Comment bien investir avec 150 000 € ?

Disposer de 150 000 euros à investir est une opportunité réelle et une responsabilité. À ce niveau de capital, les décisions prises aujourd'hui ont un impact direct sur votre patrimoine dans 10, 20 ou 30 ans. Ce guide vous donne les clés pour construire une stratégie adaptée à votre profil, vos objectifs et votre situation fiscale, sans promesse de rendement, mais avec méthode.

150 000 € à investir : par où commencer ?
Ce que représente vraiment ce capital
150 000 euros, c'est une somme qui change la nature des décisions à prendre. Selon les données de l'INSEE, le patrimoine financier médian des ménages français s'élève à environ 21 800 euros. Disposer de 150 000 euros à investir vous place donc bien au-delà de la moyenne et offre une marge de manœuvre réelle permettant notamment :
- La diversification multi-enveloppes simultanée : avec 150 000 €, on peut alimenter un PEA, une assurance-vie et un PER en même temps, sans arbitrage forcé entre les trois.
- L'accès au private equity : les fonds institutionnels affichent des tickets d'entrée élevés, généralement inaccessibles avec un capital plus modeste.
Quelle que soit l'origine de ce capital (héritage, vente immobilière, épargne constituée progressivement, prime exceptionnelle) la question n'est pas tant "où placer cette somme ?" que "quelle stratégie construire pour qu'elle serve mes objectifs de vie ?".
Attention : Construire une stratégie patrimoniale adaptée à votre situation fiscale, vos objectifs et votre horizon ne s'improvise pas. Les conseillers privés Goodvest peuvent vous accompagner à chaque étape :
- Bilan patrimonial et fiscal personnalisé
- Stratégie d'allocation sur mesure
- Accès au private equity et aux actifs non cotés à impact
Le coût de l'inaction
Laisser 150 000 euros dormir sur un compte courant n'est pas une position neutre. C'est une perte silencieuse et certaine.
L'inflation, même modérée, érode mécaniquement le pouvoir d'achat d'un capital non investi. À un taux moyen de 2,5 % par an (proche des niveaux observés en France sur les dernières années), 150 000 euros perdent environ 17 500 euros de valeur réelle en cinq ans, sans que le solde du compte ne bouge d'un centime. En dix ans, c'est plus de 32 000 euros de pouvoir d'achat effacés.
Un Livret A ou un LDDS atténue partiellement cette érosion, mais leurs plafonds respectifs (22 950 € et 12 000 €) ne permettent d'y loger qu'une fraction du capital. Le reste doit travailler ailleurs, dans des enveloppes adaptées à votre horizon et à votre profil.
L'inaction a un coût. Investir, même prudemment, est presque toujours préférable à l'attente (à condition de le faire méthodiquement).
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Les 4 questions à se poser avant d'investir 150 000 €
Avant de choisir un placement, une enveloppe ou une allocation, quatre questions structurent toute décision patrimoniale sérieuse.
- Quel est mon horizon de placement ? C'est le critère le plus déterminant qui dépend de vos objectifs. Un capital dont vous aurez besoin dans deux ans ne s'investit pas comme un capital destiné à financer votre retraite dans vingt ans. À court terme (moins de 3 ans), la priorité est la sécurité et la disponibilité. À moyen terme (3 à 8 ans), vous pouvez accepter une volatilité partielle pour aller chercher du rendement. À long terme (au-delà de 8 ans), les marchés financiers et les actifs peu liquides comme le private equity deviennent pertinents car le temps joue en votre faveur.
- Quelle est ma tolérance réelle au risque ? Il existe une différence entre le risque théorique qu'on pense pouvoir supporter et le risque émotionnel qu'on supporte réellement quand le marché corrige de 15 % en trois semaines. Un portefeuille trop agressif pour votre profil vous conduira à vendre au mauvais moment. Mieux vaut une allocation légèrement plus prudente que vous maintiendrez sur le long terme, qu'une allocation dynamique que vous liquiderez à la première turbulence.
- Ai-je besoin de liquidité ? Certains supports immobilisent les fonds plusieurs années : le PER jusqu'à la retraite (hors cas légaux), les actifs non cotés sur 4 à 10 ans selon les fonds. Avant d'y allouer une part significative de vos 150 000 euros, assurez-vous de disposer d'une épargne de précaution suffisante par ailleurs (généralement 3 à 6 mois de dépenses courants), logée sur des supports disponibles à tout moment.
- Quelle est ma situation fiscale ? Votre taux marginal d'imposition (TMI) conditionne directement l'intérêt de certains dispositifs, notamment l’arbitrage entre immobilier en direct (très fiscalisé) et placement financier (imposition forfaitaire).
Lire aussi : Investir pour les nuls : guide complet pour débutants
Les meilleurs placements pour 150 000 € en 2026
Lire aussi : Quel est le meilleur placement de 2026 ?
Livrets et comptes à terme : sécuriser l'épargne de précaution
Avant d'investir 150 000 euros sur des supports à moyen ou long terme, une règle s'impose : constituer ou vérifier que votre épargne de précaution est en place. Cette réserve, généralement équivalente à 3 à 6 mois de dépenses courantes, doit rester disponible à tout moment, sur des supports sans risque.
Les livrets réglementés sont le premier réflexe, mais leurs plafonds limitent rapidement les possibilités. Le Livret A (plafonné à 22 950 €) et le LDDS (12 000 €) absorbent ensemble moins de 35 000 euros. Au-delà, d'autres solutions existent : comptes à terme, livrets bancaires non réglementés à taux boosté, ou livrets d'épargne engagés comme le Livret Goodvest, qui finance la transition écologique tout en garantissant le capital.
Taux indicatifs susceptibles d'évoluer selon les conditions économiques.
Quelle part de ses 150 000 € y affecter ?
Ces supports ne constituent pas une stratégie d'investissement : ils en sont le préalable. Si votre épargne de précaution est déjà constituée par ailleurs, inutile d'y mobiliser une part importante de votre capital.
En revanche, si ces 150 000 euros représentent l'essentiel de votre patrimoine financier, réserver 15 000 à 30 000 euros sur des supports liquides et garantis est une précaution raisonnable avant de déployer le reste sur des enveloppes à moyen et long terme.
Conseil de Goodvest : À noter néanmoins qu’avec la baisse du rendement des Livrets, les fonds en euros en assurance-vie peuvent mieux remplir ce rôle actuellement pour ceux dont le taux a dépassé les 3 % en 2025.
L'assurance-vie : l'enveloppe la plus polyvalente pour placer 150 000 €
L'assurance-vie reste, et de loin, l'enveloppe préférée des Français pour investir un capital significatif. Ce n'est pas un hasard : elle combine dans un seul contrat une grande flexibilité d'investissement, une fiscalité avantageuse à long terme, et un cadre successoral particulièrement efficace. Avec 150 000 euros à placer, elle mérite une attention prioritaire.
Fonds euros : sécurité et effet cliquet
Le fonds en euros est la composante défensive de l'assurance-vie.
Le capital y est garanti par l'assureur (hors frais de gestion) et les intérêts annuels sont définitivement acquis grâce à l'effet cliquet : une fois crédités, ils ne peuvent pas être repris en cas de mauvaise performance des marchés.
En contrepartie, le rendement reste modéré. Les fonds euros classiques ont servi en moyenne 2,65 % nets de frais de gestion en 2025.
Cela dit, certains fonds en euros ont dépassé les 3 % en 2025 comme le Fonds Euro Objectif Climat de Goodvest, exclusivement investi dans la transition écologique qui a servi 3,26 % en 2025.
Le fonds euros est particulièrement adapté aux profils prudents, ou comme socle défensif dans une allocation diversifiée. En 2026, le fonds en euros en assurance-vie peut aisément de substituer en grande partie (pas totalement) aux livrets d’épargne réglementée pour une meilleure performance de votre poche défensive.
Lire aussi : Meilleurs Fonds Euros (assurance-vie) : classement 2026 !
La garantie porte uniquement sur la part investie dans le fonds euros, hors frais de gestion. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Unités de compte : accéder aux marchés financiers avec votre assurance-vie
Les unités de compte (UC) permettent d'investir dans une large gamme d'actifs via l'enveloppe assurance-vie (bien que chaque contrat peut proposer des unités de comptes différentes donc attention à bien comparer). Vous pourrez trouver différentes classes d’actif via principalement des ETF (pour minimiser les coûts) ou des fonds d’investissement traditionnel telles que des :
- actions,
- obligations,
- immobilier (SCI, SCPI),
- actifs non cotés,
- produits structurés.
Contrairement au fonds euros, le capital n'est pas garanti : les UC fluctuent à la hausse comme à la baisse selon les marchés.
C'est précisément ce risque qui génère un potentiel de rendement supérieur sur le long terme. Un portefeuille diversifié en unités de compte, maintenu sur 10 à 15 ans, a historiquement délivré des performances nettement supérieures à celles du fonds euros ou des livrets réglementés. Par exemple, les mandats Goodvest de notre assurance-vie Goodvie, sur la période 2010-2024, ont ainsi affiché des performances annualisées allant de 2,43 % pour le profil Prudent à 6,80 % pour le profil Audacieux contre 2,20 % en moyenne annualisée pour les fonds en euros.
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Gestion pilotée vs gestion libre : quelle option choisir ?
- La gestion pilotée (ou sous mandat) confie les arbitrages à une équipe de gestion professionnelle. Vous définissez votre profil de risque et votre horizon, et les gérants s'occupent de construire et d'ajuster l'allocation. C'est la solution la plus adaptée à la majorité des épargnants qui n'ont ni le temps ni les connaissances pour suivre leurs investissements au quotidien.
- La gestion libre, à l'inverse, vous laisse choisir vous-même les supports dans lesquels investir. Elle convient aux investisseurs avertis souhaitant piloter finement leur allocation ou y intégrer des supports spécifiques (produits structurés, obligations non cotées, fonds immobiliers ciblés.
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Certains contrats combinent les deux : un portefeuille de base en gestion pilotée, complété par des poches en gestion libre pour les investisseurs souhaitant personnaliser leur exposition. Par exemple chez Goodvest, vous bénéficiez d’un contrat en gestion pilotée, mais vous pouvez choisir vos thématiques d’investissement.
La fiscalité de l'assurance-vie après 8 ans
L'assurance-vie bénéficie d'un régime fiscal progressivement avantageux. Pendant la phase d'investissement, les gains ne sont pas imposés tant qu'aucun retrait n'est effectué, c'est ce qu'on appelle la capitalisation sans frottement fiscal.
À la sortie, la fiscalité dépend de l'ancienneté du contrat :
- Avant 8 ans : les gains sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux), ou au barème progressif sur option.
- Après 8 ans : un abattement annuel s'applique sur les gains retirés (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. Au-delà de cet abattement, le taux d'imposition est réduit à 7,5 % (+ 17,2 % de prélèvements sociaux) pour les versements inférieurs à 150 000 €.
C'est pourquoi ouvrir un contrat le plus tôt possible (même avec un versement modeste) permet de faire courir l'antériorité fiscale sans attendre d'avoir un capital important à y placer.
Bon à savoir : L’assurance-vie est aussi un formidable outil de transmission patrimoniale. Vous pouvez transmettre en franchise total d’impôt jusqu’à 152 500 € de versement réalisé avant vos 70 ans à chaque bénéficiaire inscrit dans le contrat.
Lire aussi : Tableaux de la fiscalité de l'assurance-vie
Le PEA : une enveloppe fiscalement attractive, mais avec des limites
Le PEA permet d’investir dans des actions européennes et offre un avantage fiscal particulièrement intéressant : après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus à la sortie.
Mais deux limites méritent d'être posées clairement.
- L'univers d'investissement éligible est majoritairement européen. Quelques ETF synthétiques permettent de contourner partiellement cette contrainte, mais un portefeuille PEA reste structurellement moins diversifié géographiquement qu'un portefeuille en assurance-vie.
- Le PEA fonctionne quasi-exclusivement en gestion libre, l'investisseur doit choisir, suivre et arbitrer lui-même ses positions. C'est une contrainte réelle pour ceux qui ne souhaitent pas piloter activement leur épargne.
Pour un capital de 150 000 €, le PEA peut trouver sa place dans une allocation globale, mais il ne constitue pas à lui seul une stratégie suffisante. L'assurance-vie, plus flexible et accessible en gestion pilotée, reste l'enveloppe centrale pour la majorité des profils.
Le Plan d'Épargne Retraite : préparer sa retraite en défiscalisant
Le PER fonctionne sur le même principe qu'une assurance-vie : vous effectuez des versements, qui sont ensuite investis dans des supports de votre choix (fonds euros, ETF, immobilier, actifs non cotés…) selon votre profil de risque et votre horizon. La différence fondamentale tient à deux spécificités.
Lire aussi : Le PER pour "les nuls" : guide pour débutant
Un avantage fiscal à l'entrée unique en son genre
Les versements effectués sur un PER sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels de l'année précédente (plafonné à 37 094 € pour 2025). Concrètement, un contribuable imposé à 41 % qui verse 10 000 € sur son PER récupère immédiatement 4 100 € d'économie d'impôt. C'est un levier que peu de placements offrent.
Cette déduction a cependant une contrepartie : les sommes retirées à la retraite sont fiscalisées à la sortie, au titre de l'impôt sur le revenu. Le PER est donc particulièrement pertinent si votre tranche marginale d'imposition est aujourd'hui élevée et que vous anticipez un taux plus faible à la retraite, ce qui est le cas pour la majorité des actifs.
Lire aussi : Tout savoir sur fiscalité du PER : versement, rachats, sortie, succession
Des fonds bloqués jusqu'à la retraite
Contrairement à l'assurance-vie, les sommes versées sur un PER ne sont pas disponibles avant l'âge légal de départ à la retraite, sauf cas légaux spécifiques : achat de la résidence principale, décès du conjoint, invalidité, surendettement. C'est une contrainte réelle qui impose de ne pas y placer des fonds dont vous pourriez avoir besoin avant l'échéance.
Lire aussi : Comment et pourquoi faire un déblocage anticipé du PER ?
Quelle part de vos 150 000 € allouer à un PER ?
Avec 150 000 € à investir, allouer une partie de ce capital au PER pour maximiser vos plafonds de déduction disponibles, y compris les plafonds non utilisés des trois années précédentes, qui sont cumulables, peut représenter un levier fiscal significatif.
Plus vous êtes imposé, et plus votre horizon de retraite est long, plus l'intérêt est fort. En revanche, si vous approchez de la retraite ou si votre TMI est faible, d'autres enveloppes seront prioritaires comme l’assurance-vie et/ou le PEA.
Bon à savoir : Le PER assurance (comme celui proposé par Goodvest) permet, comme l’assurance-vie, de nommer des bénéficiaires pour la transmission du capital en cas de décès. Si votre décès intervient avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie notamment d’un abattement de 152 500 €. Ce type de PER peut être particulièrement intéressant pour préparer votre retraite tout en protégeant vos proches en cas d’accident !
La fiscalité à la sortie dépend de votre situation personnelle au moment des retraits. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement.
L'immobilier : investir dans la pierre avec 150 000 €
L'immobilier locatif en direct : est-ce encore pertinent ?
150 000 € en cash permet d'acquérir un bien immobilier sans recourir au crédit (un studio dans une ville moyenne, une petite surface en province…). L'absence de dette simplifie la gestion et élimine le risque de taux. Mais elle supprime aussi l'effet de levier du crédit, qui est précisément ce qui rend l'immobilier locatif attractif dans la plupart des stratégies patrimoniales.
Sans crédit, la rentabilité nette réelle de l'immobilier direct est souvent décevante. Les frais de notaire (7 à 8 % dans l'ancien), les charges de copropriété, la taxe foncière, les travaux, la vacance locative et la fiscalité des revenus fonciers (potentiellement lourde selon votre TMI) viennent éroder significativement le rendement brut affiché. Un bien affiché à 5 % brut peut descendre à 2 ou 3 % net selon les situations.
L'immobilier direct reste pertinent pour ceux qui ont une connaissance du marché local, du temps à consacrer à la gestion, et qui y voient aussi un outil de transmission. Pour les autres, les alternatives en immobilier indirect méritent d'être sérieusement considérées.
La pierre-papier : du rendement immobilier sans la gestion
Les SCPI et SCI permettent d'investir dans un parc immobilier diversifié (bureaux, commerces, santé, logistique, logements) géré par une société spécialisée, sans aucune contrainte de gestion locative. Vous détenez des parts d'un patrimoine immobilier mutualisé et percevez des revenus proportionnels à votre investissement.
Avec 150 000 €, vous pouvez répartir votre mise sur plusieurs fonds de gestionnaires différents, ce qui réduit le risque de concentration sur un seul secteur ou une seule zone géographique. Les rendements cibles tournent autour de 4 à 6 % bruts selon les fonds, mais ces supports restent des actifs peu liquides avec un horizon recommandé d'au moins 8 ans.
Bon à savoir : il est possible de souscrire des SCPI et SCI via une assurance-vie ou un PER. Par exemple, avec le PER et les assurances-vie Goodvest vous pouvez investir dans des SCI dédiés à l’immobilier durable. Ainsi, les revenus locatifs s'inscrivent dans la fiscalité avantageuse de l'enveloppe plutôt que dans la fiscalité des revenus fonciers des particuliers. Cela permet par ailleurs de bénéficier des avantages fiscaux en matière de transmission de l’assurance-vie et du PER assurance.
Investir en pierre-papier comporte un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Les rendements cibles ne sont ni garantis ni contractuels.
Les actifs non cotés : diversifier au-delà des marchés financiers
Les actifs non cotés (private equity, infrastructures, dette privée) présentent un double intérêt : une décorrélation partielle des marchés financiers et un potentiel de performance supérieur sur le long terme. Selon France Invest / EY, le private equity français a affiché un rendement annualisé moyen de 13,3 % sur 10 ans (2014-2023), contre 10,5 % pour le CAC 40.
Longtemps réservés aux institutionnels, ces actifs sont désormais accessibles aux particuliers via des contrats d'assurance-vie ou des PER. Avec 150 000 €, vous accédez notamment au private equity à impact via Goodvest Gestion Privée (à partir de 100 000 €, 0 % de frais d'entrée), ou aux infrastructures vertes via le FCPR Eiffel Infrastructures Vertes (dès 500 €, rendement cible supérieur à 4 % net, classé Article 9 SFDR).
Deux règles avant d'y allouer une partie de votre capital : n'y placer que des fonds dont vous n'aurez pas besoin avant 4 à 10 ans, et limiter leur poids à 10-30 % de votre allocation globale.
Ces actifs comportent un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Les rendements cibles ne sont ni garantis ni contractuels. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Comment investir 150 000 € selon votre objectif de vie ?
Les enveloppes et classes d'actifs présentés précédemment sont des outils, leur pertinence dépend avant tout de ce que vous cherchez à accomplir. Ce tableau synthétise les combinaisons les plus adaptées selon votre situation.
Ceci ne constitue pas un conseil en investissement. La stratégie optimale dépend de votre situation personnelle.
Les 5 erreurs à éviter quand on investit 150 000 €
Laisser le capital dormir en attendant le "bon moment"
Le bon moment pour investir n'existe pas, ou plutôt, il est impossible à identifier à l'avance. Attendre une correction boursière, une stabilisation des taux ou un contexte plus favorable est une forme d'inaction qui a un coût réel, comme nous l'avons vu en introduction. Chaque mois passé sur un compte courant est une perte de pouvoir d'achat certaine. Si la volatilité des marchés vous inquiète, la solution n'est pas d'attendre mais d'investir progressivement, en déployant votre capital sur plusieurs mois plutôt qu'en une seule fois.
Tout concentrer sur une seule enveloppe ou un seul actif
150 000 euros permettent précisément d'éviter ce piège. Concentrer l'intégralité de ce capital sur un seul bien immobilier vous expose aux aléas d'un marché local. Tout placer sur un seul contrat ou un seul fonds supprime les bénéfices de la diversification. Une allocation résiliente répartit le capital entre plusieurs enveloppes fiscales, plusieurs classes d'actifs et plusieurs horizons de liquidité.
Lire aussi : Peut-on avoir plusieurs assurances-vie ?
Sous-estimer l'impact des frais sur le long terme
Les frais sont le seul paramètre d'un investissement sur lequel vous avez un contrôle total, et leur impact sur longue période est considérable. Une différence de 1 % de frais annuels sur 150 000 € représente 1 500 € par an, soit plus de 30 000 € sur 20 ans avant même de prendre en compte l'effet des intérêts composés.
Avant de souscrire, comparez les frais totaux (frais de gestion du contrat, frais des supports, frais d'entrée et d'arbitrage) et non pas seulement le rendement affiché.
Conseil de Goodvest : Par exemple, les contrats Goodvest comptent parmi les moins chers du marché grâce à une allocation en support d’investissement optimisée en frais ! Découvrez dès maintenant les frais de nos contrats en toute transparence !
Choisir son enveloppe avant de connaître sa situation fiscale
L'enveloppe fiscale n'est pas un détail technique : c'est souvent la décision la plus impactante sur le rendement net.
Un contribuable à 41 % qui place 150 000 € en assurance-vie sans alimenter son PER laisse passer une opportunité d'économie fiscale immédiate et significative. À l'inverse, bloquer l'intégralité de son capital dans un PER sans disposer d'épargne liquide par ailleurs peut créer des difficultés réelles.
La fiscalité doit être analysée avant le choix de l'enveloppe, pas après.
Négliger la clause bénéficiaire de son assurance-vie et de son PER assurance
C'est l'erreur la plus courante et l'une des plus coûteuses sur le plan successoral. Une assurance-vie ou un PER assurance sans clause bénéficiaire correctement rédigée perd une grande partie de son avantage successoral : les capitaux peuvent tomber dans la succession et être soumis aux droits normaux.
Désigner ses bénéficiaires avec précision, les mettre à jour après chaque changement de situation familiale, et vérifier que la clause est adaptée à votre situation est une démarche simple mais indispensable.
Conclusion : l’importance d’être bien conseillé avant d’investir
Investir 150 000 € peut se traduire par des pertes importantes en cas d’erreur. Il est donc préférable de se faire accompagner avant toutes décisions.
Pour cette raison, nous avons développé chez Goodvest un pôle gestion privée à partir de 100 000 € d’investissement. A chaque étape, vous êtes accompagné par un conseiller privé qui saura vous orienter dans toutes vos décisions !
Questions fréquentes en Stratégie d'investissement
Faut-il investir ses 150 000 euros en une seule fois ou progressivement ?
Les deux approches sont valides. Investir en une seule fois (lump sum) est statistiquement plus performant à long terme, car le capital est exposé plus tôt aux marchés. Mais si la volatilité vous inquiète, déployer votre capital sur 6 à 12 mois permet de lisser le point d'entrée et de réduire le risque psychologique de mal-timer le marché.
Peut-on vivre des intérêts de 150 000 euros ?
Difficilement. À 4 % de rendement annuel, un niveau atteignable avec une allocation diversifiée 150 000 € génèrent environ 500 € bruts par mois. C'est un complément de revenus utile, pas un revenu de substitution. Pour vivre de ses placements, un capital de 500 000 € à 1 million d'euros est généralement nécessaire selon votre train de vie.
150 000 euros, est-ce suffisant pour préparer sa retraite ?
Cela dépend de votre âge, de votre horizon et de votre allocation. 150 000 € investis à 40 ans sur un profil dynamique à 5 % annualisé représentent environ 490 000 € à 65 ans, soit un complément de retraite significatif. Investis à 55 ans, le résultat sera naturellement plus modeste. L'horizon est le facteur le plus déterminant.
Faut-il faire appel à un conseiller financier pour investir 150 000 euros ?
À ce niveau de capital, c'est fortement recommandé, a minima pour un bilan initial. Un conseiller indépendant (CIF) ou un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) peut identifier les optimisations fiscales spécifiques à votre situation, que nul article généraliste ne peut anticiper. Certaines fintechs comme Goodvest proposent également un accompagnement par des conseillers privés dédiés, sans frais d'entrée.
Que faire avec 150 000 euros reçus en héritage ?
La première étape est de ne pas précipiter les décisions. Placer temporairement le capital sur un livret garanti ou un fonds euros le temps de construire une stratégie adaptée est une approche saine. Vient ensuite le bilan patrimonial et fiscal : cet héritage modifie-t-il votre TMI ? Avez-vous des plafonds PER non utilisés ? Des projets à financer à court terme ? Les réponses conditionnent l'allocation finale.
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