Qu'est-ce que l'ISR ? Le guide simple pour comprendre

Le label ISR fête ses dix ans. Créé en 2016 par le ministère de l'Économie et des Finances, ce label d'État est devenu l’un des principaux indicateurs de l'épargne responsable en France. Fin 2024, l'investissement responsable atteignait près de 2 701 milliards d'euros d'encours en France, soit 59 % de l’encours total géré en France (source : AFG, Faits & chiffres 2026, L’industrie française de la gestion d’actifs). De plus, au 31 janvier 2026, il existait déjà 1 045 fonds labellisés ISR selon AEF Info, pour un encours d’environ 800 milliards d'euros, ce qui en fait le premier label de finance durable en Europe. Le nombre de fonds labellisés a progressé d'environ 10 % en 2025, selon Michèle Pappalardo, présidente du comité du label ISR.

Chez Goodvest, nous y voyons un signal clair : les critères plus stricts ne découragent pas les sociétés de gestion, qui ont choisi de s'y conformer. La preuve qu'un label plus ambitieux ne décourage pas le marché, il l'élève.
En effet, la refonte du référentiel, entrée en vigueur le 1er mars 2024, a nettement durci les critères. Les fonds ne peuvent plus investir dans des sociétés dont plus de 5 % de l'activité relève du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels, et tout nouveau projet d'exploration ou de raffinage de fossiles est exclu. Le taux de sélectivité, lui, est passé de 20 % à 30 % : près d'un tiers des entreprises les moins bien notées sont désormais écartées d'office. En plaçant l'impact climatique au cœur du label, cette réforme répond à sa principale critique passée (une trop grande souplesse) et offre enfin aux épargnants un repère à la hauteur des enjeux.
Lire aussi : L’assurance-vie ISR pour investir de manière éthique et responsable
Dans cet article, vous y découvrirez ce qu'est réellement l'ISR, comment le label est attribué et contrôlé, comment éviter le greenwashing, et comment aller plus loin pour une épargne véritablement alignée avec vos valeurs.
Ce contenu est fourni à titre informatif et pédagogique uniquement. Il ne constitue pas un conseil personnalisé ni une recommandation d’investissement.
L’investissement socialement responsable (ISR), c’est quoi ?
L’investissement socialement responsable, ou ISR, désigne une façon d’investir qui va au-delà du potentiel de rendement : il s’agit de financer des entreprises et des organisations sélectionnées à la fois sur leurs résultats financiers et sur leur comportement environnemental, social et de gouvernance.
ISR : définition simple
L’ISR consiste à intégrer des critères extra-financiers, c’est-à-dire qui ne figurent pas dans les comptes de l’entreprise, aux critères financiers habituels (rendement, risque, valorisation) au moment de choisir un placement. Adapté d’un concept anglo-saxon (socially responsible investing), il poursuit un double objectif : rechercher une performance économique (non garantie) et orienter l’épargne vers les acteurs les plus vertueux.
Lire aussi : Comment financer la transition écologique ?
Concrètement, lorsque vous investissez dans un fonds ISR, votre argent participe au financement d’entreprises cotées, via leurs actions ou leurs obligations, mais aussi, selon les fonds, d’immobilier ou d’entités publiques. Ces acteurs sont retenus parce qu’ils gèrent mieux que leurs concurrents les enjeux climatiques, sociaux ou de gouvernance. L’idée sous-jacente est simple : une entreprise qui anticipe ces risques est, à long terme, mieux armée pour durer.
Les critères ESG, le cœur de l’ISR
Toute la démarche ISR repose sur trois lettres : E, S et G. Elles forment une grille de lecture qui permet de noter une entreprise sur les critères suivantes :
- Environnement (E) : empreinte carbone et émissions de gaz à effet de serre, consommation d’eau et d’énergie, gestion des déchets, part des énergies renouvelables.
- Social (S) : conditions de travail et sécurité, politique de formation, égalité femmes-hommes, respect des droits humains tout au long de la chaîne de sous-traitance.
- Gouvernance (G) : indépendance du conseil d’administration, transparence sur la rémunération des dirigeants, lutte contre la corruption, qualité de l’audit.
Ces indicateurs sont mesurés à partir des publications des entreprises et de bases de données spécialisées, puis traduits en une note ESG. C’est cette note, croisée avec l’analyse financière classique, qui détermine si un titre entre (ou non) dans un fonds responsable.
ISR, investissement éthique, finance durable : quelles différences ?
On emploie souvent ces trois termes comme des synonymes, à tort. Chacun ont des spécificités distinctes :
- L’investissement éthique (ou « placement éthique ») est la démarche la plus ancienne et la plus restrictive. Il exclut certains secteurs jugés moralement ou religieusement inacceptables : armement, tabac, alcool, jeux d’argent, pornographie. Sa logique est avant tout celle de l’exclusion.
- L’ISR est plus large : il ne se contente pas d’exclure, il note et hiérarchise les entreprises pour retenir les plus performantes sur le plan extra-financier. Depuis la réforme du label en 2024, un fonds labellisé ISR combine d’ailleurs les deux approches : il exclut certaines activités, notamment une partie des énergies fossiles, puis sélectionne les meilleurs élèves parmi les entreprises restantes (Best-in-Class).
- La finance durable est le terme générique qui chapeaute l’ensemble. Elle regroupe l’ISR, la finance verte (obligations vertes, fonds thématiques dédiés à la transition écologique) et la finance solidaire (financement de projets à forte utilité sociale).
À savoir : Le terme « ISR » n’est pas une appellation protégée. Les critères ESG ne répondent pas à une définition réglementaire unique. Le nom des fonds est en revanche encadré : depuis les orientations de l’ESMA (l’autorité européenne des marchés financiers), appliquées par l’AMF depuis novembre 2024 pour les nouveaux fonds et mai 2025 pour les fonds existants, un fonds qui utilise un terme comme « ESG », « durable » ou « transition » dans son nom doit consacrer au moins 80 % de ses investissements à ces objectifs et appliquer des exclusions minimales. Pour aller plus loin, l’État a créé des labels (label ISR, label Greenfin) et l’Union européenne un cadre de transparence (le règlement SFDR) : ils servent de repères pour distinguer les fonds réellement engagés de ceux qui se contentent d’un argument marketing (greenwashing). Nous y revenons plus loin dans ce guide.
Comment fonctionne concrètement l’ISR ?
Comment une société de gestion construit-elle un portefeuille ISR ? Trois éléments l’expliquent : les stratégies de sélection, l’analyse extra-financière qui les alimente, et le choix entre passer par un fonds ou investir en direct.
Les grandes approches de l’ISR
Il n’existe pas une seule façon d’investir de manière responsable. Les gérants et investisseurs ont le choix entre plusieurs stratégies, dont voici les principales :
- Le best-in-class : les fonds conservent tous les secteurs, mais ils ne retiennent dans chacun que les entreprises les mieux notées sur le plan ESG. C’est l’approche la plus répandue en France ; elle tire chaque industrie vers le haut sans en exclure aucune.
- Le best-in-universe : les gérants sélectionnent les entreprises les mieux notées tous secteurs confondus, sans tenir compte du poids de chaque secteur. Plus exigeante, cette variante peut conduire à délaisser de fait des secteurs entiers jugés peu vertueux (énergie, matières premières…).
- Le best-effort : on privilégie les entreprises qui démontrent une amélioration de leurs pratiques ESG dans le temps. Cette approche récompense la dynamique de progrès plutôt que le niveau absolu, et permet d’accompagner des secteurs en transition.
- L’exclusion : les fonds écartent d’emblée certaines entreprises. L’exclusion peut être sectorielle (charbon, armement, tabac…) ou normative (sociétés violant des conventions internationales, comme le Pacte mondial des Nations unies).
- L’engagement actionnarial : plutôt que de vendre ses titres, l’investisseur utilise son statut d’actionnaire (questions en assemblée générale, vote des résolutions, dialogue avec la direction) pour pousser l’entreprise à améliorer ses pratiques.
- L’approche thématique : l’objectif est d’investir sur une thème lié au développement durable (énergies renouvelables, eau, santé, économie circulaire…).
- L’impact investing : la recherche d’un impact social ou environnemental mesurable, souvent dans le non-coté.
À savoir : Un même fonds superpose fréquemment plusieurs de ces approches : par exemple un socle best-in-class assorti d’exclusions sectorielles et d’une politique de vote active.
Investir comporte des risques, notamment de perte en capital ou d’illiquidité. Les informations présentées ici le sont à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement. Prenez rendez-vous avec un conseiller Goodvest afin d'établir une stratégie personnalisée.
L’analyse extra-financière et la notation ESG
Afin de noter une entreprise, les gérants s’appuient sur plusieurs sources : la déclaration de performance extra-financière (DPEF), obligatoire pour les grandes entreprises, le rapport RSE, les reportings climatiques, ainsi que les notations fournies par des agences spécialisées (MSCI ESG, Sustainalytics, Moody’s ESG, etc.).
Au niveau européen, ce reporting est progressivement encadré par la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), qui harmonise et renforce les informations de durabilité publiées par les entreprises. À la clé, des données plus comparables d’une société à l’autre. Les notations ESG, elles, restent rarement comparables entre elles : chaque agence ou société de gestion construit sa propre méthodologie, choisit ses critères et pondère librement les piliers E, S et G.
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Un indicateur résume l’exigence d’un fonds : le taux de sélectivité, c’est-à-dire la proportion des valeurs les moins bien notées qu’il s’engage à écarter de son univers de départ. Depuis la réforme de 2024, un fonds labellisé ISR doit en exclure au moins 30 % (contre 20 % auparavant). Plus ce taux est élevé, plus la sélection est stricte.
Investir en ISR : via un fonds ou en direct ?
Deux possibilités s’offrent à vous : la plus simple et la plus courante consiste à passer par un fonds ISR (OPCVM) dont les gérants choisissent les titres, ou passivement, sous la forme d’un ETF ISR (ou tracker).
Un ETF ISR réplique automatiquement un indice boursier construit selon des critères ESG (par exemple un indice « SRI » ou « Paris-Aligned »), ce qui permet d’investir de façon diversifiée à des frais très réduits (5 à 10 fois inférieurs à ceux des OPCVM traditionnels).
Lire aussi : Quels sont les meilleurs ETF ISR ?
Dans les deux cas, vous déléguez la sélection des titres et vous pouvez bénéficier immédiatement d’une diversification sur des dizaines, voire des centaines d’entreprises. Ensuite, ces supports peuvent être logés dans différentes enveloppes : au sein d’une assurance-vie, d’un PER, d’un CTO, ou encore d’un PEA.
La seconde option est l’investissement en direct (titre vifs) : vous choisissez vous-même les entreprises, à partir de leurs publications extra-financières (DPEF, rapport intégré). Plus exigeante en temps et en connaissances, elle suppose de savoir analyser une stratégie climatique ou une politique sociale, et de diversifier suffisamment son portefeuille.
Investir en actions, en direct comme via un fonds ou un ETF, comporte un risque de perte en capital. La valeur de votre placement évolue à la hausse comme à la baisse au gré des marchés financiers, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant d’investir, assurez-vous que le placement est adapté à votre situation, votre horizon et à votre tolérance au risque.
Soyons clairs, choisir soi-même ses titres et juger de leur qualité extra-financière n’est pas à la portée de tous. Si vous préférez être accompagné, les conseillers Goodvest sont à votre disposition, vous pouvez prendre rendez-vous ici.
À savoir : Il existe une troisième possibilité pour investir : la gestion pilotée. Vous confiez l’intégralité de la construction et du suivi de votre portefeuille à un acteur spécialisé, qui sélectionne les supports, les pondère selon votre profil de risque, puis les ajuste dans le temps.
C’est l’approche retenue par Goodvest : plutôt que de vous laisser trier seul parmi des milliers de fonds, dont la qualité ESG réelle est difficile à vérifier, nos équipes analysent chaque support selon notre méthodologie, écartent ceux qui ne respectent pas nos critères (alignement sur l’Accord de Paris, exclusion des énergies fossiles, du tabac et de l’armement) et rééquilibrent automatiquement votre allocation.
Le label ISR : un repère officiel pour les épargnants
Face à des milliers de fonds qui se revendiquent « responsables », comment distinguer les efforts réels des arguments commerciaux ? C’est tout l’objet du label ISR : voici ce qu’il garantit, comment un fonds l’obtient, et ce que la réforme de 2024 a changé.
Qu’est-ce que le label ISR ?
Le label ISR est un label d’État, créé en 2016 par le ministère de l’Économie et des Finances. Son rôle est d’identifier les fonds d’investissement qui appliquent réellement une méthodologie ISR, et le faire savoir aux épargnants grâce à un repère apposé sur la documentation du fonds.
Concrètement, le label garantit que le fonds intègre des critères ESG de façon significative et engageante dans sa gestion, qu’il en rend compte de manière transparente, et qu’il fait l’objet de contrôles réguliers. C’est aujourd’hui le label de finance durable le plus répandu en France, avec plus d’un millier de fonds labellisés (1 045 au 31 janvier 2026 selon AEF Info).
À savoir : le label ISR ne garantit ni la performance financière du fonds, ni l’absence totale de controverse. Il atteste d’une méthode et d’un niveau d’exigence ESG, pas d’un rendement. Un fonds labellisé reste un placement financier soumis au risque de perte en capital.
Comment un fonds obtient-il le label ISR ?
Le label est délivré au terme d’un audit mené par un organisme certificateur indépendant et accrédité (Afnor Certification, Deloitte ou EY France). Ces certificateurs vérifient que le fonds respecte l’ensemble des exigences du référentiel officiel.
Une fois obtenu, le label est attribué pour trois ans (renouvelable), avec des audits de suivi annuels destinés à s’assurer que le fonds continue de respecter ses engagements. À l’issue des trois ans, un audit de renouvellement complet est nécessaire.
Tous les fonds ne sont pas concernés : le label s’applique aux OPCVM (investis en actions et/ou obligations) et, depuis 2020, à certains fonds immobiliers (SCPI, OPCI).
À savoir : Le label ISR ne doit pas être confondu avec le label Greenfin. Le premier est généraliste : il valorise une bonne gestion des enjeux ESG, tous secteurs confondus. Le second, géré par le ministère de la Transition écologique, est exclusivement environnemental : il certifie les fonds qui financent l’économie verte et exclut d’office le nucléaire et les énergies fossiles. Un fonds peut détenir l’un, l’autre, ou les deux. Pour une épargne orientée « climat », le label Greenfin est plus strict.
La réforme 2024 : un label plus exigeant sur le climat
Longtemps critiqué pour sa trop grande souplesse, le label ISR a été profondément revu. À la demande de Bercy, un comité présidé par Michèle Pappalardo (ancienne présidente de l’ADEME) a élaboré un nouveau référentiel, publié fin 2023 et entré en application le 1er mars 2024.
Désormais, les fonds labellisés doivent exclure les entreprises dont plus de 5 % de l’activité relève du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, sables bitumineux…), ainsi que celles qui lancent de nouveaux projets d’exploration, d’exploitation ou de raffinage de pétrole ou de gaz.
Le référentiel renforce aussi la sélectivité : les gérants doivent écarter au moins 30 % des entreprises les moins bien notées de leur univers de départ, contre 20 % auparavant. Ils doivent par ailleurs analyser les plans de transition climatique des entreprises et viser un alignement progressif des portefeuilles sur l’Accord de Paris. Depuis 2026, au moins 15 % des encours doivent être investis dans des entreprises des secteurs à fort impact climatique dotées d’un plan de transition aligné sur l’Accord de Paris, une part appelée à augmenter progressivement.
Lire aussi : Investir dans les solutions climatiques
ISR et greenwashing : quelles limites ?
Le label ISR a beaucoup progressé, mais il n’est pas exempt de critiques : comprendre ses limites permet d’investir de façon réellement responsable, et ainsi d’éviter le greenwashing, pratique qui consiste à se donner une image plus écologique que la réalité.
Les critiques du label ISR
Avant sa réforme, le label ISR était régulièrement jugé trop permissif : pas d’exclusion sectorielle obligatoire, des fonds exposés au pétrole, au gaz ou au charbon pouvaient afficher le label, au grand dam des associations environnementales. Dès décembre 2020, un rapport de l’Inspection générale des finances (Bilan et perspectives du label « Investissement socialement responsable » ISR) avait pointé les faiblesses du dispositif et appelé à le recentrer.
À ces critiques s’ajoute une faible notoriété. Selon une étude d’OpinionWay pour l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) publiée en septembre 2025, seuls 28 % des Français déclaraient avoir déjà entendu parler du label ISR, et la crainte du greenwashing figure parmi les principaux freins cités par ceux qui n’investissent pas de manière responsable.
La réforme de 2024 répond à une partie de ces critiques, notamment sur le climat. Mais elle ne supprime pas la vigilance nécessaire : tous les fonds « responsables » ne se valent pas, et le label n’est qu’un point de départ.
Reconnaître et éviter le greenwashing
Le greenwashing (ou « écoblanchiment »), à l’inverse du greenhushing, consiste à exagérer l’engagement durable d’un produit financier. Pour s’en prémunir, voici quelques réflexes à avoir :
- Lire la documentation officielle : le document d’informations clés (DIC), le code de transparence et les reportings extra-financiers du fonds détaillent sa méthode réelle.
- Vérifier la politique d’exclusion : quels secteurs sont écartés, et sur quelle part du portefeuille ? Un fonds qui n’applique ses critères qu’à une fraction de ses actifs doit alerter.
- Se méfier du vocabulaire : depuis les orientations de l’ESMA, un fonds qui affiche « durable » ou « ESG » dans son nom doit respecter des seuils et des exclusions minimaux, mais ces règles restent moins exigeantes qu’un label. Un nom évocateur ne dispense pas de lire la documentation du fonds.
- Regarder au-delà du label : un label est un socle minimal ; il ne dit rien du niveau d’ambition réel du fonds.
Vous l’aurez compris, il faut privilégier la transparence et les données chiffrées à la communication.
Au-delà des labels français, un cadre européen encadre la finance durable : le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Il impose aux sociétés de gestion de classer leurs fonds selon leur ambition durable. On parle ainsi de fonds « article 8 » (qui promeuvent des caractéristiques environnementales ou sociales) et de fonds « article 9 » (qui poursuivent un objectif d’investissement durable). Ces catégories ne sont pas des labels, mais des obligations de transparence : elles aident à comparer les fonds entre eux à l’échelle européenne. Ce cadre est toutefois lui aussi critiqué, notamment parce que les articles 8 et 9 ont souvent été utilisés comme des labels de fait. Il est en cours de refonte : la Commission européenne a proposé le 20 novembre 2025 de les remplacer par trois catégories (« transition », « ESG basics » et « durable »), un texte encore en négociation entre le Parlement européen et le Conseil.
Lire aussi : En quoi consiste le Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) ?
Comment investir et se lancer dans l’ISR ?
Vous comprenez maintenant ce qu’est l’ISR, comment il fonctionne et comment repérer un fonds sérieux. Il reste l’étape concrète : passer à l’action. Voici comment investir dans de bonnes conditions et démarrer sereinement.
Choisir son enveloppe et ses supports
Les principales portes d’entrée de l’ISR sont l’assurance-vie (via les unités de compte ou le fonds euros reponsable), le PER pour préparer la retraite, le PEA, le compte-titres ordinaire (CTO) et l’épargne salariale (PEE, PER collectif).
Côté supports, le choix est large : fonds et SICAV ISR investis en actions et/ou obligations, ETF ISR pour une gestion passive à frais réduits, immobiliers durable (SCPI, OPCI), ou encore fonds thématiques (transition énergétique, eau, santé…). À chacun de composer selon sa situation, son profil d’investisseur et son horizon de placement.
Investir comporte des risques, notamment de perte en capital, et peut ne pas vous convenir. Les informations présentées dans cet article ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé.
Pour faire les bons choix, vous pouvez vous appuyer sur un conseiller en investissements financiers (CIF) afin d’établir une stratégie adaptée à vous.
Définir son profil et investir aux bonnes conditions
Avant d’investir, clarifiez vos objectifs (constituer une épargne, préparer la retraite, transmettre un capital), votre horizon de placement et votre tolérance au risque. Ces éléments déterminent notamment la répartition entre les fonds actions (plus volatils, mais plus rémunérateurs à long terme) et les supports plus prudents comme le fonds euros.
- Diversifiez : répartissez votre épargne entre plusieurs classes d’actifs, secteurs et zones géographiques pour limiter le risque.
- Investissez régulièrement : des versements programmés, même modestes, permettent de lisser les points d’entrée, d’atténuer les à-coups des marchés, et d’éviter les biais comportementaux.
Lire aussi : Nos conseils pour épargner et investir 100 € par mois
- Comparez les frais : frais de gestion, frais d’entrée, frais des supports… ils pèsent sur la performance finale et figurent dans le DIC.
- Voyez à long terme : pour les fonds actions, un horizon d’au moins 8 à 10 ans est généralement recommandé.
Investir responsable avec Goodvest
Si vous souhaitez investir responsable sans gérer vous-même la complexité, Goodvest propose une solution clé en main. Entreprise à mission, Goodvest a conçu une assurance-vie et un PER alignés sur l’Accord de Paris, avec une trajectoire visant à rester sous 2 °C.
Notre méthodologie va au-delà des labels : plus de 8 000 supports ont été passés au crible, avec une exclusion des énergies fossiles, du tabac et de l’armement, et l’empreinte carbone de votre portefeuille est mesurée et consultable à tout moment.
De plus, la gestion est pilotée : vos versements sont investis et rééquilibrés par des experts, selon votre profil.
Accessible à partir de 300 € (ou 500 € pour Goodlife), avec des versements programmés possibles dès 50 euros par mois, Goodvest permet de donner du sens à son épargne. Vous pouvez simuler votre projet en ligne ou prendre rendez-vous avec un conseiller pour être accompagné.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Questions fréquentes en ISR
Qu'est-ce que l'investissement socialement responsable ?
L'investissement socialement responsable (ISR) consiste à placer son épargne en intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), en plus des critères financiers. L'objectif : concilier rendement et impact positif.
Quelles sont les principales stratégies d'investissement socialement responsable ?
Les gérants de fonds peuvent mettre en place plusieurs politiques (best-in-class, best-in-universe, best-effort), l'exclusion de secteurs controversés, l'engagement actionnarial, l'approche thématique ou encore l'impact investing.
Qu'est-ce que les placements socialement responsables ?
Ce sont des produits financiers (fonds, SICAV, ETF, SCPI…) qui sélectionnent leurs actifs selon des critères ESG. Souvent identifiés par le label ISR, ils permettent d'allier épargne et impact positif.
Quelles sont 3 actions éco-responsables ?
Trois gestes simples : réduire sa consommation d'énergie et ses déchets, privilégier une mobilité douce, et orienter son épargne vers des placements responsables (ISR) plutôt que vers des secteurs polluants.
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