil dynamique. L'assurance-vie reste l'enveloppe la plus adaptée aux retraits programmés grâce à sa fiscalité allégée après 8 ans et à ses rachats partiels rapides.
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