Comparatif frais assurance-vie 2026 : quelle est la moins chère ?

Avec plus de 2 100 milliards d’euros d’encours (2 119 milliards à fin janvier 2026 selon France Assureurs), l'assurance-vie représente une part conséquente de l’épargne financière nationale.

Cette progression s’explique notamment par sa souplesse et sa fiscalité avantageuse (pas d'augmentation des prélèvements sociaux suite à la LFSS 2026).
Lire aussi : Flat tax (PFU) en assurance-vie : ce qui change en 2026 !
Néanmoins, les mauvais contrats d'assurance-vie ont un défaut principal et sous-côté : le cumul des frais.
Selon les données de l’AMF, sur l'exercice 2024, les frais d’entrée et de sortie représentent 60 % des revenus totaux des CIF spécialisés en conseil en gestion de patrimoine (Source : Chiffres clés des conseillers en investissement financier (CIF) - Décembre 2025).
Par conséquent, il est assez fréquent d'observer 2 % à 5 % de droits d'entrée dans les réseaux bancaires/assurantiels et chez certains CGP, tandis que le coût total annuel des unités de compte (frais du contrat + supports) peut s’élever à plus de 3 % par an (1 % de frais gestion d’UC et 2 % de frais d’OPCVM), voire davantage sur certains supports comme l'immobilier pierre-papier ou certains produits structurés.
Sur le long terme, ces frais insidieux amputent significativement votre performance nette.
Il faut comprendre qu’une partie des frais d'un contrat d'assurance-vie rémunère les intermédiaires (banques, assureurs, conseillers), via des rétrocessions de commissions.
À savoir : Nous avons choisi de renoncer aux frais de rétrocession (0 %) sur notre gestion pilotée afin de limiter les conflits d'intérêts (en savoir plus).
Dans cet article, nous allons justement décomposer l’ensemble de ces frais (y compris les moins visibles), comparer les différents types de contrats (en ligne, gestion pilotée, réseaux traditionnels, CGP), analyser leur impact sur votre performance réel et vous donner une méthode pour identifier une assurance-vie compétitive en 2026.
Tableau comparatif des assurances-vie les moins chères
Entre deux contrats d’assurance-vie, l’écart de frais de gestion d'unités de compte (UC) peut dépasser 1 % par an et jusqu'à 5 % pour les frais d'entrée, ce qui peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros à long terme (manque à gagner pour vous).
Comparer les frais des assurances-vie implique toutefois de distinguer les différents acteurs : contrats 100 % en ligne, réseaux traditionnels (banques de détail et banques privées, assureurs) ou encore conseillers en gestion de patrimoine (CGP).
Ces trois catégories ont des modèles de distribution différents, ce qui explique les écarts de frais.
Lire aussi : Quelle assurance-vie choisir ?
Les assurances-vie 100 % en ligne (pure player) peuvent parfois se permettre de supprimer les frais d’entrée et de proposer des frais de gestion d’UC au plancher en réduisant leurs dépenses de fonctionnement (présence physique notamment).
C’est d'ailleurs le positionnement de Goodvest : vous bénéficiez de 0 % de frais d’entrée, de sortie ou de versement, ainsi que 0 % de frais de performance ou d’arbitrage.*
Notre gestion pilotée est également conçue sans rétrocessions de commissions, avec une transparence complète sur notre tarification.*
*Voir nos tarifs. Certains supports spécifiques en unités de compte peuvent intégrer des frais propres, indépendants du contrat.
*Frais susceptibles d'évoluer, plus d'informations dans les documents contractuels de Goodvie, Goodlife, et du PER Goodvest.
À l’inverse, les banques et réseaux traditionnels intègrent des coûts commerciaux plus élevés (agences, conseillers), répercutés dans les frais.
Elles diffèrent aussi par les supports proposés. Les contrats en ligne et les meilleures assurances-vie en gestions pilotée utilisent davantage d’ETF, peu chargés en frais, alors que les contrats traditionnels s’appuient souvent sur des OPCVM plus coûteux (gestion active).
Les tableaux ci-dessous vous permettent d’avoir un aperçu rapide des frais pratiqués en 2026, avant d’entrer dans une analyse plus fine des différents frais d'une assurance-vie.
Lire aussi : Quels sont les différents frais d'une assurance-vie ?
Les assurances-vie les moins chères (en ligne)
Les assurances-vie en ligne sont aujourd’hui les plus compétitives du marché.
Lire aussi : Assurance-vie en ligne : explications et comparatifs
En pratique, nous observons des frais de gestion d’UC compris entre 0,5 % et 0,75 %, avec certains contrats encore plus agressifs.
L’absence de frais d’arbitrage est également un avantage si vous souhaitez ajuster votre allocation dans le temps.
Voici un tableau comparatif des frais des meilleures assurances-vie en ligne* :
Données indicatives susceptibles d’évoluer. Vérifiez systématiquement dans la documentation officielle de l’assureur. Ce comparatif ne constitue pas une recommandation d’investissement. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les frais indiqués concernent le contrat ; certains supports en unités de compte (notamment SCPI, OPCI ou fonds spécifiques) peuvent appliquer des frais propres. Ce comparatif est présenté à titre informatif et ne constitue en aucun cas une recommandation spécifique.
Les contrats les moins chers ont des frais de gestion d’UC très bas, mais uniquement en gestion libre, ce qui implique que vous devez construire et piloter vous-même votre allocation.
À savoir : certaines assurances-vie affichent des frais d’arbitrage à 0 %, mais appliquent en réalité des frais de transaction sur ETF (souvent autour de 0,10 %) à chaque opération. En effet, les ETF sont peu rémunérateurs pour les distributeurs, car ils génèrent très peu (voire pas) de rétrocessions de commissions reversées par les sociétés de gestion. À l’inverse, les fonds actifs “fonds maison” intègrent davantage de marges via ces rétrocessions (répercutés dans vos frais).
Nous avons une approche différente des assurances-vie en gestion libre : un coût légèrement supérieur qu'une gestion libre, mais une allocation clé en main (ETF ISR, fonds d'investissement durables, fonds euros responsable), avec une transparence totale sur les frais (sans rétrocessions).
Les assurances-vie traditionnelles (banques / assureurs / CGP)
Les contrats distribués par les banques et les réseaux d’assurance restent structurellement plus coûteux. Vous êtes généralement confronté à des frais d’entrée compris entre 2 % et 4 %, ce qui réduit immédiatement votre capital investi.
À cela s’ajoutent des frais de gestion d’UC plus élevés et des supports majoritairement constitués de fonds maisons. De plus, les arbitrages sont généralement facturés 0,5 à 1 % par opération.
Dans ce modèle, les frais se cumulent à plusieurs niveaux : vous pouvez rapidement atteindre 2 % à 3 % de frais annuels tout compris, prélevés chaque année sur votre encours, indépendamment de la performance.
Voici un tableau comparatif des assurances-vie traditionnelles* :
Données indicatives susceptibles d’évoluer. Consultez la documentation officielle des acteurs concernés. Les unités de compte comportent un risque de perte en capital.
Du côté des banques et des assureurs de réseaux (Crédit Agricole, Crédit Mutuel, BNP Paribas, Axa etc.), la structure de frais est généralement assez rigide et standardisée : les frais d’entrée peuvent atteindre jusqu'à 5 % pour les pires !
Ensuite, les frais de gestion sont souvent dans la fourchette haute du marché (0,85 % et plus), et les supports proposés sont principalement des OPCVM (fonds maison), chargés en frais (environ 1,5 % à 3 % par an).
Enfin, dans le cadre des assurances-vie distribuées via des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), les frais sont très variables.
Une partie des frais (notamment les frais d’entrée et une fraction des frais de gestion) peut être ajustée par le CGP, qui dispose d’une marge de manœuvre commerciale. Par conséquent, il peut réduire certains frais pour rester compétitif, ou au contraire les maintenir à un niveau plus élevé pour se rémunérer davantage.
A l'inverse, nous avons choisi une approche plus transparente en intégrant des supports peu chargés en frais (ETF) et des fonds clean shares (sans rétrocessions).
Lire aussi : Comment et pourquoi investir dans les ETF ?
Les différents frais en assurance-vie (et comment les éviter)
Tous les contrats ne se valent pas, et pour une raison simple : les frais en assurance-vie sont multiples, empilés, et parfois peu lisibles.
Vous avez des frais visibles (entrée, gestion) mais aussi des frais indirects liés aux supports (UC) ou à la gestion.
C’est cet empilement qui explique les écarts de performance entre deux contrats avec une allocation similaire.
Les frais d’entrée (ou de versement)
Les frais d’entrée sont prélevés à chaque dépôt que vous effectuez sur votre contrat. Historiquement, ils peuvent atteindre jusqu’à 5 % du montant investi.
Par exemple, si vous versez 100 000 € avec 3 % de frais, seuls 97 000 € sont réellement investis. Cette perte initiale pèse lourd, car elle réduit la base sur laquelle les intérêts vont capitaliser (intérêts composés).
Sur le long terme, cela représente un manque à gagner conséquent : simulez votre performance en ajustant la case “dépôt initial” afin de constater par vous-même la perte potentielle d'une mauvaise assurance-vie.
Heureusement, le marché a évolué : les meilleurs contrats en ligne ont quasiment généralisé le 0 % de frais d’entrée, ce qui en fait un nouveau standard.
Les frais de gestion du contrat
Les frais de gestion sont prélevés chaque année sur l’encours total de votre contrat, que votre placement soit performant ou non. Ils se situent généralement entre 0,5 % et 2 % pour les fonds euros et 0,4 % à 1,20 % pour les unités de compte.
Contrairement aux frais d’entrée, leur impact est beaucoup plus insidieux, car ils s’appliquent tous les ans. Ce mécanisme crée un effet cumulatif : vous ne perdez pas seulement des frais, mais aussi les intérêts que ces frais auraient pu générer (coût exponentiel dans le temps).
Il faut également distinguer les deux types de contrats :
- en gestion libre, vous ne payez que les frais du contrat (mais vous supportez ceux des supports),
- en gestion pilotée, s’ajoute une couche de frais liée à la délégation (0,9 % à 1 %* pour les assurances-vie Goodvest).
*Informations à jour sur cette page.
Les frais d’arbitrage
Les frais d’arbitrage sont prélevés lorsque vous modifiez la répartition de vos investissements au sein de votre contrat, par exemple en passant d’un fonds euros vers des unités de compte ou entre différentes UC.
Leur montant varie généralement de 0 % à 1 % par opération, mais certains contrats appliquent également des frais de transaction spécifiques sur les ETF (0,10 % par exemple), ce qui n'est pas le cas de Goodvest.
Chaque arbitrage ampute légèrement votre capital disponible, et sur le long terme, cela peut freiner votre performance cumulée.
Les frais de sortie (ou de rachat)
Les frais de sortie sont prélevés lorsque vous retirez une partie ou la totalité de votre capital.
Lire aussi : Comment récupérer l'argent d'une assurance-vie ?
Sur les meilleurs contrats, ils sont généralement fixés à 0 %. En revanche, certains acteurs peuvent appliquer des frais allant jusqu’à 1 ou 2 %, principalement pour rémunérer l’assureur.
À savoir : Tous nos contrats appliquent 0 % de frais de sortie*, ce qui vous assure un accès total à votre épargne.
*Hors fiscalité applicable à un rachat partiel ou total.
Les frais de gestion des supports (les plus méconnus)
Au-delà des frais du contrat, chaque support d’investissement (UC) embarque ses propres frais internes.
Par exemple, les fonds traditionnels (OPCVM) affichent généralement des frais compris entre 1,5 % et 3 % par an, tandis que les ETF sont beaucoup plus compétitifs, avec des frais autour de 0,1 % à 0,5 %.
Lire aussi : Assurance vie et ETF : le combo gagnant ?
Ces frais incluent des rétrocessions de commissions, c’est-à-dire une partie des frais reversée au distributeur (banquier, assureur, CGP). Ainsi, plus un support est chargé en frais, plus il peut être mis en avant par le conseiller, et sous-perfomer le marché.*
Les données historiques confirment ce phénomène : selon le rapport SPIVA (S&P Dow Jones Indices, 31/12/2025), plus de 85 % des fonds actions américains sous-performent leur indice (S&P 500) sur 10 ans, et cette proportion dépasse les 97 % sur les fonds européens, comparés au S&P Europe 350.*
*Investir en ETF comporte des risques, notamment de perte partielle ou totale en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Afin de comprendre le fonctionnement des ETF et la manière dont nous construisons nos portefeuilles chez Goodvest (notre méthodologie), vous pouvez prendre rendez-vous avec l'un(e) de nos conseiller(ère)s.
Notre analyse : quelle assurance-vie choisir en 2026 ?
Au‑delà des frais, un bon contrat d’assurance‑vie doit s’inscrire dans une stratégie cohérente avec votre profil, vos objectifs et votre horizon de placement.
Les critères principaux à retenir
Pour analyser les frais qui grèvent votre performance nette, vous devez inclure :
- Les frais d’entrée : ils réduisent immédiatement votre capital investi.
- Frais de gestion du contrat : facturés chaque année sur l’encours global du contrat (fonds euros ou UC).
- Frais de gestion des supports (UC) : ces frais propres aux fonds sont prélevés directement sur la performance des supports, sans apparaître sur votre relevé.
- Frais d’arbitrage / transaction : même lorsque l’arbitrage est gratuit, certains acteurs pratiquent des frais sur certains supports (notamment sur les ETF).
- Rétrocessions de commissions : une partie des frais des fonds et d'enveloppe est rétrocédée au distributeur.
- Frais de sortie / rachat : rares sur les meilleures contrats mais toujours possibles.
- Frais de gestion pilotée : coût de délégation de votre allocation.
Tous ces éléments doivent être agrégés pour calculer le coût réel global (Total Expense) de votre assurance-vie.
Notre approche : transparence des frais et impact durable
Nous avons structuré notre offre autour de ces critères d’analyse pour proposer un contrat accessible sans compromis sur la notation extra‑financière.
En effet, nos portefeuilles s’appuient sur des supports sélectionnés selon des critères rigoureux, notamment l’alignement avec les objectifs climatiques (Accord de Paris) et les critères ESG.
*Investir comporte des risques de perte en capital et peut ne pas vous convenir.
Pour approfondir cette approche, découvrez notre formation sur la finance verte et apprenez à orienter votre épargne vers des projets qui comptent réellement.
Questions fréquentes sur l'Assurance-vie
Quels sont les frais d’une assurance-vie ?
Une assurance-vie cumule plusieurs couches de frais : entrée, gestion d’UC, de fonds en euros, gestion des supports, arbitrage et frais de gestion pilotée. Le coût total est très variable et se situe généralement entre 0,7 % et 3 % par an selon le contrat.
Quelle assurance-vie a les frais les plus bas ?
Les contrats en 100 % ligne sont généralement les plus compétitifs avec 0 % de frais d’entrée et environ 0,5 % à 0,75 % de frais de gestion sur les UC.
Les frais d’assurance-vie sont-ils négociables ?
Oui, surtout dans les réseaux traditionnels ou via un CGP, où les frais d’entrée peuvent être réduits voire supprimés. Les contrats en ligne appliquent généralement des frais déjà optimisés.
Faut-il choisir l’assurance-vie la moins chère ?
Pas nécessairement : il faut analyser le rapport coût / qualité des supports / stratégie. Un contrat légèrement plus cher peut être plus performant s’il est mieux construit et plus adapté à votre situation, votre profil d'investisseur et votre horizon de placement.
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