Où placer son argent en 2026 ? Guide complet des placements

Le Livret A est tombé à 1,5 % au 1er février 2026, son plus bas niveau depuis 2022. Dans le même temps, le rebond des prix de l'énergie lié aux tensions au Moyen-Orient pousse l'inflation française à la hausse, après une année 2025 particulièrement calme. Pour les épargnants, l'équation change : la sécurité ne suffit plus, il faut faire travailler son argent sans prendre de risques mal maîtrisés.
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Le contexte économique 2026 : pourquoi il faut repenser son épargne
Trois évolutions majeures bouleversent le paysage de l'épargne en 2026 : la baisse des taux réglementés, le retour progressif de l'inflation et le maintien de taux directeurs élevés par la Banque centrale européenne. Comprendre ces dynamiques est indispensable pour orienter correctement ses placements.
Livret A à 1,5 % : la fin d'un cycle
Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,5 %, contre 1,7 % en 2025. La formule de calcul, indexée sur l'inflation des six mois précédents et les taux interbancaires, aurait même justifié un taux de 1,4 % sans le léger coup de pouce accordé par le gouvernement sur préconisation de la Banque de France. En moins de trois ans, le rendement du Livret A a été divisé par deux, après le pic à 3 % observé en 2023.
Les autres livrets réglementés suivent la même trajectoire :
Sources : Ministère de l'Économie, Banque de France
Une inflation 2026 attendue au-dessus de celle de 2025
L'année 2025 s'est achevée sur une inflation particulièrement basse, à 0,9 % en moyenne annuelle selon l'INSEE. Mais la trajectoire pour 2026 s'annonce plus heurtée. La Banque de France, dans ses projections de mars 2026, anticipe désormais une inflation annuelle autour de 1,7 %, en hausse par rapport à ses prévisions précédentes. La principale raison : le rebond des prix de l'énergie lié au conflit au Moyen-Orient, qui s'est traduit dès mars 2026 par une hausse marquée des prix à la consommation.
Cette reprise de l'inflation, même mesurée, a une conséquence directe pour les épargnants : les placements les plus sécurisés risquent de ne plus protéger le pouvoir d'achat. Un Livret A à 1,5 % rapporte moins qu'une inflation à 1,7 %. Laisser des sommes importantes dormir sur un compte courant ou un livret saturé revient à accepter une érosion silencieuse de son capital.
Deux scénarios restent possibles pour la suite :
- une accalmie au Moyen-Orient qui ramènerait l'inflation vers 1 %,
- au contraire une prolongation des tensions qui pourrait pousser l'inflation jusqu'à 2,5 % voire 3,3 % dans les scénarios les plus défavorables envisagés par la Banque de France.
Dans les deux cas, diversifier son épargne devient une nécessité.
Taux BCE en statu quo : ce que ça change pour vos placements
La Banque centrale européenne maintient ses taux directeurs inchangés depuis juin 2025. Le taux de dépôt reste fixé à 2 %, le taux de refinancement à 2,15 %, et le taux de prêt marginal à 2,40 %. Lors de sa réunion du 19 mars 2026, le Conseil des gouverneurs a confirmé cette stabilité, estimant que l'inflation reste contenue malgré le rebond énergétique.
Le FMI anticipe toutefois une possible hausse de 50 points de base en 2026 pour maintenir une orientation monétaire neutre, avant une baisse en 2027. Une hausse des taux directeurs durant l'année n'est donc pas à exclure.
Pour les épargnants, ce contexte a trois conséquences concrètes :
- Les fonds en euros redeviennent attractifs : les assureurs renouvellent progressivement leurs portefeuilles obligataires avec des titres plus rémunérateurs, ce qui soutient les rendements servis. Le rendement moyen 2025 atteint 2,65 % selon l'ACPR, avec des contrats dépassant 3,5 %.
- Les obligations offrent à nouveau du rendement : après une décennie de taux quasi nuls, les fonds obligataires retrouvent un intérêt dans une allocation diversifiée.
- Le crédit immobilier reste coûteux : autour de 3,08 % en moyenne sur 20 ans début 2026, ce qui pèse sur les projets d'acquisition et sur les SCPI financées à crédit.
Dans cet environnement, la question n'est plus seulement "où placer son argent", mais comment le répartir entre plusieurs briques complémentaires pour concilier sécurité, rendement et horizon.
Comment choisir où placer son argent en 2026 ?
Il n'existe pas de placement universellement "meilleur". Le bon choix dépend de trois paramètres qui, mis bout à bout, dessinent votre stratégie : ce que vous voulez accomplir, quand vous aurez besoin de votre argent, et combien de fluctuations vous êtes prêt à supporter.
Définir ses objectifs d'épargne
Un placement ne se choisit pas pour lui-même mais pour ce qu'il permet d'accomplir. Quatre grandes familles d'objectifs structurent la plupart des stratégies :
- Constituer une épargne de précaution : disposer de 3 à 6 mois de charges immédiatement mobilisables en cas de coup dur. Livret A, LDDS, LEP ou livret bancaire sont les supports adaptés.
- Financer un projet à moyen terme (achat immobilier, études des enfants, création d'entreprise) : les fonds en euros, l'assurance-vie en gestion pilotée ou certaines obligations courtes répondent à ce besoin.
- Préparer sa retraite : le PER pour l'avantage fiscal à l'entrée, l'assurance-vie en unités de compte pour la souplesse, éventuellement complétés par des SCPI pour générer des revenus futurs.
- Transmettre un capital : l'assurance-vie reste l'outil de référence grâce à son cadre successoral avantageux (abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans).
Un même épargnant poursuit souvent plusieurs objectifs simultanément, ce qui justifie la coexistence de plusieurs enveloppes.
Choisir son horizon de placement
L'horizon détermine le niveau de risque acceptable. Plus il est long, plus la volatilité peut être absorbée par le temps.
- Court terme (moins de 2 ans) : capital garanti obligatoire. Livrets réglementés, fonds en euros, comptes à terme.
- Moyen terme (2 à 7 ans) : une part d'unités de compte peu volatiles (obligations, SCI) devient envisageable pour viser un rendement supérieur à l'inflation.
- Long terme (plus de 7 ans) : les actions (via ETF, OPCVM ou PEA), le private equity et l'immobilier collectif prennent tout leur sens. Sur ces durées, les cycles de marché se lissent statistiquement.
Évaluer son profil de risque
Le profil de risque mesure votre tolérance émotionnelle et financière aux fluctuations. Une baisse temporaire de 20 % sur votre portefeuille vous pousserait-elle à tout vendre, ou sauriez-vous attendre la remontée ? La réponse honnête à cette question conditionne la part d'actifs risqués que vous pouvez intégrer.
Trois grandes catégories se dégagent :
- Profil prudent : priorité à la préservation du capital. Allocation dominée par les livrets, fonds en euros et obligations de qualité.
- Profil équilibré : recherche d'un compromis entre sécurité et croissance. Mix entre fonds en euros, obligations, actions diversifiées et immobilier.
- Profil dynamique : acceptation d'une volatilité marquée pour viser une croissance élevée. Allocation majoritairement en actions, complétée par du non coté ou de l'immobilier thématique.
Ce profil évolue avec le temps : on peut se permettre plus de risque à 35 ans qu'à 60, à condition d'ajuster progressivement son allocation à mesure que l'horizon de vie raccourcit.
Conseil de Goodvest : lors de la souscription d'une assurance-vie ou d'un PER Goodvest, vous êtes guidé pas à pas pour identifier vos objectifs, votre horizon et votre profil de risque. L'allocation est ensuite construite automatiquement en gestion pilotée, puis ajustée dans le temps selon l'évolution de votre situation.
Les thématiques d'investissement porteuses en 2026
Au-delà du choix de l'enveloppe (assurance-vie, PER, PEA, SCPI...), la performance de votre épargne dépend aussi des sujets économiques sur lesquels elle est investie. Les grandes maisons de gestion (Amundi, BlackRock, BNP Paribas AM, Brookfield) convergent sur plusieurs dynamiques structurelles qui devraient continuer à porter certains secteurs en 2026 et au-delà.
L'intelligence artificielle et la tech productive
L'IA n'en est qu'à ses débuts d'adoption dans l'économie réelle. Les gains de productivité commencent à se matérialiser dans les entreprises (automatisation, analyse de données, logiciels), tandis que les infrastructures sous-jacentes (semi-conducteurs, cloud, data centers, cybersécurité) connaissent une demande soutenue. Cette thématique présente toutefois deux risques à intégrer : la concentration sur quelques méga-capitalisations technologiques, et la consommation énergétique massive des data centers, qui pose question en termes de soutenabilité.
Lire aussi : Bulle IA : comment s’en protéger ?
La transition énergétique
Décarbonation de l'économie, électrification des usages, efficacité énergétique, réseaux intelligents : la transition énergétique reste le moteur structurel le plus identifié pour la décennie. En Europe, les plans publics massifs (REPowerEU, Green Deal) et l'encadrement réglementaire (taxonomie européenne) soutiennent les capitaux privés. Les acteurs positionnés sur l'énergie propre, l'hydrogène, le stockage ou la rénovation thermique bénéficient d'une visibilité de long terme rare sur les marchés.
Lire aussi : Comment investir dans la transition écologique ?
La santé et la silver economy
Le vieillissement de la population des pays développés crée une demande structurelle sur la santé, les équipements médicaux, la biotech et les services aux seniors. Cette tendance de fond, peu sensible aux cycles économiques, est souvent qualifiée de "défensive" : les dépenses de santé progressent en période de crise comme en période de croissance.
Lire aussi : Comment et pourquoi investir dans le secteur de la santé ?
La souveraineté économique et la défense européenne
Depuis 2022, la réorganisation des chaînes de valeur mondiales et les tensions géopolitiques ont replacé la souveraineté industrielle au cœur des priorités européennes. Les secteurs concernés : défense, aéronautique, agroalimentaire stratégique, relocalisation industrielle, semi-conducteurs européens. Les investissements publics massifs soutiennent l'ensemble de ces filières.
L'eau et l'économie circulaire
La raréfaction de la ressource en eau et la pression réglementaire sur les déchets créent des opportunités structurelles dans le traitement de l'eau, le recyclage, les matières premières stratégiques (métaux critiques pour la transition) et les modèles d'économie circulaire. Ces thématiques bénéficient de vents porteurs réglementaires et d'une demande en forte croissance.
Lire aussi : Pourquoi et comment investir dans l’accès à l’eau ?
Comment accéder concrètement à ces thématiques ?
Aucune de ces thématiques n'est accessible directement : il faut passer par des véhicules d'investissement. Le tableau ci-dessous récapitule les supports les plus courants pour chacune d'entre elles.
Ces thématiques sont accessibles à la plupart des épargnants via une assurance-vie en unités de compte ou un PER en gestion pilotée (à condition de bien choisir votre contrat). Certains contrats permettent même de personnaliser l'allocation par thématiques, afin d'aligner ses placements avec ses convictions. Les courtiers spécialisés en investissement responsable, comme Goodvest, proposent une sélection de fonds compatibles avec l'Accord de Paris sur ces grandes tendances (transition, santé, eau, forêts, solutions climatiques).
Attention toutefois : investir par thématique implique une diversification sectorielle moindre et donc une volatilité potentiellement plus forte. Il est préférable de combiner plusieurs thématiques et de les intégrer à une allocation plus large plutôt que de concentrer l'intégralité de son épargne sur un seul sujet.
Les placements financiers en 2026 : notre tableau comparatif
Avant d'entrer dans le détail de chaque placement, voici une vue d'ensemble comparant les principales solutions disponibles en 2026. Ce tableau vous permet d'identifier rapidement les supports qui correspondent à vos contraintes (horizon, risque, liquidité) et à vos valeurs.
Sources : Banque de France, ACPR (mars 2026), France Assureurs, ASPIM-IEIF (février 2026), France Invest (moyennes 2014-2023). Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. La plupart des placements cités présentent un risque de perte en capital.
Comment lire ce tableau ? La colonne "Compatibilité Accord de Paris" signale que chaque placement peut être, selon le contrat ou le support choisi, plus ou moins aligné avec une trajectoire de décarbonation de l'économie. Un fonds en euros classique finance majoritairement des obligations d'État et d'entreprises, y compris du secteur des énergies fossiles. À l'inverse, un fonds en euros labellisé Article 9 (comme le Fonds Euro Objectif Climat de Goodlife) se concentre sur des projets de transition écologique.
Les grands enseignements. Il n'existe pas un placement "meilleur" que les autres : chacun répond à un besoin précis. Un portefeuille pertinent en 2026 combine généralement une poche de sécurité (livrets, fonds euros) pour l'épargne de précaution et les projets à court terme, une poche de croissance (assurance-vie UC, PER, PEA) pour le long terme, et éventuellement une poche de diversification (SCPI, private equity) pour réduire la corrélation aux marchés cotés. La répartition entre ces trois poches dépend de votre profil, de votre horizon et de vos objectifs, comme détaillé précédemment.
Lire aussi : Top 7 des placements potentiellement rentables en 2026
Le fonds euros : le grand retour d'un placement longtemps oublié
Pendant près d'une décennie, le fonds en euros a été délaissé par les épargnants français. Entre 2016 et 2021, son rendement moyen est tombé sous la barre des 1,5 %, parfois même en dessous de 1 %, en raison de taux obligataires proches de zéro. Le contexte a profondément changé : avec la remontée des taux amorcée en 2022, ce placement emblématique de l'assurance-vie retrouve des couleurs et redevient un pilier défensif pertinent dans une allocation 2026.
Pourquoi le rendement du fonds euros remonte en 2026 ?
Le fonds en euros est composé majoritairement d'obligations d'État et d'entreprises. Lorsque les taux étaient bas, les assureurs étaient contraints de renouveler leurs portefeuilles en achetant des titres peu rémunérateurs, ce qui tirait mécaniquement les rendements servis vers le bas. Aujourd'hui, le mouvement s'inverse : les anciennes obligations faiblement rémunérées arrivent à échéance et sont remplacées par de nouvelles émissions aux taux plus élevés.
Les chiffres confirment cette dynamique :
- Rendement moyen 2025 : 2,65 % brut de fiscalité selon l'ACPR, stable par rapport à 2024
- Meilleurs contrats 2025 : plusieurs assureurs ont servi entre 3,5 % et 4,1 %
- Collecte nette record : 50,6 milliards d'euros en 2025 selon France Assureurs, soit le niveau le plus élevé depuis 2010
- Retour à un rendement réel positif : avec une inflation à 0,9 % en 2025, le fonds en euros a effectivement protégé le pouvoir d'achat des épargnants, ce qui n'était plus arrivé depuis 2021
Ce contexte favorable pourrait se prolonger en 2026, porté par des taux obligataires qui devraient rester proches des niveaux actuels. Les perspectives restent toutefois dépendantes de l'évolution des taux directeurs de la BCE et du niveau d'inflation.
Lire aussi : Meilleurs Fonds Euros (assurance-vie) : classement 2026 !
Comment choisir son fonds en euros en 2026 ?
Tous les fonds en euros ne se valent pas. Les écarts de rendement entre contrats peuvent dépasser 2 points de pourcentage, ce qui représente une différence considérable sur plusieurs années. Quatre critères méritent une attention particulière lors du choix d'un contrat :
- Les frais de gestion : ils viennent directement en déduction du rendement brut. Un contrat avec 0,6 % de frais sur fonds en euros servira un rendement net inférieur à un contrat à 0,4 %.
- La provision pour participation aux bénéfices (PPB) : cette réserve, que les assureurs peuvent solliciter pour lisser les rendements d'une année à l'autre, reflète la solidité du fonds. France Assureurs l'estime à 3,7 % des encours à fin 2025 en moyenne, avec de fortes disparités entre contrats.
- Les bonus conditionnels : de nombreux assureurs proposent des taux boostés en 2026 et 2027 pour les nouveaux versements, parfois conditionnés à une part minimale d'unités de compte. Ces bonus peuvent porter le rendement à 4,5 % voire 5 %, mais impliquent d'accepter une exposition au risque.
- L'univers d'investissement : un fonds en euros "classique" finance indifféremment des obligations d'entreprises du CAC 40, y compris de secteurs émetteurs comme les énergies fossiles. Un fonds en euros labellisé Article 9 (au sens du règlement européen SFDR) ne finance que des projets à impact durable, avec une exclusion stricte des énergies fossiles.
Sur ce dernier point, l'offre de marché reste limitée. Parmi les rares fonds en euros labellisés Article 9, le Fonds Euro Objectif Climat disponible dans le contrat Goodlife a servi 3,31 % en 2023 et 2024, puis 3,26 % en 2025, nets de frais de gestion. Ce type de support permet de combiner protection du capital (garantie hors frais de gestion) et alignement avec l'Accord de Paris, une combinaison rare sur le marché français.
Pour approfondir : consultez notre article Faut-il investir dans un fonds en euros en 2026 ? pour un panorama complet des perspectives et des meilleurs contrats.
L'assurance-vie en unités de compte : flexibilité et potentiel de rendement
Complément naturel du fonds en euros, l'assurance-vie en unités de compte (UC) permet d'accéder à un univers beaucoup plus large de supports d'investissement : actions, obligations, immobilier, non coté... En contrepartie de cette diversification et d'un potentiel de rendement supérieur, elle comporte un risque de perte en capital. C'est aujourd'hui le placement préféré des Français, avec un encours total de 2 107 milliards d'euros à fin 2025 (France Assureurs).
Qu'est-ce qu'une assurance-vie en unités de compte ?
Contrairement au fonds en euros qui garantit le capital, les unités de compte sont des supports dont la valeur fluctue en fonction des marchés. L'assureur s'engage sur le nombre d'unités détenues, mais pas sur leur valeur. Les UC permettent d'investir dans :
- Des ETF (trackers) répliquant un indice boursier ou sectoriel à faibles frais
- Des OPCVM (fonds d'investissement actifs) gérés par des sociétés de gestion
- De l'immobilier via des SCPI, SCI ou OPCI
- Des produits structurés avec des formules de rendement prédéfinies
- Des actifs non cotés comme les fonds de private equity ou les infrastructures (FCPR)
En 2025, la performance moyenne des unités de compte a atteint 4,7 % selon France Assureurs, portée par la bonne tenue des marchés actions. Mais cette moyenne masque de fortes disparités : certains supports ont perdu 10 %, d'autres gagné 20 %. D'où l'importance de la diversification et de l'horizon de placement.
Les avantages fiscaux de l'assurance-vie
L'assurance-vie reste l'une des enveloppes les plus favorables fiscalement, à condition de la conserver dans la durée :
- Pendant la détention : aucun impôt tant que vous n'effectuez pas de rachat
- Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) sur les gains, puis prélèvement forfaitaire réduit à 7,5 % au lieu de 12,8 % sur la part inférieure à 150 000 €
- En cas de décès : abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les versements effectués avant 70 ans, taux forfaitaire de 20 % au-delà jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %
Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent dans tous les cas.
Les perspectives de rendement selon votre profil
Le rendement d'une assurance-vie en UC dépend entièrement de l'allocation choisie. Plus la part d'actifs dynamiques (actions, non coté) est importante, plus le potentiel de rendement est élevé, mais plus la volatilité l'est aussi.
À titre indicatif, un portefeuille diversifié en gestion pilotée chez Goodvest a affiché les performances annualisées suivantes sur la période 2010-2024 :
- Prudent : 2,43 % / an
- Modéré : 3,29 % / an
- Volontaire : 4,95 % / an
- Ambitieux : 5,92 % / an
- Audacieux : 6,80 % / an
Performances nettes des frais de gestion Goodvest, des frais administratifs du contrat et des frais des supports, brutes de prélèvements sociaux et fiscaux. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Pour approfondir : notre article L'assurance-vie expliquée aux nuls : le guide pour débutant détaille le fonctionnement complet, les options de gestion et les critères de choix d'un contrat.
Le PER pour préparer sa retraite en 2026
Introduit par la loi Pacte en 2019, le Plan d'Épargne Retraite (PER) s'impose comme l'outil de référence pour préparer sa retraite. Sa force : un avantage fiscal immédiat qui en fait un levier particulièrement efficace pour les contribuables fortement imposés.
Dans son fonctionnement, le PER ressemble beaucoup à une assurance-vie : vous versez de l'argent sur un contrat, qui est ensuite investi sur un fonds en euros ou sur des unités de compte selon le profil de risque choisi. Deux différences majeures toutefois :
- L'épargne est bloquée jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé comme l'achat de la résidence principale ou un accident de la vie)
- Les versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel (10 % des revenus professionnels de l'année précédente, plafonné à 37 094 € pour 2026). mais attention les versements déduits seront imposables lors de la sortie à la retraite.
L'économie d'impôt dépend directement de votre tranche marginale d'imposition (TMI) : plus elle est élevée, plus le gain est important. Un épargnant avec 68 000 € de revenu imposable (TMI 30 %) qui verse 6 800 € sur son PER économise ainsi 2 040 € d'impôt la même année.
Conseil de Goodvest : Pour calculer vos avantages, vous pouvez utiliser notre simulateur d’économie d’impôt du PER !
Les SCPI et SCI : investir dans l'immobilier sans gestion directe
Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) et les Sociétés Civiles Immobilières (SCI) permettent d'investir dans l'immobilier locatif sans avoir à acheter ni gérer un bien en direct. Vous achetez des parts d'un portefeuille diversifié (bureaux, commerces, logistique, santé...) et percevez votre quote-part des loyers ou de la valorisation.
Après deux années difficiles, le marché des SCPI a retrouvé des couleurs en 2025 : le taux de distribution moyen s'établit à 4,91 % selon l'ASPIM, en progression par rapport à 2024 (4,72 %). Les SCPI diversifiées tirent leur épingle du jeu avec un rendement moyen de 6 %, tandis que certains véhicules spécialisés (logistique, santé) affichent des performances encore supérieures.
Deux points de vigilance toutefois :
- la liquidité est limitée (horizon recommandé de 8 à 10 ans minimum)
- le capital n'est pas garanti (la valeur des parts peut baisser, comme cela a été le cas en 2023-2024 sur certaines SCPI à prépondérance bureaux).
Bon à savoir : Loger ses SCPI dans une assurance-vie ou un PER présente un intérêt majeur : cela permet de centraliser son patrimoine dans une seule enveloppe et de bénéficier d'une fiscalité plus avantageuse sur les revenus. Plutôt que d'être imposés à l'IR + prélèvements sociaux comme en détention directe, les loyers perçus suivent la fiscalité de l'assurance-vie (avec abattement après 8 ans) ou du PER.
Pour approfondir : notre article Comment investir dans l'immobilier pour les débutants détaille les différents véhicules disponibles et les critères de sélection.
Le private equity : investir dans l'économie réelle non cotée
Le private equity (ou capital-investissement) consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse, souvent des PME et ETI en phase de croissance. Longtemps réservée aux investisseurs institutionnels, cette classe d'actifs s'est progressivement ouverte aux particuliers via des fonds dédiés (FCPR, FPCI).
Son principal attrait : une performance historiquement supérieure aux marchés cotés. Selon France Invest, le private equity français a délivré 13,3 % de rendement annualisé sur 10 ans (2014-2023), devant le CAC 40 (10,5 %) et l'immobilier (4,7 %). Ces performances passées ne préjugent cependant pas des rendements futurs, et le risque de perte en capital est bien réel.
En contrepartie de ce potentiel, le private equity impose des contraintes fortes : blocage des fonds sur 8 à 10 ans, ticket d'entrée élevé (souvent 100 000 € pour les fonds professionnels), liquidité quasi inexistante pendant la durée de vie du fonds. Ce placement ne convient donc qu'aux investisseurs disposant d'un patrimoine significatif et d'un horizon long.
Lire aussi : Fonds de Private Equity : utilité, explication et exemples
Bon à savoir: deux solutions d'accès au non coté sont disponibles dans les contrats Goodvest. Les Infrastructures Vertes (fonds Eiffel) sont accessibles dès 500 € via l'assurance-vie, le PER ou Goodvest Kids, avec un objectif de rendement supérieur à 4 %. Le Private Equity à impact, réservé à partir de 100 000 € via Goodvest Gestion Privée, cible des entreprises engagées dans la transition écologique. Ces deux solutions sont compatibles avec l'Accord de Paris.
Le PEA pour investir en actions européennes
Le Plan d'Épargne en Actions (PEA) est une enveloppe fiscale dédiée aux actions européennes, accessibles en direct ou via des fonds (OPCVM, ETF). Son principal atout : après 5 ans de détention, les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s'appliquent). Le plafond de versement est fixé à 150 000 € pour un PEA classique, et 225 000 € en cumulant PEA et PEA-PME.
La contrainte majeure du PEA reste sa restriction géographique : seules les actions européennes sont éligibles (sauf certains ETF synthétiques compatibles avec le PEA). Pour une vraie diversification mondiale (États-Unis, Asie, marchés émergents), il est recommandé de compléter le PEA avec une assurance-vie en unités de compte.
Le PEA convient donc particulièrement aux épargnants qui souhaitent investir en bourse à long terme (horizon minimum de 5 ans) avec une fiscalité optimisée, et qui sont à l'aise avec la volatilité des marchés actions.
Les placements à nuancer ou à éviter en 2026
Certains placements, parfois encore populaires, présentent en 2026 un intérêt limité au regard des alternatives disponibles. Cela ne signifie pas qu'ils sont à fuir systématiquement, mais qu'ils ne remplissent plus pleinement leur rôle initial dans le contexte actuel.
Le cas du PEL mérite une précision : si vous détenez un PEL ouvert avant 2016 (taux autour de 2,5 % à 5 %), conservez-le tant que vous le pouvez, ces taux ne seront plus jamais proposés aujourd'hui. En revanche, ouvrir un nouveau PEL en 2026 à 2 % avec fonds bloqués présente peu d'intérêt face aux fonds en euros qui servent en moyenne 2,65 %, avec plus de souplesse et une meilleure fiscalité après 8 ans.
Attention aussi aux PEL ouverts en 2011 qui arrivent à leur quinzième anniversaire en 2026 : ils sont automatiquement clôturés à cette échéance. Pour éviter que les fonds ne basculent sur un compte courant non rémunéré, il est préférable d'anticiper et de les réorienter vers un placement plus adapté.
Lire aussi : Que faire avec un PEL de plus de 10 ans ?
Conclusion : construire une stratégie patrimoniale cohérente en 2026
L'année 2026 marque la fin d'un cycle : celui de l'épargne réglementée confortablement rémunérée sans réflexion stratégique. Avec un Livret A à 1,5 % et une inflation qui repart à la hausse, laisser son argent dormir sur un compte courant ou un livret saturé revient à accepter une perte réelle de pouvoir d'achat.
La bonne nouvelle, c'est que les alternatives n'ont jamais été aussi nombreuses et accessibles. Les fonds en euros retrouvent des rendements attractifs autour de 2,65 %, les SCPI repartent à la hausse à 4,91 % de taux de distribution moyen, l'assurance-vie en unités de compte offre un potentiel de croissance long terme, et le PER reste un levier fiscal puissant pour les contribuables fortement imposés. À cela s'ajoutent des briques de diversification (private equity, infrastructures vertes) désormais accessibles à une plus large clientèle.
La clé d'une stratégie réussie en 2026 tient en trois principes :
- Diversifier entre plusieurs enveloppes pour combiner sécurité, rendement et optimisation fiscale
- Aligner chaque placement avec son horizon (ne pas bloquer en PER ce qui pourrait être nécessaire à court terme, ne pas laisser dormir sur livret ce qui peut fructifier sur 10 ans)
- Interroger l'usage de son épargne : à quoi servent concrètement les euros investis ? Financer la transition écologique, des entreprises responsables, ou au contraire reproduire une économie fossile ?
Chez Goodvest, chaque contrat (assurance-vie Goodvie, assurance-vie multisupport Goodlife avec son Fonds Euro Objectif Climat, PER, Livret, Goodvest Kids) repose sur une méthodologie unique : une sélection de supports compatibles avec l'Accord de Paris, fondée sur les données scientifiques de Carbon4 Finance. Un accompagnement personnalisé vous permet de construire une allocation adaptée à vos objectifs, votre horizon et votre profil de risque.
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Questions fréquentes en Stratégie d'investissement
Quel placement rapporte 5 % en 2026 ?
Aucun placement garanti en capital ne rapporte 5 % en 2026. À ce niveau de rendement, il faut accepter une part de risque : les SCPI diversifiées offrent en moyenne 6 % de taux de distribution, certaines unités de compte en assurance-vie visent 5 à 7 %, et le private equity cible 8 à 13 % annualisés sur 10 ans. Les fonds en euros avec bonus conditionnel peuvent ponctuellement atteindre 4,5 à 5 %, mais en contrepartie d'une part minimale d'UC.
Où placer son argent sans risque en 2026 ?
Quatre placements offrent une garantie du capital : le LEP (2,5 % net, sous conditions de ressources), les fonds en euros d'assurance-vie (2,65 % brut en moyenne, jusqu'à 4 % pour les meilleurs contrats), le Livret A et le LDDS (1,5 % net), et les comptes à terme (jusqu'à 2,9 % brut). Aucun placement n'est totalement exempt de risque : même un fonds en euros dépend de la solvabilité de l'assureur (couverture FGAP jusqu'à 70 000 €).
Que faire avec son Livret A plein en 2026 ?
Si votre Livret A est au plafond (22 950 €) et que vous disposez encore d'épargne de précaution sur un compte courant, plusieurs options existent : ouvrir un LDDS (plafond 12 000 €), vérifier votre éligibilité au LEP, ou basculer le surplus vers un fonds en euros d'assurance-vie. Pour les sommes dont vous n'aurez pas besoin avant 8 ans, une assurance-vie en gestion pilotée permettra d'accéder à des rendements supérieurs.
Assurance-vie ou PER : lequel choisir en 2026 ?
Les deux sont complémentaires. Le PER est particulièrement intéressant si vous êtes imposé à un TMI de 30 % ou plus, car la déduction des versements génère une économie d'impôt immédiate. En contrepartie, l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite. L'assurance-vie est plus souple (retraits possibles à tout moment), offre un avantage successoral puissant et reste plus adaptée si vous n'avez pas d'objectif retraite précis. La règle simple : PER pour optimiser l'impôt, assurance-vie pour la souplesse.
Où placer son argent pour battre l'inflation en 2026 ?
Avec une inflation projetée à 1,7 %, les placements garantissant un rendement réel positif sont peu nombreux en 2026. Le LEP reste la meilleure option sans risque (2,5 % net contre 1,7 % d'inflation). Au-delà, les fonds en euros permettent tout juste de protéger le pouvoir d'achat (2,65 % brut). Pour viser davantage, il faut accepter une part de volatilité via l'assurance-vie en unités de compte, les SCPI ou le PEA, avec un horizon de placement suffisamment long (5 à 10 ans minimum).
Faut-il acheter de l'or en 2026 ?
L'or joue un rôle de valeur refuge en période d'incertitude géopolitique, ce qui explique son attrait en 2026 dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Il ne génère toutefois aucun revenu (pas de coupon, pas de dividende) et sa performance dépend uniquement de l'évolution du cours. Intégré à hauteur de 5 à 10 % d'un portefeuille diversifié, il peut apporter de la stabilité. Privilégiez l'or physique (pièces, lingots) ou les ETF adossés à de l'or physique, plutôt que les ETF synthétiques.
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